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Trusted partners
for true growth.
COMPAGNIE DU
BOIS SAUVAGE
www.bois-sauvage.be
2025
RAPPORT ANNUEL
Rapport de Gestion du Conseil d’administration
de Compagnie du Bois Sauvage à l’Assemblée
Générale Ordinaire du 22 avril 2026
Exercice 2025
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
2
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
1
Sommaire
1.
Lettre aux actionnaires
4
2.
Chiffres-clés au 31 décembre
6
3.
Histoire et origines du Groupe
8
4.
Déclaration de gouvernance d’entreprise
8
4.1.
Code de référence
8
4.2.
Dérogations au Code de référence
8
4.3.
Conflits d’intérêts
9
4.4.
Composition et mode de fonctionnement des organes
d’administration
9
4.5.
Rapport de rémunération
14
4.6.
Système de contrôle interne et de gestion des risques
16
4.7.
Actionnariat
21
5.
Organigramme du Groupe et principales participations
23
6.
Activités de l’exercice
24
6.1.
Chocolat
27
6.2.
Industrie et services
33
6.3.
Immobilier
39
6.4.
Trésorerie consolidée
41
7.
Déclaration des personnes responsables
42
8.
Politique d’affectation du résultat et répartition bénéficiaire
42
9.
Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre
publique d’acquisition
43
10.
Méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net
Réévalué en date du 31 décembre 2025
44
11.
Indicateurs alternatifs de performance et lexique
46
12.
Perspectives 2026
46
13.
Calendrier financier
47
14.
Mécénat
47
Sommaire
Comptes sociaux et comptes consolidés au 31 décembre 2025
présentés à l’Assemblée Générale Ordinaire du 22 avril 2026.
Le présent rapport a été traduit en néerlandais.
En cas de divergence, la version en français fera foi.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
Société anonyme au capital d’EUR 84.410.825.
Siège social : rue du Bois Sauvage, 17 à B-1000 Bruxelles
TVA BE 0402.964.823 – RPM Bruxelles
Tél. : +32 (0)2.227 54 50
www.bois-sauvage.be
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
2
3
Compagnie du Bois Sauvage est une société à caractère
patrimonial, cotée sur Euronext Brussels, dont l’actionnaire
principal stable est familial.
Au cœur de Compagnie du Bois Sauvage réside une vision profonde, celle d’être bien plus qu’un
investisseur patrimonial. Nous sommes un
partenaire de confiance
, stable, à l’ancrage familial
solide et dont l’histoire est riche de succès entrepreneuriaux.
Nous sommes guidés par une fidélité à long terme envers les entrepreneurs et visionnaires que
nous accompagnons, dans une relation où la confiance est la clé.
Concentrés sur un nombre limité de participations, principalement industrielles, nous contribuons
activement au succès des entreprises en apportant notre expertise et notre soutien à chaque
étape de leur croissance. Nous fédérons autour de nous des investisseurs qui partagent notre
vision à long terme et notre approche prudente et responsable.
Notre mission est de construire une
croissance authentique
– c’est-à-dire une croissance
durable, tangible et menée par une gouvernance solide.
Hubert Olivier, Président du Conseil d’administration et Benoit Deckers, Directeur Général,
sur le site de Compagnie du Bois Sauvage, Bruxelles.
Les mots des Président et Directeur
1.
Lettre aux actionnaires
Bois Sauvage à l’heure du
recentrage stratégique.
Chère actionnaire, Cher actionnaire,
Dès la création de Compagnie du Bois Sauvage, son fondateur
Guy Paquot a conçu le Groupe comme un investisseur patrimo-
nial de long terme, avec pour ambition de donner à ses action-
naires accès à un portefeuille d’actifs diversifié, au service de la
croissance durable de leur patrimoine, tout en accompagnant
les entrepreneurs dans le développement de leurs projets.
Cette vision continue de guider nos choix stratégiques dans un
environnement en profonde mutation et s’inscrit pleinement
dans notre signature : « Trusted partners for true growth ».
L’exercice 2025 marque une étape structurante pour Compagnie
du Bois Sauvage. Dans un environnement macroéconomique et
géopolitique toujours exigeant, notre Groupe a enregistré des
résultats en croissance, portés par la solidité de son Pôle choco-
lat, tout en menant une revue stratégique approfondie de l’en-
semble de ses participations. Cette démarche nous a conduits
à recentrer notre stratégie d’investissement afin de renforcer la
lisibilité et la cohérence de notre modèle, réduire son exposi-
tion aux risques et accroître son potentiel de création de valeur
à long terme.
Une trajectoire de croissance renforcée en 2025
En 2025, le Pôle chocolat a de nouveau constitué le princi-
pal moteur de la performance du Groupe. Le chiffre d’af-
faires consolidé de ce pôle dépasse 300 millions d’euros et
son EBITDA (hors IFRS 16) progresse de 5 % pour atteindre
56,1 millions d’euros. Ces résultats confirment la capacité de
nos marques à préserver leurs marges dans un contexte mar-
qué par une volatilité des prix du cacao, grâce à une stratégie de
filière et à des efforts continus de productivité.
À l’inverse, la reprise attendue du marché immobilier ne s’est pas
matérialisée en 2025. Cette situation a pesé sur la contribution
d’Eaglestone, qui a poursuivi la mise en place de mesures struc-
turantes visant à adapter son modèle opérationnel, incluant une
réduction de sa base de coûts fixes et un ajustement de son
organisation afin de traverser ce cycle défavorable. Dans le
même temps, nos projets immobiliers développés en partena-
riat avec des acteurs de premier plan, notamment à Lisbonne
et à Varsovie, ont continué à afficher de solides performances,
générant plus de 9 millions d’euros de rentabilité sur l’exercice.
Les autres activités du Groupe ont fait l’objet d’une analyse
approfondie de leur performance et de leur pertinence stra-
tégique. Cette revue a conduit à la mise en œuvre de ces-
sions ciblées, en particulier aux États-Unis, s’inscrivant dans
une logique de gestion active du portefeuille et de disci-
pline financière.
Après deux exercices de repli, l’actif net réévalué (Actif Net
Réévalué) retrouve une trajectoire positive et progresse de
10 % pour atteindre 887 millions d’euros au 31 décembre 2025.
Cette évolution est principalement portée par la création de
valeur du Pôle chocolat, ainsi que par la revalorisation de cer-
taines participations financières, compensant largement les
ajustements de valeur enregistrés dans l’immobilier.
Un recentrage stratégique pour plus de
lisibilité et de résilience
Fidèle à son ADN d’investisseur patrimonial de long terme,
Compagnie du Bois Sauvage a mené en 2025 une revue straté-
gique complète de ses participations. Ce travail nous a permis
de tirer deux enseignements majeurs.
Le premier est que notre Pôle historique chocolat représente
un levier de création de valeur particulièrement robuste, dispo-
sant de marques fortes, d’un savoir-faire reconnu et d’un poten-
tiel de développement encore significatif, notamment à l’inter-
national. Il constitue désormais le cœur stratégique du Groupe
et bénéficiera d’au moins 60 % des investissements futurs.
Le second est que certaines participations industrielles directes
et financières, devenues plus hétérogènes, exposaient le
Groupe à des risques multiples sans offrir un rendement satis-
faisant au regard de nos exigences. Dans ce contexte, le Conseil
d’administration a décidé de recentrer la stratégie d’investisse-
ment du Groupe autour de trois piliers clairement identifiés :
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
4
5
■
le Chocolat, moteur de croissance et cœur de création
de valeur ;
■
l’Immobilier, pilier de développement patrimonial à long
terme, appelé à poursuivre son développement sur une
base autofinancée ;
■
un nouveau pilier d’investissements via des Fonds
de « private equity », destiné à constituer un levier
de diversification, de rendement et de mutualisation
des risques, avec une allocation cible comprise entre 50 et
100 millions d’euros, en remplacement progressif des
participations industrielles directes et des investissements
dans des entreprises cotées.
Renforcement du Pôle chocolat avec
l’acquisition de Jeff de Bruges
Dans le prolongement de ce recentrage stratégique, Compagnie
du Bois Sauvage a annoncé début mars 2026 l’acquisition des
34 % restants du capital de Jeff de Bruges, devenant ainsi action-
naire unique de la société. La clôture de cette opération devrait
avoir lieu à la mi-avril 2026. Cette opération renforce significa-
tivement notre position d’acteur majeur du chocolat belge et
nous permet de soutenir plus efficacement le développement
de nos marques.
Fondé en 1986, Jeff de Bruges s’est imposé comme un acteur
majeur du chocolat belge en France, où il s’appuie sur un réseau
de 480 boutiques de proximité, auxquelles s’ajoutent près de
50 boutiques à l’international. Depuis 2017, la marque s’est
engagée dans une démarche de filière en tant que cacaoculteur,
renforçant la maîtrise de ses approvisionnements en fèves
de cacao.
La détention à 100 % de Jeff de Bruges nous offre une plus
grande flexibilité stratégique et une capacité accrue à coor-
donner le développement international de nos marques, tout
en poursuivant les investissements industriels nécessaires à
l’amélioration de la capacité et de la productivité de notre site
de Vlezenbeek.
Perspectives et engagement envers
nos actionnaires
À horizon 2030, notre ambition pour le Pôle chocolat est
claire : générer 400 millions d’euros de chiffre d’affaires et
80 millions d’euros d’EBITDA (hors IFRS 16), dans le respect
d’une discipline financière stricte et d’une vision industrielle de
long terme.
Confiants dans la solidité de notre bilan et dans la pertinence
de notre stratégie, nous proposerons à la prochaine Assemblée
Générale le versement d’un dividende brut de EUR 8,60 par
action, illustrant notre volonté de créer durablement de la
valeur patrimoniale pour nos actionnaires, sous forme de divi-
dendes et de plus-values dans la durée.
Alors qu’un nouveau chapitre de croissance s’ouvre pour Bois
Sauvage, nous remercions sincèrement l’ensemble de nos
actionnaires pour leur confiance et leur fidélité, ainsi que nos
collaborateurs et partenaires pour leur engagement tout au
long de l’année 2025.
Bruxelles, le 5 mars 2026
Le Président du Conseil d’administration
Le Directeur Général
Hubert Olivier
Benoit Deckers
01. Lettre aux actionnaires
■ Actifs non courants
■ Actifs courants
■ Capitaux propres
■ Dettes financières (hors IFRS 16)
■ Autres passifs
Actif – évolution historique
Chiffres comptables consolidés (en EUR millions)
Passif – évolution historique
Chiffres comptables consolidés (en EUR millions)
2.
Chiffres-clés au 31 décembre
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024 2025
■
Actif Net Réévalué
■ Fonds propres consolidés
Évolution des Fonds propres et de l’Actif Net Réévalué
0
200
400
600
800
1000
2015
2014
2013
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2022
2024
2025
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2022
2024
2025
Détail des opérations menées en 2025
Durant l’année 2025, le Groupe Compagnie du Bois Sauvage a :
■
procédé au rachat de 12.735 actions propres pour une valeur totale de 3,0 millions d’euros
et annulé le 18 décembre 2025 un total de 14.587 actions propres dont une partie acquise
en 2024 (soit 0,9 % du capital),
■
prêté 8 millions d’euros à Eaglestone,
■
souscrit à l’augmentation de capital d’Ecuadorcolat à hauteur d’1 million USD ainsi
qu’octroyé un prêt d’1 million d’USD pour l’acquisition de 170 hectares de plantation
supplémentaire en Équateur. Notre participation (part Groupe Bois Sauvage) est ainsi
passée de 24,8 % à 27,7 %.
■
libéré 5,5 millions d’euros complémentaires dans le fonds Merep 3 portant à 10,5 millions
les libérations sur un engagement de 20 millions d’euros,
■
reçu un remboursement de prêt de 9 millions d’euros de notre projet immobilier
au Portugal,
■
reçu un remboursement de prêt de 4,5 millions d’euros de notre projet immobilier
en Pologne,
■
reçu une distribution du fonds FRI 2 de 1,9 million d’euros,
■
vendu des actions de trésorerie pour 7,2 millions d’euros,
■
vendu des actions Ageas pour 17,6 millions d’euros.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
6
7
(1)
La méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué est explicitée à la section 11.
(2)
Voir calcul et définitions dans la note 25 des états financiers consolidés.
(3)
Dont 1.334 actions propres détenues par Compagnie du Bois Sauvage au 31 décembre 2025.
EUR 1.000
2025
2024
2023
2022
Capitaux propres du Groupe
524.196
505.529
597.070
642.555
Actif Net Réévalué
« in the money »
(1)(3)
886.696
807.686
898.861
926.766
Capitalisation boursière à la clôture
de l'exercice
463.673
370.749
461.065
550.169
Résultat opérationnel avant
mises en équivalence, cessions,
variations de juste valeur,
depreciations et reprises
de dépréciation
45.799
52.588
49.639
42.932
Résultat opérationnel avant
cessions, variations de juste
valeur et dépréciations
36.436
50.112
32.909
41.032
Résultat net consolidé
(part du Groupe)
37.814
-69.770
-27.842
108.077
Résultat net consolidé par action
(part du Groupe) (EUR)
De base
(2)
23,51
-42,71
-16,77
64,73
Dilué
(2)
23,51
-42,71
-16,77
64,73
EUR 1.000
2025
2024
2023
2022
Nombre d’actions
En circulation
1.604.406
1.618.993
1.658.509
1.677.346
Fully diluted
1.604.406
(3)
1.618.993
1.658.509
1.677.346
Actif Net Réévalué par action à
la clôture (EUR)
552,66
498,88
543,68
557,58
Dividende brut par action
8,60
8,40
8,20
8,00
Volume journalier moyen traité
486
702
332
369
Capitaux journaliers moyens (EUR)
123.924
179.700
100.942
122.200
Cours (EUR)
Clôture
289,00
229,00
278,00
328,00
Le plus haut
292,00
285,00
350,00
369,00
Le plus bas
210,00
213,00
258,00
300,00
02. Chiffres-clés au 31 décembre
3.
Histoire et origines du Groupe
Compagnie du Bois Sauvage, fondée par le Chevalier Guy
Paquot en 1991, est le résultat du regroupement de dix-
neuf sociétés aux origines et activités diverses dont l’existence
était parfois centenaire. Leur regroupement, qui n’a fait qu’en-
tériner une situation de fait, est en parfaite conformité avec la
stratégie de stabilité et la vocation de dynamisation économique
et financière du Groupe.
Aujourd’hui, le Groupe contrôlé par la famille Paquot, se
compose d’Entreprises et Chemins de Fer en Chine, action-
naire principal, et de la société opérationnelle, Compagnie du
Bois Sauvage.
Compagnie du Bois Sauvage articule désormais sa stratégie
autour de trois pôles complémentaires et lisibles :
■
Le Pôle chocolat
, fer de lance de sa croissance, avec
des marques iconiques dans le segment du chocolat belge
et une intégration verticale poussée, de la plantation à
la praline.
■
Le Pôle immobilier
, ancré dans l’histoire
de la Compagnie, qui offre stabilité et capacité
d’autofinancement grâce à ses projets solides situés
principalement en Europe.
■
Le Pôle Industrie et services
, en évolution, vise
aujourd’hui une diversification sélective, la génération
de cash et la cohérence avec sa vision de création de
valeur durable.
En 2025, Compagnie du Bois Sauvage a mené une revue stra-
tégique complète de ses participations. Cette étape marque
un tournant clair : recentrage sur ses points forts, ambition
affirmée dans le chocolat, et volonté d’offrir un profil lisible et
attractif pour les investisseurs.
4.
Déclaration de gouvernance d’entreprise
4.1.
Code de référence
La Charte de Corporate Governance de Compagnie du Bois
Sauvage, approuvée le 19 décembre 2005 par le Conseil d’ad-
ministration, a été modifiée pour la dernière fois le 4 décembre
2023. Elle est disponible sur le site internet : https://www.
bois-sauvage.be.
Cette Charte est conforme au Code belge de gouvernance
d’entreprise 2020 à l’exception des éléments explicités au
point 4.2 ci-dessous.
4.2.
Dérogations au Code de référence
Les dérogations au Code belge de Gouvernance d’entreprise
2020 se résument comme suit :
■
Point 7.6 (Rémunération des administrateurs non
exécutifs) : Le Conseil d’administration a décidé de ne
pas rémunérer les administrateurs non exécutifs sous
forme d’actions de la Société. Celui-ci estime que les
actionnaires étant stables, détenant plus de 50 % des
actions de la Société, étant dûment représentés au
Conseil d’administration, cela garantit à suffisance la
prise en compte de l’intérêt des actionnaires, sans qu’il
soit nécessaire d’adopter une rémunération partielle des
cadres dirigeants et des administrateurs non exécutifs par
l’attribution d’actions avec une période de détention ;
■
Point 7.12 (Rémunération du CEO et des autres
managers exécutifs) : Conformément au Code belge de
Gouvernance, la rémunération du Directeur Général est
composée d’une partie fixe et d’une partie variable liée à
la performance individuelle et à la performance globale de
la Société. Considérant la particularité de Compagnie du
Bois Sauvage dont l’objet est de détenir des participations
dans d’autres sociétés, les résultats de la Société résultent
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
8
9
avant tout des résultats des sociétés dans lesquelles elle
détient une participation. Les résultats de Compagnie du
Bois Sauvage reflètent à ce titre l’apport du management
exécutif à l’implémentation de la stratégie arrêtée par les
participations lors des exercices précédents. Aussi, en
dérogation au Code belge de Gouvernance, le Conseil
d’administration a décidé sur proposition du Comité
de nomination et de rémunération de considérer que
la partie variable est liée principalement à la croissance
de l’« Actif Net Réévalué » (Actif Net Réévalué) et au
rendement total pour les actionnaires sur base annuelle.
4.3. Conflits d’intérêts
Deux décisions prises par le Conseil d’administration ont
requis l’application de l’article 7 :96 §1 du Code des Sociétés et
des Associations (CSA).
Le procès-verbal de la séance du 10 mars 2025 reprend en son
point 2 la décision relative à l’attribution d’une mission de consul-
tance à la société Van Dam Management BV, dont l’extrait suit :
«(…) les membres du Conseil sont appelés à se prononcer sur
l’attribution d’une mission de consultance d’une durée de 3 mois
(Phase I) à la société Van Dam Management BV.
Nils van Dam informe les autres membres du Conseil qu’étant
administrateur de la société Cie du Bois Sauvage et administrateur
délégué de la société Van Dam Management – à laquelle il est envi-
sagé de confier la mission de consultance précitée –, il a un inté-
rêt de nature patrimoniale opposé à celui de la société Cie du Bois
Sauvage et se trouve donc dans une situation de conflit d’intérêts.
Ne pouvant prendre part aux délibérations du Conseil relatives à
l’attribution de la mission de consultance précitée ni prendre part
au vote sur ce point, Nils van Dam quitte la réunion du Conseil. Il
sera informé de la décision prise par le Conseil par l’intermédiaire
de son Président après la tenue de la présente réunion.
Le Président invite les autres membres du Conseil à faire part de
leur opinion sur la proposition de mission précitée.
Le Conseil approuve à l’unanimité l’attribution d’une mission de
consultance d’une durée limitée à 3 mois (dite « Phase I », de
mi-mars à mi-juin 2025) à la société Van Dam Management
BV (…) »
Le procès-verbal de la séance du 4 septembre 2025 reprend en
son point 12.2 la décision relative à l’approbation des recomman-
dations contenues dans la « Chocolate Strategy », dont l’extrait
suit :
« Le Président rappelle aux membres du Conseil les principaux
éléments des recommandations contenues dans la «Chocolate
Strategy » présentée lors de la réunion du Conseil du 19 juin 2025
par NVD, en sa qualité d’administrateur délégué de la société Van
Dam Management BV.
Le Président propose que ces recommandations soient approuvées
par le conseil.
NVD informe les autres membres du Conseil qu’étant adminis-
trateur de la société Cie du Bois Sauvage et administrateur délé-
gué de la société Van Dam Management BV, il a un intérêt de
nature patrimoniale opposé à celui de la société Compagnie du
Bois Sauvage et se trouve donc dans une situation de conflit d’inté-
rêts. Il ne peut donc pas prendre part aux délibérations du Conseil
relatives à l’approbation des recommandations présentées dans la
« Chocolate Strategy » précitée ni prendre part au vote relatif à
cette proposition.
Nils van Dam quitte la réunion du Conseil.
Les membres du Conseil approuvent à l’unanimité les recom-
mandations contenues dans la « Chocolate Strategy » présentée
en juin 2025.
Après le vote, Nils van Dam est invité à rejoindre la réunion du
Conseil. Il est informé de la décision prise par le Conseil par l’inter-
médiaire de son Président’.
4.4.
Composition et mode de fonctionnement
des organes d’administration
4.4.1.
Organes de gestion et pouvoirs
La composition du Conseil d’administration et la date d’échéance
du mandat de ses membres sont reprises à la section 4.4.3. du
présent rapport.
Le Conseil est composé d’administrateurs représentant l’action-
naire principal (voir point 4.7.2.) et d’administrateurs indépen-
dants. Le Conseil d’administration est actuellement composé de
9 membres dont 6 sont indépendants et 3 représentent l’action-
naire principal. La mixité des genres préconisée par le Code 2020
est respectée.
Le Conseil d’administration est responsable de la gestion de la
Société, du contrôle de la gestion journalière et de l’exécution
des décisions prises. Outre ses obligations au regard du Code
des Sociétés et des Associations (CSA), les tâches principales du
Conseil d’administration sont les suivantes :
■
définition des objectifs à long terme de la Société, de sa
stratégie, du niveau de risques qu’elle accepte de prendre
et des politiques clés qui en découlent (gestion des risques,
des ressources financières et des ressources humaines),
■
nomination/révocation du Président du Conseil
d’administration et d’un Président suppléant pour les
réunions du Conseil d’administration en l’absence du
Président ou pour présider aux discussions et aux prises
de décision dans des domaines où le Président a un
conflit d’intérêts,
■
nomination/révocation du Directeur Général,
■
suivi et contrôle des actions du Directeur Général,
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
■
prise des mesures nécessaires pour assurer l’intégrité et la
publication en temps utile des états financiers et des autres
informations significatives,
■
suivi et approbation des principaux investissements
et désinvestissements,
■
mise en place des Comités spécialisés et définition de leurs
compositions et de leurs responsabilités,
■
suivi et contrôle de l’efficacité du travail des
Comités spécialisés,
■
suivi de l’existence et du bon fonctionnement du contrôle
interne aussi bien aux niveaux opérationnel et financier
que juridique,
■
suivi du travail du Commissaire.
Les principales règles régissant la nomination/réélection ainsi que
la limite d’âge au sein du Conseil sont les suivantes :
■
les administrateurs non exécutifs sont majoritaires au sein
du Conseil,
■
les administrateurs effectuent un mandat de
4 ans, éventuellement renouvelable deux fois pour
les administrateurs indépendants,
■
les administrateurs exécutifs et les administrateurs
représentant l’actionnaire principal ne connaissent pas
de limite du nombre de réélections dans la durée de
leurs fonctions,
■
tout mandat se termine au plus tard à l’Assemblée
Générale Ordinaire qui suit l’anniversaire des 70 ans
de l’administrateur,
■
la composition du Conseil d’administration est basée sur
la mixité des genres, la diversité et la complémentarité de
compétences, des expériences et des connaissances.
Durant l’année 2025, le Conseil s’est réuni à 7 reprises. Il a
débattu notamment sur :
■
les comptes consolidés annuels et semestriels,
■
le suivi du budget 2025 et la préparation du budget 2026,
■
l’examen du rapport de rémunération et du rapport de
gestion, la revue de la politique de rémunération,
■
le suivi du programme de rachat d’actions propres et la
décision d’annulation des actions propres déjà rachetées,
■
le monitoring du contrôle interne et l’analyse des risques y
inclus des participations,
■
le suivi des participations,
■
le financement de certaines participations et l’état de
la trésorerie,
■
l’examen et la prise de décision à la suite de la présentation
de dossiers d’investissement,
■
le cheminement stratégique du Groupe,
■
le suivi des litiges,
■
l’évaluation du fonctionnement du Conseil,
■
le renouvellement des comités du Conseil, les pouvoirs de
signatures bancaires,
■
la communication envers les actionnaires et les
parties prenantes.
Les travaux du Conseil sont organisés et documentés pour lui
permettre de suivre et de contrôler les opérations accomplies
dans le cadre de la gestion journalière ainsi que les résultats, les
risques et la valeur de la Société.
Comités spécialisés
Deux Comités spécialisés sont en place :
Le Comité d’audit et de gestion des risques
Il s’est réuni à 4 reprises en 2025 et a notamment débattu sur :
■
les comptes sociaux et consolidés au 31 décembre 2024 et
au 30 juin 2025,
■
le périmètre de consolidation et les modèles de valorisation
de certaines participations,
■
le suivi des normes IFRS et l’impact de nouvelles normes,
■
le suivi des informations non-financières (ESG, CSRD,
l’impact du dérèglement climatique et de la taxonomie),
■
les litiges et les actions juridiques en cours,
■
les risques et le contrôle interne,
■
les communiqués annuels et semestriels.
La composition du Comité d’audit et de gestion des risques a été
modifiée pour la dernière fois lors du Conseil d’administration du
19 juin 2025. À la suite de la démission de Monsieur Pierre-Alexis
Hocke de son mandat d’administrateur de Compagnie du Bois
Sauvage, il a été procédé au remplacement de Monsieur Pierre-
Alexis Hocke par Monsieur Gilles van der Meerschen, en qualité
de membre du Comité d’audit et de gestion des risques, avec
effet au 19 juin 2025.
Les membres du Comité d’audit et de gestion des risques dis-
posent, par leurs expériences professionnelles, des compétences
nécessaires, tant individuellement que collectivement, pour
garantir un fonctionnement efficace du Comité.
Le Comité de nomination et de rémunération
Il s’est réuni à 3 reprises en 2025. Le Comité s’est penché notam-
ment sur :
■
la rémunération des membres du Conseil d’administration,
■
le processus d’évaluation à mi-mandat des administrateurs
concernés et le processus d’évaluation du CA,
■
l’enveloppe des rémunérations et les critères pour les
bonus des membres du personnel y inclus la prise en
compte de critères ESG,
■
l’analyse des pouvoirs du Directeur Général,
■
la revue de la politique de rémunération,
■
l’établissement du rapport de rémunération,
■
le Code belge de Gouvernance d’entreprise 2020.
Conformément aux principes repris dans le Code belge de
Gouvernance d’entreprise 2020, le Comité de nomination et
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
10
11
de rémunération (tout comme le Conseil d’administration et le
Comité d’audit) reste attentif à rassembler suffisamment de com-
pétences dans les différents domaines d’activité de la Société ainsi
qu’une variété suffisante d’expériences, d’âges et de genres. Une
attention particulière a été portée à ce point pour les nomina-
tions de nouveaux administrateurs.
Actuellement, le Conseil d’administration est constitué de
9 membres, 5 hommes et 4 femmes, en conformité avec l’ar-
ticle 7 :86 du Code des Sociétés et des Associations, qui impose
dans les sociétés cotées au moins un tiers des membres de sexe
différent de celui des autres membres, le nombre minimum exigé
étant arrondi au nombre entier le plus proche.
La composition du Comité de nomination et de rémunération
a été modifiée pour la dernière fois lors du Conseil d’adminis-
tration du 2 juin 2023. En 2024, Valérie Paquot a été reconduite
comme membre du Comité de nomination et de rémunération
à la suite du renouvellement de son mandat d’administrateur lors
de l’AGO du 24 avril 2024.
Les participations à ces deux Comités ont été rémunérées par
l’attribution d’un jeton de présence.
Le rôle et le fonctionnement du Comité d’audit et de gestion des
risques et du Comité de nomination et de rémunération sont
décrits dans le point 5 de la Charte de Corporate Governance de
la Société. Celle-ci et le Règlement d’ordre intérieur du Comité
d’audit et de gestion des risques sont disponibles sur le site web
de Compagnie du Bois Sauvage (www.bois-sauvage.be).
4.4.2. Nomination(s) statutaire(s)
Le mandat d’administrateur de la société HLW BV, représentée
par Madame Isabelle Hamburger, en qualité d’administrateur indé-
pendant, viendra à l’échéance le jour de l’assemblée générale du
22 avril 2026. La Compagnie du Bois Sauvage remercie la société
HLW BV et sa représentante Madame Isabelle Hamburger pour
l’excellent travail accompli durant ses douze années de présence
en qualité d’administrateur au sein du Conseil de la Société. Le
Conseil d’administration propose de nommer Monsieur Frédéric
Rouvez pour la remplacer.
Vous pouvez trouver à la suite une description de son parcours
professionnel. Monsieur Frédéric Rouvez débute comme auditeur
chez Arthur Andersen entre 1987 et 1989, avant de rejoindre
Telefusion où il occupe la fonction de directeur financier de 1990
à 1995. En 1995, il devient conseiller au budget auprès du ministre
Eric André à la Région bruxelloise. La même année, il intègre
le Groupe GIB, où il exerce jusqu’en 2000 comme adjoint de
l’administrateur-délégué et directeur financier de l’immobilière
GIB Immo.
En 2000, il cofonde EXKi, dont il sera administrateur-délé-
gué pendant plus de vingt ans. L’enseigne se développe autour
d’un concept de restauration rapide de qualité, mettant l’accent
sur la santé, le respect des personnes et de l’environnement.
L’entreprise atteint près de 80 restaurants, dont la moitié en fran-
chise, et emploie environ 1.100 personnes en Belgique, en France,
au Luxembourg et aux Pays-Bas.
Depuis 2025, il est directeur commercial de ‘Les Petits Riens’,
tout en étant cofondateur et président du conseil d’administra-
tion de IFREQ et investisseur dans SoWood Kombucha. En 2026,
il devient également conseiller auprès du Uhoda Group pour le
développement en franchise de Uhoda Epicerie.
Le Conseil d’administration informe l’assemblée générale de la
démission au titre d’administrateur de Monsieur Pierre-Alexis
Hocke avec effet au 19 juin 2025.
Pour exercer le mandat devenu vacant, le Conseil a coopté à
dater du 19 juin 2025 Monsieur Gilles van der Meerschen au titre
d’administrateur représentant l’actionnaire principal.
Vous pouvez trouver ci-dessous, une description de son profil.
Monsieur Gilles van der Meerschen est un entrepreneur et inves-
tisseur actif dans les domaines de la finance, de la technologie et
de l’agroalimentaire.
Il est cofondateur, Chief Business Officer et membre du conseil
d’administration de Spreds, une plateforme de services numé-
riques facilitant le financement des entreprises et opérant sous la
supervision des autorités financières belges et européennes. Il est
également cofondateur et propriétaire de Spreds Finance, filiale
du groupe Spreds.
Par ailleurs, il est cofondateur et actionnaire de Dolfin SA, pro-
ducteur belge de chocolats premium. Il y exerce aujourd’hui les
fonctions d’administrateur non exécutif et détient indirecte-
ment une participation minoritaire d’environ 20 % via la holding
General Chocolates Company, qu’il a également cofondée et qui
détient la majorité du capital de Dolfin SA.
En parallèle de ses activités entrepreneuriales, il siège en qualité
d’administrateur non exécutif au sein du conseil d’administration
de plusieurs sociétés d’investissement non cotées actives dans le
capital-risque et le private equity.
Le Conseil d’administration propose à l’assemblée générale de
ratifier la cooptation de Monsieur Gilles van der Meerschen au
poste d’administrateur en remplacement de Monsieur Pierre-
Alexis Hocke jusqu’au jour de l’assemblée générale du 22 avril
2026 et de le nommer administrateur représentant l’actionnaire
principal jusqu’à la date d’expiration prévue du mandat de son
prédécesseur, c’est-à-dire jusqu’au jour de l’assemblée générale
de 2028.
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
4.4.3.
Composition du Conseil d’administration et des organes de gestion
Fin du mandat en cours
Hubert Olivier
repr. Tigrane, SAS
Président du Conseil d’Administration
Administrateur Indépendant
2027
Karen Dumery
repr. GoAct BV
Administrateur Indépendant
2027
Isabelle Hamburger
repr. HLW BVBA
Administrateur Indépendant
2026
Gilles van der Meerschen
Administrateur représentant
l’actionnaire principal, coopté
À partir
du 19/06/2025
Fin du mandat en cours
Marie-Noël Paquot
repr. Blacercel, SA
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
2027
Valérie Paquot
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
2028
Thibault Van Craen
Administrateur Indépendant
2027
Nils van Dam
Administrateur Indépendant
2027
Christophe Mignot
Administrateur Indépendant
2028
Hubert Olivier
Président du Conseil
d’administration
Administrateur
Indépendant
Nils van Dam
Administrateur
Indépendant
Valérie Paquot
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
Gilles van der Meerschen
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
(mandat ayant pris cours le
19 juin 2025)
Karen Dumery
Administrateur
Indépendant
Marie-Noël Paquot
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
12
13
Composition du
Comité d’audit et de gestion des risques
Karen Dumery
Gilles van der Meerschen (à partir du 19/06/2025)
Thibault Van Craen
Christophe Mignot
Administrateur
Indépendant
Benoit Deckers
Directeur Général
Commissaire aux comptes
Deloitte Reviseurs d’Entreprises SRL
représentée par Madame Corine Magnin
Gateway Building, Luchthaven Nationaal 1J - 1930 Zaventem
Fin de mandat : 2026
Composition du
Comité de nomination et de rémunération
Isabelle Hamburger
Valérie Paquot
Nils van Dam
Directeur Général
Benoit Deckers
Thibault Van Craen
Administrateur
Indépendant
Isabelle Hamburger
Administrateur
Indépendant
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
4.5. Rapport de rémunération
4.5.1.
Procédure adoptée pour l’élaboration de la
politique de rémunération
La politique de rémunération des administrateurs est revue
chaque année au sein du Comité de nomination et de rémuné-
ration avant d’être discutée en Conseil d’administration. En cas
de révision, elle est soumise pour approbation à
l’Assemblée
générale qui suit. Elle a été modifiée pour la dernière fois lors
de l’Assemblée générale du 26 avril 2023.
4.5.2. Politique de rémunération
4.5.2.1. Administrateurs exécutifs et non exécutifs
La politique de rémunération se compose :
■
de jetons de présences pour les Conseils d’administration
fixés, par séance, à EUR 3.000 pour le président et à
EUR 1.500 pour les autres administrateurs,
■
d’un fixe annuel de : EUR 34.000 pour le président et
EUR 17.000 pour les autres administrateurs,
■
d’un fixe et de jetons de présence pour les Comités (audit
et de gestion des risques et CNR) arrêtés comme suit :
EUR
Comité audit et
de gestion des risques
Comité de nomination
et de rémunération
Président
Membres
Président
Membres
Un fixe annuel
par personne
3.000
2.000
1.500
1.000
Un jeton de
présence
par séance/
personne
1.500
1.000
1.125
750
Les administrateurs qui exercent un ou plusieurs mandats
(direct ou indirect) auprès des filiales du Pôle chocolat et/ou
des participations reçoivent 100 % des émoluments reçus par
Compagnie du Bois Sauvage dans ce cadre.
Concernant le Conseil d’administration et les comités spécia-
lisés (Comité d’audit et de gestion des risques et Comité de
nomination et de rémunération), la Société prévoit de sou-
mettre des modifications de la politique de rémunération des
administrateurs à l’approbation de l’assemblée générale ordi-
naire du 22 avril 2026.
4.5.2.2. Directeur Général
La rémunération brute totale du Directeur Général se divise
en 4 parties :
1.
Une partie fixe annuelle
2.
Une partie variable
3.
Une partie en assurance pension selon le principe de
contribution annuelle définie
4.
D’autres revenus consistant en voiture de fonction, frais
de représentation, assurances.
Il n’est pas prévu contractuellement, au bénéfice de la Société, la
possibilité de recouvrement de la rémunération variable en cas
d’informations financières erronées. Il n’y a pas d’indemnité de
départ autre que légale prévue.
4.5.2.3. Plan de paiements fondés sur des actions
Il n’y a pas eu de plan de paiements fondés sur des actions
durant l’exercice 2025.
4.5.3.
Rémunération et émoluments
Pour l’exercice 2025, l’ensemble des rémunérations attribuées
aux administrateurs est détaillé dans les tableaux ci-dessous.
Les montants qui y figurent correspondent au coût total pour
l’entreprise, i.e. incluant les cotisations sociales, taxes et impôts,
le cas échéant applicables.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
14
15
4.5.3.1. Rémunération brute payée en 2025 aux administrateurs sur base individuelle
(coût total entreprise)
EUR
Conseil d’administration
Comité d’audit
et de gestion
des risques
Comité de
nomination et
de rémunération
Total
perçu
Administrateurs
Présence
sur 7
Jetons de
présence
Fixe
Présence
sur 4
Fixe et
jetons
Présence
sur 3
Fixe et
jetons
Autre
mandat
Isabelle Hamburger
(1)
7
15.000
17.000
3
3.250
35.250
Pierre-Alexis Hocke
3
6.000
7.893
2
3.000
16.893
Hubert Olivier
(2)
7
30.000
34.000
64.000
Valérie Paquot
7
15.000
17.000
3
3.250
35.250
Karen Dumery
(3)
7
15.000
17.000
4
9.000
6.000
47.000
Gilles Van der Meerschen
4
9.000
9.107
1
2.000
20.107
Marie-Noël Paquot
(4)
7
15.000
17.000
32.000
Thibault Van Craen
7
15.000
17.000
4
6.000
38.000
Nils van Dam
6
13.500
17.000
3
4.875
35.375
Christophe Mignot
7
15.000
17.000
6.000
38.000
Total
148.500
170.000
20.000
11.375
361.875
(EUR)
Mandats exercés dans les filiales
du Groupe en 2025
Administrateurs
Pierre-Alexis Hocke
20.000
Valérie Paquot
43.000
Total
63.000
Certains Conseils d’administration ont fait l’objet d’une
durée prolongée ce qui justifie l’attribution de double jetons
de présence.
Outre ces rémunérations, Compagnie du Bois Sauvage a versé
un montant de 110.000 euros (HTVA) à titre d’honoraire à la
société Van Dam Management, BV. Celle-ci est directement liée
à l’administrateur Monsieur Nils van Dam.
(1)
Représentante de HLW BV
(2)
Représentant de Tigrane SAS
(3)
Représentante de GoAct BV
(4)
Représentante de Blacercel SA
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
4.5.3.2. Rémunérations brutes (coût total entreprise)
allouées au sein du Groupe au Directeur
Général en 2025
(EUR)
Rémunération
Total
Fixe
Variable
Pension
Autres
Benoit Deckers
412.842
64.020
10.036
6.472
493.370
Total
412.842
64.020
10.036
6.472
493.370
4.5.3.3. Droits de souscription sur actions attribués au
Directeur Général en 2025
Il n’y a pas eu d’octroi de droits de souscription sur actions
au Directeur Général en 2025. Le Directeur Général n’a pas
exercé de droits de souscription sur actions en 2025.
4.5.4.
Évaluation du Conseil d’administration,
de ses Comités et de ses administrateurs
individuels
Sous la direction de son Président, le Conseil d’adminis-
tration évalue régulièrement sa taille, sa composition et
son fonctionnement.
Cette évaluation poursuit quatre objectifs :
■
Juger le fonctionnement du Conseil d’administration et le
suivi apporté à la gestion quotidienne de la Société,
■
Vérifier si les questions importantes sont préparées et
discutées de manière adéquate,
■
Apprécier la contribution effective de chaque
administrateur par sa présence aux réunions et son
1
COSO est un référentiel établi par le « Committee of Sponsoring Organizations » (organisme international) de plus en plus utilisé par les sociétés pour évaluer et améliorer la gestion de leurs risques.
engagement constructif dans les discussions et la prise
de décisions,
■
Vérifier si la composition actuelle du Conseil
d’administration correspond à celle qui est souhaitable
pour la Société.
Le Code belge de Gouvernance d’entreprise 2020 préconise
(point 9.1) que la Société dispose d’une procédure rigoureuse
et transparente pour évaluer, au moins une fois tous les 3 ans,
sa gouvernance. Afin de se conformer à ce principe, le Conseil
d’administration a évalué en décembre 2025 son fonctionne-
ment et ses performances avec l’assistance d’un expert externe.
Cette évaluation a fait l’objet par cet expert d’un rapport au
Conseil. L’expert a présenté une synthèse anonymisée de ses
échanges avec les différents membres du Conseil ainsi que des
recommandations en vue de pistes d’améliorations. Le Conseil
en a pris bonne note en vue d’une mise en pratique.
Une évaluation individuelle de la contribution de chaque admi-
nistrateur à mi-mandat a été mise en place.
4.5.5. Autres rémunérations
Dans le cadre de sa mission de contrôle des comptes et des
informations non financières de Compagnie du Bois Sauvage
et de ses filiales, Deloitte Reviseurs d’Entreprises S.R.L et
son réseau ont perçu des émoluments pour un montant total
d’EUR 420.960. Les honoraires pour les missions légales ont été
d’EUR 10.000.
4.6. Système de contrôle interne et
de gestion des risques
Le Conseil d’administration assure un suivi de l’existence et du
bon fonctionnement du contrôle interne aussi bien au niveau
opérationnel et financier que juridique et porte une attention
particulière à l’évaluation des risques liés à l’activité de la Société
et à l’efficacité du contrôle interne.
La structuration de l’évaluation des systèmes de gestion des
risques et du contrôle interne s’est faite à partir de 2010 sur
base du modèle COSO
1
.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
16
17
4.6.1.
Environnement de contrôle
Vocation et stratégie
Au cœur de Compagnie du Bois Sauvage réside une vision pro-
fonde, celle d’être bien plus qu’un investisseur patrimonial. Nous
sommes un partenaire de confiance, stable, à l’ancrage familial
solide et dont l’histoire est riche de succès entrepreneuriaux.
Nous sommes guidés par une fidélité à long terme envers les
entrepreneurs et visionnaires que nous accompagnons, dans
une relation où la confiance est la clé.
Concentrés sur un nombre limité de participations, principa-
lement industrielles, nous contribuons activement au succès
des entreprises en apportant notre expertise et notre soutien
à chaque étape de leur croissance. Nous fédérons autour de
nous des investisseurs qui partagent notre vision à long terme
et notre approche prudente et responsable.
Notre mission est de construire une croissance authentique
c’est-à-dire une croissance durable, tangible et menée par une
gouvernance solide.
Définition des rôles et organes décisionnels de
la Société
Le Conseil d’administration a, dans sa compétence, tous les
actes qui ne sont pas expressément réservés par la loi ou les
statuts à l’assemblée générale. Il est responsable de la gestion de
la Société, du contrôle de la gestion journalière et de l’exécution
des décisions prises. Outre ses obligations au regard du CSA,
les tâches principales du Conseil d’administration sont décrites
au point 4.4.1.
Le Conseil d’administration a désigné le Directeur Général pour
assurer le management exécutif tant en interne qu’en externe
ainsi que la représentation de la Société auprès de la presse et
des analystes financiers.
Le Conseil d’administration a également chargé certains de ses
membres et certains mandataires ayant reçu des pouvoirs spé-
ciaux de la représentation des mandats exercés par la Société
dans les participations détenues par celle-ci. Ces mandats sont
parfois exercés au nom de la Société, parfois au nom de l’admi-
nistrateur ou du mandataire ayant reçu des pouvoirs spéciaux,
mais pour le compte de Compagnie du Bois Sauvage.
Le Conseil d’administration a mis en place deux Comités spé-
cialisés ayant pour mission de procéder à l’examen de questions
spécifiques. La prise de décisions reste une compétence collé-
giale du Conseil d’administration.
Le Conseil d’administration a mis en place dès 1999 un Comité
d’audit, rebaptisé Comité d’audit et de gestion des risques au
Conseil du 7/12/2020, ayant pour mission de procéder à l’exa-
men de questions spécifiques et de le conseiller à ce sujet. Le
Comité d’audit et de gestion des risques veille à l’intégrité de
l’information financière donnée par la Société, en particulier
en s’assurant de la pertinence et de la cohérence des normes
comptables appliquées par la Société et le Groupe, en ce com-
pris les critères de consolidation des comptes des sociétés du
Groupe. Cet examen inclut l’évaluation de l’exactitude, du
caractère complet et de la cohérence de l’information finan-
cière. Au moins une fois par an, le Comité d’audit et de ges-
tion des risques examine les systèmes de contrôle interne et de
gestion des risques en place pour s’assurer que les principaux
risques (y compris les risques liés au respect de la législation et
des règles en vigueur), soient correctement identifiés, gérés et
portés à sa connaissance. Le Comité d’audit et de gestion des
risques est en charge également de l’évaluation, de la gestion
et du suivi des risques ESG (Environnementaux, Sociaux et de
Gouvernance) ainsi que des risques associés à la cybersécurité.
Le Comité de rémunération est institué par le Conseil d’admi-
nistration conformément à l’article 7 :87 §2 du CSA.
Le Conseil d’administration du 19 juin 2006 a décidé de fusion-
ner les Comités de rémunération et de nomination. Le Comité
de nomination et de rémunération est composé de trois admi-
nistrateurs non exécutifs. Le Comité de nomination et de rému-
nération a un double rôle. Il formule des recommandations au
Conseil d’administration concernant la nomination des adminis-
trateurs. Il fait des propositions au Conseil d’administration sur
la politique de rémunération des administrateurs et les proposi-
tions subséquentes à soumettre aux actionnaires ainsi que sur la
politique de rémunération du Directeur Général et des autres
membres du personnel.
Intégrité et Éthique
Du point de vue de la déontologie et de l’éthique, un code de
conduite interne en matière de transactions financières est
d’application dans le Groupe.
Depuis 2024, dans le cadre de la mise en conformité avec la
CSRD, ce code a été complété par un code de conduite interne
plus large y inclus la description du processus de lanceur d’alerte
mis en place.
Ces différents codes ont pour but d’assurer un comportement
intègre, éthique et respectueux des lois par les administrateurs
et le personnel du Groupe.
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
4.6.2.
Processus de gestion des risques
Une évaluation semestrielle des risques principaux est réalisée
par le Conseil d’administration. Les risques font aussi l’objet d’un
suivi ponctuel par le Conseil d’administration. Cette analyse de
risques donne lieu à des actions de correction si nécessaire.
Certains membres du Conseil d’administration et le Directeur
Général siègent au Conseil d’administration et au Comité d’au-
dit et de gestion des risques « ou Advisory Board » de certaines
participations du Groupe, ce qui leur permet de suivre les
risques spécifiques à ces participations.
En 2025, l’analyse des risques liés aux activités de la Société a
permis de mettre en évidence les risques principaux suivants :
Descriptions des risques
Contrôles mis en place
a) Taux d’intérêt
L’effet d’une variation des taux d’intérêt
peut avoir une influence sur les cash-
flows du Groupe liés à l’endettement
à taux variable mais aussi sur le rende-
ment de sa trésorerie. La valorisation
des dettes à taux fixe est faite selon le
coût amorti à l’aide de la méthode du
taux d’intérêt effectif.
Compagnie du Bois Sauvage ayant remboursé en
son temps l’ensemble de son endettement propre
à taux variables, n’a plus aucun contrat de couver-
tures de taux d’intérêts du type « Interest Rate
Swap » (IRS) mais pourrait de nouveau en avoir à
l’avenir. Il est à noter qu’un emprunt et une couver-
ture de taux sont deux contrats sans lien juridique.
b) Liquidité
Le Groupe est vigilant à disposer des
moyens financiers suffisants pour faire
face à ses remboursements de dettes
ou ses engagements financiers.
Compagnie du Bois Sauvage fait en sorte d’avoir
une situation de trésorerie positive. Elle dispose à
cet effet d’un outil informatique reprenant tous les
éléments bilan et hors bilan affectant la trésore-
rie. Les positions de trésorerie sont actualisées de
manière hebdomadaire.
c) Risque de participations
Compagnie du Bois Sauvage dispose d’un
portefeuille de participations compre-
nant majoritairement des actions belges
et européennes. Bien que diversifiées,
ces participations l’exposent aux varia-
tions des marchés boursiers et finan-
ciers. Chacune de ces participations est
aussi exposée à des risques spécifiques.
Le risque industriel lié à la participation
à 100 % dans le Groupe chocolatier est
principalement dû au caractère alimen-
taire et donc lié au risque de contamina-
tion des produits. L’autre risque indus-
triel important est lié au fait que le
Groupe chocolatier ne possède qu’une
unité de production principale et une
autre de plus petite taille pour assurer
l’entièreté de sa production.
Le portefeuille de participations du Groupe est un
élément essentiel pour son objectif de création de
valeur à long terme et la distribution d’un dividende
en croissance régulière. La diversification de ces
participations est un des éléments visant à réduire
le risque inhérent à de tels investissements. Les
risques associés aux entités contrôlées font l’ob-
jet d’un suivi spécifique. Les risques spécifiques des
participations cotées sont traités par elles-mêmes
et disponibles dans leurs rapports annuels respec-
tifs. Le risque industriel lié à la participation à 100 %
dans le Groupe Neuhaus et 66 % dans Jeff de Bruges
est analysé et revu régulièrement en Conseil d’ad-
ministration. Le Groupe s’efforce d’avoir un poste
d’administrateur dans les participations non cotées
afin d’assurer un meilleur suivi. Le portefeuille de
participations fait l’objet de revues régulières par le
Conseil d’administration.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
18
19
d) Immobilier
Les principaux risques liés aux investis-
sements immobiliers du Groupe sont
relatifs à la valorisation de l’immobilier, à
la vacance locative, au niveau des loyers
et au paiement de ceux-ci. En outre,
il existe un risque que les immeubles
soient détruits par le feu ou par une
catastrophe naturelle.
Le Groupe a veillé à diversifier ses investissements
immobiliers. Au vu du contexte plus difficile des der-
nières années, un suivi plus systématique a été mis
en place des principales participations immobilières.
e) Devises
Les investissements (directs) à long
terme de Compagnie du Bois Sauvage
sont uniquement en euros, en dollars
américains et en Zlotys. Les investis-
sements en dollars américains repré-
sentent près de 4 % de la valeur
des actifs.
Le risque lié à l’évolution de
l’US Dollar (USD) et
du Zloty (PLN) n’est pas couvert par le Groupe
car il n’y a pas de flux réguliers et prévisibles dans
cette devise.
f) Contrepartie
Le risque de contrepartie est princi-
palement lié aux opérations avec les
banques et les intermédiaires financiers.
Les seules contreparties acceptées sont les banques
avec lesquelles Compagnie du Bois Sauvage a
une relation directe : BNP Paribas Fortis, Belfius,
Banque Degroof Petercam, et la société de bourse
Leleux ainsi que Berenberg Bank (DE), Truist (USA)
et BGL BNP Paribas pour ses filiales à l’étranger.
En cas de relation avec d’autres contreparties (hors
prise de participations), le Groupe veillera à se pré-
munir autant que possible d’un risque de défaut
de celles-ci.
g) Activité de marché
Le risque lié aux activités de marché
est à la fois un risque lié aux cours des
actions sous-jacentes et à la volatilité
de celles-ci.
Les seules contreparties acceptées sont les banques
avec lesquelles Compagnie du Bois Sauvage a une
relation directe : BNP Paribas Fortis, Belfius et la
société de bourse Leleux ainsi que Berenberg Bank
(DE), Truist (USA) et BGL BNP Paribas pour ses
filiales à l’étranger. En cas de relation avec d’autres
contreparties (hors prise de participations), le
Groupe veillera à se prémunir autant que pos-
sible d’un risque de défaut de celles-ci. Toutes les
options d’achat/vente émises sont couvertes par
des titres détenus en portefeuille ou de la tréso-
rerie disponible. Compagnie du Bois Sauvage s’est
fixée des limites en termes de montant et de durée
des options détenues et a adapté ses systèmes de
back-office et de contrôle de l’activité. Cette acti-
vité n’est exercée qu’occasionnellement.
h) Risque lié à l’établissement des états financiers
Le traitement des données est assuré
par un personnel réduit. La fiabilité et
le caractère complet de ces données
sont des éléments essentiels du travail
de l’équipe en place.
Chaque personne dispose des qualités profession-
nelles essentielles pour accomplir ses tâches. Un
« back-up » pour les activités principales existe et un
certain nombre de procédures ont été rédigées afin
d’assurer une reprise rapide en cas d’absence d’une
personne. Les états financiers consolidés font l’objet
de revue à différents niveaux avant leur publication.
Le Conseil d’administration approuve les modifica-
tions des principes et méthodes comptables appli-
cables dans le Groupe et leur conformité avec les
normes IFRS.
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
i) Risque de fraude et de délégation de pouvoir
Une fraude au niveau du personnel, un
non-respect des pouvoirs de signature
ou une usurpation d’identité pourrait
entraîner une perte financière et nuire
à l’image de la Société.
La séparation des tâches et la double signature
constituent les principes de base dans le Groupe.
Une documentation reprenant les pièces justifica-
tives adéquates sert de support aux opérations.
Le principe de double approbation et de double
contrôle est d’application.
j) Risque lié au non-respect de la règlementation et de la législation
L’évolution de la législation et des règle-
mentations (y inclus les aspects fis-
caux) ou le non-respect par la Société
de celles-ci pourraient avoir un impact
sur la rentabilité du Groupe et sur son
image. Ce risque est accentué par la
multiplication des nouvelles législations
Européennes y inclus « la Corporate
Sustainability
Reporting
Directive »
(CSRD), la réglementation contre la
déforestation (EUDR) et la nouvelle
directive pour adresser les risques asso-
ciés à la cybersécurité (NIS2).
Le Groupe est particulièrement attentif à respec-
ter et à anticiper l’évolution des règlementations et
législations applicables. Un suivi spécifique est réa-
lisé avec les participations concernées pour assurer
la mise en conformité avec les nouvelles législations
y inclus en particulier la CSRD et
l’EUDR. Le traite-
ment des opérations particulières non récurrentes
fait l’objet d’une analyse spécifique avec notamment
la consultation du commissaire ou d’autres per-
sonnes spécialisées.
k) Risque lié au système informatique
Le risque d’intrusion externe dans le
système informatique du Groupe pour-
rait engendrer le vol ou la destruction
des données. Ainsi, les risques associés
à la cybersécurité font l’objet d’une éva-
luation et d’un suivi spécifique dans le
cadre également de la mise en confor-
mité avec la NIS2.
Le Groupe a mis en place de nouveaux outils infor-
matiques afin de contrer les intrusions externes au
réseau. De plus, la politique des mots de passe a
été mise à jour. Le Groupe a également dispensé de
courtes formations sur les principaux risques infor-
matiques y inclus les risques associés à l’hameçon-
nage. Le plan de mise en conformité avec la légis-
lation NIS2 fait l’objet d’une évaluation régulière à
travers, entre autre, du comité d’audit et de ges-
tion des risques.
l) Risques Géopolitiques
Au vu des incertitudes associées au
contexte géopolitique global, une atten-
tion particulière est apportée à l’éva-
luation, au suivi et l’atténuation de ces
risques au niveau de Compagnie du
Bois Sauvage et de ses participations.
La situation politique en Equateur conti-
nue à faire l’objet d’une évaluation spé-
cifique au vu du personnel et des appro-
visionnements du Pôle chocolat qui y
sont associés.
L’impact du contexte géopolitique global fait l’ob-
jet d’une évaluation périodique à travers en parti-
culier du suivi des prévisions de croissance, d’infla-
tion et des coûts d’énergie. Au niveau de la situation
en Equateur, des actions ont été initiées en priorité
pour garantir la sécurité du personnel. Quant aux
risques associés aux approvisionnements en fèves
de cacao, des stocks ont été constitués pour limiter
ce risque et des sources d’approvisionnement alter-
natives sont possibles. Des actions complémen-
taires seront entreprises si l’évolution de la situa-
tion l’exige.
m) Risques Associés au changement climatique
Au niveau de Compagnie du Bois
Sauvage, le changement climatique a
un impact important principalement
sur l’évolution du cadre réglementaire
à travers la mise en place de la taxo-
nomie au niveau européen et du plan
d’implémentation de la « Corporate
Sustainability Reporting Directive ». Au
niveau des opérations associées au Pôle
chocolat principalement, le changement
climatique a un impact sur le rendement
des récoltes de cacao. Plus d’informa-
tions sont fournies sur les détails de ces
impacts dans le rapport de durabilité.
Pour appréhender le risque réglementaire, un plan
d’implémentation de la CSRD a été mis en place par
Compagnie du Bois Sauvage pour les entités entrant
dans le périmètre d’application et un suivi est réa-
lisé par le Comité d’audit pour Compagnie du Bois
Sauvage et les participations entrant dans le champs
d’application. Un système de veille de la taxono-
mie et de l’évolution de la législation a ainsi été mis
en place pour mieux en anticiper ses effets pour
Compagnie du Bois Sauvage et ses participations.
Au-delà des aspects réglementaires, l’impact du
changement climatique fait l’objet d’un suivi régulier
au niveau du Conseil d’administration de Compagnie
du Bois Sauvage et de ses participations afin de pou-
voir contribuer à son atténuation. Au niveau opé-
rationnel, afin de faire face aux risques climatiques,
un plan de transition a été établi par le Pôle choco-
lat. Ce plan de transition est détaillé dans le rapport
de durabilité.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
20
21
n) Risques systémiques
Dans le cadre de la mise en conformité
avec la CSRD, les risques systémiques
ont été évalués. Ces risques englobent
certains risques spécifiques déjà identi-
fiés dont les risques associés au dérègle-
ment climatique, à la cybersécurité et la
perturbation des chaines d’approvision-
nement énergétique et de matières pre-
mières en particulier.
Pour adresser les risques systémiques, des plans de
résilience ont été initiés. Ces plans intègrent en par-
ticulier la diversification des sources d’approvision-
nement et les plans de restauration des systèmes
informatiques. Plus d’informations concernant ces
plans sont également intégrées dans le rapport
de durabilité.
Tous ces risques sont examinés et mesurés semestriellement par le Comité d’audit et de gestion
des risques.
4.6.3.
Information et communication
La publication de l’information financière se fait selon le
schéma de publication légal suivi et établi par le Directeur
Général et/ou le Directeur Financier. Les informations pério-
diques publiées sont revues préalablement par le Comité
d’audit et de gestion des risques, et approuvées par le
Conseil d’administration.
Le maintien, la mise à jour et la protection de l’accès aux
données et aux programmes informatiques font l’objet d’un
contrat avec des prestataires de service. La sauvegarde des
données informatiques se fait quotidiennement en externe.
4.6.4.
Pilotage et surveillance
La surveillance des différentes activités de gestion de
Compagnie du Bois Sauvage est renforcée par le travail du
Comité d’audit et de gestion des risques, notamment au tra-
vers des travaux spécifiques de supervision des systèmes
de gestion des risques et de contrôle interne. Le Directeur
Général, entre autres, dispose quotidiennement de différents
rapports sur l’état et l’évolution des avoirs, dettes et engage-
ments de la Société.
Lors de sa réunion du 29 novembre 2019, le Comité d’audit et
de gestion des risques a instauré la mise en place de la fonc-
tion d’audit interne non-indépendante, afin de s’assurer de la
bonne exécution des activités de contrôle.
4.7. Actionnariat
4.7.1.
Information aux actionnaires
Le site internet de la Société (www.bois-sauvage.be) est régu-
lièrement mis à jour afin d’assurer une meilleure information
des actionnaires leur permettant d’exercer au mieux leurs
droits. Le site a fait l’objet d’une mise à jour complète en 2024.
L’Actif Net Réévalué de l’action y est rendu public semes-
triellement à l’occasion des communiqués relatifs aux résul-
tats semestriels et annuels. Dans ce cadre, Compagnie du Bois
Sauvage rappelle aux investisseurs que le calcul de l’Actif Net
Réévalué est sujet aux incertitudes et aux risques inhérents
à ce genre d’évaluation et ne constitue pas une mesure de la
valeur actuelle ou future des actions de la Société.
04. Déclaration de gouvernance d’entreprise
Poursuivant la politique de transparence de la Société, le pré-
sent rapport détaille à la section 6 la composition du porte-
feuille consolidé au 31 décembre 2025.
Compagnie du Bois Sauvage est cotée sur Euronext Brussels.
La Société fait partie de l’indice BEL Mid, dont les valeurs sont
sélectionnées sur la base de critères de liquidité et de capitalisa-
tion boursière flottante.
Depuis 2004, la Société a mandaté la Banque Degroof Petercam
pour améliorer la liquidité du titre en Bourse. Cela permet à
l’action Compagnie du Bois Sauvage d’être cotée en continu sur
la plateforme Euronext Brussels, offrant la possibilité aux inves-
tisseurs de traiter à tout moment de la journée sans contrainte
de liquidité.
Le nombre de titres émis est de 1.604.406 au 31 décembre
2025 (dont 1.334 détenus en propre). Le nombre d’actions
« fully diluted » est aussi de 1.604.406 au 31 décembre 2025.
Le volume annuel de titres traités en 2025 a été de 119.659.
Le volume moyen journalier a été de 486 en 2025 contre 702
en 2024.
Les banques Degroof Petercam et KBC Securities publient
régulièrement des analyses sur la Société ; celles-ci sont dispo-
nibles auprès de la Société.
4.7.2.
Structure de l’actionnariat
Les actionnaires principaux de Compagnie du Bois Sauvage SA,
lui ont adressé, le 11 décembre 2025, une mise à jour de la
notification reprenant les actions détenues à la date du 1
er
 sep-
tembre 2025. Au 31 décembre 2025, aucune autre notifica-
tion n’a été reçue. Tenant compte notamment de la notification
précitée, qui a également été adressée à
l’Autorité des ser-
vices et marchés financiers (FSMA), et de l’opération d’annula-
tion de 14.587 actions propres acquises par Compagnie du Bois
Sauvage SA entre le 25 novembre 2024 et le 21 novembre 2025
(opération réalisée par acte notarié du 18 décembre 2025), la
structure de l’actionnariat est la suivante :
Situation au 31 décembre 2025
Dénominateur pris en compte : 1.604.406, qui tient compte de
l’annulation des actions propres réalisée par Compagnie du Bois
Sauvage le 18 décembre 2025.
Détenteurs de droits
de vote
Nombre de
droits de vote
% des droits
de vote
Mme Guy Paquot
(née Nicole Thys)
1.720
0,107 %
Fingaren SRL
92.411
5,760 %
Entreprises et Chemins de
Fer en Chine SA
748.572
46,657 %
Total
842.703
52,524 %
Les détenteurs des droits de vote ayant fait la notification
ci-dessus ont déclaré répondre aux critères de dispense pré-
vus à l’article 2 :14 du CSA concernant l’obligation de lancer une
offre publique d’acquisition.
La famille Paquot contrôle la société Fingaren SRL qui contrôle
la société Entreprises et Chemins de Fer en Chine SA (ECFC).
Toutes les sociétés mentionnées ont leur siège à 1000 Bruxelles,
rue du Bois Sauvage 17.
La Société n’a pas connaissance de l’existence de pactes d’ac-
tionnaires ou d’administrateurs qui puissent entraîner des res-
trictions au transfert de titres et/ou à l’exercice du droit de vote.
4.7.3.
Relation avec l’actionnaire principal
Entreprises et Chemins de Fer en Chine est une société patri-
moniale inscrite au marché expert market et dont la mission
principale est d’assurer la stabilité de l’actionnariat du Groupe.
Fingaren, société patrimoniale privée, détient au 31 décembre
2025, 99,63 % d’Entreprises et Chemins de Fer en Chine.
Compagnie du Bois Sauvage et Entreprises et Chemins de Fer
en Chine ont deux administrateurs communs : Valérie Paquot
et Marie-Noël Paquot.
À l’exception de contrats de location de bureaux et de pres-
tation de services, il n’existe aucune convention entre ces
trois sociétés. Aucune rémunération, avantage, frais de gestion
ou autre n’est payé par Compagnie du Bois Sauvage ou l’une
de ses filiales à Entreprises et Chemins de Fer en Chine ou
Fingaren (voir aussi note 28 du présent Rapport annuel). Les
prestations de services faites par Compagnie du Bois Sauvage
ou une de ses filiales pour « Entreprises et Chemins de Fer en
Chine » et « Fingaren » leur sont refacturées.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
22
23
5.
Organigramme du Groupe et principales participations
au 31/12/2025
VINVENTIONS
14,47 %
NOËL
GROUP
27,30 %
INDUSTRIE & SERVICES
IMMOBILIER
MEREP 3
7,76 %
PIANO FORTE
40 %
MONIUSZKI
70 %
CHMIELNA
50 %
FIDENTIA
BELUX OFFICES
34,14 %
FRI 2
5,68 %
ECUADORCOLAT
27,73 %
ARTISTA
CHOCOLATES
75,81 %
PRAÇA
DE ESPANHA I
50 %
PRAÇA
DE ESPANHA II
50 %
PLAINE 17
65 %
EAGLESTONE
30 %
ESCH 404
15 %
NEUHAUS
100 %
CORNÉ
PORT-ROYAL
100 %
JEFF DE
BRUGES
66 %
CHOCOLAT
IMOLINA
100 %
BERENBERG
BANK
11,40 %
UMICORE
1,60 %
VALIANCE
4,14 %
SERENDIP
32,29 %
GALACTIC
14,50 %
FUTERRO
20,77 %
NOOSA
20,67 %
MAASH
25,85 %
SURONGO
DEUTSCHLAND
100 %
PARFINA
100 %
SURONGO
AMERICA
99,99 %
05. Organigramme du Groupe et principales participations
6.
Activités de l’exercice
Composition du portefeuille consolidé de Compagnie du Bois Sauvage
Actif Net Réévalué au 31 décembre 2025
Participations (en EUR 1.000)
31/12/25
Participations cotées
85.824
Umicore
70.835
Ageas
11.230
Syensqo
0
Solvay
815
BNP Paribas Fortis
2.945
AB Inbev
0
Orange
0
Engie
0
Participations Private Equity
597.262
Pôle chocolat
509.231
Berenberg
50.658
Noel Group - Vinventions
4.255
Galactic - Futerro
26.759
Other private
6.358
Participations (en EUR 1.000)
31/12/25
Immobilier
183.349
Eaglestone
57.494
Fidentia Belux Offices
39.867
FRI2
13.638
Merep 3
11.364
Praça de Espanha (Po)
15.191
Esch 404 (Lux)
13.518
Chmielna (Pl)/Piano Forte/Moniuszki
15.620
Site Bois Sauvage
10.982
Immobilier US
4.918
Autres immobilier
757
Participations (en EUR 1.000)
31/12/25
Portefeuille
866.434
Trésorerie et équivalent de trésorerie (*)
39.227
Endettement brut (*)
-20.831
Autres nets (*)
1.866
Actif Net Réévalué
886.696
Valeur nette par action (EUR)
552,66
Nombre d'actions (hors actions propres)
1.604.406
(*) hors Groupe Chocolat repris dans la juste valeur
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
24
25
Trésorerie consolidée de
Compagnie du Bois Sauvage
Au 31 décembre 2025
(en EUR 1.000)
2025
Trésorerie consolidée (hors actions de trésorerie et Pôle chocolat)
39.227
Trésorerie (Pôle chocolat)
34.261
Total
73.488
06. Activités de l’exercice
Pôle chocolat
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
26
27
6.1. Pôle chocolat
Acteur important de la chocolaterie belge haut de gamme
Les principales marques du Groupe sont
Neuhaus
(www.neuhaus.be) et
Jeff de Bruges
(www.
jeff-de-bruges.com) qui font plus de 95 % du chiffre d’affaires du Pôle chocolat.
Corné Port-Royal
(www.corneportroyal.com) et
Artista Chocolates
(www.artistachoc.be) se partagent le restant.
Dans le contexte de recentrage stratégique, le renforcement du Pôle chocolat constitue un axe
prioritaire de création de valeur pour le Groupe. Compagnie du Bois Sauvage a annoncé le 5 mars
2026
l’acquisition des 34 % restants du capital de Jeff de Bruges, devenant ainsi actionnaire unique
de la société.
Consolidation audités (IFRS)
(en millions EUR)
31/12/2025
31/12/2024
31/12/2023
Chiffre d'affaires
304,9
283,6
265,8
EBITDA hors IFRS16 (*)
56,2
54,0
49,6
Résultat net part du Groupe
23,0
20,5
18,7
Total Bilan
331,9
306,7
279,09
Trésorerie
34,3
30,2
39,6
Dette
30,0
29,0
19,2
% Intégration
100%
100%
100%
(*) Les EBITDA sont calculés hors impact des ajustements IFRS 16 y compris pour les années antérieures.
Les EBITDA historiques ont été restatés en conséquence.
Neuhaus
Neuhaus reste une référence dans le monde du chocolat belge de qualité, solidement ancré dans
un héritage remontant à 1857, lorsque Jean Neuhaus ouvrit sa première boutique à la Galerie de la
Reine à Bruxelles et que son petit-fils inventa la praline belge en 1912. Depuis ce site phare histo-
rique, qui continue d’incarner le savoir-faire de la marque et son savoir-faire belge, Neuhaus s’est
développée en une marque reconnue internationalement avec plus de 800 points de vente dans
le monde et produisant plus de 500 millions de pralines dans son atelier à Vlezenbeek (Belgique).
2025 s’est avérée être une année de ce que l’entreprise appelle en interne une « tempête parfaite ».
Les prix du cacao très volatils, l’incertitude géopolitique persistante et l’introduction de tarifs à
l’importation affectant l’une des principales régions de croissance de Neuhaus, les États-Unis, ont
entraîné un environnement opérationnel particulièrement difficile. Malgré ces conditions, Neuhaus
a continué à privilégier les investissements tournés vers l’avenir, une forte orientation client et le
renforcement des fondations de l’entreprise, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel, afin de
soutenir la résilience à long terme.
La mission de Neuhaus reste inchangée : offrir le meilleur du chocolat belge aux clients du monde
entier, portée par une attention constante à la qualité et à l’innovation. Cette mission est soute-
nue par quatre piliers stratégiques : un fort accent sur la qualité et l’innovation des produits, le
développement accru de la notoriété de la marque sur les canaux physiques et numériques, une
mentalité profondément centrée sur le client, et la mise en œuvre de processus clairs et efficaces.
Livre en chocolat Aéroport Bruxelles-Zaventem
06. Activités de l’exercice
Crédit photo Neuhaus
Ces fondations doivent également être comprises de manière
très concrète, car elles se traduisent par des investissements
ciblés visant à étendre et à assurer la sécurité du site de pro-
duction sur le long terme. En 2025, Neuhaus a continué à ren-
forcer ces piliers malgré un contexte économique complexe
et incertain.
Tout au long de 2025, Neuhaus a continué d’enrichir son offre
grâce à de nouvelles collections aux saveurs et textures raffi-
nées, ainsi qu’à des partenariats sélectionnés qui contribuent
à une expérience de marque différenciée. Des collaborations
saisonnières, comme la Saint-Valentin avec le chef Mallory
Gabsi et Les Savoureux avec le chef étoilé Michelin Tim Boury,
illustrent comment Neuhaus allie l’artisanat chocolaté à la gas-
tronomie belge. De plus, une forte attention a été portée aux
cadeaux, avec des boîtes cadeaux soigneusement conçues posi-
tionnées comme une offre pertinente et premium pour une
large gamme d’occasions et de gammes de prix, tout en répon-
dant à la préférence croissante des consommateurs pour des
alternatives cadeaux plus réfléchies, produites localement et
moins alcoolisées.
Parallèlement, Neuhaus a encore étendu sa présence commer-
ciale. La société a ajouté de nouveaux partenariats avec des com-
pagnies aériennes, ouvert de nouvelles boutiques en Belgique et
au Luxembourg, et est également entrée sur le marché jorda-
nien. Aux États-Unis également, Neuhaus a ouvert quatre nou-
velles boutiques, et ces ouvertures, ainsi que de nouveaux par-
tenariats, reflètent l’engagement continu de l’entreprise envers
ce marché malgré l’introduction de tarifs à l’importation. Cette
approche s’inscrit dans les ambitions à long terme de Neuhaus
pour la région et son intention de développer davantage sa pré-
sence de manière structurée et mesurée, en tant que référence
pour le chocolat belge.
L’orientation client a continué de se traduire par un haut niveau
d’engagement et de fidélité. La satisfaction client a atteint un
nouveau niveau record, avec le Net Promoter Score (NPS) qui
a encore augmenté à 88. Si ce résultat confirme la force de la
marque et de l’expérience client, Neuhaus reste concentrée sur
l’amélioration continue, reconnaissant que maintenir des stan-
dards élevés exige un effort continu. La communauté Neuhaus
Insider a continué de croître jusqu’à 900.000 clients, appro-
chant rapidement le cap du million de clients fidèles. Cette com-
munauté en expansion fournit des informations précieuses et
soutient le développement d’une stratégie centrée sur les don-
nées sur le client. En 2025, Neuhaus a également organisé de
nouveaux panels « Insider », créant des moments dédiés de dia-
logue qualitatif avec les clients afin d’affiner davantage l’expé-
rience de la marque.
Sur le plan opérationnel, 2025 a marqué une étape impor-
tante dans le parcours d’industrialisation de Neuhaus. La nou-
velle ligne de moulage a été mise en service avec succès comme
un élément clé du programme d’industrialisation plus large.
Après une phase de tests et de formation approfondie ainsi que
des premières séries de production, la ligne sera pleinement
opérationnelle en 2026, contribuant à une capacité accrue, à
une meilleure cohérence qualité et à une meilleure efficacité
opérationnelle, tout en réduisant les déchets de production.
Afin d’optimiser l’utilisation de cette capacité supplémentaire,
Neuhaus a continué à développer des partenariats de marque
privée sélectionnés très performants. Parallèlement, l’entre-
prise a lancé la nouvelle phase de sa feuille de route d’industria-
lisation, avec le lancement de projets visant à automatiser les
lignes de cuisson et de pliage. Ces investissements visent à sou-
tenir la demande croissante des Pralines Irrésistibles embléma-
tiques de Neuhaus, tant aujourd’hui que dans les années à venir.
De plus, plusieurs autres initiatives sont actuellement à l’étude
ou en cours d’exécution, créant une base solide pour des amé-
liorations supplémentaires de la productivité, de la qualité et du
volume à partir de 2026.
En 2025, Neuhaus a également lancé la mise en œuvre d’un
nouveau système ERP. Ce projet s’inscrit dans le quatrième
pilier stratégique des processus simples et efficaces et est conçu
pour soutenir davantage l’intégration opérationnelle, la qualité
des données et la scalabilité à l’échelle de l’organisation.
Du point de vue de l’approvisionnement et des coûts, les mar-
chés des matières premières sont restés volatils tout au long de
l’année. Alors que les prix du cacao ont montré une tendance
à la baisse au second semestre 2025, d’autres ingrédients clés,
comme les noix, ont continué à subir des niveaux de prix éle-
vés. En conséquence, l’impact positif potentiel de la baisse des
prix du cacao sur la rentabilité devrait devenir visible progres-
sivement au cours de 2026. Grâce à une stratégie de couver-
ture bien établie, à la diversification des approvisionnements et
à des améliorations continues d’efficacité, Neuhaus a pu gérer
ces conditions de manière disciplinée et résiliente.
Collection Les Savoureux
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
28
Crédit photo Neuhaus
29
La durabilité chez Neuhaus est une base qui traverse tous les
aspects des opérations et de la prise de décision de l’entre-
prise. Les clients considèrent de plus en plus les pratiques res-
ponsables comme acquises, et Neuhaus aborde la durabilité en
conséquence. En 2025, des progrès concrets ont été réalisés
dans plusieurs domaines, notamment la réduction des déchets
et l’efficacité énergétique en production, des choix d’embal-
lages plus durables et une transparence accrue sur l’ensemble
de la chaîne de valeur. Un accent continu sur la sécurité et le
bien-être des employés est resté central, la Journée de la famille
organisée en avril constituant un moment clé de connexion
et d’engagement. Neuhaus a également continué à communi-
quer de manière plus active et transparente sur les sujets de
durabilité et à dialoguer avec les parties prenantes clés, y com-
pris les fournisseurs. Dans ce contexte, une nouvelle Journée
des Fournisseurs a été organisée pour clarifier davantage les
valeurs, attentes et ambitions partagées, notamment dans le
domaine de la durabilité.
Malgré les nombreux défis rencontrés en 2025, l’entreprise
a enregistré une croissance des ventes à deux chiffres et une
nette amélioration de
l’EBITDA opérationnel, soutenue par
une performance solide dans l’ensemble de ses unités commer-
ciales. Malgré la pression continue due à la hausse des prix du
cacao, le fonds de roulement est resté bien contrôlé tout au
long de l’année.
En regardant vers l’avenir, Neuhaus reste concentré sur l’équi-
libre entre ambition et discipline. Des gains de productivité
continus, une automatisation accrue et des investissements
industriels, combinés à une attention soutenue à la valeur client,
seront essentiels pour gérer les pressions de coûts et soute-
nir le développement à long terme. Dans un environnement
encore incertain, Neuhaus poursuit sa vision à long terme : ren-
forcer sa position de fabricant emblématique belge de pralines
avec un modèle économique durable et résilient.
Corné Port-Royal
(CPR) bénéficie des gains d’efficacité et des initiatives d’indus-
trialisation mises en œuvre par
Neuhaus dans la production, qui
soutiennent sa performance opé-
rationnelle. La marque continue
de se concentrer fortement sur
les touristes, en particulier à l’aé-
roport de Bruxelles, où les efforts
sont intensifiés pour défendre et
accroître sa part de marché. Un
élément clé de cette approche est
l’élargissement de la gamme pour
enfants, avec notamment de nou-
veaux coffrets cadeaux, afin d’élargir l’offre pour les clients à
la recherche de cadeaux attrayants pour un public plus jeune.
Jeff de Bruges
En 2025, le Groupe Jeff de Bruges poursuit une dynamique de
croissance solide dans l’univers du chocolat premium accessible,
porté par un réseau de plus de 500 magasins spécialisés qui
constitue le cœur de son modèle. Le chiffre d’affaires conso-
lidé s’élève à 195 millions EUR, et le total de l’enseigne dépasse
315 Millions EUR. En 2025, les résultats se situent à un niveau
très satisfaisant et poursuivent leur progression.
Leader sur son segment en France
, l’enseigne s’appuie
sur une marque reconnue et appréciée des consommateurs,
ainsi que sur une performance économique robuste. L’activité
repose sur trois secteurs complémentaires — cadeaux de cho-
colats, glaces et dragées — qui assurent une présence forte
sur l’ensemble des temps de consommation et des moments
de vie. Cette stabilité permet au groupe d’investir sereinement
dans les transformations essentielles à son avenir : la maîtrise
de sa filière cacao, l’expansion de son réseau, la modernisation
de ses opérations et l’intégration des enjeux RSE au cœur de
sa stratégie.
Nouvelle boutique à New York
Assortiment Corné
Port-Royal
Boutique Jeff de Bruges
06. Activités de l’exercice
Crédit photo Neuhaus
Crédit photo Neuhaus
Crédit photo Neuhaus
La stratégie d’intégration verticale
, engagée ces der-
nières années avec l’acquisition de plantations en Équateur, ren-
force la résilience du groupe face à la volatilité du marché du
cacao. En sécurisant sa matière première, Jeff de Bruges garan-
tit une qualité constante, une
traçabilité renforcée et une
disponibilité
maîtrisée
des
volumes.
Cette
approche
Bean to Bar constitue désor-
mais un avantage compéti-
tif déterminant : elle permet
de préserver l’accessibilité du
premium dans un contexte de
tensions croissantes sur les
approvisionnements, tout en
affirmant un positionnement
distinctif sur le marché.
Le développement du réseau
demeure un moteur clé de
croissance. Jeff de Bruges ambitionne d’accroître sa présence
en France et à l’international. Cette expansion s’appuie sur un
modèle éprouvé, combinant magasins en propre et franchises,
et sur une expérience client fondée sur la qualité, la proximité
et la cohérence de l’offre.
L’objectif est clair : renforcer la visibilité de la marque, capter de
nouveaux publics et consolider son leadership sur le segment du
chocolat premium accessible.
En parallèle, le groupe accélère sa transformation
digitale
, avec une approche à 360°. Le déploiement d’un nou-
vel ERP modernise la logistique et les processus métiers, tandis
que de nouveaux outils agiles et évolutifs sont mis à disposition
des magasins pour améliorer le pilotage de leur performance.
Des solutions dédiées à la connaissance client permettent
également d’affiner l’analyse des comportements d’achat et
d’enrichir la relation commerciale. Cette transformation vise à
rendre l’organisation plus réactive, plus connectée et plus per-
formante, au service de l’expérience client comme de l’effica-
cité opérationnelle.
Depuis plusieurs années, Jeff de Bruges structure
une démarche RSE ambitieuse
, articulée autour d’engage-
ments sociaux, environnementaux et de gouvernance. Le pro-
gramme interne « Jeff c’est nous ! » renforce la qualité de vie au
travail, l’engagement et la montée en compétences des colla-
borateurs, considérés comme un pilier essentiel de la perfor-
mance collective. Sur le plan environnemental, les efforts se
concentrent sur la réduction de l’empreinte carbone, l’améliora-
tion continue des pratiques agricoles et industrielles, et la pro-
motion d’une filière cacao plus durable. La gouvernance RSE,
renforcée en 2025, garantit transparence, éthique et responsa-
bilité dans l’ensemble des décisions du groupe.
Dans ce contexte, cinq axes stratégiques structurent
la trajectoire du groupe :
■
Engagement RSE et positionnement de marque
■
Un collectif fort, fondé sur l’intelligence partagée et la
performance de groupe
■
Désirabilité, innovation et renforcement du
positionnement de Jeff de Bruges
■
Développement du marché domestique et
déploiement international
■
Excellence opérationnelle et transformation digitale
En 2026, Jeff de Bruges poursuit son histoire : consolider ses
acquis, accélérer les transformations engagées et démontrer
sa capacité à conjuguer performance économique, excellence
opérationnelle et responsabilité. Cette ambition s’appuie sur un
réseau solide, une marque forte et une stratégie claire, résolu-
ment tournée vers l’avenir.
Artista Chocolates
L’exercice 2025 s’est inscrit dans un contexte économique et
sectoriel particulièrement exigeant pour Artista Chocolates.
Malgré ces défis, la société est parvenue à enregistrer une crois-
sance solide de son chiffre d’affaires, en augmentation de 12,5 %.
Chocolatier et cacaoculteur
Étalage dans boutique Jeff de Bruges
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
30
Crédit photo Jeff de Bruges
Crédit photo Jeff de Bruges
31
Cette performance positive intervient après une année 2024
marquée par une hausse sans précédent du prix du cacao,
lequel a triplé sur les marchés internationaux. Cette évolution
a entraîné une attitude plus prudente de la part des clients,
confrontés à un ralentissement de la demande des consom-
mateurs finaux. En conséquence, une baisse des volumes a été
observée, principalement au premier semestre 2025.
La situation s’est toutefois net-
tement améliorée au cours du
second semestre 2025, durant
lequel Artista Chocolates a
renoué avec une croissance
des volumes. Cette reprise est
essentiellement attribuable au
lancement de nouvelles inno-
vations produits, développées
en réponse à la tendance émer-
gente et très porteuse de la
chocolaterie inspirée de Dubaï.
Ces innovations ont rencontré
un vif succès auprès des clients
et ont représenté 10 % du
chiffre d’affaires annuel réalisé
en 2025, confirmant la capacité
de la société à anticiper et capter les évolutions du marché.
Parallèlement à cette dynamique commerciale, Artista
Chocolates a également réalisé une progression significative de
sa productivité, en hausse de 4 % sur l’exercice. Cette amélio-
ration repose sur l’engagement et le professionnalisme d’une
équipe de 46 collaborateurs, dont la motivation et l’expertise
constituent un levier essentiel de la performance opérationnelle
de l’entreprise.
En matière de durabilité, l’année 2025 a marqué une étape
importante. Le parc de véhicules de société a été entièrement
converti à l’électrique, réduisant ainsi l’empreinte carbone des
activités. De plus, l’installation d’un nouveau système de pilo-
tage sur l’une des lignes de production devrait permettre une
diminution de la consommation d’électricité, contribuant à une
production plus efficiente et responsable.
Ecuadorcolat
Le groupe détient depuis plusieurs années une participation de
28 % (y inclus la part détenue par Jeff de Bruges intégrée pro-
portionnellement) dans la société équatorienne Ecuadorcolat.
Cette société possède actuellement près de 1.500 ha de terres
agricoles principalement plantées de cacaoyers dont la pro-
duction de fèves de cacao sert exclusivement à approvision-
ner ses actionnaires. Afin de faire face à l’augmentation des prix
du cacao et de réduire la dépendance aux approvisionnements
extérieurs, le groupe a fait l’acquisition d’une parcelle supplé-
mentaire de 185 ha en 2025.
Les objectifs principaux sont d’assurer l’approvisionnement du
groupe mais également de répondre à une préoccupation forte
de maîtrise de la qualité et de respect autant environnemental
que sociétal. Les investissements en vue d’améliorer les condi-
tions de travail, le respect environnemental et la qualité des
produits ainsi que la régénération des plantations ont été ren-
forcés en conformité avec la stratégie du groupe (il est fait réfé-
rence aux détails communiqués dans le rapport CSRD).
Attentif à la satisfaction de ses clients, le Pôle chocolat, au tra-
vers de ses différentes marques, veille à la constante améliora-
tion de la qualité de ses produits.
L’amélioration de la productivité et la croissance des diffé-
rents réseaux de distribution restent les principaux défis de
2026 suite à l’augmentation des prix du cacao en particulier.
Préparation des chocolats
Dubai
Préparation des Juliettes
Vue aérienne de la plantation
06. Activités de l’exercice
Crédit photo Artista
Crédit photo Artista
Crédit photo Ecuadorcolat
Industrie et services
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
32
Site de Hoboken
Berenberg Bank
33
6.2. Industrie et services
BERENBERG BANK
La Banque Berenberg est la plus ancienne banque privée d’Allemagne (1590) et la seconde plus
ancienne banque du monde.
La banque a trois domaines d’activité principaux :
■
La banque d’investissement. Plus de 90 analystes couvrant plus de 800 sociétés fournissent
des services de conseil et d’investissement sur les marchés financiers.
■
Le corporate banking. Berenberg fournit des conseils aux sociétés de moyenne taille qui
souhaitent s’orienter vers les marchés des capitaux. Elle offre des conseils stratégiques dans
des secteurs tels que le transport maritime, l’énergie, l’infrastructure et l’immobilier.
■
La gestion des actifs. Une équipe d’analystes et d’experts en gestion pratiquent des conseils
ou gèrent des actifs financiers en direct ou à travers des fonds.
À la date de la publication de notre rapport, l’audit annuel est toujours en cours. Une mise à jour
sera partagée lors de la publication semestrielle de nos résultats.
UMICORE
Umicore a pour stratégie d’être un leader incontesté en matériaux destinés à la mobi-
lité propre et en recyclage, grâce à son offre technologique de produits et de procé-
dés, associée à son approche en boucle fermée et à son approvisionnement durable.
(www.umicore.be).
L’année 2025 a marqué un tournant impor-
tant pour Umicore. En mars, la société a
lancé sa stratégie CORE, axée sur le renfor-
cement de son leadership dans ses activités
fondamentales tout en libérant davantage
leur fort potentiel de génération de trésore-
rie. Parallèlement, Umicore poursuit la mise
en place de Battery Cathode Materials pour
la récupération de valeur. Grâce à la bonne
performance de ses activités de base et au
déploiement réussi de la stratégie CORE,
Umicore a obtenu de solides résultats tout
au long de l’année 2025.
Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 3,6 milliards d’euros, en hausse de 3 % par rapport à 2024.
L’EBITDA ajusté a augmenté de 11 % par rapport à 2024 et s’est élevé à 847 millions d’euros, avec
une marge solide de 24,0 %.
L’EBIT ajusté s’est établi à 579 millions d’euros, en hausse de 21 %
par rapport à l’année précédente. La discipline en matière de capital est restée rigoureuse, les
dépenses d’investissement étant limitées à 310 millions d’euros en 2025. L’évolution positive des
bénéfices d’une année sur l’autre est principalement due à l’amélioration des performances sous-
jacentes dans un contexte favorable des prix des métaux, stimulée par des mesures d’efficacité qui
ont permis de compenser presque entièrement les effets négatifs des fluctuations défavorables des
taux de change et de l’inflation.
Umicore - Comptes consolidés (IFRS)
(en millions EUR)
31/12/2025
31/12/2024
31/12/2023
Revenus (hors métaux)
3.562
3.461
3.876
EBIT récurrent
579
478
674
Résultat net Groupe
385
-1.480
385
% de participation économique
(1)
1,60 %
1,60 %
1,60 %
(1) Hors détention actions propres par l’entreprise
06. Activités de l’exercice
Crédit photo Umicore
Crédit photo Berenberg
Le groupe a maintenu un bilan solide, terminant l’année avec
une dette nette de 1,4 milliard d’euros (1,60 x EBITDA des
douze derniers mois). Le ROCE s’est élevé à 15,7 %, reflétant
l’augmentation des bénéfices et la discipline en matière de capi-
tal mentionnées ci-dessus. Fort de la mise en œuvre de la stra-
tégie CORE en 2025, le groupe aborde cette nouvelle année
avec des bases plus solides.
En continuant à mettre l’accent sur la discipline en matière d’in-
vestissement, la génération de trésorerie et l’efficacité, Umicore
prévoit de progresser encore dans la réalisation de ses objectifs
stratégiques en 2026.
NOËL GROUP
Société holding américaine, spécialisée dans l’extrusion de maté-
riaux synthétiques et biosourcés et dans la transformation de
mousses techniques et structurelles, organisée autour de trois
principaux pôles d’activité :
La société Nomaco Inc (filiale à 100 %) (www.nomaco.com),
incluant les joints d’expansion en mousse basse densité, les pro-
fils en mousse extrudée pour les marchés de l’emballage, de l’in-
dustrie du meuble, du sport et l’introduction de mousses spé-
cialisées pour l’isolation phonique et thermique.
La société Herc LLC (filiale à 100 %) qui propose des solu-
tions innovantes à partir de mousses structurelles comme alter-
natives avantageuses aux planches faites à base de bois. Cette
technologie avec ses produits entièrement recyclables, présente
l’avantage d’être beaucoup plus légère tout en offrant une résis-
tance structurelle supérieure.
La société Vinventions S.A. (www.vinventions.com), producteur
et fournisseur le plus complet de solutions de fermeture de
bouteilles et de services de conseil aux vignerons, présente sur
cinq continents.
Dans le cadre de son recentrage stratégique, le processus de
vente de sa part dans Noël Group a été initié par Compagnie
du Bois Sauvage. Un accord a été obtenu avec Noël Group et
un groupe d’investisseurs, le groupe a été transféré sous un actif
disponible à la vente sur cette base.
GALACTIC
Société belge, historiquement productrice d’acide lactique et
de lactate à destination des marchés alimentaires, de l’industrie
et de la cosmétique, Galactic couvre l’ensemble des zones du
monde avec des sites industriels en Europe, Chine et États-Unis.
Expert en fermentation et fort d’une tradition d’innovation, la
gamme de produits continue de se diversifier vers des solu-
tions antimicrobiennes naturelles de plus en plus recherchées
par le marché.
Un nouveau CEO a été nommé à la tête du groupe afin de suc-
céder à Frédéric van Gansberghe, en la personne de Laurent
Guérindon. Dans la continuité de Frédéric, Laurent poursui-
vra la recherche d’excellence opérationnelle sur les produits
à faibles marges et la diversification via l’innovation, avec un
élément ajouté de résilience du groupe face aux risques géopo-
litiques, géoéconomiques et climatiques croissants.
FUTERRO
Futerro est une entreprise belge de chimie verte qui vise
à remplacer les plastiques traditionnels par des plas-
tiques bio-sourcés, faciles à recycler et n’émettant pas de
micro- et nano plastiques persistants dans l’environne-
ment : le PLA (acide polylactique).
Au cours de l’année 2025, Futerro a franchi plusieurs étapes
déterminantes. L’entreprise a officialisé le dépôt de ses permis
de construire et d’environnement en fin d’année. Futerro s’at-
tend à obtenir toutes ses autorisations pour l’été 2026.
Dans le prolongement de ces avancées, l’année a été également
marquée par le démarrage des études d’ingénierie détaillées.
Ces travaux permettent d’affiner les dimensions techniques de
la future bioraffinerie, d’en préciser les séquences constructives
et d’optimiser l’ensemble des choix structurants.
Laboratoire Galactic Bruxelles
Futerro, spécialiste belge de la production de PLA
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
34
Crédit photo Galactic
Crédit photo Futerro
35
Ces avancées interviennent dans un contexte politique encou-
rageant. Les orientations européennes les plus récentes, qu’il
s’agisse de la stratégie bioéconomie, des initiatives relatives aux
matériaux biosourcés ou des programmes de soutien à l’indus-
trialisation verte, reconnaissent explicitement l’importance de
développer des filières circulaires cohérentes. Futerro s’ins-
crit pleinement dans cette dynamique et a intensifié son action
auprès des institutions européennes et gouvernementales.
À titre de démonstration, en 2025, le gouvernement français a
mis en avant le projet lors du sommet « Choose-France 2025 »,
et ce dernier est désormais reconnu par la Commission euro-
péenne comme une initiative clé visant à accompagner la transi-
tion écologique de l’industrie chimique européenne.
L’année a également été marquée par une accélération des
démarches liées au financement du projet. Futerro envisage le
dépôt d’un dossier à destination de l’Innovation Fund européen
(2026). Parallèlement, la Banque Européenne d’Investissement
a officiellement apporté son soutien à travers un mécanisme
d’assistance préparatoire (PDA), venant consolider la structu-
ration du projet et témoignant de sa pertinence économique
et environnementale.
Parallèlement à son initiative française, l’entreprise a également
réaffirmé une orientation historique de son modèle de déve-
loppement : la valorisation de licences et de ses technologies.
L’organisation observe actuellement un intérêt industriel mon-
dial renouvelé pour ses procédés et produits, encouragé par
les réglementations et les politiques internationales qui favo-
risent leur essor.
MAASH
Mi-2024, dans la continuité de son investissement initial,
Compagnie du Bois Sauvage a renouvelé son soutien à Maash
en participant à une nouvelle augmentation de capital. Maash,
entreprise de biotechnologie belge fondée en 2021, est spéciali-
sée dans la production de protéines alternatives issues de cham-
pignons filamenteux, notamment la mycoprotéine LoCylia
®
.
En 2024, Maash a franchi un cap décisif dans son dévelop-
pement industriel en rachetant l’usine Metex NOOVISTA,
construite en 2020 et située à Saint-Avold, sur la plateforme
Chemesis, dans la région Grand Est en France. Grâce à cette
nouvelle infrastructure, Maash prévoit d’atteindre une capacité
de production annuelle de 200 tonnes dès 2026, puis d’assurer
un ramp-up permettant de produire 10.000 tonnes de myco-
protéine LoCylia
®
dès 2029.
Parallèlement à ces avancées industrielles, Maash a significative-
ment accéléré son développement commercial en 2024 et 2025.
Cette dynamique industrielle et commerciale a été renforcée en
septembre 2025 par l’obtention d’un soutien structurant dans
le cadre de l’appel à projets « Première Usine » de Bpifrance.
En décembre 2025, Maash a également été distinguée en rem-
portant le prix de
l’Investisseur Innovant lors de l’événement
« Meilleur Investisseur Belge », organisé par la CCI France
Belgique et Business France.
Maash maintient par ailleurs son ambition d’atteindre une capa-
cité de production annuelle de 100.000 tonnes d’ici 2035. Fort
de l’appui de ses partenaires et de l’essor de son nouveau site
industriel, l’entreprise confirme sa position de pionnière dans la
fermentation fongique et s’affirme comme l’un des acteurs clés
de la transition alimentaire en Europe.
NOOSA
NOOSA est une société belge fondée en 2019, spécialisée dans
la production et le recyclage de fibres textiles à partir de PLA,
un bioplastique renouvelable produit à partir d’acide lactique.
La fibre NOOSATM est 100 % bio-sourcée et 100 % recyclable,
grâce à sa technologie brevetée NOOCYCLETM.
L’objectif de NOOSATM est de proposer une fibre textile bio-
sourcée et recyclable afin de réduire l’impact environnemental
de l’industrie textile et revaloriser ses déchets.
Après avoir installé sa ligne d’extrusion pilote sur son site bruxel-
lois en 2024, NOOSA
®
a franchi une nouvelle étape en 2025 en
optimisant ses produits pour répondre à des applications inno-
vantes. Les textiles issus de NOOSA
®
se distinguent par leurs
propriétés techniques de haute performance, répondant aux
exigences des vêtements spécialisés et rivalisant avec les maté-
riaux synthétiques.
Usine Maash dans la Moselle (FR)
06. Activités de l’exercice
Crédit photo Maash
Sur le plan commercial, plusieurs marques ont adopté la
démarche éco-responsable « made in NOOSA
®
», à l’image
de Nikin avec ses chaussettes et bonnets 100 % recyclables.
L’entreprise s’est également illustrée en fournissant les équipe-
ments des 20 km de Bruxelles pour des organisations engagées
telles que WWF.
En 2026, NOOSA
®
se concentre sur le scale-up de son unité
européenne de recyclage, affirmant son ambition de déployer
des solutions circulaires à grande échelle. Il est à noter que
NOOSA
®
a été récompensée lors des Belgium Startup Awards
2025, confirmant son rôle de pionnier dans l’innovation durable.
L’équipe de Noosa
Crédit photo Noosa
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
36
37
06. Activités de l’exercice
Immobilier
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
38
39
6.3. Immobilier
Europe
EAGLESTONE
Eaglestone a connu un volume d’activité relativement important
dans ses différentes classes d’actifs à savoir les grands projets
logements, les résidences étudiantes et l’hôtellerie.
Le groupe développe aujourd’hui plus de 61 projets immobi-
liers en France, Belgique et Luxembourg représentant plus de
700.000 m² contribuant au développement de plus de 30 villes
dans ces trois pays.
En 2025, le chiffre d’affaires réalisé atteint 330 millions EUR.
L’exercice 2025 s’achève néanmoins sur un résultat net en perte
pour le groupe du fait de réductions de valeur prises sur certains
projets, de mesures de restructuration et de l’augmentation des
coûts de construction ainsi que des taux d’intérêt élevés.
En effet, les taux à long terme ont connu une augmentation
sur l’année 2025, ce qui a une influence négative sur la capacité
d’emprunt des clients du groupe Eaglestone.
Un rythme de vente des projets résidentiels relativement lent
par rapport à l’historique des 10 dernières années découle
également de la crise politique qu’a connu la France, et qu’a
connu également la Région Bruxelles Capitale toute l’année
2025 entraînant une incertitude sur les mesures fiscales liées
à l’immobilier.
Du côté des investisseurs institutionnels, et des opérations
de promotion de bureaux, les rendements mis en avant n’ont
pas connu la baisse nécessaire pour augmenter le volume de
transactions et le redémarrage attendu fin 2024 n’a pas eu lieu
comme espéré en 2025.
Malgré ces circonstances de marché difficiles, le groupe a réussi
à mener à bien une série de transactions importantes d’une
part, et d’autre part a mené de front le démarrage, le dévelop-
pement et l’achèvement d’une série d’opérations.
Parmi les réalisations de 2025, le groupe cite l’avancement dans
la réalisation des opérations à Courbevoie, au Plessis Robinson,
à Bordeaux dans l’opération Brazza ou encore la livraison de
résidences étudiantes à Cergy et Créteil de plus de mille loge-
ments étudiants. Le groupe a également progressé dans le déve-
loppement des opérations Brooklyn dans le quartier Bonnevoie
à Luxembourg ou encore des opérations réalisées en Belgique
comme le projet Wow à Waterloo ou the W à Bruxelles.
Concernant la commercialisation des opérations, 2025 aura été
marquée en France par la vente à Hines du projet de résidence
étudiante à Courbevoie, par la vente à Aberdeen de la résidence
étudiante de Suresnes, et par la progression des ventes en dif-
fus notamment au Plessis Robinson pour l’opération Nouvelle
Vague. Au Luxembourg, la vente de deux blocs du projet
Brooklyn à la Ville de Luxembourg aura permis de sécuriser
70 MEUR de chiffre d’affaires. En Belgique, la commercialisation
des opérations résidentielles en cours a continué sa progression.
Malgré ces réalisations, le groupe continue de faire face à ce
contexte difficile. Dès lors, le groupe a mis en place une série de
mesures destinées à préserver sa trésorerie d’une part et à sti-
muler sa profitabilité future.
Le groupe s’est notamment désendetté via une diminution
importante de ses dettes de financement corporate (par oppo-
sition aux financements des opérations).
Cette diminution a également pour but de diminuer la charge
financière supportée par le groupe.
Pour sécuriser sa trésorerie, le groupe a notamment renégocié
des lignes « corporate » afin de postposer leurs échéances et lis-
ser dans le temps leur remboursement.
À côté de ces renégociations, les actionnaires du groupe ont
consenti des lignes de prêts actionnaires pour un montant total
de 30 MEUR.
Le groupe a également travaillé sur ses charges opération-
nelles et a réduit son enveloppe de coûts fixes de 25 % ces der-
nières années. Cette réduction s’est opérée principalement par
une réduction des charges de personnel ainsi qu’une attention
accrue sur les charges administratives.
Le résultat de l’année 2025 aura été influencé fortement par la
décision du management d’enregistrer une série de réductions
de valeur sur des opérations en cours. Ces réductions visent à
anticiper des baisses de prix pouvant permettre d’accélérer la
cession des opérations concernées.
Projet Twin Falls (BE)
06. Activités de l’exercice
Crédit photo Eaglestone
Grâce à l’ensemble de ces mesures le groupe est bien positionné
pour générer des résultats positifs dans les années à venir.
FIDENTIA BELUX OFFICES
Fidentia BeLux Offices, société immobilière active
dans le secteur des bureaux en Belgique et au
Luxembourg, avec pour objectif, entre autres,
d’améliorer l’efficience énergétique des bâtiments
acquis. Le fonds est maintenant totalement investi.
La prise en occupation de surfaces de bureaux à Bruxelles et
au GD de Luxembourg n’a pas connu de reprise significative
en 2025 par rapport à l’année 2024 qui avait été extrême-
ment faible. Le take-up est resté structurellement sous pres-
sion en raison du report des décisions de déménagement et des
coûts élevés des frais d’aménagement. Fidentia Belux est tou-
tefois parvenue à conclure quelques baux dans ce marché diffi-
cile, principalement avec des locataires existants en Belgique et
avec de nouveaux locataires au GD de Luxembourg. La valeur
du portefeuille, telle qu’établie par un expert indépendant, s’est
légèrement améliorée, principalement à la suite de l’avancement
des travaux dans le projet Oasis (Rue de Trèves 45 à Bruxelles)
et des locations conclues dans
l’immeuble Buzz à Leudelange
(GD de Luxembourg). En 2025,
le marché de l’investissement
n’a pas retrouvé une liquidité
suffisante qui permettrait la
cession des immeubles détenus
par Fidentia. Quelques tran-
sactions en fin d’année 2025
permettent toutefois d’entre-
voir un retour des investisseurs
sur le segment des bureaux
en 2026.
FIRST RETAIL INTERNATIONAL 2 NV (FRI²)
FRI² est actif dans le développement de parcs d’activités com-
merciales en Europe. Le fonds est promu par Mitiska REIM
(www.mitiska-reim.com). Le portefeuille de FRI 2 comprend
62 propriétés (y compris les ventes déjà réalisées) représen-
tant une Surface Locative Brute totale de 850.000 m². Sur ce
portefeuille, 37 propriétés, représentant une Surface Locative
Brute de 313.500 m², ont déjà été cédées avec succès à ce
jour. Les actifs de FRI 2 restants, représentent un portefeuille
pan-européen solide et diversifié. Sur les 25 investissements
restants, 6 projets consistent en des acquisitions value-add et
4 projets sont encore en phase de développement. Ces 4 déve-
loppements et 6 projets value-add sont en bonne voie pour
créer de la valeur supplémentaire grâce à l’appréciation du capi-
tal. Les actifs continuent de créer de la valeur grâce à l’activité
de location et aux activités de gestion des actifs.
MITISKA EUROPEAN REAL ESTATE
PARTNERS 3 (MEREP3)
Ce fonds, dans lequel la Compagnie du Bois Sauvage s’est enga-
gée en 2022 à hauteur de 20 millions d’euros, est géré par
Mitiska REIM sous une licence AIFM obtenue en 2022. Ce fonds
continue à poursuivre les opportunités dans le « convenience
real estate » à travers
l’Europe, en ciblant les parcs d’activi-
tés commerciales et la logistique urbaine. La levée de fonds de
MEREP 3 a été finalisée en février 2025 pour un montant total
de 260 millions d’euros (hors véhicules de co-investissement).
À fin de Q3, 65 % du capital est engagé dans des projets.
PRAÇA DE ESPANHA
Praça de Espanha est un projet immobilier en deux phases de
construction pour un total de 280 appartements à Lisbonne
(Portugal) promu par Besix Real Estate Development
(Besix Red).
En 2025, la construction de la phase I a été menée à son terme,
avec une commercialisation quasiment finalisée : il ne reste
aujourd’hui plus que
3 appartements sur 140
encore dis-
ponibles. Début décembre, nous avons lancé la
signature
des actes
, marquant l’arrivée des premiers résidents au sein
du bâtiment. Cette étape importante a été accompagnée de
retours très positifs et de nombreux compliments sur la qua-
lité du projet. Parallèlement, le
permis d’urbanisme de la
Projet Oasis (BE)
Praça de Espanha
FRI
2
 : Quares Malinas
Merep3 : Storo Zaventem
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
40
Crédit photo Fidentia
Crédit photo Mitiska Reim
Crédit photo Besix
Crédit photo Fidentia
41
phase II
a été obtenu, avec l’ambition de démarrer les travaux
en 
2026
.
CHMIELNA - PIANO FORTE - MONIUSZKI
Compagnie du Bois Sauvage, partenaire de long terme de BPI
Real Estate Poland (groupe AVH), détient 50 % de participation
dans trois projets résidentiels développés à Varsovie.
Sur Piano Forte (10.000 m²),
la construction a démarré à
Varsovie, avec 30 % des unités
déjà vendues et une livraison
prévue fin 2026.
Le
projet
Chmielna
Duo
(17.000 m²) est désormais fina-
lisé, les appartements sont en
cours de livraison et 80 % ont
déjà été vendus, confirmant l’at-
tractivité du programme.
Enfin, BPI Real Estate Poland et Compagnie du Bois Sauvage
ont finalisé l’acquisition d’un actif situé au 1a Moniuszki Street
au cœur de Varsovie, un immeuble de bureaux de 20 étages
offrant 9.860 m² de GLA, actuellement majoritairement loué.
À ce stade, le bâtiment conserve sa fonction existante, tandis
qu’une stratégie de reconversion durable vers un usage résiden-
tiel est envisagée à plus long terme.
Aux États-Unis d’Amérique
La filiale américaine du groupe a souscrit au fonds
Sentinel
National Urban Residential Partner I, LP
avec un enga-
gement d’USD 10 millions. Ce fonds, qui est opéré par le même
« General Partner » que Gotham City Residential Partner II, vise
à racheter des immeubles à appartements dans des grandes
villes aux USA en vue de leur rénovation. Cette stratégie s’est
poursuivie en 2025.
En octobre 2010, Surongo America, Inc. a souscrit à la créa-
tion du Partnership
Zeb Land, LLC
(voir note 7). Zeb Land,
LLC a acquis en novembre 2010 le bâtiment de production de
Nomaco (filiale de Noël Group) et le lui loue en vertu d’un
bail d’une durée de 10 ans renouvelable. Ce bâtiment ainsi
que certains terrains y afférents ont fait l’objet d’une vente en
décembre 2025.
Compagnie du Bois Sauvage
détient en propre plusieurs
biens immobiliers :
■
Les immeubles du site du siège et du Treurenberg
(3.000 m² de bureaux, 2.000 m² de logements et 70 m²
de commerces).
■
Diverses autres surfaces et terrains en provinces de Liège
et de Hainaut.
■
Un appartement au Luxembourg (100 m²).
6.4. Trésorerie consolidée
Au 31 décembre 2025, la trésorerie du Groupe est constituée
de cash et d’équivalent en trésorerie à hauteur d’EUR 73,4 mil-
lions. Les positions titres en portefeuille s’élèvent à EUR 3,8 mil-
lions. L’ensemble des positions est destiné à être réalisé au
mieux en fonction des besoins et se compose comme suit :
Actions - Valeur de marché
(en EUR 1.000)
31/12/2025
31/12/2024
Syensqo
0
3.175
Solvay
815
1.402
BNP Paribas-Fortis
2.945
2.184
Engie
0
1.837
Orange Belgium
0
594
AB Inbev
0
483
Total
3.759
9.675
Chmielna
Piano Forte
Moniuszki
06. Activités de l’exercice
Crédit photo BPI
Crédit photo BPI
Crédit photo BPI
7.
Déclaration des personnes responsables
À notre connaissance,
i)
les états financiers, établis conformément aux normes
IFRS, donnent une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats de Compagnie
du Bois Sauvage et des entreprises comprises dans
la consolidation,
ii)
le rapport de gestion contient un exposé fidèle sur
l’évolution des événements importants et des transactions
significatives intervenues avec les parties liées au cours de
l’exercice et de leur incidence sur les états financiers, ainsi
qu’une description des principaux risques et incertitudes
auxquels est confrontée Compagnie du Bois Sauvage.
Le 5 mars 2026
Hubert Olivier
Benoit Deckers
Président
Directeur Général
8.
Politique d’affectation du résultat et répartition bénéficiaire
Chaque année, le Conseil a proposé d’augmenter régulièrement
la rémunération du capital. L’objectif est, pour autant que les
résultats le permettent, de majorer le dividende, année après
année. Il importe de concilier les deux points de vue :
■
le renforcement des moyens de la Société,
■
la rémunération du capital.
Le Conseil proposera à l’assemblée des actionnaires de distri-
buer un dividende brut d’EUR 8,60 pour l’exercice 2025.
Répartition bénéficiaire de
Compagnie du Bois Sauvage
EUR
Le résultat de l’exercice reporté
s’élève à
523.894.993,59
Auquel s’ajoute / se déduit
- le résultat de la période
20.859.615,05
Pour constituer le béné-
fice répartissable
544.754.608,64
Nous vous proposons d’affecter :
- à la réserve légale
- aux autres réserves
EUR
- aux réserves indisponibles pour
actions propres
2.960.982,01
- à la distribution d’un dividende brut
d’EUR 8,60
13.797.891,60
- à l’annulation du dividende brut sur
actions propres de l’année précédente
-79.128,00
- aux actions propres au 31/12/2025
-11.472,40
- à la prime bénéficiaire pour les
membres du personnel
176.468,30
Report à nouveau
527.909.867,13
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
42
43
Si vous approuvez ces propositions, le dividende d’EUR 8,60
brut sera payé le 6 mai 2026 aux actionnaires.
Le titre Compagnie du Bois Sauvage sera coté ex-dividende à
dater du 4 mai 2026 pour un paiement le 6 mai 2026.
Après répartition, les fonds propres comptables de la Société
s’élèveront à EUR 694.492,152.
9.
Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre
publique d’acquisition
Au 31 décembre 2025, le capital social est fixé à EUR 84.410.825,
représenté par 1.604.406 actions, sans désignation de
valeur nominale, entièrement libérées, représentant cha-
cune 1/1.604.406
e
 du capital social (voir la note 15 pour plus
de détails).
Chaque part sociale donne droit à une voix, sans préjudice aux
dispositions du CSA.
Le capital pourra être augmenté ou réduit en une ou plusieurs
fois par décision d’une assemblée générale statuant dans les
formes prévues pour les modifications aux statuts.
L’augmentation peut se faire par la création de nouvelles actions
du même type que les actions existantes ou d’actions jouissant
d’autres droits ou représentant une quotité différente du capi-
tal social, ces actions pouvant être libérées, soit en numéraire,
soit au moyen de réserves de la Société, soit par des apports
en nature.
Sauf décision contraire de l’assemblée générale prise dans les
conditions prescrites pour les modifications aux statuts, la sous-
cription des actions émises contre espèces sera réservée à titre
irréductible aux actionnaires anciens, au prorata de leur part
dans le capital social au moment de l’augmentation de capital.
Lors de chaque augmentation de capital, le Conseil d’adminis-
tration peut conclure, aux conditions qu’il juge convenir, toutes
conventions en vue de garantir la réalisation de l’augmentation,
notamment en faisant souscrire le capital nouveau, à des condi-
tions à fixer par lui, par un ou plusieurs garants, à charge pour
ces derniers, si l’assemblée n’en décide autrement, d’offrir aux
porteurs d’actions anciennes de leur rétrocéder les parts nou-
velles à titre irréductible.
L’assemblée générale extraordinaire du 28 avril 2021 a renou-
velé pour une période de 5 ans l’autorisation du 24 avril 2013
donnée au Conseil d’administration d’acquérir conformément
aux articles 7 :215 et 7 :221 du CSA, directement ou par l’in-
termédiaire de sociétés contrôlées agissant pour le compte
de Compagnie du Bois Sauvage, un nombre d’actions propres,
entièrement libérées, à concurrence de maximum dix pour cent
des actions émises, à un prix unitaire qui ne pourra être infé-
rieur à un euro, ni supérieur de plus de vingt pour cent au cours
de clôture le plus élevé des vingt derniers jours de cotation pré-
cédant l’acquisition.
La Société n’a pas connaissance de l’existence de pactes d’ac-
tionnaires ou d’administrateurs qui puissent entraîner des res-
trictions au transfert de titres et/ou à l’exercice du droit de vote.
La structure de l’actionnariat est détaillée à la section 4.7.2.
09. Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’acquisition
10.
Méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué
en date du 31 décembre 2025
L’Actif Net Réévalué, avant répartition, de l’action Compagnie
du Bois Sauvage a été calculé à la date du 31 décembre 2025.
(voir aussi notes 5, 8 et 13 aux états financiers consolidés).
Les hypothèses retenues pour ce calcul sont les suivantes :
■
La juste valeur des immeubles de placement significatifs
(plus d’EUR 1 million) est évaluée périodiquement par un
expert indépendant alors que celle des autres immeubles
est estimée en interne par référence à l’actualisation des
loyers futurs. La valorisation par un expert indépendant
se base principalement sur la méthode par le rendement
(qui se calcule de manière globale sur base d’un taux
de capitalisation qui tient compte de la valeur locative
du marché) et/ou celle des prix unitaires (qui consiste
à déterminer la valeur vénale sur base de valeurs
(hors frais d’acquisition) par mètre carré pour les
superficies de terrains non-bâtis et/ou les superficies des
constructions éventuelles).
■
Il a été tenu compte du cours de bourse au 31 décembre
2025 pour la valorisation des sociétés cotées.
■
Les principales participations non cotées ont été
valorisées comme suit :
■
La banque Berenberg a fait l’objet d’une évaluation sur
base d’une moyenne entre (i) l’actif net majoré d’un
goodwill net du capital alloué au risque et (ii) l’actif net
réévalué via le « price-to-book ratio » moyen sur un
groupe de sociétés comparables. La première méthode
de valorisation utilise le « price/earnings ratio » moyen
de ce même groupe de sociétés comparables pour
évaluer le goodwill à partir des profits générés par la
banque. Une décote de 25 % est appliquée au résultat
final pour tenir compte de l’illiquidité de la participation.
À celle-ci s’ajoute une décote de 16 % pour tenir compte
de distributions statutaires en cas de vente de cette
participation (plus d’EUR 1 million au bilan de Bois
Sauvage ou comptabilisées dans ses participations mises
en équivalence).
■
Le Groupe Chocolat a fait l’objet d’une évaluation interne
sur base d’une moyenne de 2 méthodes, la méthode
des multiples appliquée aux résultats de 2024 et 2025
et la méthode du « discounted cash flow » (basée sur
des chiffres hors IFRS 16) sur base du business plan à
cinq ans. Une décote de 15 % est ensuite appliquée
au résultat obtenu pour tenir compte de l’illiquidité
des participations.
■
Les autres sociétés non cotées ont été valorisées, en
l’absence de méthode fiable, sur base de leur actif net
comptable social ou consolidé (IFRS si disponible) ou
maintenues au coût.
■
Il n’a pas été calculé d’impôt de liquidation.
■
Il n’a pas été tenu compte d’un passif social éventuel.
■
Il n’a pas été tenu compte d’autres risques ou passifs que
ceux dont les états financiers consolidés font état.
Mise en garde
Compagnie du Bois Sauvage rappelle aux investisseurs que le
calcul de
l’Actif Net Réévalué est sujet aux incertitudes et aux
risques inhérents à ce genre d’évaluation et ne constitue pas
une mesure de la valeur actuelle ou future des actions ordi-
naires de la Société.
L’évolution de l’Actif Net Réévalué par action
est la suivante
31/12/2025
31/12/2024
Actif Net Réévalué
« in the money »
552,66
498,9
Actif Net Réévalué
« fully diluted »
552,66
498,9
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
44
45
Évolution de l’Actif Net Réévalué « fully
diluted »
■
Actif Net Réévalué
■ Cours le plus haut
■ Cours le plus bas
0
100
200
300
400
500
600
2015
2014
2013
2012
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2022
2024
2025
10. Méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué en date du 31 décembre 2025
11.
Indicateurs alternatifs de performance et lexique
Actif Net Réévalué
L’Actif Net Réévalué correspond aux capitaux propres conso-
lidés corrigés de la différence entre la valeur de marché et la
valeur comptable des participations consolidées globalement.
Mise en garde : Compagnie du Bois Sauvage rappelle aux inves-
tisseurs que le calcul de l’Actif Net Réévalué est sujet aux incer-
titudes et aux risques inhérents à ce genre d’évaluation et ne
constitue pas une mesure de la valeur actuelle ou future des
actions de la Société (voir aussi le point 11).
L’Actif Net Réévalué
par action a été calculé hors actions propres.
EBITDA
L’Ebitda correspond à l’excédent brut d’exploitation et se calcule
en ajoutant au « Résultat opérationnel » les « Amortissements,
pertes de valeur et provisions ».
EBITDA hors IFRS 16
L’Ebitda hors IFRS 16 est l’Ebitda auquel on soustrait les amor-
tissements liés à l’IFRS 16.
Trésorerie consolidée
La trésorerie consolidée telle que reprise dans ce rapport de
gestion correspond à la somme de la trésorerie et des équi-
valents de trésorerie pour Compagnie du Bois Sauvage et le
Pôle chocolat.
Endettement net consolidé hors IFRS 16 /
Excédent net de trésorerie consolidée hors
IFRS 16
L’endettement net consolidé hors IFRS 16 (si négatif) / excé-
dent net de trésorerie consolidée hors IFRS 16 (si positif) est la
trésorerie consolidée de laquelle on soustrait les « Emprunts »
courants et non-courants.
Résultat opérationnel avant cessions,
variations de juste valeur et dépréciations
Le résultat opérationnel avant cessions, variations de juste
valeur et dépréciations est la différence entre les « Produits
opérationnels » (ventes, intérêts et dividendes, produits locatifs
et autres produits) et les « Charges opérationnelles » (appro-
visionnements, frais de personnel, amortissements, pertes de
valeur, provisions, charges financières et autres charges) aug-
mentée de la « Part dans le résultat des participations mises en
équivalence ».
12.
Perspectives 2026
Événements post clôture, projets et
perspectives
Les événements postérieurs à la clôture sont repris en note 30
aux états financiers consolidés.
En 2026, Compagnie du Bois Sauvage va mettre en oeuvre sa
nouvelle stratégie avec une discipline financière et une prio-
rité donnée à la génération de free cash-flow. Cette orienta-
tion repose sur une gestion rigoureuse des coûts, une allocation
sélective et optimisée du capital ainsi qu’une amélioration conti-
nue de notre efficacité opérationnelle. Notre objectif est d’ac-
croître la solidité financière de l’entreprise, de renforcer notre
capacité d’autofinancement et d’assurer une croissance maîtri-
sée, rentable et pérenne.
Suite au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, aucun
impact matériel n’a été évalué à ce stade pour Compagnie du
Bois Sauvage et ses principales participations.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
46
47
13.
Calendrier financier
Date de détachement du dividende (ex-date)
4 mai 2026
Date d’enregistrement du dividende (record date)
5 mai 2026
Paiement du dividende
6 mai 2026
Résultats semestriels
2 septembre 2026
Résultats annuels
début mars 2027
Assemblée générale
quatrième mercredi du mois d’avril
14.
Mécénat
Poursuivant sa ligne de conduite en matière de mécénat cultu-
rel, Compagnie du Bois Sauvage est intervenue dans le spon-
soring de l’association sport2be et de labcap48 qui visent à
favoriser l’insertion socio-professionnelle des jeunes à travers
le sport. Compagnie du Bois Sauvage continue également à sou-
tenir le gala de l’IRSA.
14. Calendrier financier
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
48
COMPAGNIE DU
BOIS SAUVAGE
www.bois-sauvage.be
2025
RAPPORT CSRD
1.
50
Compagnie du Bois Sauvage
50
Compagnie du Bois Sauvage
1.
Lettre aux Parties prenantes
2.
ESG Highlights
3.
Informations
Générales
4.
Informations
Environnementales
5.
Informations
Sociales
6.
Informations
sur la Gouvernance
CSRD / 1
CSRD / 2
CSRD / 3
CSRD / 4
CSRD / 5
CSRD / 6
Votre repère visuel
au sein du rapport annuel
51
Compagnie du Bois Sauvage
Table des matières
1.
Lettre aux parties prenantes
53
2.
Notre feuille de route pour 2050
57
2.1.
Feuille de route ESG : une vision durable pour 2050
58
3.
Informations générales
63
3.1.
Base de préparation
64
3.2.
Responsabilités de gouvernance : Rôle des organes
d’administration, de surveillance et de direction
65
Interviews
CEO Neuhaus
66
3.3.
Informations fournies et questions de durabilité
68
3.4.
Intégration des performances de durabilité dans le plan
d’intéressement
68
3.5.
Déclaration de diligence raisonnable
69
Interviews
CEO Jeff de Bruges
70
3.6.
Gestion des risques et contrôles internes en matière de durabilité
72
3.7.
Stratégie ESG : Intégration du modèle économique et de
la chaîne de valeur
74
3.8.
Analyse de double matérialité : Interaction avec la stratégie et
le modèle d’affaires
76
Interviews
CEO Artista
80
3.9.
Processus de screening des investissements ESG
82
4.
Informations environnementales
83
4.1.
Le changement climatique
84
Focus /
Émissions CO
2
93
4.2.
Pollution
94
Listicle /
Sites plus verts
96
4.3.
Biodiversité et écosystèmes
96
Focus /
Plantation Équateur
98
4.4.
Utilisation des ressources et économie circulaire
102
Listicle /
Les 5 R
104
5.
Informations sociales
105
5.1.
Les travailleurs etla culture d’entreprise
106
Listicle /
Bien être travailleur
111
5.2.
Travailleurs de la chaîne de valeur
112
5.3.
Consommateurs et utilisateurs finaux
114
Focus /
Chocolat / Chaine de valeur Beyond Chocolate
115
6.
Informations sur la gouvernance
117
6.1.
Gouvernance
118
7.
Annexes
121
1. LETTRE AUX PARTIES PRENANTES
52
Compagnie du Bois Sauvage
53
Compagnie du Bois Sauvage
CSRD / 1. LETTRE AUX PARTIES PRENANTES
Crédit photos : Quentin Guyot
Chers actionnaires, collaborateurs et partenaires,
Nous sommes heureux de vous présenter notre rapport de dé-
veloppement durable relatif aux performances environnemen-
tales, sociales et de gouvernance (ESG) de la Compagnie du Bois
Sauvage conforme à la directive européenne sur les rapports de
durabilité des entreprises (CSRD).
En 2024, nous avons tout mis en œuvre pour établir des objectifs
clairs, mesurables et rigoureux pour l’ensemble des sujets maté-
riels identifiés en particulier au niveau de l’empreinte carbone, de
l’impact sur nos chaînes de valeur ainsi que pour les aspects de
gouvernance. Ce rapport est pour nous l’opportunité de parta-
ger les actions principales menées en 2025 ainsi que les actions
planifiées à moyen et long terme sur notre feuille de route de
développement durable.
Nous aspirons en effet à une croissance authentique, res-
pectueuse des limites planétaires, des critères sociaux et
des principes de gouvernance. Cette croissance permet de
créer de la valeur pour nos actionnaires tout en limitant
notre empreinte environnementale grâce à un engagement
fort de l’ensemble de nos travailleurs.
Ce rapport se veut intégré à la partie financière et peut ainsi se
lire comme un seul rapport.
Nous sommes fiers du chemin déjà parcouru, enthousiastes à
l’idée de mener les actions à venir et résolument engagés dans
une démarche d’amélioration continue.
Nous vous remercions pour votre coopération et sommes impa-
tients de poursuivre ce dialogue constructif afin de soutenir nos
ambitions en matière de développement durable.
Benoit Deckers
Directeur Général
Hubert Olivier
Président du Conseil
d’administration
1. LETTRE AUX PARTIES PRENANTES
54
Compagnie du Bois Sauvage
54
54
Le chocolat au centre d’une chaîne de valeur durable
Au sein de la Compagnie du Bois Sauvage, le Pôle chocolat est constitué par les entités de Neuhaus (y inclus Corné Port-Royal),
Jeff de Bruges et Artista qui fabriquent ou distribuent des pralines pour un large éventail de détaillants.
Ces trois entreprises se distinguent par leur engagement à ré-
duire significativement leur empreinte écologique année après
année. Un impératif, car la culture et le transport du cacao, ainsi
que la fabrication, l’emballage et la livraison des pralines génèrent
des émissions de gaz à effet de serre. La participation acquise
dans une plantation propre de cacao joue un rôle clé dans le
contrôle de l’ensemble de cette chaîne.
Ces entreprises et leurs fournisseurs emploient de nombreux
travailleurs. Ces hommes et femmes sont des maillons essentiels
de la chaîne de valeur et la Compagnie du Bois Sauvage vise à
garantir les meilleures conditions de travail possible ainsi que des
salaires décents et un traitement équitable.
Enfin, l’élément structurant de la gouvernance.
C’est grâce à la stratégie réfléchie, orchestrée par la Compagnie
du Bois Sauvage et ses différentes entités, que des politiques per-
tinentes ont été élaborées et que des actions adéquates sont me-
nées. En particulier, l’ensemble des politiques relatives aux sujets
matériels identifiés ont été établies pour le Groupe.
E
S
G
Compagnie du Bois Sauvage
Cabosse – Crédit photo Neuhaus
55
Compagnie du Bois Sauvage
Les Objectifs de Développement Durable (ODD) comme guide
De nombreuses entreprises fondent leurs efforts en matière de développement durable sur un cadre conçu par les Nations Unies.
Les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) sont des objectifs visant à garantir que notre monde devienne plus durable.
La Compagnie du Bois Sauvage souscrit également à ces ODD et se concentre sur certains objectifs spécifiques, car c’est là
qu’elle peut faire la plus grande différence. Vous verrez régulièrement les icônes sur les pages suivantes.
E
S
G
56
Compagnie du Bois Sauvage
57
Compagnie du Bois Sauvage
Notre feuille de route pour 2050
2.
CSRD / 2. NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR 2050
58
Compagnie du Bois Sauvage
La Compagnie du Bois Sauvage a toujours placé le développe-
ment durable et responsable au cœur de ses activités. Elle a pu-
blié dès 2017 son premier rapport non financier, abordant dif-
férents thèmes environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Ce document a posé les bases d’une démarche transparente,
essentielle pour établir un dialogue de confiance avec les parties
prenantes.
En 2020, l’entreprise a franchi un cap avec un investissement
stratégique dans une plantation en Équateur, reflétant un enga-
gement concret tant en matière de transparence que de qualité
des produits. Ensuite, la mise en œuvre d’une analyse approfon-
die de double matérialité a permis de mieux définir les priori-
tés ESG de la Compagnie du Bois Sauvage en combinant im-
pact sociétal et impact financier ainsi qu’en intégrant l’ensemble
des parties prenantes y inclus les différents acteurs des chaînes
d’approvisionnement.
L’année 2024 a marqué un tournant. L’ensemble des réglemen-
tations mises en œuvre dans le cadre du Pacte vert européen,
comprenant principalement la CSRD (communication non finan-
cière), ont servi de catalyseur et ont permis de structurer l’ap-
proche et la communication autour du développement durable.
L’année 2025 a été décisive avec des accomplissements impor-
tants dont l’établissement d’une feuille de route de décarbona-
tion à l’horizon 2030, la préparation pour l’entrée en vigueur de
l’EUDR ainsi que l’initiation d’un programme de sensibilisation
en interne.
Ceci permet de bien positionner la Compagnie du Bois Sauvage
en vue de la réalisation de ses ambitieux objectifs 2030 par rap-
port à l’année de référence 2024 : réduction de 42 % des émis-
sions de gaz à effet de serre pour le scope 1 et 2, les réductions
de 30.3 % pour les émissions FLAG ainsi que l’engagement de
plus de 67 % des fournisseurs dans une trajectoire alignée sur
l’Accord de Paris.
À long terme, le but ultime est fixé pour 2050 c’est-à-dire tendre
vers une décarbonation de l’ensemble de ses activités. Cet en-
gagement témoigne d’une volonté forte de contribuer à la lutte
contre le changement climatique et d’assurer une pérennité
des activités.
2025 a été une année pivot.
L’ensemble des réglementations
mises en oeuvre dans le cadre
du Pacte vert européen
y inclus la CSRD et l’EUDR en
particulier, ont servi de catalyseur
et ont permis de structurer
l’approche et
la communication autour
du développement durable.
2.1.
Feuille de route ESG : une vision durable pour 2050
59
Compagnie du Bois Sauvage
Crédit photo Ecuadorcolat
59
Compagnie du Bois Sauvage
CSRD / 2. NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR 2050
60
Compagnie du Bois Sauvage
Compagnie du Bois Sauvage
publie son premier rapport non financier
2017
2020
Investissement dans la plantation en Équateur
Analyse de Double Matérialité
finalisée pour CBS
et le Pôle chocolat
2023
2024
Établissement des politiques ESG
Premier rapport CSRD pour CBS
Établissement de l’empreinte carbone pour le Groupe
Plan de mise en conformité vis à vis de
la réglementation anti-déforestation (EUDR)
Établissement d’un code de conduite pour les fournisseurs
Définition de critères de screening ESG pour les futurs investissements
Mise en conformité avec la réglementation cybersécurité NIS2
Mise en conformité avec la réglementation
anti-déforestation (EUDR)
Établissement de la feuille de route pour
réduction empreinte carbone horizon 2030
Certification « Beyond Chocolate »
Préparation de l’introduction du dossier
SBTi pour le Groupe
2025
61
Compagnie du Bois Sauvage
2026
Mise en conformité avec la réglementation
anti-déforestation (EUDR)
Établissement de la feuille de route avec l’ambition d’atteindre
la Neutralité Carbone à l’horizon 2050.
Implémentation du programme de formation / sensibilisation ESG
Introduction du dossier SBTi pour le Groupe
Mise en conformité avec la réglementation
des emballages (PPWR-Phase 1)
Suivi de la directive sur la transparence des salaires
Mise en conformité avec la totalité
de la CSRD y inclus les exemptions
des deux premières années
2027
2029
Mise en conformité avec
la Corporate Sustainability Due Diligence Directive*
Mise en conformité avec la réglementation sur les emballages
(PPWR)
Réduction de 42 % des émissions de scope 1/2 Vs 2024
30,3 % de réduction pour les émissions de scope 3 FLAG
Plus de 67 % des fournisseurs engagés dans une trajectoire
alignée avec l’Accord de Paris pour les émissions non FLAG
2030
2050
Décarbonation des émissions alignées avec
les trajectoires scientifiques pour l’ensemble
des opérations
* Cette directive fait l’objet d’une révision suite à la directive Omnibus.
CSRD / 2. NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR 2050
62
Compagnie du Bois Sauvage
63
Compagnie du Bois Sauvage
Informations générales
3.
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
64
Compagnie du Bois Sauvage
3.1.
Base de préparation
Le présent rapport de durabilité est établi sur une base conso-
lidée au niveau de la Compagnie du Bois Sauvage, incluant l’en-
semble des entités qui entrent dans le périmètre de la CSRD,
c’est-à-dire principalement les entités incluses dans le Pôle choco-
lat et les entités contrôlées, à savoir Chmielna, Praça de Espanha
I/II et Plaine 17. Ce rapport est préparé selon les normes ESRS,
aucun autre référentiel n’ayant été utilisé. Il convient de noter que,
conformément à la CSRD, Neuhaus et Jeff de Bruges ne sont
pas tenus de publier un rapport de durabilité distinct, cette obli-
gation étant couverte par la publication réalisée au niveau de la
Compagnie du Bois Sauvage. L’analyse de double matérialité prend
en compte les entités de la chaîne de valeur, tant en amont et
en aval pour Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista ainsi que pour la
Compagnie du Bois Sauvage. Les politiques, les actions, les ob-
jectifs et les indicateurs de performance intègrent également la
chaîne de valeur lorsque cela s’avère pertinent.
La Compagnie du Bois Sauvage a décidé de recourir à l’option
permettant de ne pas divulguer les informations relatives à la
propriété intellectuelle, au savoir-faire et aux résultats de l’inno-
vation, ni aux développements en cours. Ces informations sont
en effet considérées comme stratégiques. Au niveau de l’horizon
temporel, le court terme correspond à la période utilisée pour le
rapport financier, le moyen terme à une période inférieure à 5 ans
et le long terme à une période supérieure à 5 ans sauf indication
contraire. Lorsque des estimations sont utilisées pour la chaîne
de valeur, incluant notamment des sources indirectes comme des
moyennes sectorielles, les indicateurs de performance sont claire-
ment identifiées, accompagnées de leur base de préparation et du
niveau de précision associé. Les actions prévues pour améliorer
cette précision à l’avenir sont également explicitées. Concernant
la chaîne de valeur, certaines données quantitatives n’ont pu être
rassemblées au niveau des déchets et de la pollution en parti-
culier. La Compagnie du Bois Sauvage utilise ainsi la disposition
provisoire permettant de ne pas rapporter des données de la
chaîne de valeur sur les premières années. En cas d’incertitude
significative au niveau de l’estimation ou du résultat, la Compagnie
du Bois Sauvage identifie les indicateurs de performance concer-
nés et mentionne la source et la nature de l’incertitude ainsi que
les facteurs qui l’influencent.
En cas de modifications dans la préparation ou la présentation des
informations du rapport de durabilité par rapport à la période
antérieure, ces changements sont expliqués, accompagnés de
leurs justifications, et les chiffres sont réajustés au besoin. En cas
d’erreurs dans un précédent rapport, celles-ci sont expliquées et,
dans la mesure du possible, corrigées pour les années antérieures.
Au niveau de l’empreinte carbone, la méthodologie et les règles
utilisées sont conformes au GHG Protocol. L’ensemble des scopes
a été couvert. Il convient de préciser qu’aucune émission biogé-
nique liée à la combustion ou à la dégradation de biomasse n’est
incluse dans les scopes 1, 2 et 3. Au niveau du scope 2, les émis-
sions rapportées sont basées sur la localisation et sur le marché
(quand l’info est disponible). Au niveau des entités intégrées dans
le périmètre, il s’agit de la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle
chocolat et de l’ensemble des autres entités contrôlées à savoir les
projets immobiliers Chmielna, Praça de Espanha I/II et Plaine 17.
Certaines catégories du scope 3 ont été exclues car elles n’étaient
pas matérielles. Cela concerne les émissions relatives au leasing
d’actif en amont et en aval et au traitement des produits vendus.
Dans l’objectif de se conformer aux exigences de la Science Based
Targets initiative (SBTi), l’empreinte carbone a également été
structurée selon la distinction entre émissions FLAG (Forest, Land
and Agriculture) et non-FLAG. Cette séparation permet d’assu-
rer la cohérence avec les méthodologies sectorielles spécifiques
aux activités agricoles et forestières, particulièrement pertinentes
pour les matières premières utilisées dans le Pôle chocolat. Par
conséquent, l’empreinte carbone consolidée a été adaptée pour
permettre un suivi séparé de ces deux catégories, conformément
aux lignes directrices SBTi. La société Quantis, qui a élaboré le
premier standard comptable pour le cacao, conforme au GHG
protocole, en collaboration avec la Fondation Mondiale du Cacao
(WCF), a assisté la Compagnie du Bois Sauvage pour établir cette
distinction. Les facteurs d’émission utilisés pour les différents pro-
duits de base sont issus de bases de données certifiées comme
Agribalyse pour le chocolat et l’ADEME pour les autres produits
de base. Ainsi l’année 2024, qui est l’année de référence et l’année
comparative, a été réévaluée pour prendre en compte ces spécifi-
cités. Afin de mieux intégrer les spécificités du cacao, les facteurs
d’émissions liés aux sources d’approvisionnement ont été adaptés
sur base du type de cacao et de sa région d’origine. Pour les an-
nées 2024-2025, les facteurs d’émission du scope 3 proviennent à
100 % de bases de données certifiées. À moyen terme, l’objectif
est d’utiliser les données des fournisseurs pour au moins 70 % des
émissions du scope 3.
Pour les années 2024-2025, les données réelles sont utilisées pour
les 9 premiers mois et des estimations pour le dernier trimestre.
Pour ces estimations des émissions sur le dernier trimestre 2024-
2025, nous avons utilisé les données les plus adéquates en fonc-
tion de la disponibilité des données et des tendances historiques.
Pour les scopes 1 et 2, les données ont été extrapolées sur le
dernier trimestre sur la base des données actuelles disponibles à
fin septembre en incorporant les ajustements dus à la saisonnalité,
les cycles de consommation connus et les changements opéra-
tionnels associés aux panneaux photovoltaïques et aux véhicules
électriques en particulier. Pour le scope 3, nous avons adopté des
approches spécifiques par catégorie en utilisant des indicateurs
de performance basées sur les coûts, les poids, ou les activités
(exemples : poids pour le transport, estimations pour le capex) et
nous avons aligné les hypothèses avec les tendances historiques et
nous les avons mises à jour avec les données actualisées de 2025.
Au niveau des participations immobilières, la Compagnie du Bois
Sauvage s’appuie sur les méthodologies de calcul utilisées par les
entités contrôlées. Les empreintes carbone sont rapportées sur
la base de l’état d’avancement des projets.
65
Compagnie du Bois Sauvage
3.2. Responsabilités de gouvernance :
Rôle des organes d’administration,
de surveillance et de direction
En ce qui concerne les questions environnementales, sociales et
de gouvernance (ESG), le rôle du Comité d’audit et de gestion
des risques consiste à faire des recommandations au Conseil
d’administration.
Il agit comme catalyseur dans la définition de la stratégie ESG et
assure le suivi des performances ESG de la Compagnie du Bois
Sauvage ainsi que de ses participations.
De manière plus spécifique, le Comité d’audit et de gestion des
risques est en charge des missions suivantes :
■
suivi de la stratégie ESG du Groupe ;
■
s’assurer que cette approche est bien intégrée conformément
à la stratégie globale du Groupe ;
■
établissement, validation et suivi de la feuille de route ESG sur
la base d’un calendrier bien établi ;
■
évaluation et gestion des risques ESG selon le cadre COSO, y
compris les risques réputationnels ;
■
rédaction et validation des politiques ESG pour l’ensemble du
Groupe, y compris le Code de conduite des affaires ;
■
suivi des performances ESG suivant les KPI définis ;
■
suivi des incidents relatifs aux différentes polices mises en
place (Code de conduite, ABC, lanceurs d’alerte, RGPD,
cybersécurité, EUDR, discrimination…) ;
■
validation de l’approche et du contenu en matière de
rapportage ESG, y compris la communication externe.
Dans le cadre de la mise en conformité avec la CSRD, le Comité
d’audit et de gestion des risques a revu et validé l’analyse de
double matérialité ainsi que l’ensemble des impacts, risques et
opportunités associés aux sujets matériels. Une sensibilisation
aux enjeux systémiques a également été menée en parallèle. La
composition du Conseil d’administration et des comités consul-
tatifs de la Compagnie du Bois Sauvage se trouve au point 5.4. du
rapport de gestion.
Le Comité veille à la formation continue et à l’accès à l’information
en s’appuyant sur diverses ressources (Guberna, Chapter Zero…).
Cette formation couvre également les différents aspects liés au
Code de conduite. Un processus de veille législative a également
été instauré pour anticiper les effets des nouvelles législations.
Les aspects ESG font partie intégrante des compétences requises
pour les membres du Conseil
d’administration et du Comité de
direction de la Compagnie du Bois Sauvage et des entités du Pôle
chocolat. Pour les nominations d’administrateurs indépendants,
le Conseil sélectionne des candidats sur la base de critères rigou-
reux, visant à renforcer les compétences existantes et à diversifier
les profils, en particulier ceux répondant aux enjeux environne-
mentaux, sociaux et de gouvernance.
Des collaborateurs disposant de compétences ESG ont été re-
crutés et intégrés à l’équipe finance de chaque entité. Un soutien
externe est également sollicité, en particulier pour l’établissement
des empreintes carbone et la mise en conformité avec la régle-
mentation anti-déforestation (EUDR). Parallèlement, un plan de
formation a été mis en place afin de développer ces compétences
en interne à moyen terme. Pour les entités contrôlées ne dis-
posant pas de Comité d’audit et de gestion des risques, cette
responsabilité incombe au Conseil d’administration. Il convient de
souligner qu’aucun représentant direct des travailleurs n’est pré-
sent au sein du Conseil d’administration de ces entités contrôlées
ainsi que de la Compagnie du Bois Sauvage.
La répartition des représentants au sein de ces organes de gestion
est reprise dans le schéma 3.A.
Schéma 3.A.
Composition des organes de gouvernance
2025
Pourcentage de femmes au sein du Conseil
d’Administration
Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
44 %
20 %
50 %
20 %
Pourcentage d’administrateurs indépendants au sein du Conseil
d’Administration
Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
67 %
60 %
0 %
0 %
Nombre d’administrateurs indépendants au sein du Comité d’audit et de
gestion des risques
Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
2
1
Nombre de membres exécutifs au sein du Conseil
d’Administration
Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
0
0
2
2
Nombre de membres non exécutifs au sein du Conseil
d’Administration
Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
9
5
2
2
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
66
Compagnie du Bois Sauvage
Isabel Baert, CEO de Neuhaus
Neuhaus renforce sa politique
de durabilité en 2025
Entretien avec Isabel Baert, CEO de Neuhaus, et Nele De Ras, Business & Sustainability Controller
Chez Neuhaus, la durabilité n’est pas une tendance passagère, mais un pilier structurel du modèle de l’entreprise.
Neuhaus part d’une conviction forte : pour les clients, il va de soi que chaque praline soit produite de la manière la
plus responsable possible. Ce qui a débuté comme la promesse « The gift of caring » est aujourd’hui devenu une vision
intégrée qui s’étend à l’ensemble de la chaîne de valeur.
Après la publication du premier rapport de durabilité en 2024, Neuhaus a poursuivi en 2025 le travail de structuration
et de consolidation de sa stratégie, avec une vision claire sur les décennies à venir.
Comment voyez vous l’année 2025 en matière de durabilité ?
Quels ont été les grands axes ?
ISABEL BAERT
Nous cherchons en permanence des moyens de fonctionner de manière plus durable, tant à travers de grands projets
que de petites optimisations. En 2025, nous avons notamment concentré nos efforts sur la réduction de nos émissions
de CO
2
. Cela demande plus que des solutions techniques : cela implique de repenser structurellement notre manière de
produire, de collaborer et de réfléchir. 2025 a aussi été l’année de notre
première grande enquête interne sur le bien
être psychologique
. C’était un choix délibéré : nous voulions réellement comprendre ce dont
nos collaborateurs ont besoin. Les insights qui en ressortent nous permettent de prendre des
mesures ciblées et de renforcer davantage notre culture de travail. En avril, nous avons égale-
ment organisé un
Family Day particulièrement réussi
pour l’ensemble des collaborateurs et
leurs familles. Ce type de moment contribue énormément à la connexion interne et à la fierté
d’appartenance. Enfin, notre politique de sécurité a été renforcée : la sécurité reste une prio-
rité absolue. Nous le faisons complètement en sécurité, ou nous ne le faisons pas du tout.
NELE DE RAS
Sur le plan du
packaging
, nous continuons à progresser. Chaque nouveau design est l’occa-
sion de rechercher des solutions plus respectueuses de l’environnement, sans jamais sacrifier
l’expérience cadeau premium que nos clients attendent.
La réduction des déchets
reste
également un point d’attention majeur, tant dans les produits que dans la production. L’été
2025, nous avons par exemple lancé notre
mousse au chocolat
, accompagnée d’une
petite
« Nous le faisons
complètement en sécurité,
ou nous ne le faisons
pas du tout. »
Isabel Baert, CEO de Neuhaus et
Nele De Ras, Business & Sustainability Controller
Crédit photo Quentin Guyot
67
Compagnie du Bois Sauvage
cuillère comestible développée avec un partenaire belge
, permettant
d’éviter tout plastique et d’enrichir l’expérience.
Nous avons également mis en service notre nouvelle ligne de produc-
tion, beaucoup plus durable dans la fabrication de nos pralines moulées.
Où en êtes vous dans la réduction des émissions de CO
2
en vue de l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 ?
ISABEL BAERT
Pour faire baisser nos émissions, nous avons scindé en 2025 notre
empreinte carbone en
quatre blocs distincts
 :
■
l’électrification de notre flotte,
■
la consommation d’électricité de la production,
■
l’utilisation du gaz naturel,
■
et les gaz frigorigènes.
En analysant chaque bloc séparément, nous identifions précisément où
se situe notre impact et quelles décisions ont le plus grand effet.
Concernant le
gaz naturel
, nous regardons surtout ses usages pour
l’eau chaude et le chauffage dans nos ateliers et bureaux. Nous étu-
dions des alternatives, comme des
chaudières électriques
, afin de ré-
duire progressivement notre dépendance.
Nous analysons également comment remplacer les
gaz frigorigènes
classiques par des gaz carboniques
, beaucoup plus respectueux de
l’environnement. Cela nécessite des investissements importants, mais
c’est indispensable pour atteindre nos objectifs 2030 et 2050.
Quels sont les principaux défis pour les années à venir ?
ISABEL BAERT
La confiance est la base de notre chaîne de valeur : confiance envers
nos partenaires, nos fournisseurs et l’origine de nos ingrédients. C’est
pourquoi nous investissons dans la
transparence et la traçabilité
.
En 2025, nous avons organisé un
Supplier Day
afin de renforcer le dia-
logue, expliquer notre fonctionnement et aligner clairement les attentes.
Notre engagement pour du
chocolat responsable
— notamment dans
le cadre de
Beyond Chocolate
— reste fondamental.
Je suis également allée sur la plantation de
Compagnie du Bois
Sauvage en Équateur
pour constater sur place les pratiques et identi-
fier les pistes de progrès commun.
NELE DE RAS
Cette année, nous avons obtenu le
label Ecovadis bronze
. C’est une
belle reconnaissance des efforts réalisés, mais surtout un outil pour
identifier les points d’amélioration. Le label nous offre un cadre clair qui
confirme que nous sommes sur la bonne voie.
Le
projet EUDR
va également transformer structurellement notre sec-
teur. Plus de transparence et de traçabilité signifient que chaque étape
de la chaîne doit être suivie de près. Des certifications comme
Forest
Stewardship Council (FSC)
et
Rainforest Alliance (RFA)
restent im-
portantes, mais cela va au-delà : une chaîne responsable est un choix
quotidien.
En interne aussi, la sensibilisation joue un rôle clé. Nous avons énor-
mément investi dans ce domaine en 2025. Une stratégie durable ne
fonctionne que si chacun comprend la direction et son rôle personnel
dans le plan.
Comment avez vous vécu la publication du premier
rapport de durabilité ? Cela a-t-il changé beaucoup
de choses ?
ISABEL BAERT
Nous avons surtout pris conscience que ce qui nous semble évident en
interne ne l’est pas forcément pour nos parties prenantes. Nous avons
réalisé que nous faisions déjà beaucoup, mais que cela n’était pas suf-
fisamment visible ou structuré.
C’est extrêmement précieux de pouvoir désormais cartographier ces
actions. Cela nous aide à mieux communiquer, mieux piloter et rendre
notre impact plus tangible.
La durabilité a toujours été importante pour Neuhaus : nos clients
attendent non seulement la meilleure qualité, mais aussi une entreprise
qui agit de manière responsable.
NELE DE RAS
L’amélioration des
données
a été décisive ces dernières années. Grâce
à des sources plus fiables et à un reporting harmonisé, nous pouvons
travailler de manière plus transparente.
Nous profitons aussi pleinement de la collaboration au sein du
Groupe Compagnie du Bois Sauvage
 : l’expertise partagée et les
réunions de suivi nous permettent d’avancer plus efficacement et de
franchir ensemble des étapes importantes.
Selon vous, quels sont les plus grands défis pour mener à
bien le plan de durabilité ?
ISABEL BAERT
Le défi majeur est de trouver le
juste équilibre
. Nous voulons rester
ambitieux sans compromettre la qualité, l’expérience client ou la via-
bilité financière.
Mais une chose est certaine : chez Neuhaus, le client reste au centre.
Cela vaut également pour notre politique de durabilité. « The gift of
caring » ne concerne pas seulement l’art d’offrir une praline, mais aussi
le soin apporté aux personnes, à l’environnement et aux générations
futures.
C’est cet engagement que nous voulons rendre perceptible dans chaque
praline, chaque emballage et chaque étape de notre production.
INTERVIEW
« Chaque nouveau
design est l’occasion
de rechercher des
solutions plus
respectueuses de
l’environnement,
sans jamais sacrifier
l’expérience cadeau
premium que nos
clients attendent. »
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
68
Compagnie du Bois Sauvage
3.3. Informations fournies et
questions de durabilité
Les analyses de double matérialité pour la Compagnie du Bois
Sauvage et les entités contrôlées ainsi que le plan d’engagement
des parties prenantes sont partagés au moins une fois par an
avec le Comité d’audit et de gestion des risques et le Conseil
d’administration.
En outre, les analyses de risques (voir point 3.6.) et plans d’ac-
tion associés de la Compagnie du Bois Sauvage et des entités
contrôlées sont également partagés au moins une fois par an
avec le Comité d’audit et de gestion des risques et le Conseil
d’administration.
3.4. Intégration des performances
de durabilité dans le plan
d’intéressement
La Compagnie du Bois Sauvage ambitionne une croissance au-
thentique dans le respect des limites planétaires, des critères so-
ciaux et des principes de gouvernance.
Conformément à cette ambition, les indicateurs de performance
relatifs au développement durable sont intégrés dans les plans
d’intéressement du management, tant pour la Compagnie du
Bois Sauvage que pour le Pôle chocolat.
Ces indicateurs sont directement liés aux objectifs définis pour
les sujets matériels identifiés dans le cadre de la mise en œuvre
de la CSRD. Ces indicateurs incluent en particulier l’élaboration
et le respect de la feuille de route pour l’empreinte carbone de la
Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat en conformité
avec l’Accord de Paris. Ces objectifs liés aux enjeux climatiques
représentent au moins 10 % de la rémunération variable du per-
sonnel de direction. Ils seront revus chaque année et approuvés
par le Conseil d’administration de la Compagnie du Bois Sauvage
sur proposition du Comité de nomination et de rémunération.
Ces objectifs seront également repris par le Conseil d’adminis-
tration et les comités de direction des entités du Pôle chocolat.
Photo aérienne de la plantation en Équateur
Crédit photo Ecuadorcolat
69
Compagnie du Bois Sauvage
3.5. Déclaration de diligence raisonnable
L’analyse de double matérialité constitue la base de la stratégie
ESG de la Compagnie du Bois Sauvage et des entreprises contrô-
lées. Les impacts, risques et opportunités associés aux sujets
matériels font ainsi l’objet d’une réévaluation annuelle. Au-delà
des données collectées en interne, un processus de diligence rai-
sonnable a été mis en place et renforcé suivant les exigences de
la réglementation sur la déforestation (EUDR) qui couvre l’en-
semble des fournisseurs tout au long de la chaîne de valeur du
Pôle chocolat.
La Compagnie du Bois Sauvage est en effet décidée à encoura-
ger des pratiques durables sur l’ensemble de la chaîne de valeur
du Pôle chocolat. En tant que participant global dans l’industrie
du cacao, nous sommes engagés à créer de la valeur de ma-
nière responsable en nous assurant que nos investissements et
opérations se tiennent aux plus hauts standards d’intégrité et de
développement durable. La politique de diligence raisonnable vise
à atteindre cet objectif.
Considérant en effet les défis uniques associés à la chaîne de va-
leur du chocolat, la Compagnie du Bois Sauvage a développé un
cadre de diligence raisonnable spécifique afin de guider les efforts
de diligence sur la chaîne de valeur. L’objectif de ce cadre est de
s’assurer que l’ensemble des acteurs sur la chaîne de valeur res-
pecte les droits humains et a des pratiques d’affaires responsables
et durables. De manière plus spécifique, la Compagnie du Bois
Sauvage étend l’utilisation du cadre de diligence raisonnable établi
pour la réglementation anti-déforestation de
l’Union européenne
à l’ensemble des impacts et risques associés à la biodiversité, la
pollution, le changement climatique, le Code de conduite des
affaires et les travailleurs sur la chaîne de valeur.
communiquer
sur la manière dont les
impacts sont traités
identifier et évaluer les impacts
négatifs dans les opérations, les chaînes
d’approvisionnement et les relations d’affaires
mettre fin
aux impacts négatifs, les
prévenir
ou
les
atténuer
le cas échéant, prévoir des mesures
correctives ou coopérer
à leur mise en œuvre
suivre
la mise en œuvre et les résultats
Figure 3.B. : Le Cadre de diligence raisonnable de l’OCDE est mis à profit pour…
6
3
2
4
5
1
ancrer la conduite
responsable des
entreprises
dans
les politiques et les
systèmes de gestion
Pour supporter cet effort, la procédure de diligence raisonnable
déployée par la Compagnie du Bois Sauvage est constituée des
six piliers du cadre défini par l’OCDE et par la norme ISO 31000
afin de fournir l’ossature pour rencontrer les exigences de dili-
gence raisonnable locales et globales.
Vous pouvez trouver ci-dessus une représentation de ce cadre.
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
70
Compagnie du Bois Sauvage
La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) chez Jeff
de Bruges : de la structuration à la mobilisation collective
Quel regard portez-vous sur les avancées RSE
de Jeff de Bruges en 2025 ?
DENNYS LARRIEU
2025 a marqué une étape clé de structuration et de professionnali-
sation de notre démarche RSE. Nous avons clarifié notre gouvernance
autour de trois instances complémentaires, assurant cohérence et dy-
namique collective. Cette organisation confirme notre volonté d’inscrire
la RSE comme l’un des cinq piliers stratégiques de Jeff de Bruges. Elle
s’est accompagnée du renforcement de nos compétences avec l’arrivée
de Chaimae, une analyste RSE, ingénieure agronome spécialisée en
développement durable et forte de trois ans d’expérience dans le sec-
teur café. Son parcours illustre l’exigence que nous apportons à cette
professionnalisation.
CHAIMAE HASBI
Ayant rejoint Jeff de Bruges en début d’année, j’ai constaté une dé-
marche RSE déjà bien engagée, désormais structurée et tournée vers
l’avenir. L’élaboration de la feuille de route 2025 a confirmé sa cohé-
rence et sa dimension collective. Cette dynamique traduit non seule-
ment une structuration mais aussi une incarnation : la RSE est vécue
et portée par l’ensemble de l’entreprise. Mon rôle est d’apporter l’ex-
pertise nécessaire pour consolider cette trajectoire et l’orienter vers de
nouvelles ambitions.
« Jeff c’est nous » est au cœur de votre démarche RSE,
comment s’est-il traduit dans la vie de l’entreprise
cette année ?
DENNYS LARRIEU
« Jeff c’est nous » est né de la conviction qu’une transformation cultu-
relle est indispensable pour réussir les transitions stratégiques, digitales,
sociales et environnementales. Mobilisant l’ensemble du réseau, maga-
sins et siège, il a donné naissance à six valeurs clés, vécues au quotidien
et guidant nos décisions. Fidèles à notre démarche, nous avons, cette
année encore, associé le programme à des temps de convivialité – fête
de la musique, journée des enfants, Octobre Rose – afin d’ancrer nos
engagements dans la vie collective. Lors de notre convention annuelle,
une séquence dédiée devant près de 1.000 invités a confirmé que ce
programme est devenu le fil conducteur de notre vie collective.
CHAIMAE HASBI
« Jeff c’est nous » est une démarche innovante qui place la créativité et
l’intelligence collective au cœur de notre transformation. Le Roadshow
annuel, avec une quinzaine de réunions à travers le réseau, illustre
concrètement la volonté d’associer tous les magasins à cette dyna-
mique, à travers les ateliers et les échanges terrain en lien étroit avec
la Direction. Dans le même esprit, la campagne des Semaines euro-
péennes du développement durable cette année a ouvert le dialogue
sur des enjeux plus larges et embarqué davantage de collaborateurs.
Enfin, la nouveauté marquante reste le programme des ambassadeurs
RSE : sept collaborateurs siège déjà engagés, avec l’objectif d’un collec-
tif d’une dizaine dès 2026 pour porter nos thématiques RSE et en faire
émerger de nouvelles.
Quels jalons structurants avez-vous franchis
sur les enjeux réglementaires et votre feuille de route
à horizon 2030 ?
CHAIMAE HASBI
En 2025, nous avons franchi plusieurs étapes clés qui renforcent notre
trajectoire RSE. L’actualisation de la matrice de double matérialité, me-
née avec une représentation élargie de nos parties prenantes, a clarifié
nos priorités et rendu nos enjeux plus tangibles. Suite à la revue de
la double matérialité en 2025, il n’y a pas eu de changements par
rapport à 2024. Nous avons également structuré le projet EUDR avec
Osapiens et engagé la préparation de notre plan de décarbonation,
avec l’ambition de soumettre un dossier SBTi en 2026 et d’embarquer
nos fournisseurs vers une trajectoire bas carbone à horizon 2030. Ces
jalons traduisent une démarche proactive qui engage l’ensemble de la
chaîne de valeur.
DENNYS LARRIEU
Ces avancées sont essentielles, mais elles ne sont qu’un point de dé-
part. Notre ambition est de transformer ces fondations en résultats
concrets et mesurables dès 2026, avec la bascule vers une consom-
mation d’électricité verte et des objectifs ambitieux sur le packaging
et l’efficacité énergétique. Nous poursuivons aussi nos progrès dans
la plantation en Équateur, en conjuguant durabilité environnementale
et progrès social : diversification des cultures, irrigation naturelle, certifi-
cation Rainforest Alliance, mais aussi amélioration des conditions de vie
grâce à la mécanisation et aux infrastructures rénovées. Enfin, il s’agit
de faire rayonner « Jeff c’est nous » pour renforcer notre réputation ESG
et notre attractivité.
En 2025, Jeff de Bruges a franchi une étape décisive dans sa démarche RSE : structuration de la gouvernance
et professionnalisation de la démarche. Les témoignages croisés de Dennys Larrieu, CEO, et Chaimae Hasbi,
analyste RSE, révèlent une dynamique stratégique et incarnée, centrée sur l’humain et le collectif.
Chaimae Hasbi et Dennys Larrieu
Crédit photo Jeff de Bruges
71
Compagnie du Bois Sauvage
Faisons de la RSE un terrain
de collaboration, incarné
chaque jour par notre réseau
magasin et partagé avec chaque
client accueilli en boutique.
Quel message souhaitez-vous adresser aux parties
prenantes pour 2026 ?
CHAIMAE HASBI
Pour 2026, mon message est clair : poursuivre la formalisation de notre
démarche RSE ne pourra se faire qu’avec l’implication de tous. Un axe
essentiel sera l’embarquement du réseau magasin, qui porte nos enga-
gements au plus près des consommateurs et participe activement à leur
valorisation à travers l’expérience client et l’ancrage territorial. Nous in-
tensifierons aussi le dialogue avec nos fournisseurs pour les accompagner
dans leur trajectoire de décarbonation, en cohérence avec les standards
SBTi, tout en poursuivant le travail réglementaire autour de l’EUDR, de la
CSRD et du PPWR. Enfin, nous voulons renforcer l’implication des colla-
borateurs grâce aux ambassadeurs RSE et aux comités internes, afin que
la RSE devienne un réflexe partagé dans toutes nos pratiques.
DENNYS LARRIEU 
Dans la continuité de notre structuration, l’enjeu est désormais de don-
ner plus de visibilité à nos engagements et de les porter collectivement.
Notre singularité est rare : nous sommes à la fois cacaoculteurs et
chocolatiers, maîtrisant la filière de la fleur à la praline. Ce parcours,
de la plantation jusqu’à la dégustation, incarne notre passion et notre
exigence, et donne tout son sens à notre démarche RSE. Mon message
est une invitation : poursuivons le dialogue et co-construisons des solu-
tions qui dépassent les attentes réglementaires. En 2026, faisons de la
RSE un terrain de collaboration, incarné chaque jour par notre réseau
magasin et partagé avec chaque client accueilli en boutique.
INTERVIEW
Une des 472 boutiques de Jeff de Bruges
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
72
Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 3.C. : Pilier 1 : Gouvernance forte articulée autour de la transparence, de l’éthique et
de la gestion pro active des risques – Dashboard Suivi des indicateurs de performance clés ESG
AMBITIONS
ENVIRONNEMENT
E
Tendre à la décarbonation de l’ensemble des activités en 2050 et promouvoir
les actions de décarbonation pour les participations.
SOCIAL
S
Être un employeur de choix qui promeut l’égalité, la diversité et
l’égalité des opportunités.
GOUVERNANCE
G
Promouvoir une chaîne d’approvisionnement exempte de déforestation,
de travail des enfants et de comportement non-éthique.
(*) Sur la base du volume de coût.
3.6. Gestion des risques et contrôles
internes en matière de durabilité
Le référentiel COSO est utilisé pour identifier les contrôles in-
ternes associés en matière de durabilité. Ces risques font l’objet
d’une actualisation tous les six mois sur la base d’une matrice
de risques incluant la probabilité, l’impact et le suivi des actions
de mitigation. Le système de contrôle interne et de gestion des
risques est décrit de manière détaillée au point 5.6. du rapport
de gestion.
Ce cadre COSO est utilisé en complément de l’analyse de double
matérialité (voir point 3.8.), qui fait l’objet d’une actualisation annuelle.
Les risques ESG sont ainsi identifiés en fonction de l’analyse de
double matérialité et de l’analyse des risques établie suivant le
référentiel COSO.
Les risques identifiés, ainsi que les actions de mitigation en-
treprises, sont communiqués au Comité d’audit et au Conseil
d’administration au moins une fois par an ainsi qu’au Comité
de direction des entités concernées. La gestion de ces risques
fait ainsi partie intégrante de la stratégie ESG de la Compagnie
du Bois Sauvage et du Pôle chocolat. Dans le cadre de la pré-
paration aux nouvelles réglementations européennes (CSRD,
EUDR, CSDDD…), cette analyse des risques a été étendue
à la chaîne de valeur et un processus de diligence raisonnable
(voir point 3.5.) a été mis en place pour garantir la résilience
des chaînes d’approvisionnement.
73
Compagnie du Bois Sauvage
Kpi's
2024
2024 (restaté)
2025
Objectifs 2025
vs 2024 (restaté)
Objectifs Moyen terme (2030)
vs 2024 (restaté)
ENVIRONNEMENT
E
Climat/Énergie
Scope 1/2 Émissions
(kTCO
2
equiv.)
3.243
3.239
1.964
-8,7 %
-42 %
Scope 3 Émissions
(kTCO
2
equiv.)
169.260
160.239
168.735
na
-30 % sur le FLAG et plus de 67 %
des fournisseurs engagés dans une trajectoire
de décarbonation pour le non-FLAG
Biodiversité
Produits 100 % libres de
Déforestation
NA
NA
Tbc
Conformité EUDR
0 Déforestation
SOCIAL
S
Travailleurs
Écart salarial entre Hommes et
Femmes
Parité des genres
Travailleurs sur
chaîne de valeur
Travail des enfants sur la chaîne
d’approvisionnement
0 %
0 %
0 %
0
0
# Incidents Rapportés (sans
actions atténuations)
0
0
0
0
0
GOUVERNANCE
G
Code
de conduite
% Travailleurs couverts par le
Code de Conduite
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
# Incidents Rapportés (sans
actions atténuations)
0
0
0
0
0
% Fonctions exposées couvertes
par une formation
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
74
Compagnie du Bois Sauvage
3.7.
Stratégie ESG : Intégration du modèle économique et de la chaîne de valeur
La Compagnie du Bois Sauvage ambitionne une croissance
authentique dans le respect des limites planétaires, des cri-
tères sociaux et des principes de gouvernance. La mission de
la Compagnie du Bois Sauvage, en tant que holding à contrôle
familial, est ainsi de générer une croissance authentique et res-
ponsable à long terme pour l’ensemble de ses actionnaires tout
en générant un impact positif pour l’ensemble des parties pre-
nantes. La Compagnie du Bois Sauvage s’engage ainsi à intégrer
les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance dans
toutes ses activités et à promouvoir la transparence, l’intégrité et
l’innovation dans sa gestion. L’objectif est ainsi de créer de la va-
leur à long terme tout en gérant proactivement les risques ESG,
en favorisant la diversité et l’inclusion et en investissant dans des
initiatives qui soutiennent un avenir durable pour les générations
futures. Les valeurs de la Compagnie du Bois Sauvage, déclinées
ci-dessous, portent cette ambition.
■
Intégrité
 : Nous menons nos activités avec honnêteté,
transparence et responsabilité.
■
Respect
 : Nous traitons tous les individus avec dignité et
respect, en valorisant la diversité et l’inclusion.
■
Amélioration continue
 : Nous stimulons la créativité et
l’innovation pour favoriser l’amélioration continue et relever
les défis de la transition.
■
Excellence
 : Nous recherchons l’excellence dans tous les
aspects de nos activités, en fixant des normes élevées que
nous nous efforçons de dépasser constamment.
■
Transmission
 : La transmission de l’ensemble de ces
valeurs, ainsi que des principes, normes et comportements
qui y sont associés, fait partie intégrante de la culture de la
société.
■
Esprit d’équipe
 : Nous favorisons un environnement de
collaboration afin d’atteindre nos objectifs communs.
Le Pôle chocolat regroupe les entités Neuhaus (comprenant éga-
lement Corné Port-Royal), Jeff de Bruges et Artista, spécialisées
dans la production et la vente de pralines de qualité, avec une
diversification vers les glaces et les dragées pour Jeff de Bruges.
Nos principaux marchés se situent en Europe, tout particuliè-
rement en Belgique et en France, ainsi qu’aux États-Unis et au
Canada. Commercialement, notre ambition est de rendre nos
produits de haute qualité accessibles au plus grand nombre.
Le Pôle chocolat a généré un chiffre d’affaires de 304.901 euros
pour l’année 2025.
La stratégie ESG de la Compagnie du Bois Sauvage repose sur
trois piliers principaux, identifiés sur la base de l’analyse de
double matérialité réalisée pour l’ensemble des activités et de
la chaîne de valeur.
3.7.1.
Pilier 1 : Gouvernance forte articulée
autour de la transparence, de l’éthique et
de la gestion proactive des risques
La Compagnie du Bois Sauvage attend de ses collaborateurs
le respect des normes éthiques les plus strictes. L’ensemble du
personnel a ainsi adhéré à un Code de conduite reprenant l’en-
semble des principes de gouvernance. Un processus de suivi ré-
gulier et de gestion des risques a également été mis en place. Ce
dernier inclut les risques ESG identifiés sur la base de l’analyse de
double matérialité réalisée.
En tant qu’investisseur, la Compagnie du Bois Sauvage se foca-
lise également sur les investissements avec des perspectives de
croissance authentique dans le respect des limites planétaires,
des critères sociaux et des principes de gouvernance.
3.7.2.
Pilier 2 : Travailleurs engagés et chaîne de
valeur responsable
Le Pôle chocolat fait partie d’une longue chaîne de valeur inté-
grée. L’analyse de double matérialité a ainsi couvert l’ensemble
de cette chaîne de valeur (voir point 3.8.), en prenant en compte
également et anticipant la nouvelle législation contre la déforesta-
tion (EUDR) qui entrera en vigueur en janvier 2027.
Ces nouvelles législations offrent au Pôle chocolat l’opportunité
de renforcer la résilience de ses chaînes d’approvisionnement,
notamment grâce à la mise en place d’un Code de conduite pour
la majorité de ses fournisseurs. Cette charte favorise la collabo-
ration en vue de l’amélioration de l’empreinte carbone, vise à ga-
rantir l’absence de déforestation et assure le respect des normes
ESG les plus exigeantes, y compris le respect des législations sur
le travail des enfants.
Afin de sécuriser les sources d’approvisionnement et de tendre
vers une chaîne de valeur intégrée, la Compagnie du Bois Sauvage
a investi en partenariat dans une plantation propre, exempte
de déforestation et régie par une charte de gouvernance des
plus strictes.
75
Compagnie du Bois Sauvage
Figure 3.D. : Chaîne de valeur du Pôle chocolat
Source interne
Figure 3.E. : Processus d’évaluation
MATÉRIALITÉ D’IMPACT
Actuel ou potentiel
Un sujet de développement durable
est matériel quand :
■
Il concerne l’impact actuel ou potentiel de l’entité,
positif ou négatif sur les aspects de gouvernance,
sociaux ou environnementaux.
■
L’impact considéré est à court, moyen ou long
terme.
Ceci inclut l’impact directement lié à l’entité à travers
ses opérations, ses services ou ses produits à travers les
relations d’affaires y afférentes.
Exemple : émissions de gaz à effet de serre.
MATÉRIALITÉ FINANCIÈRE
Un sujet de développement durable est matériel quand
il peut déclencher ou déclenche des impacts financiers
sur l’entité.
■
Cela génère ou peut générer des risques et des
opportunités qui ont une influence matérielle (ou
susceptible d’avoir une influence matérielle) sur les
cash flows de l’entité, les performances, le coût du
capital ou l’accès au financement.
■
Ceci concerne le court, moyen ou long terme.
Exemple : l’évaluation de l’influence des gaz à effet de serre sur
les cash flows futurs de l’entité à travers les effets du prix du
carbone en particulier.
PERSPECTIVES DE MATÉRIALITÉ
Un sujet de développement durable est matériel
quand il rencontre les critères définis pour la matérialité d’impact,
la matérialité financière ou les deux.
CONSIDÉRATION DE L’IMPACT SUR TOUTES LES PARTIES PRENANTES CONCERNÉES
MATÉRIALITÉ D’IMPACT
Intérieur vers extérieur
MATÉRIALITÉ FINANCIÈRE
Extérieur vers intérieur
TRAVAILLEUR DANS
LA CACAOYÈRE
MASSE, BEURRE ET
POUDRE DE CACAO
FABRICANT DE CHOCOLAT
PRODUCTEUR DE PRALINES
CONSOMMATEURS
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
76
Compagnie du Bois Sauvage
3.7.3.
Pilier 3 : Respect des accords établis en
vue de limiter le changement climatique
La Compagnie du Bois Sauvage évalue son empreinte carbone
pour l’ensemble de ses activités depuis 2023. Une feuille de
route est en cours d’élaboration dont l’objectif est d’atteindre
la neutralité carbone à l’horizon 2050 pour la Compagnie du
Bois Sauvage.
Au niveau des participations de la Compagnie du Bois Sauvage,
l’alignement des activités avec l’Accord de Paris fait partie inté-
grante des processus de sélection et de suivi des performances.
3.8. Analyse de double matérialité :
Interaction avec la stratégie et
le modèle d’affaires
3.8.1.
Objectifs et contexte
L’analyse de double matérialité constitue la base de la stratégie
ESG de la Compagnie du Bois Sauvage. Cette analyse de double
matérialité a été établie fin 2023 sur la base des normes de
rapportage European Sustainability Reporting Standard (ESRS)
édictées par
l’European Financial Reporting Advisory Group
(EFRAG), le groupe consultatif européen sur l’information finan-
cière. Elle fait l’objet d’une revue annuelle. La figure 3.E. synthétise
les différents critères utilisés.
L’entité abordée est la Compagnie du Bois Sauvage en tant que
société de portefeuille, à savoir la société Compagnie du Bois
Sauvage et les entreprises contrôlées, comprenant principale-
ment le Pôle chocolat.
La matérialité des sujets a été évaluée sur la base des lignes di-
rectrices établies par la directive européenne CSRD fixant des
normes de rapportage extra-financier et les meilleures pratiques
de l’industrie. L’analyse de double matérialité a ainsi permis d’iden-
tifier les impacts, risques et opportunités qui sont matériels pour
la Compagnie du Bois Sauvage pour pouvoir en déduire les sujets
ESG correspondants.
L’identification des différentes parties prenantes externes a été
réalisée sur la base des informations disponibles et des nom-
breuses interactions avec ces parties prenantes.
La figure 3.F. résume les parties prenantes qui ont été identifiées
pour la Compagnie du Bois Sauvage.
Ces parties prenantes ont été impliquées au travers de revues
de partage de l’analyse de double matérialité. La figure 3.G.
Figure 3.F. : Parties prenantes identifiées pour Compagnie du Bois Sauvage
PARTIES
PRENANTES
AFFECTÉES
EXPERTS
INTERNES
EXPERTS
EXTERNES
LECTEURS
DU RAPPORT
ANNUEL
FSMA
INSTITUTIONS FINANCIÈRES (BANQUES)
ACTIONNAIRES / INVESTISSEURS
PARTIES PRENANTES
ÉQUIPE FINANCE / COMPLIANCE ET LEGAL / RH
CFO / DIRECTEUR GÉNÉRAL / CONSEIL D’ADMINISTRATION
COMITÉ D’AUDIT ET DE GESTION DES RISQUES
TRAVAILLEURS / ACTIONNAIRES /
INVESTISSEURS / PARTICIPATIONS
77
Compagnie du Bois Sauvage
Figure 3.G. : Les parties prenantes identifiées pour le Pôle chocolat
PARTIES
PRENANTES
AFFECTÉES
EXPERTS
INTERNES
EXPERTS
EXTERNES
UTILISATEURS
RAPPORTS DE
DÉVELOPPEMENT DURABLE
AUDITEURS / CONSULTANTS
ONG / FÉDÉRATIONS / AUTORITÉS / SYNDICATS
INSTITUTIONS FINANCIÈRES (BANQUES)
ACTIONNAIRES / INVESTISSEURS / CLIENTS
CONCURRENTS
PARTIES PRENANTES
TRAVAILLEURS / CLIENTS / ACTIONNAIRES / INVESTISSEURS
DÉTAILLANTS / GROSSISTES / PROPRIÉTAIRES
TRANSPORTEURS / FOURNISSEURS / CO-EMBALLEURS
FERMIERS CACAOYÈRES / COMMUNAUTÉS LOCALES
ÉQUIPE FINANCE / ÉQUIPE JURIDIQUE ET COMPLIANCE
ÉQUIPE RH / DIRECTEUR COMMERCIAL
OPÉRATIONS, ACHATS ET ÉQUIPE
CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT / RESPONSABLE REPORTING
ET COMMUNICATION
/
CONSEIL D’ENTREPRISE
synthétise les différentes parties prenantes identifiées pour le
Pôle chocolat.
L’implication des parties prenantes du Pôle chocolat a été assu-
rée via des consultations internes et externes.
Au niveau interne, des communications régulières ainsi que des
tours de table sont organisés avec l’ensemble du personnel afin de
partager cette analyse de double matérialité. Les représentants
des travailleurs, le management, le Conseil d’administration ainsi
que des actionnaires ont également été associés à la démarche.
Au niveau externe, cette analyse de double matérialité a été par-
tagée avec la majorité des fournisseurs du Pôle chocolat qui ont
ainsi pu marquer leur adhésion. La démarche de développement
durable est aussi communiquée dans les boutiques. À cette fin,
des formations spécifiques ont été organisées pour les équipes
de vente. Nous avons également réalisé une analyse de la chaîne
de valeur, tant en amont qu’en aval, afin de nous assurer que tous
les sujets matériels ont bien été couverts.
Au niveau du Pôle chocolat, l’ensemble de la chaîne de valeur a
été incluse, de la plantation au consommateur final. En amont,
cette chaîne de valeur se compose de nombreux acteurs, de la
plantation des fèves de cacao à la confection des pralines en pas-
sant par la production de la poudre de cacao et du chocolat. Le
transport entre ces différentes étapes a été pris en compte.
Afin de sécuriser ses approvisionnements, le Pôle chocolat est
propriétaire de sa propre plantation en Équateur. Par souci de di-
versification et de sécurité d’approvisionnement, d’autres sources
sont également sollicitées.
En aval, la chaîne de valeur est constituée des boutiques et des
magasins franchisés, ainsi que des consommateurs finaux.
La matérialité d’impact des différents sujets a été déterminée
pour l’ensemble des entités selon l’échelle détaillée (figure 3.H.),
basée sur la probabilité de l’événement et la magnitude ou la
sévérité de l’impact.
La matérialité financière a aussi été déterminée sur la base de
la probabilité du risque et de la magnitude de l’impact suivant
l’échelle détaillée (figure 3.I.). Tous les sujets au-dessus du seuil de
deux ont été sélectionnés aussi bien pour la matérialité d’impact
que pour la matérialité financière.
Les parties prenantes externes et internes ont été impliquées
dans l’établissement et la validation de ces évaluations. Cette ana-
lyse de double matérialité a notamment été partagée avec les
principaux fournisseurs.
Les sujets analysés au niveau de la Compagnie du Bois Sauvage
incluent ceux identifiés pour le Pôle chocolat ainsi que des sujets
spécifiques relatifs à la gouvernance. La résilience financière et
la création de valeur à long terme ont été également identifiées
comme des sujets matériels.
L’impact ainsi que les risques et les opportunités ont été iden-
tifiés pour l’ensemble de ces sujets matériels. Les responsables
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
78
Compagnie du Bois Sauvage
fonctionnels concernés, que cela soit au niveau des opérations,
de la chaîne logistique, des ressources humaines ou des finances,
ainsi que les équipes de développement durable ont contribué au
processus au travers de sessions de travail avec le soutien d’ex-
perts externes spécialisés. Cette analyse a aussi fait l’objet d’une
revue par le Comité de direction des différentes entités du Pôle
chocolat. Les impacts, risques et opportunités identifiés n’ont pas
d’influence sur les actifs et les dettes de la Compagnie du Bois
Sauvage et des entités du Pôle chocolat et aucun ajustement sur
les comptes 2025 n’a été enregistré.
Cette évaluation a fait l’objet d’une revue par le Comité d’au-
dit et de gestion des risques et d’une validation par le Conseil
d’administration en décembre 2023. Une revue annuelle a éga-
lement eu lieu avec le Conseil d’administration pour confirmer
cette validation. Aucun changement n’est enregistré sur 2025. La
figure 3.J. illustre le résultat de cette analyse de double matérialité.
Cette analyse a été partagée avec les parties prenantes concer-
nées, y inclus l’équipe Opérationnelle de la Compagnie du Bois
Sauvage, le Comité d’audit et de gestion des risques, le Conseil
d’administration et les actionnaires lors de
l’Assemblée générale
annuelle de 2025.
En ce qui concerne les investissements de la Compagnie du Bois
Sauvage, l’empreinte carbone et les éléments de gouvernance
sont considérés comme des sujets matériels, tout comme les
aspects liés aux travailleurs et la résilience financière.
Cette analyse de double matérialité a été réalisée pour la pre-
mière fois en 2023. Elle fait l’objet d’une actualisation régulière
sur la base de l’implication des parties prenantes. Les analyses
des impacts, risques et opportunités pour l’ensemble de la chaîne
de valeur feront l’objet d’une analyse plus détaillée au cours des
prochaines années dans le cadre de la mise en œuvre de la di-
rective européenne sur le devoir de vigilance des entreprises en
matière de durabilité.
Figure 3.H. : La probabilité de l’événement et la magnitude ou la sévérité de l’impact
Sévérité
Échelle
Très
faible
Moyenne
Très
élevée
Portée
Très
faible
Moyenne
Très
élevée
Caractère
irrémédiable
Très
faible
Moyenne
Très
élevée
Probabilité
d’occurrence
Hautement
improbable
Improbable
Possible
Probable
Très
probable
1
2
3
4
5
Score de
matérialité d’impact
Faible
impact
Moyen
impact
Fort
impact
< 2
[2 :3,5]
>=3,5
Figure 3.I. : La probabilité du risque et la magnitude de l’impact
Magnitude
Faible
Modérée
Élevée
Signifi-
cative
Catastro-
phique
1
2
3
4
5
Probabilité
d’occurrence
Hautement
improbable
Improbable
Possible
Probable
Très
probable
1
2
3
4
5
Score de
matérialité d’impact
Faible
impact
Moyen
impact
Fort
impact
< 2
[2 :3,5]
>=3,5
79
Compagnie du Bois Sauvage
Figure 3.J. : Les résultats de l’analyse
de double matérialité
Élevée
Basse
Basse
Élevée
CBS : double matérialité
Matérialité financière
Matérialité d’impact
Climat et Énergie
Pollution
Biodiversité
et Écosystèmes
Traçabilité
des produits
Gestion des déchets
et Circularité
Corruption
Culture d’entreprise
Travailleurs “propres”
Protection
des lanceurs d’alerte
Santé et Sécurité
des Consommateurs
Respect de la Vie privée
Travailleurs sur
la chaîne de valeur
Figure 3.K. : Sujets matériels pour la Compagnie du
Bois Sauvage
RÉSILIENCE FINANCIÈRE
CRÉATION DE VALEUR À LONG TERME
G
■ Code de conduite
■ Respect de la Vie pri-
vée et Cybersécurité
■ Protection des
lanceurs d’alerte
■ Corruption
E
S
Climat et Énergie
Travailleurs
(y inclus sur la chaîne
de valeur)
Autres sujets sur la base de revue annuelle
sous forme de Due Diligence.
Dimension
Thèmes de développement durable
Description - Contenu
Environnement
Climat/Énergie
Le changement climatique, les émissions de gaz à effet de serre et les consommations d’énergie.
Traçabilité des produits
La capacité à tracer l’origine, les mouvements et les manipulations des matières premières, de l’emballage et des produits finis.
Pollution
La pollution de l’eau, de l’air et des sols associée à la production et sur la chaîne de valeur du chocolat.
Biodiversité et Écosystèmes
L’exploitation et l’usage des sols, le respect de la biodiversité, la reforestation et l’agroforesterie.
Gestion des déchets et Circularité
L’utilisation des matières premières et de l’emballage requis pour la production du chocolat y inclus leur recyclabilité.
Consommation et Usage d’Eau
Les consommmations et l’utilisation d’eau pour la production de chocolat et de ses matières premières.
Social
Force de travail
La sécurité et le bien-être des travailleurs ainsi que la diversité, l’inclusion, la formation et le développement des travailleurs.
Travailleurs sur chaîne de valeur
Un revenu et niveau de vie décent pour les travailleurs sur la chaîne de valeur, le respect des droits de l’Homme (y inclus le travail
des enfants).
Gouvernance
Corruption
La corruption de fonctionnaires publics ou d’entreprises privées dans l’exécution de leur mission.
Protection des lanceurs d’alerte
L’établissement de pratiques et de procédures de lanceurs d’alerte.
Protection de la vie privée
Le respect des règles associées au respect de la vie privée y inclus principalement le RGPD (Réglement Général sur la Protection
des Données).
Culture d’entreprise
L’ensemble des éléments de gouvernance qui permettent de structurer la culture d’entreprise.
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
80
Compagnie du Bois Sauvage
Artista poursuit un triple objectif :
rendre sa production plus durable,
veiller au bien-être des salariés et
garantir un approvisionnement
durable de ses ingrédients.
« Artista :
quand savoir-faire et innovation
se rencontrent »
Quel bilan tirez-vous de 2025 en terme de durabilité ?
2025 était plutôt une année pendant laquelle nous avons continué nos engagements des années précédentes
en terme de durabilité. Notre coeur d’activité chez Artista est la production des produits chocolatés innovants
pour le Groupe et en dehors du Groupe, pour nos clients private label.
À côté des initiatives réalisées sur le terrain, la coupure de la climatisation pendant des périodes creuses (nuit/
weekend), la séparation de l’éclairage dans les différents halls de production, nous avons mis l’attention sur
l’amélioration de la productivité dans l’usine.
Une amélioration de la production ne signifie pas produire plus mais produire mieux. Mieux dans le sens que
nous avons effectué notre plan d’entretien préventif sur nos lignes de production et nous avons intensifié la
formation de nos responsables de lignes avec un suivi journa-
lier sur le terrain par nos « Daily Cockpits ». Tout cela résulte
dans un « set up » journalier de nos 4 lignes de production plus
fluide et donc une diminution des arrêts. Cela résulte en plus
de produits de 1
re
qualité, donc vendables, et moins de pertes
ou de produits de 2
e
 choix. Notre pourcentage de pertes et de
2
e
 choix a diminué en dessous de 3 % de la quantité produite.
2025 était aussi l’année où nos nouveaux ballotins ont été
lancés sur le marché « private label ». Une simplification du
ballotin signifie moins de différents éléments d’emballage tout
en gardant le même « look and feel » pour le consommateur.
Depuis de nombreuses années, Artista apporte à ses clients un savoir-faire unique, combinant expertise
technique et sens du détail. Dans un secteur où l’exigence et la précision sont clés, cette collaboration permet
de faire évoluer les standards de qualité tout en répondant aux attentes croissantes en matière de durabilité
et d’efficacité. L’interview met en lumière la manière dont Artista innove, s’adapte et contribue directement à
l’excellence opérationnelle de ses produits.
Bart Dero, Managing Director
Crédit photo Artista
81
Compagnie du Bois Sauvage
L’engagement du personnel est au cœur de votre démarche
de développement durable – quelles ont été les actions
principales initiées cette année ?
Le bien-être des collaborateurs chez Artista reste un point important
auquel nous voudrions attribuer de plus en plus d’attention.
Durant le 1
er
 semestre de 2025, un sondage sur le bien-être a été
effectué. Le retour et feedback a été discuté ensemble lors d’ateliers
collaboratifs/réunions qui ont suivi ce sondage.
L’engagement du personnel dans notre démarche durable se situe
à 2 niveaux :
•
nos travailleurs sont impliqués dans nos réunions internes avec
des initiatives, comme « Comment réduire notre empreinte
carbone ? »
•
2025 était aussi l’année où toutes les voitures de société de
nos travailleurs sont passées à 100 % électrique.
Pour nos ouvriers dans l’atelier, l’action principale reste la réduction
de déchets et l’augmentation du nombre de produits de
premier choix.
Au niveau de la sécurité pour nos ouvriers, nous prévoyons toujours
les meilleures conditions pour effectuer le travail. Pour promouvoir l’er-
gonomie, des transpalettes élévateur ergonomiques ont été achetés
en 2025. Le nombre d’accidents de travail a été réduit au nombre
de 2 sans gravité.
Quelles évolutions ont été enregistrées au niveau
des approvisionnements locaux ?
Artista a continué sur cet élan. Nous avons intensifié encore plus la
collaboration avec nos partenaires locaux, au niveau du co-packing
(l’atelier protégé « Ijsdal » situé à 7,5 km de l’usine) et nos fabricants
d’emballages.
Pour être capable de garder notre flexibilité qui est une valeur clef chez
Artista vis-à-vis de nos clients, cette collaboration avec nos partenaires
restera importante.
Quels sont les jalons inscrits sur votre feuille de route
à l’horizon 2030 ?
Notre feuille de route 2030 s’appuie sur deux jalons structurants :
d’abord le recalcul complet de notre empreinte carbone pour disposer
d’une base robuste, ensuite le déploiement d’une feuille de route de
décarbonation qui nous conduit, via des objectifs chiffrés et des actions
prioritaires, jusqu’à atteindre nos engagements à l’horizon 2030.
Notre engagement auprès de la SBTi se traduira par : le dépôt de
notre commitment, la définition et modélisation de nos objectifs alignés
1,5°C, la validation officielle de nos cibles, puis le déploiement des ac-
tions nécessaires et du reporting annuel pour garantir l’atteinte de nos
objectifs climatiques à l’horizon 2030.
Notre feuille de route 2030 prévoit aussi une mise en conformité com-
plète avec l’EUDR : une analyse de risque, la mise en place d’un sys-
tème de traçabilité géolocalisée, la montée en conformité des fournis-
seurs, la maîtrise du processus de due diligence, et enfin la conformité
totale et durable d’ici 2030.
Pistaches pour le chocolat Dubai
INTERVIEW
Crédit photo Artista
CSRD / 3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
82
Compagnie du Bois Sauvage
3.9. Processus de screening
des investissements ESG
Le processus d’investissement de la Compagnie du Bois Sauvage
est caractérisé par une analyse approfondie des dossiers d’inves-
tissement. Une nouvelle participation doit pouvoir contribuer à
une création de croissance authentique et durable à long terme.
Afin d’atténuer les risques ESG, la Compagnie du Bois Sauvage
applique une politique d’exclusion de certains types d’activités
présentant un risque important en matière de durabilité.
Les entreprises actives dans les secteurs suivants ne sont ainsi pas
considérées lors de potentielles prises de participation en direct
par la Compagnie du Bois Sauvage.
■
Armement : les entreprises actives dans la production
d’armements controversés listées par l’ONG Internal
Campaign to Ban Landmines – Cluster Munition Coalition
■
Charbon : les entreprises figurant sur la Global Coal Exit List
■
Entreprises dont l’activité est controversée (tabac…)
■
L’industrie des jeux de hasard
■
Énergies fossiles
En complément de l’analyse financière, une évaluation ESG des
entreprises investies est également réalisée sur la base d’une grille
d’analyse alignée sur les principes de double matérialité.
Au niveau des programmes ESG des différentes participations,
nous vous référons à leur propre rapport annuel ESG.
Crédit photo Futerro
Objets en plastique biosourcé de Futerro
83
Compagnie du Bois Sauvage
Informations
environnementales
4.
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
84
Compagnie du Bois Sauvage
4.1. Le changement climatique
Sur la base de l’analyse de double matérialité, le change-
ment climatique a été identifié comme le sujet le plus im-
portant au niveau environnemental pour les activités de
la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat.
Des politiques ont ainsi été mises en place afin de définir des
méthodes de calcul et de suivi de l’empreinte carbone de la
Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat. Cette dé-
marche s’inscrit pleinement dans l’objectif de respecter l’Accord
de Paris sur le climat.
Ces politiques précisent également la manière dont les risques
liés au changement climatique sont évalués suivant les différents
scénarios établis par le Groupe d’experts intergouvernemental
sur l’évolution du climat (GIEC). Les fournisseurs concernés ont
été impliqués dans cette analyse des risques, notamment à tra-
vers leur engagement dans l’analyse de double matérialité. Les
principaux risques identifiés concernent les risques de transition
et les risques de marché.
Concernant les risques de transition, la Commission européenne
a instauré une réglementation contre la déforestation (EUDR)
afin de répondre aux impacts du changement climatique. Elle
concerne directement la chaîne d’approvisionnement du Pôle
chocolat et tout particulièrement les producteurs de cacao et
d’emballages produits à partir de bois. L’impact de cette nou-
velle réglementation est détaillé au point 4.3.
La mise en ap-
plication a été différée à 2026 sans altérer la volonté de
la Compagnie du Bois Sauvage d’en anticiper la mise en
application des fondements.
En ce qui concerne les risques
de marché, le changement climatique influence le rendement des
plantations et les cours du cacao qui y sont liés. Cette analyse des
risques a servi de base pour le test de résilience mené en 2024
sur la chaîne de valeur en tenant compte des différentes sources
d’approvisionnement, y compris la plantation en Équateur et les
sources privilégiées de nos fournisseurs au Ghana et en Côte
d’Ivoire. Ce test de résilience couvre les différents horizons tem-
porels : court, moyen et long terme, soit de 2030 à 2085. Il a été
réalisé avec un support externe, permettant d’accéder aux bases
de données les plus fiables, notamment de la
Food and Agriculture
Organisation
(FAO). Un modèle sophistiqué a été utilisé pour
évaluer l’impact du changement climatique sur le rendement de
différentes cultures agricoles, dont le cacao.
L’ensemble des scénarios prévus par le GIEC a été pris en compte,
parmi lesquels 3 scénarios ont été particulièrement étudiés.
■
SCÉNARIO 1 (< 2 °C) :
une hausse des températures
inférieure à 2 °C d’ici 2030. Ce scénario est compatible avec
l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique
à 1,5 °C.
■
SCÉNARIO 2 (2,4 °C) :
un scénario modéré basé sur une
augmentation des températures de 2,4 °C à l’horizon 2050.
■
SCÉNARIO 3 (> 4 °C) :
un scénario à fortes émissions où
le réchauffement climatique excède 4 °C d’ici 2085.
Les conclusions de cette analyse indiquent que les zones de plan-
tation en Équateur deviennent progressivement plus adaptées à
la culture du cacao tout au long de la période, tandis que le
Ghana et la Côte d’Ivoire conservent un niveau de convenance
stable pour cette culture. Afin de garantir la résilience de son
modèle d’affaires, la Compagnie du Bois Sauvage et son Pôle cho-
colat ont établi en 2025 un plan de transition en collaboration
avec les parties prenantes concernées.
Premièrement, le Pôle chocolat a décidé de maintenir et déve-
lopper des sources d’approvisionnement diversifiées entre les
différentes régions de production afin de limiter sa vulnérabilité
aux impacts du changement climatique.
Deuxièmement, une évaluation complète des empreintes car-
bone des différentes entités pour l’exercice 2025 a été effectuée.
Tel que décrit dans la base de préparation (3.1), nous avons éga-
lement procédé à une réévaluation des émissions de l’exercice
2024 qui sert de référence pour le plan de transition. L’inventaire
des émissions carbone couvre également les projets immobiliers
contrôlés par la Compagnie du Bois Sauvage, à savoir Chmielna et
Praça de Espanha I et II. Le tableau 4.A. présente une synthèse de
l’empreinte carbone consolidée du Groupe ainsi que l’empreinte
des Pôles chocolat et immobilier, tandis que les diagrammes 4.B.
et 4.C. détaillent la répartition des émissions par poste.
À l’instar de ce qui est observé habituellement dans le secteur, la
majorité des émissions de gaz à effet de serre du Pôle chocolat
est constituée d’émissions indirectes de scope 3, principalement
liées aux achats de matières premières. Les émissions de scope 2,
relatives à la consommation d’électricité, sont quant à elles cal-
culées selon les deux approches recommandées par le GHG
Protocol :
fondées sur la localisation
, qui reflète l’intensité carbone
moyenne du mix électrique des réseaux locaux, et
fondées sur
le marché
, qui tient compte des instruments contractuels spéci-
fiques tels que les garanties d’origine ou les contrats d’électricité
renouvelable. Cette double approche permet une lecture trans-
parente de l’empreinte carbone et une meilleure compréhension
de l’impact des choix d’approvisionnement énergétique.
Sur base de cet inventaire robuste, des objectifs de réduction
cohérents ont été définis pour l’ensemble du Pôle chocolat, en
collaboration avec des équipes multidisciplinaires incluant des
acteurs du développement durable, de la chaîne logistique, de
l’innovation, des opérations et de la finance. Le plan de transition
à l’horizon 2030 vise à réduire les émissions de scopes 1 et 2
de 42 % et les émissions FLAG (
Forest Land and Agriculture
) du
scope 3 de 30 %. Pour les autres émissions du scope 3 (non-
FLAG), il cible l’engagement de plus de 67 % des fournisseurs
(en termes d’émissions) dans un plan de réduction aligné avec
l’Accord de Paris. Ces objectifs ont ensuite été validés par le
Comité d’audit et de gestion des risques et par le Conseil d’admi-
nistration des entités concernées.
85
Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 4.A. : Empreinte carbone 2025 – Comparaison avec 2024 et répartition des émissions
Émissions de GES (tCO
2
eq)
Émissions
financées
et propres
à CBS
en 2024
En 2024
restaté
(référence)
Émissions
financées et
propres à
CBS en 2025
Contribution
du poste aux
émissions
totales de
2025
2025 vs
2024
restaté
2025 vs
2024
Scope 1
1.738
1.738
1.403
0,8 %
-19 %
-19 %
Émissions directes de GES de combustion stationnaire
692
692
641
0,4 %
-7 %
-7 %
Émissions directes de GES de combustion mobile
318
319
284
0,2 %
-11 %
-11 %
Fuites et émissions fugitives
728
728
478
0,3 %
-34 %
-34 %
Scope 2
1.505
1.501
561
0,3 %
-63 % (1)
-63 %
Émissions directes de GES basées sur la localisation
1.505
1.501
561
0,3 %
-63 %
-63 %
Émissions directes de GES basées sur le marché
-
385
0,2 %
Scope 3
169.260
160.239
168.735
99 %
5 %
0 %
1. Achats de biens et services
100.822
91.799
98.442
57,7 %
7 % (2)
-2 %
2. Immobilisations
16.616
16.616
11.600
6,8 %
-30 % (3)
-30 %
3. Activités liées au fuel et à l’énergie
727
726
509
0,3 %
-30 %
-30 %
4. Transport et distribution en amont
4.847
4.847
3.598
2,1 %
-26 % (4)
-26 %
5. Déchets générés dans les opérations
556
555
539
0,3 %
-3 %
-3 %
6. Voyages d’affaires
514
517
516
0,3 %
0 %
0 %
7. Déplacements des travailleurs
1.913
1.913
1.862
1,1 %
-3 %
-3 %
8. Actifs leasés en amont
-
-
9. Transport et distribution en aval
3.634
3.634
2.020
1,2 %
-44 %
-44 %
10. Traitement des produits vendus
-
-
-
0,0 %
11. Utilisation des produits vendus
2.171
2.171
1.825
1,1 %
-16 %
-16 %
12. Traitement de fin de vie des produits vendus
2.906
2.906
2.779
1,6 %
-4 %
-4 %
13. Actifs leasés en aval
-
-
-
14. Franchises
6.803
6.803
6.927
4,1 %
2 %
2 %
15. Investissements
27.751
27.751
38.117
22,3 %
37 %
37 %
Émissions totales de GES (fondées sur la localisation)
172.503
163.478
170.699
100 %
4 %
-1 %
Émissions totales de GES (fondées sur le marché)
170.523
dont émissions de GES du Pôle chocolat (fondées sur la localisation)
135.404
132.443
77,6 %
-2 %
dont émissions de GES du Pôle chocolat (fondées sur le marché)
132.268
Émissions de GES du Pôle Immobilier
27.751
37.857
22,2 %
36 %
(1) Cette diminution s’explique principalement par l’établissement d’un contrat d’énergie verte pour les quartiers généraux de Neuhaus et le reclassement des émissions liées
aux franchisés pour Jeff de Bruges.
(2) L’augmentation des émissions est liée à la croissance des volumes d’achats, combinée à un effet de mix défavorable dans les achats de chocolat. Une réduction de cette
catégorie est attendue dans les prochaines années grâce à la mise en œuvre progressive d’une stratégie d’achats exempts de déforestation.
(3) Cette baisse est ponctuelle, dans la mesure où de nouveaux investissements en capital (CAPEX) sont prévus à moyen terme, ce qui pourrait entraîner une évolution
future des émissions associées.
(4) La réduction des émissions liées au transport s’explique principalement par une amélioration de la qualité et de la précision des données, rendue possible par un dialogue
renforcé avec les partenaires logistiques.
Scope 1
Scope 2
Scope 3
2024 restaté
2030
-42 %
-42 %
-30 % pour FLAG +(*)
*
67 % des fournisseurs engagés dans une trajectoire de
décarbonation pour le non-FLAG
Tableau 4.B. :
Répartition des émissions de GES 2025
■
Scope 1
■
Scope 2
■
Scope 3
170,7 K
98,85 %
Objectifs
Tableau 4.C. :
Répartition des émissions de GES 2025
■
achats de biens et services
■ investissements
■
immobilisations
■
franchises
■
transport et distribution en aval
■
autres (Scope 3)
7 %
4 %
3 %
5 %
58 %
23 %
168,7 K
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
86
Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 4.D. : Groupe Compagnie du Bois Sauvage Consommations Consolidées Énergétiques
2024/2025
TOTAL
Consommation énergétique et mix
2024
2025
% N/N-1
(1)
Consommation de combustibles issus du charbon et des produits du charbon (MWh)
0
0
na
(2)
Consommation de carburant provenant du pétrole brut et des produits pétroliers (MWh)
0
0
na
(3)
Consommation de combustibles provenant du gaz naturel (MWh)
864
785
91%
(4)
Consommation de combustibles d’autres sources fossiles (MWh)
1.708
30
2%
(5)
Consommation d’électricité, de chaleur, de vapeur et de refroidissement achetés ou
acquis à partir de sources fossiles (MWh)
0
0
na
(6)
Consommation totale d’énergie fossile (MWh)
(calculé sur base de la somme des lignes 1 à 5)
2.572
814
32%
Part des sources fossiles dans la consommation totale d’énergie (%)
21 %
6 %*
na
(7)
Consommations d’énergie nucléaire (MWh)
7.064
5.270
75%
Part de la consommation d’origine nucléaire dans la consommation totale d’énergie (%)
59 %
38 %*
na
(8)
Consommation de carburant pour les sources renouvelables y compris la biomasse (MWh)
223
100
45%
(9)
Consommation d’électricité, de chaleur, de vapeur et de refroidissement achetés ou acquis à
partir de sources renouvelables (MWh)
565
6.105
1080%
(10)
Consommation d’énergie renouvelable autoproduite sans carburant (MWh)
1.550
1.710
110%
(11) Consommation totale d’énergies renouvelables (MWh)
(calculé comme la somme des lignes 8 à 10)
2.338
7.914
338%
Part des sources renouvelables dans la consommation totale d’énergie (%)
20 %
57 %*
290%
Consommation Energétique totale (6/7/11) (Mwh)
11.973
13.998
117%
Production d’énergie non renouvelable (Mwh)
0
0
na
Production d’énergie renouvelable (Mwh)
2.083
1.637
79%
Intensité énergétique par revenu net (MWh/Euro)
0,043
0,046
107%
(*) Les variations sont principalement liées à la mise en place du contrat d’énergie verte chez Neuhaus.
L’année 2024 (restatée) a été retenue comme année de réfé-
rence, étant considérée comme représentative. Le périmètre
de consolidation utilisé pour la fixation des objectifs est main-
tenu constant sur l’ensemble de la période envisagée. Il est à
noter qu’aucune émission ne provient de mécanismes d’échanges
régulés.
Ces objectifs se déclinent au sein d’une feuille de route de décar-
bonation à l’horizon 2030 qui repose sur les six priorités straté-
giques suivantes, identifiées par les équipes multidisciplinaires :
4.1.1.
PRIORITÉ 1 : Garantir un réseau
d’approvisionnement exempt
de déforestation, y compris la plantation
en Équateur
Le Pôle chocolat s’engage à fournir des produits n’ayant pas
été responsables de déforestation. Cet engagement néces-
site une analyse approfondie de la traçabilité et des risques
tout au long de la chaîne de valeur.
Dès lors, le Pôle chocolat
a initié un plan d’engagement et une démarche de sensibilisation
auprès de l’ensemble de ses fournisseurs afin de se conformer à
la réglementation EUDR. À travers la plateforme « Osapiens », le
Pôle chocolat a notamment évalué le niveau de préparation et
la capacité de ses fournisseurs à assurer cette conformité. Par
ailleurs, un travail de diligence a été mené dans notre plantation
en Équateur afin de démontrer l’absence de contribution à la
déforestation. De plus, le Pôle chocolat accorde une attention
particulière à la certification Forest Stewardship Council (FSC)
pour l’achat de ses emballages. À terme, cet engagement envers
l’absence de déforestation se reflètera également dans le calcul
de l’empreinte carbone, via notamment un ajustement des fac-
teurs d’émissions.
87
Compagnie du Bois Sauvage
4.1.2. PRIORITÉ 2 : Engagement de
nos fournisseurs en vue d’atteindre
les objectifs de l’Accord de Paris
Dans l’objectif de se conformer aux exigences de la Science
Based Targets initiative (SBTi), nous visons à ce que les fournis-
seurs représentant plus de 67 % de nos émissions s’engagent
dans une trajectoire de décarbonation conforme à
l’Accord de
Paris. En effet, la majorité de nos émissions de gaz à effet de
serre provient du scope 3, essentiellement lié aux achats et aux
transports. Dès lors, l’engagement des fournisseurs constitue un
levier clé pour atteindre nos objectifs de décarbonation.
4.1.3. PRIORITÉ 3 : Énergie
L’énergie est un élément clé dans notre plan de transition. C’est
pourquoi nous y adressons une attention particulière avec
un suivi régulier et une stratégie à long terme. Durant l’année
2025, le Pôle chocolat a drastiquement réduit ses émissions
liées à l’énergie. Cela a été notamment possible grâce à des in-
vestissements importants dans l’énergie renouvelable (contrats
de fourniture d’énergie verte) et dans de nouvelles installations
efficientes.
D’autres options d’électrification et d’amélioration d’efficacité
sont actuellement en cours d’exploration afin de continuer à
réduire notre consommation d’énergie dans les années à venir.
Le tableau 4.E. résume l’inventaire de la consommation énergé-
tique des différentes entités. Au niveau de l’intensité du carbone,
le chiffre d’affaires utilisé correspond aux données reprises dans
la note 3 des états financiers pour le Pôle chocolat.
4.1.4.
PRIORITÉ 4 : Emballage
Dans le cadre de la réglementation EUDR, le Pôle choco-
lat porte une grande importance à la certification Forest
Stewardship Council (FSC) pour l’achat de ses emballages issu
du bois. Il est également très attentif aux exigences et directives
de la réglementation Packaging and Packaging Waste Regulation
(PPWR). Dans ce contexte, notre approche inclut une réduction
significative des plastiques à usage unique afin de progresser vers
100 % d’emballages recyclables.
4.1.5.
PRIORITÉ 5 : Écoconception des produits
La volonté de réduire nos émissions de gaz à effet de serre est
prise en considération à chaque étape du cycle de vie de nos
produits, dès leur phase de conception. À titre d’exemple, une
équipe spécifique effectue un suivi mensuel des flux de déchets
liés à la production de chocolat, dans l’objectif de les réduire et
d’optimiser leur valorisation et leur recyclage. De plus, le recours
à des ingrédients naturels ainsi que le développement de parte-
nariats, notamment avec l’entreprise Ecopoon, illustrent concrè-
tement cette démarche.
4.1.6.
PRIORITÉ 6 : Transport et logistique
Le Pôle chocolat encourage constamment une planification qui
optimise et réduit les flux logistiques tout en promouvant des
modes de transport plus durables.
En parallèle, la qualité des données liées aux transports a été
significativement améliorée au cours de l’année 2025. Grâce
notamment à d’excellentes relations fournisseurs, les entités du
Pôle chocolat disposent de données détaillées, limitant les esti-
mations et permettant ainsi un calcul plus fiable des émissions.
La feuille de route pour le Pôle chocolat combine des leviers
opérationnels et structurels, notamment l’optimisation des ap-
provisionnements en matières premières, l’énergie et l’engage-
ment des fournisseurs dans des pratiques agricoles durables
telles que l’agroforesterie, la réduction des engrais et l’optimisa-
tion de l’usage de l’eau. Présentée dans le diagramme ci-dessous
(4.E), cette feuille de route constitue la base de la trajectoire de
réduction des émissions à court et moyen terme.
Tableau 4.E. :
Les objectifs de la taxonomie européenne
1. ATTÉNUATION
du changement climatique
2. ADAPTATION
au changement climatique
3. UTILISATION DU-
RABLE ET PROTECTION
des ressources aquatiques
et marines
4. TRANSITION
vers une économie
circulaire
5. PRÉVENTION ET
CONTRÔLE
de la pollution
6. PROTECTION ET
RESTAURATION
de la biodiversité et
des écosystèmes
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
88
Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 4.E. : Feuille de route de décarbonation du Pôle chocolat à l’horizon 2030*
35%
16%
<1%
<1%
<1%
<1%
<1%
<1%
<1%
17%
0
20 000
40 000
60 000
80 000
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
tCO
2
eq
Agroforestrie
et pratiques
durables dans
les plantations
Noix exemptes
de déforestation
Packaging
durable
Transport et
distribution
“verts“
100 %
d’énergie verte
Technologies à
basse
consommation
Réduction de la
consommation
de AC
Écart à
combler
Valeur cible
pour 2030
Cacao exempt
de déforestation
BAU 2030
Croissance
2024-2030
2024 restaté
(référence)
135 727
183 900
121 118
*Il est à noter que les émissions de référence de cette feuille de route incluent également l’empreinte carbone du siège de Bois-Sauvage, ce qui explique la légère différence avec les données du Tableau 4.A.
Les principaux leviers identifiés ont été quantifiés avec prudence
dans l’optique d’une transition progressive. Un écart subsiste à ce
stade par rapport à l’objectif de 2030.
Cet écart sera progressivement comblé, particulièrement grâce
à l’engagement des fournisseurs, qui permettra de réduire signi-
ficativement les émissions du scope 3. Par ailleurs, nos équipes
travaillent activement sur d’autres options pour réduire cet
écart, notamment en matière de technologies bas-carbone et
d’approvisionnement.
Des ressources significatives ont été mobilisées pour soutenir
cette démarche. Un budget de dépenses opérationnelles supé-
rieur à 100.000 euros a été consacré à l’établissement de la feuille
de route à l’horizon 2030 et au recalcul de l’empreinte carbone
de 2024 afin d’en garantir la conformité avec les standards SBTi.
Par ailleurs, des dépenses d’investissement substantielles ont été
engagées au cours des deux dernières années pour soutenir di-
rectement ou indirectement diverses initiatives de décarbona-
tion, notamment dans le domaine des énergies renouvelables
(panneaux solaires). En complément, la Compagnie du Bois
Sauvage met en œuvre des pratiques agricoles durables au sein
de sa plantation en Équateur, telles que décrites au point 4.3.
89
Compagnie du Bois Sauvage
Enfin, dans une perspective de long terme, l’année 2026 sera
consacrée à l’élaboration d’une feuille de route de décarbonation
à horizon 2030–2050, visant à prolonger et renforcer la trajec-
toire engagée, en cohérence avec les ambitions climatiques du
Groupe et l’évolution du contexte climatique et réglementaire.
4.1.7.
Taxonomie
Dans le cadre du Pacte vert,
l’Union européenne (UE) s’est dotée
d’un plan de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre
qui devrait la conduire à la « neutralité carbone » à l’horizon 2050,
avec un jalon intermédiaire à -55 % en 2030 par rapport aux ni-
veaux de 1990. Pour y parvenir, l’UE a mis en place une initiative
réglementaire ambitieuse (EU Taxonomy Regulation 2020/852)
afin d’aider les sociétés à se tourner vers des projets et acti-
vités durables. Pour définir ce qui est durable, la Commission
européenne a élaboré un catalogue – taxonomie européenne A–
d’activités économiques, chacune assortie de critères permettant
de déterminer si une activité contribue de manière substantielle
à une économie durable.
Les 6 objectifs environnementaux de la taxonomie européenne
sont les suivants :
■
Atténuation du changement climatique
■
Adaptation au changement climatique
■
Utilisation durable et protection des
ressources aquatiques et marines
■
Transition vers une économie circulaire
■
Prévention et contrôle de la pollution
■
Protection et restauration de la biodiversité et
des écosystèmes
En juin 2021, la Commission a adopté le « Climate Delegated
Act » établissant les critères d’examen technique pour les acti-
vités qui contribuent substantiellement aux objectifs d’atténua-
tion du changement climatique et d’adaptation au changement
climatique. Conformément à
l’Environmental Delegated Act, la
Compagnie du Bois Sauvage a aussi évalué l’ensemble des objec-
tifs de la taxonomie européenne. Ainsi l’acte délégué 2021/2139
pour le climat et 2023/2486 pour les quatre autres objectifs en-
vironnementaux ont servi de base légale de référence à l’établis-
sement des critères de screening.
La Compagnie du Bois Sauvage a donc évalué quelles activités sont
répertoriées dans la taxonomie et peuvent être classées comme
« éligibles à la taxonomie » et « alignées sur la taxonomie ».
Le Règlement « Taxonomie 2020/852 » est, à cet égard, complété
par un acte délégué du 6 juillet 2021 (Règlement 2021/2178) qui
précise le contenu et la présentation des informations à publier
à ce sujet.
La Compagnie du Bois Sauvage utilise le template des indica-
teurs de performance simplifié en vertu de la simplification de
la taxonomie. L’acte délégué récemment publié 2026/73 qui
modifie l’acte délégué 2021/2178 qui vise à la simplification du
contenu de la taxonomie s’applique en effet à la Compagnie du
Bois Sauvage. Les actes délégués 2021/2139 et 2023/2486 eu
égard à la simplification des critères de screening des activités
économiques et leur impact environnemental s’appliquent aussi à
la Compagnie du Bois Sauvage.
Travailleur dans la plantation
Crédit photo Ecuadorcolat
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
90
Compagnie du Bois Sauvage
La Compagnie du Bois Sauvage a donc déterminé le chiffre d’af-
faires, les dépenses d’exploitation (OpEx) et les dépenses d’in-
vestissement (CapEx) associés à ces activités. Sous réserve de
remplir certains critères à savoir la contribution substantielle à
au moins un objectif environnemental en ne causant pas de dom-
mages significatifs aux autres objectifs environnementaux, et le
respect de garanties sociales minimales, les activités seront clas-
sées comme alignées sur la taxonomie.
La Compagnie du Bois Sauvage a analysé la taxonomie euro-
péenne. Sur la base des informations existantes, elle a constaté
que sa principale activité, à savoir la fabrication et la vente du
chocolat, ne figure pas dans la liste des secteurs d’activité ac-
tuellement couverts par la taxonomie comme jouant un rôle clé
dans la réalisation des objectifs liés au climat et à l’environne-
ment. Dès lors, le pourcentage des trois indices (revenus, OpEx
et CapEx) des activités étant éligibles et alignés sur la taxonomie
est de 0 %. Au niveau des OpEx, la Compagnie du Bois Sauvage
a utilisé la catégorie des OpEx comme définie par la taxonomie
européenne. Ceci inclut les dépenses associées à la recherche et
au développement ainsi que les dépenses de maintenance et ré-
paration et les dépenses de leasing à court terme. Au niveau des
CapEx, une évaluation a également été faite des CapEx éligibles
à la catégorie C au niveau de la Compagnie du Bois Sauvage.
Sur cette base, aucun montant significatif n’est à mentionner.
Une description plus détaillée sera fournie lorsque la taxono-
mie sera plus complète et inclura l’activité principale du Groupe
Compagnie du Bois Sauvage.
Dans la table simplifiée du reporting de la taxonomie située en
Annexe, le dénominateur correspond au chiffre d’affaires net tel
que rapporté dans nos états financiers consolidés à la page 150
et au CapEx consolidé tel que rapporté à la page 154 de nos
états financiers.
Enfin, l’annexe I, section 1.2 du Règlement délégué 2021/2178,
qui a été amendé par l’acte délégué 2026/73, définit diverses
informations qui doivent accompagner les indices de perfor-
mance. Étant donné que les activités de la Compagnie du Bois
Sauvage sont considérées comme non éligibles à la taxonomie et
que les trois indices mentionnés ci-dessus sont éligibles à la taxo-
nomie à 0 % (et alignés sur la taxonomie à 0 %), la plupart de ces
informations sont considérées comme non pertinentes et, par
conséquent, aucun détail supplémentaire n’est fourni au-delà des
tableaux obligatoires intégrés dans les annexes.
91
Compagnie du Bois Sauvage
Entrée de la plantation en Équateur
Crédit photo Ecuadorcolat
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
92
Compagnie du Bois Sauvage
Cabosse – Crédit photo Neuhaus
93
Compagnie du Bois Sauvage
Les émissions CO
2
du chocolat
De prime abord, les émissions CO
2
du chocolat peuvent paraitre
surprenantes. En effet, le secteur du chocolat – souvent asso-
cié, parfois de façon excessive à la déforestation – est l’un des
plus grands contributeurs aux gaz à effet de serre mais aussi l’un
des plus impactés par les changements climatiques. Consciente
de ces enjeux, la Compagnie du Bois Sauvage porte une grande
importance à la décarbonation de son pôle chocolat. Pour y par-
venir, il est nécessaire de mesurer ses émissions afin d’identifier
les pistes d’amélioration.
Scope 1, 2 et 3
Afin d’assurer la cohérence et la comparabilité du reporting
de l’entreprise, la Compagnie du Bois Sauvage s’appuie sur
le Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol) pour l’analyse de
ses émissions.
Le GHG Protocol répartit les émissions de carbone en 3 catégo-
ries, appelées « Scopes » :
■
Le SCOPE 1 inclut toutes les émissions directement
contrôlées par l’entreprise telles que celles provenant
des véhicules de société ou du chauffage des locaux.
■
Le SCOPE 2 regroupe toutes les émissions indirectes
provenant de l’achat d’énergie.
■
Le SCOPE 3, enfin, reprend les émissions indirectes de
la chaîne de valeur, notamment les achats de matières
premières et de services ainsi que le transport des
marchandises.
Ensuite, ces trois scopes sont déclinés en sous-catégories per-
mettant de mieux comprendre l’origine des émissions et d’iden-
tifier les principaux leviers de réduction.
Comment calcule-t-on les émissions ?
Pour calculer l’équivalent CO
2
émis de chaque activité, il « suf-
fit » de multiplier les données de l’activité (quantité monétaire ou
physique correspondante) par un facteur d’émission. En général,
ce facteur d’émissions provient de normes standardisées établies
par des bases de données telles que Agribalyse. Ces standards
permettent un calcul similaire pour chaque entreprise du secteur.
Cependant, dans le cas du chocolat, les facteurs d’émission stan-
dardisés intègrent une part significative d’émissions liées à la défo-
restation. Cela peut conduire à une surestimation de l’empreinte
carbone lorsque ces facteurs sont appliqués sans adaptation aux
réalités spécifiques de la chaine d’approvisionnement. Or, pour
les activités du Pôle chocolat de la Compagnie du Bois Sauvage,
une part croissante du cacao provient de plantations exemptes
de déforestation.
Dans ce contexte, et avec l’appui de Quantis, la Compagnie du
Bois Sauvage a procédé à une réévaluation de ses émissions liées
au cacao. Des facteurs d’émission plus granulaires ont été déve-
loppés à partir des différents mélanges de chocolat et différenciés
selon les régions d’approvisionnement. Cette approche permet
de mieux intégrer les spécificités des sources d’approvisionne-
ment et de limiter le biais potentiellement introduit par l’utilisa-
tion de facteurs d’émission génériques.
Objectifs SBTi
Afin d’assurer des objectifs de décarbonation cohérents et per-
tinents, la Compagnie du Bois Sauvage a décidé de se conformer
aux objectifs de la Science Based Target initiative (SBTi). Cette
initiative a été fondée en marge de
l’Accord de Paris pour aider
les entreprises à établir un plan de décarbonation aligné sur les
analyses scientifiques. L’organisation évalue les entreprises sur
des critères scientifiques provenant notamment du groupe d’ex-
perts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et de
l’Agence internationale de l’énergie (IEA).
Dans le but de se conformer aux objectifs SBTi, la Compagnie
du Bois Sauvage a procédé à une distinction importante au sein
du scope 3 de ses émissions. D’un côté, les activités directement
liées à l’exploitation des terres : Forestry Land and Agriculture
(FLAG) et de l’autre, celles liées aux énergies et à l’industrie :
non-FLAG. Cette distinction permet une représentation plus
juste et plus détaillée des émissions liées à la chaîne d’approvi-
sionnement ainsi qu’une meilleure compréhension des actions à
entreprendre pour atteindre les objectifs de décarbonation.
Dans ce cadre, la Compagnie du Bois Sauvage prévoit de sou-
mettre, en 2026, ses objectifs de réduction des émissions à l’ho-
rizon 2030 à la validation de la SBTi, tout en poursuivant en pa-
rallèle l’élaboration et la mise en œuvre de sa feuille de route de
décarbonation à long terme, à horizon 2050.
FOCUS
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
94
Compagnie du Bois Sauvage
4.2. Pollution
L’impact des activités du Pôle
chocolat et de ses chaînes
d’approvisionnement
en
termes de pollution de l’air, de
l’eau et des sols a été identifié
comme un sujet matériel. Cet
impact a été évalué sur la base
de consultations internes avec
les responsables fonctionnels
concernés et externes avec
les fournisseurs impliqués dans
la chaîne de valeur. La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat sont résolus à garantir le respect des normes les plus
strictes en matière de pollution de l’air, de l’eau et des sols. Les
politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage et toutes
les entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des impacts,
risques et opportunités identifiés. La pollution générée à diffé-
rentes étapes de la production du chocolat ainsi que tout au long
de la chaîne de valeur, en amont comme en aval, est intégrale-
ment prise en compte par ces politiques.
L’objectif est ainsi de diriger les efforts du Pôle chocolat vers une
meilleure durabilité sur le plan environnemental, une conformité
réglementaire exemplaire et une responsabilité sociétale renfor-
cée, tout en contribuant à l’objectif de développement durable
(ODD) 12 sur la consommation et la production responsables.
Au niveau de la chaîne de valeur, les principaux impacts négatifs
en termes de pollution de l’air sont associés au transport tant
en amont qu’en aval. Ces impacts sont évalués dans le cadre
du processus de diligence mis en place et décrit au point 3.5.
Ce processus a été mis en place récemment et n’a pas révé-
lé de changements matériels à ce jour. La pollution des sols
concerne principalement des activités en amont de la chaîne
de valeur et l’impact potentiel sur les plantations. Le sujet de
la pollution de l’eau implique aussi essentiellement les activités
en amont. À noter qu’aucune substance préoccupante ou à très
haut niveau de préoccupation n’a été identifiée tout au long de la
chaîne de valeur qui serait susceptible d’être dommageable pour
le consommateur. Les risques associés à la pollution sont ainsi
principalement d’ordre légal et liés à l’évolution de la législation
européenne visant à atteindre l’objectif de « zéro pollution » de
l’air, de l’eau et des sols. Afin de limiter ces risques, le respect des
normes de pollution fait partie intégrante des exigences impo-
sées aux fournisseurs du Pôle chocolat dans le cadre du Code
de conduite. Au niveau de la plantation, des mesures sont mises
en place pour améliorer la qualité des sols et éviter la pollution
de l’eau. En plus des contrôles du sol et des grains, nous effec-
tuons également une révision minutieuse des intrants que nous
ajoutons au sol pour le processus de production afin d’éviter leur
pollution. C’est pourquoi nous utilisons des intrants biologiques
ou issus de processus naturels tels que le compost, l’humus de
vers et la biomasse générée au sein de la plantation de cacao.
L’objectif est de garantir la conformité avec les normes de pollu-
tion de l’air, de l’eau et des sols en vigueur pour le Pôle chocolat
et sa chaîne de valeur. À ce jour, aucun objectif quantitatif spéci-
fique n’a été défini en termes de seuil à atteindre pour les diffé-
rentes formes de pollution en dehors du respect des exigences
légales. Les seuils écologiques à respecter sont conformes aux
différentes normes en vigueur dans les pays concernés.
95
Compagnie du Bois Sauvage
Les incidents environnementaux sont aussi couverts par le rap-
portage des incidents mis en place pour la chaîne de valeur.
Au niveau opérationnel, les responsables veillent au respect de
ces politiques et le suivi des actions est régulièrement partagé
avec le Comité d’audit et de gestion des risques et le Conseil
d’administration des entités concernées de la Compagnie du Bois
Sauvage. Il n’y a pas eu de dépenses opérationnelles ou en capital
associées à des incidents liés à la pollution en 2024 et 2025.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue grâce no-
tamment à l’engagement des fournisseurs impliqués tout au long
des chaînes d’approvisionnement.
L’objectif est également
d’assurer une traçabilité
complète de l’ensemble de
nos fèves de cacao.
Cacaoyère dans la plantation de San Eduardo de Las Cañas
Crédit photo Ecuadorcolat
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
96
Compagnie du Bois Sauvage
7 initiatives pour des sites de production plus verts
1. Mesurer, c’est savoir
Pour agir efficacement, il faut objectiver les postes d’im-
pact. Neuhaus a segmenté son empreinte opérationnelle en
quatre blocs : parc véhicules, électricité, gaz naturel (process et
chauffage) et gaz frigorigènes. Cette approche par blocs guide
les décisions d’investissement, en priorisant les gisements à plus
forte réduction.
2. Énergies renouvelables (panneaux solaires)
et électricité verte
L’installation photovoltaïque sur les toits des sites de production
(Neuhaus, Artista) et du siège (Jeff de Bruges) demeure un pi-
lier. À moyen terme, la bascule contractuelle vers de l’électricité
verte complète la stratégie de décarbonation électrique.
3. Isolation, chauffage et alternatives au gaz
Au delà de l’isolation des bâtiments, Neuhaus évalue des alterna-
tives au gaz pour l’eau chaude et le chauffage (p. ex. chaudières
électriques / solutions à faible intensité carbone) et optimise
la récupération de chaleur quand c’est pertinent. L’objectif est de
réduire structurellement les consommations scope 1/2.
4. Froid responsable : réfrigérants à faible impact
Une part significative des gaz frigorigènes est liée à la ventilation
et au refroidissement de process. Neuhaus a initié la migration
vers des réfrigérants à plus faible impact climatique (p. ex. rem-
placements des HFC par des alternatives à bas GWP), avec des
investissements phasés et un suivi des performances.
5. Éclairage LED généralisé
La conversion globale en LED (sites et réseau de magasins) reste
en place et réduit les besoins électriques tout en améliorant la
durabilité des installations. Jeff de Bruges dépasse 80 % en LED
sur son réseau.
6. Réduction des déchets et économie circulaire
La nouvelle ligne de moulage Neuhaus diminue nettement les dé-
chets de production grâce à des procédés de précision. Côté em-
ballage, la stratégie combine inserts papier, plus de rPET et des
packagings plus facilement recyclables, en ligne avec le règlement
européen PPWR. Neuhaus utilise même des ustensiles comes-
tibles (cuillères Ecopoon) pour éliminer totalement le plastique
associé à la dégustation de sa mousse au chocolat.
7. Modernisation des lignes et ergonomie
Le renouvellement des lignes (p. ex. la ligne de moulage Neuhaus)
et l’ajout d’aides au levage réduisent la charge physique, les mou-
vements répétitifs et les risques, tout en augmentant l’efficacité
matière et énergétique. Cela s’inscrit dans le plan d’action sécuri-
té et ergonomie sans accident grave enregistré en 2025.
LISTICLE
4.3. Biodiversité et écosystèmes
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage et l’en-
semble des entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des
impacts, risques et opportunités associés à la biodiversité et
l’utilisation des sols, y compris les risques systémiques. Ces po-
litiques incluent les actions mises en œuvre pour honorer notre
engagement « zéro déforestation » et promouvoir des pratiques
durables en matière d’utilisation des sols. Elles s’appliquent tant à
nos fournisseurs tout au long de la chaîne de valeur qu’à la plan-
tation en Équateur et visent également à garantir une traçabilité
de l’ensemble de nos fèves.
À noter que la Compagnie du Bois Sauvage n’opère pas dans des
zones sensibles pour la biodiversité et n’a pas d’impact sur des
espèces menacées. Un inventaire de ces sites a été réalisé pour
chaque entité.
Sur la base de l’analyse de double matérialité, le principal impact
en matière d’utilisation des sols au sein des chaînes d’approvision-
nement concerne le risque de déforestation. Ce dernier résulte
de la culture de fèves de cacao et de l’utilisation de papier ou
carton pour les emballages. Par ailleurs, l’utilisation d’aluminium
pour les boîtes d’emballage représente également un impact né-
gatif significatif qui est abordé à travers les différentes actions
prises pour limiter l’impact environnemental de nos emballages.
L’entrée en vigueur de la nouvelle législation européenne contre
la déforestation (EUDR) a été reportée de décembre 2024 à
décembre 2026. Suivant cette réglementation, les entreprises
doivent s’assurer que les produits mis sur le marché ne contri-
buent pas à la déforestation tout au long de la chaîne de valeur
et que leur production respecte les législations locales. Dans le
cadre de la mise en conformité avec cette nouvelle législation,
une analyse d’évaluation des risques pour l’ensemble des four-
nisseurs de la chaîne de valeur du Pôle chocolat a été réalisée.
Le site de production de Neuhaus
97
Compagnie du Bois Sauvage
Cette analyse des risques, ainsi que les actions anticipées pour
répondre aux exigences de la législation, vont permettre d’accé-
lérer la certification que l’ensemble de nos chaînes d’approvision-
nement ne contribuent pas à la déforestation. La réglementation
EUDR impose aux entreprises de fournir des documents de di-
ligence raisonnable pour chaque livraison, attestant ainsi de leur
conformité. Afin d’impliquer l’ensemble des fournisseurs, le Code
de conduite qui leur est soumis inclut également le respect de la
législation contre la déforestation.
Des moyens importants ont été mobilisés pour assurer cette
mise en conformité, avec un budget de dépenses opérationnelles
de 250.000 euros alloué à cette initiative en 2024/2025. Au vu de
l’avancement du projet, les dépenses pour 2026 se limiteront à
des ressources internes principalement.
L’objectif de la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat
est de garantir que leurs chaînes de valeur et leurs chaînes d’ap-
provisionnement ne causent pas de déforestation. Un système
de signalement des incidents a été mis en place avec les fournis-
seurs concernés afin de suivre les non-conformités et de les ré-
soudre. Ces incidents sont rapportés par l’équipe de la chaîne lo-
gistique au Comité de direction, au Comité d’audit et de gestion
des risques et au Conseil d’administration des entités concernées
et de la Compagnie du Bois Sauvage.
Pour la plantation en Équateur, des pratiques agricoles durables
et qui favorisent la biodiversité, comme l’agroforesterie et l’enri-
chissement des sols, sont activement promues.
Ainsi, à San Eduardo de Las Cañas, notre principale plantation,
nous disposons de nombreuses variétés et espèces indigènes et
introduites, parmi lesquelles des arbres de teck, qui sont en pro-
duction depuis environ 25 ans, des fruits naturels tels que des
mandarines, des oranges, divers agrumes, des sapotacées comme
le mamey, la sapotille, le chicozapote, des guanábanas, des chiri-
moyas, des anones, des musacées comme différentes variétés de
bananes. Il existe de nombreuses cannes naturelles créées dans
ce secteur, car elles absorbent une grande quantité d’eau en hiver
et en été, et cette eau leur permet de se nourrir et de produire
et transformer leurs aliments.
Nous avons également quelques spécimens ancestraux de cacao,
comme le cacao blanc et le cacao copoazú, qui sont d’origine
amazonienne.
Dans le cadre de notre diversification, nous avons intégré la
culture de la vanille, que nous gérons dans des conditions contrô-
lées et où la pollinisation est effectuée manuellement par la main-
d’œuvre de la plantation.
Nous avons également des plantes que nous avons importées
afin d’apporter de la diversité à la plantation, comme la nèfle, le
caumito et le cauge, qui sont des fruits en voie d’extinction en
Équateur.
Toute cette diversité végétale est possible sur cette exploitation
grâce à un approvisionnement permanent en eau provenant de
sources naturelles et de ruisseaux de montagne.
Cela nous aide à maintenir une biosphère agréable et bénéfique
pour les cultures, car nous disposons d’insectes et de micro-
organismes bénéfiques, et une végétation abondante qui améliore
et maintient la couche arable du sol et apporte de nombreux avan-
tages à la plantation de San Eduardo de las Cañas pour atteindre
les rendements requis par le marché de la culture du cacao.
Les analyses des risques menées dans le cadre de la mise en confor-
mité avec
l’EUDR ont permis de tester la résilience des chaînes
d’approvisionnement, la majorité des fournisseurs concernés ayant
été évalués.
Le modèle d’affaires du Pôle chocolat repose en grande partie
sur l’approvisionnement en fèves de cacao, noisettes et autres in-
grédients naturels provenant de régions riches en biodiversité. Le
test de résilience au niveau de la biodiversité couvre l’ensemble
de la chaîne de valeur, des plantations de fèves jusqu’aux clients
finaux en passant par les activités opérationnelles. Les hypo-
thèses prises en compte intègrent une dégradation potentielle
des écosystèmes liée à la déforestation et au changement clima-
tique ainsi que le recours à des pratiques agricoles non durables.
Elles incluent également les attentes des clients concernant la
limitation des impacts sur la biodiversité. Les horizons tempo-
rels considérés sont le court (2025), le moyen (2030) et le long
terme (2050). Ce test de résilience est basé sur différents scéna-
rios, identiques à ceux identifiés pour le changement climatique
(voir point 4.1.). À l’avenir, des scénarios distincts pourraient être
envisagés. Il prend aussi en compte les seuils écologiques dans la
mesure où ils sont intégrés dans les législations pertinentes. Ce
test de résilience a permis de mettre en évidence les risques phy-
siques liés au rendement des récoltes, notamment une réduction
potentielle de l’ordre de 15 % à 20 % d’ici 2050 des rendements
des plantations en Afrique de
l’Ouest. Les risques de transition
associés à la mise en conformité avec la réglementation anti-dé-
forestation nous offrent l’opportunité d’engager l’ensemble des
fournisseurs vers des pratiques agricoles durables, notamment
au travers de la promotion de l’agroforesterie.
L’objectif est également d’assurer une traçabilité complète de l’en-
semble de nos fèves de cacao. Pour y parvenir, une plateforme
commune pour l’ensemble des entités et de nos fournisseurs a
été sélectionnée. Cette plateforme est utilisée par l’ensemble des
fournisseurs du Pôle chocolat depuis 2025.
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
98
Compagnie du Bois Sauvage
La décision d’investir dans une plantation revêt une impor-
tance stratégique majeure. Elle garantit un certain niveau
d’approvisionnement tout en offrant une meilleure traça-
bilité de l’ensemble de la chaîne de valeur. La certification
Rainforest Alliance est essentielle à cet égard. Notre inves-
tissement dans la plantation s’est encore renforcé en 2025.
Depuis 2018, la Compagnie du Bois Sauvage détient, conjointe-
ment avec Jeff de Bruges et d’autres entités, une participation
dans la plantation de cacao équatorienne Ecuadorcolat, créée
dans les années 1980 et couvrant plus de 1.300 hectares.
Cet investissement stratégique permet d’assurer l’approvisionne-
ment des chocolatiers et d’atténuer l’impact de la hausse des
prix du cacao. Il est à noter que la plantation en Équateur n’est
ni consolidée, ni contrôlée. Elle fait partie intégrante de la chaîne
de valeur du Pôle chocolat mais ne nécessite pas de divulgations
spécifiques.
La plantation en Équateur :
Pour une gestion durable et responsable
L’équipe de travailleurs sur la plantation
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
FOCUS
Crédit photo Ecuadorcolat
99
Compagnie du Bois Sauvage
Témoignage du directeur général :
Neil Chiquet –
Directeur général, Ecuadorcolat S.A.
« Pour Ecuadorcolat, la durabilité n’est pas seulement une case
à cocher pour nos clients, elle est au cœur de notre modèle. Notre
intégration verticale complète, de l’arbre à l’exportation, nous
donne un contrôle unique sur notre conformité. Le rapport de
diligence raisonnable de l’EUTR que nous avons réalisé le prouve :
nous garantissons un cacao «sans déforestation » et produit léga-
lement. Mais notre fierté va au-delà des aspects techniques. C’est
de voir l’impact direct de nos actions sociales : la nouvelle infir-
merie, le recrutement d’une assistante sociale dédiée au bien-être
et la formation qui permet à nos travailleurs d’évoluer. En 2024,
nous avons posé les bases de notre plan de décarbonation et
en 2025, nous l’avons mis en œuvre, tout en intégrant notre nou-
velle plantation selon ces mêmes critères d’exigence.»
Nous veillons à la mise en place d’une gestion durable et respon-
sable, tant sur le plan climatique que des politiques menées en-
vers les communautés locales et des conditions sociales offertes
au personnel.
1. Plan d’action pour la décarbonation
L’analyse de notre bilan carbone réalisé en collaboration avec une
société de conseil spécialisé est la première étape indispensable à
la quantification de nos émissions. Elle sert de référence pour le
plan d’action concret à mettre en œuvre à partir de 2026.
Les principales lignes d’action identifiées pour la réduction et la
compensation de nos émissions sont les suivantes :
■
Agroforesterie et reboisement : la plantation d’autres
espèces végétales à haute valeur ajoutée, comme le teck,
a été mis en œuvre. Cela permettra de diversifier les
écosystèmes, de créer des puits de carbone supplémentaires
et de générer des revenus alternatifs.
■
Économie circulaire (déchets végétaux) : Nous étudions
activement la production de « biochar » à partir de nos
déchets végétaux. Ce processus nous permet de piéger
durablement le carbone dans les sols, tout en améliorant
leur fertilité, réduisant ainsi notre dépendance à l’égard des
engrais extérieurs.
■
Optimisation de la gestion de l’eau : des améliorations
significatives ont été apportées à la plantation
de San Eduardo de Las Cañas afin d’optimiser la gestion
de l’eau.
Fernando Barroso –
Responsable de la certification déve-
loppement durable, Ecuadorcolat S.A.
« L’acquisition de la nouvelle plantation a été un grand défi, mais
notre priorité était le capital humain. Nous avons immédiatement
commencé à construire de nouveaux logements et une cantine
et, surtout, à régulariser tous les travailleurs avec des contrats
formels, ce qu’ils n’avaient pas auparavant. Parallèlement, dans
nos installations existantes, l’investissement dans des drones et
de nouveaux tracteurs a permis non seulement d’améliorer l’ef-
ficacité, mais surtout de réduire la pénibilité et les risques pour
nos équipes. »
Séchage des fèves de cacao
Crédit photo
Ecuadorcolat
Crédit photo Ecuadorcolat
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
100
Compagnie du Bois Sauvage
2. Actions visant à se conformer au EUDR de l’UE
Ecuadorcolat S.A. a achevé son dossier de diligence raisonnable
afin d’assurer une conformité totale avec le règlement (UE)
2023/1115 (EUDR). Notre modèle opérationnel unique facilite
grandement cette conformité :
■
Contrôle et traçabilité : nous opérons dans le cadre d’un
modèle entièrement intégré verticalement. Ecuadorcolat
possède 100 % des terres sur lesquelles le cacao est cultivé
et gère l’ensemble du processus, de la récolte à l’exportation.
Cela élimine tout risque de mélange avec des produits
d’origine inconnue.
■
Géolocalisation complète : toutes nos parcelles de
production ont été géolocalisées à l’aide de polygones
(pour les parcelles de plus de 4 hectares), conformément à
l’article 9 du EUDR.
■
Absence de déforestation (Pilier A) : Une analyse technique
basée sur des images satellites (Global Forest Watch,
données Copernicus) a été réalisée sur l’ensemble de
nos parcelles. Cette analyse confirme qu’aucune perte
de couverture forestière n’a été détectée après la date
limite du 31 décembre 2020. Par conséquent, le risque de
déforestation est considéré comme négligeable.
■
Conformité légale (Pilier B) : Nous avons documenté notre
pleine conformité avec toute la législation équatorienne
pertinente, en particulier :
•
Droits d’utilisation des terres.
•
Protection de l’environnement (licences
environnementales pour chaque plantation).
•
Droits du travail (certificats de conformité de l’IESS
et rapports du ministère du travail).
•
Fiscalité et douanes.
Conclusion de l’évaluation :
notre évaluation conclut que le risque de non-conformité du ca-
cao avec les exigences de l’EUDR est nul ou négligeable.
3. Actions sociales et engagement du personnel
Sous la supervision de notre assistante sociale (Lcda. Martha
Terán), nous avons renforcé notre engagement en faveur du bien-
être de nos 325 travailleurs et de leurs familles via les actions
suivantes.
Santé et sécurité :
■
Création d’une deuxième infirmerie dans les locaux pour
faciliter l’accès aux soins médicaux.
■
Organisation de campagnes de prévention en matière
de santé, y compris des entretiens de promotion de
la santé (VIH-SIDA, planning familial) et des campagnes
de vaccination (grippe saisonnière, hépatite, tétanos, etc.)
conformément au programme du ministère de la santé
publique.
■
Déploiement d’une campagne de santé oculaire, offrant des
examens gratuits et l’accès à des lunettes à prix réduit pour
les travailleurs et gratuitement pour leurs enfants.
■
Mise en œuvre d’une campagne de collecte des dossiers
médicaux afin d’assurer un suivi médical adéquat pour
l’ensemble du personnel.
Jennifer Garaicoa Figueroa –
Infirmière du travail,
Ecuadorcolat S.A.
« En tant qu’infirmière responsable des cliniques médicales des
fermes Las Cañas et SF1, je peux dire que chaque employé dis-
pose désormais d’un dossier médical professionnel qui lui permet
d’être suivi en cas de maladie.
-
Les dispensaires sont équipés de médicaments et de
fournitures pour assurer l’assistance médicale aux travailleurs.
Dans l’exploitation Las Cañas, nous disposons d’un entrepôt
acclimaté pour la conservation des médicaments et pour
éviter leur détérioration.
-
Les travailleurs ont été vaccinés contre des maladies telles
que l’hépatite B, le tétanos et la fièvre jaune.
-
Des examens de contrôle ont été effectués sur chacun des
travailleurs et des médicaments leur ont été administrés
en fonction de leurs besoins, après quoi ils sont suivis pour
évaluer leur rétablissement.
-
L’attention portée aux travailleurs s’est accrue grâce aux
visites fréquentes dans les dispensaires.
Si un travailleur est en congé médical, il est suivi jusqu’à son retour
au travail. »
Crédit photo
Ecuadorcolat
101
Compagnie du Bois Sauvage
Soutien direct et bien-être :
■
Accompagnement personnalisé : par exemple l’entreprise a
activement soutenu un employé (Rubén Zambrano Párraga)
dont la sœur a été diagnostiquée avec une tumeur au
cerveau. Nous avons facilité le conseil médical et les soins
dans un hôpital spécialisé, ce qui reflète notre engagement
au-delà de la sphère strictement professionnelle.
■
Événements d’entreprise : nous continuons à renforcer
les liens au sein de l’entreprise par le biais de célébrations
dédiées au personnel :
•
Fête des mères : événement spécial en l’honneur
des 58 mères de l’entreprise.
•
Fête des pères : organisation de tournois sportifs
(football, volley-ball) et d’un déjeuner commun pour
183 travailleurs.
•
Fêtes de Noël : distribution de paniers-cadeaux,
de jouets pour les enfants des travailleurs et
organisation de déjeuners et de repas partagés dans
tous les centres.
Développement professionnel :
■
Nous finançons des cours de formation professionnelle pour
nos travailleurs.
■
Plusieurs travailleurs ont obtenu des licences d’opérateur
de machine ou de pilote de drone, financées par l’entreprise,
ce qui leur a ouvert de nouvelles perspectives de carrière
au sein de l’entreprise.
Jennifer León Bajaña –
Assistante administrative
« Le bénéfice que j’ai obtenu en participant au cours offert par
l’école de formation Aeronaut S.A. spécialisée dans le pilotage de
drones, m’a permis d’améliorer ma technique de manipulation des
drones agricoles, et ces connaissances m’ont aidée à les appliquer
sur le lieu de travail ».
4. Intégration de la nouvelle plantation
Cette année, nous avons acquis une nouvelle plantation. Notre
priorité absolue est que ce nouveau site réponde aux normes so-
ciales et environnementales élevées
d’Ecuadorcolat. Les actions
suivantes sont en cours :
■
Conditions de vie : début immédiat des travaux
de construction de nouveaux logements décents pour
les travailleurs et d’une cantine.
■
Conditions de travail :
•
Régularisation sociale : tous les travailleurs de
cette plantation, qui n’avaient pas de contrat de
travail formel, ont été régularisés avec des contrats
conformes à la législation équatorienne.
•
Réduction de la pénibilité : des investissements ont
été réalisés pour réduire la pénibilité du travail,
notamment par l’acquisition de tracteurs et de
drones pour la fumigation.
■
Certification : le processus de mise en conformité avec les
critères de certification de Rainforest Alliance a commencé.
Pour Ecuadorcolat,
la durabilité n’est pas seulement
une case à cocher pour nos clients,
elle est au cœur de notre modèle.
Crédit photo
Ecuadorcolat
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
102
Compagnie du Bois Sauvage
4.4. Utilisation des ressources
et économie circulaire
La Compagnie du Bois Sauvage vise une croissance authentique
dans le respect des limites planétaires, des critères sociaux et des
principes de gouvernance.
L’impact des activités et de la chaîne de valeur du Pôle chocolat
sur l’utilisation des ressources a été identifié comme un sujet
matériel à la suite de consultations menées avec des parties pre-
nantes identifiées, incluant principalement des experts internes
et des fournisseurs. La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat en particulier visent à promouvoir une économie circu-
laire, visant à minimiser les déchets tout au long de la chaîne de
valeur. Les principaux impacts identifiés sont liés aux emballages
utilisés pour protéger les produits et offrir aux clients les produits
de la plus haute qualité. Un autre impact important concerne les
déchets sur les lignes de production. Pour limiter ces impacts, la
Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat ont mis en place
des politiques comme l’élaboration d’un Code de conduite pour
les fournisseurs. Ces politiques encadrent les actions qui doivent
nous permettre de tendre vers l’objectif « zéro déchet » sur l’en-
semble des chaînes d’approvisionnement.
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat privilégient
l’utilisation de ressources durables afin de minimiser leur em-
preinte environnementale.
Afin de limiter son impact environnemental, le Pôle chocolat
s’efforce tout d’abord de réduire le volume de déchets. Ce qui
commence par la confection de produits de la plus haute quali-
té, garantissant ainsi la limitation des déchets tout au long de la
chaîne de valeur. Le Pôle chocolat s’appuie ainsi sur des chaînes
d’approvisionnement responsables, utilisant seulement des ingré-
dients naturels certifiés par un label reconnu. Aucun produit ne
contient d’huile de palme ni d’organismes génétiquement modi-
fiés. Par ailleurs, les investissements dans les lignes de produc-
tion et des équipements de pointe permettent aussi de prévenir
et réduire les pertes. Un système de monitoring est également
en cours de déploiement afin de suivre l’évolution des déchets
en temps réel.
Le deuxième axe consiste à recycler les déchets. Les pertes ex-
ploitables sur les lignes de production sont ainsi recyclées au
maximum afin de réduire notre empreinte matières.
Enfin, le dernier axe est de réutiliser. Des programmes de re-
distribution ont ainsi été mis en place à l’adresse des banques
alimentaires, des organismes de charité ou pour la nourriture
animale.
En termes de méthodologie, l’ensemble des produits sont fa-
briqués selon des recettes standards, définissant précisément
les quantités de matières premières nécessaires. Tout écart
par rapport à ces recettes est évalué à travers les ajustements
d’inventaires, permettant de mesurer le niveau de déchets par
composant.
Différentes initiatives ont été mises en place en 2024 afin d’amé-
liorer la précision des mesures des quantités de déchets et d’éla-
borer un plan d’action à court et moyen terme pour les réduire.
En 2025, de nombreuses actions ont été entreprises, Neuhaus
a pris des mesures importantes pour réduire les déchets dans
la chaîne de production et d’emballage. La mise en service de la
nouvelle ligne de moulage permet une réduction considérable
des déchets de production grâce à un processus de production
plus efficace.
Neuhaus a rejoint l’initiative belge Beyond Chocolate en 2019,
un partenariat réunissant entreprises, ONG et acteurs du sec-
teur afin de rendre la filière cacao plus durable et plus équitable.
Un premier objectif majeur consistait à garantir une traçabilité
Mousse au chocolat Neuhaus avec sa cuillère comestible Ecopoon
Crédit photo Neuhaus
103
Compagnie du Bois Sauvage
complète du cacao jusqu’au cacaoculteur, une étape que Neuhaus
a atteinte en 2025. Aujourd’hui, Neuhaus poursuit cet engage-
ment aux côtés du secteur avec une nouvelle ambition : contri-
buer, d’ici 2030, à garantir un revenu décent aux producteurs de
cacao, tout en luttant contre la déforestation.
Ces politiques visent aussi à encadrer les actions prises pour
éliminer les emballages non nécessaires, réduire l’utilisation de
plastique en visant une élimination totale et promouvoir l’usage
de papier certifié par le Forest Stewardship Council (FSC).
La stratégie de durabilité a ainsi également été concrétisée dans
le domaine de l’emballage. Neuhaus se concentre sur les inserts
en papier, davantage de rPET et des emballages plus faciles à re-
cycler, en parfaite conformité avec la nouvelle réglementation eu-
ropéenne sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR).
En juillet 2025, Neuhaus a lancé sa mousse au chocolat dans une
sélection de boutiques, accompagnée d’une cuillère comestible
développée en collaboration avec Ecopoon (voir illustration).
Ce partenaire belge est spécialisé dans les alternatives naturelles
et comestibles aux couverts jetables. Grâce à la cuillère en bis-
cuit, les déchets plastiques sont totalement évités, car elle peut
être mangée après avoir dégusté la mousse. Cette collaboration
montre comment Neuhaus, grâce à l’innovation et à des partena-
riats locaux, fait des choix durables qui s’inscrivent parfaitement
dans sa tradition gastronomique et sa qualité haut de gamme.
Au niveau de Jeff de Bruges, 100 % des sacs sont certifiés FSC de-
puis 2023. En ce qui concerne le plastique, des emballages rPET
(polyéthylène téréphtalate recyclé) et des sachets transparents
en monomatériau (polypropylène) ont été introduits.
JEFF DE BRUGES
ACTIONS LES PLUS FORTES ET IMPACTANTES
Les exemples ci-dessous illustrent des pratiques inspi-
rantes adoptées par les magasins Jeff De Bruges :
•
L’ensemble du réseau utilise des gants réutilisables.
•
De nombreux sites donnent régulièrement leurs
produits encore consommables à des associations
locales.
•
La plupart des points de vente ont adopté
des mesures de réduction de la consommation
d’énergie, notamment l’utilisation d’ampoules LED
et l’extinction des décors lumineux en dehors
des horaires d’ouverture.
•
Dans quelques magasins de la région parisienne,
la livraison est assurée à vélo afin de réduire
l’empreinte carbone.
•
Les sacs plastiques utilisés pour le conditionnement
des commandes de Noël et de Pâques sont réutilisés
comme sacs poubelles par beaucoup de magasins.
•
Les alvéoles sont souvent mises à disposition
des écoles pour leurs ateliers créatifs.
•
Les clients sont encouragés à rapporter leurs sacs Jeff
afin de limiter la production de déchets.
Ces projets sont menés par des équipes multidisciplinaires,
dont le marketing, le développement durable, les opérations et
l’innovation.
Cette approche et l’ensemble de ces initiatives font l’objet d’une
amélioration continue grâce à l’engagement des fournisseurs im-
pliqués tout au long des chaînes d’approvisionnement.
CSRD / 4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
104
Compagnie du Bois Sauvage
Les 5 « R » d’une gestion des déchets responsable
1. Réduire (Reduce)
Neuhaus a réalisé des progrès majeurs dans la réduction du gaspillage au sein de ses activités de
production.
La nouvelle ligne de moulage installée en 2025 permet une réduction significative des déchets indus-
triels grâce à un processus plus précis et plus stable, diminuant fortement les pertes de chocolat au
cours de la production.
Parallèlement, l’analyse des flux de matériaux a permis d’identifier de nouveaux leviers de réduction,
notamment dans la consommation de matières premières critiques.
De son côté, Jeff De Bruges a choisi de limiter l’utilisation de certains matériaux pour les emballages.
L’entreprise évite autant que possible le plastique dans ses emballages, et privilégie le plastique recy-
clé lorsqu’il est nécessaire.
2. Réutiliser (Reuse)
La modernisation des lignes et la meilleure maîtrise des paramètres de production ont permis d’aug-
menter les possibilités de réutilisation des surplus internes, tout en garantissant un niveau de qualité
homogène.
Les équipes de production ont également documenté de nouvelles bonnes pratiques pour éviter
autant que possible la mise au rebut de produits semi-finis.
Certains magasins Jeff De Bruges réutilisent les palettes, alvéoles, boîtes des oursons guimauve,
cartons et rubans pour prolonger leurs durées de vie.
3. Recycler (Recycle)
Neuhaus poursuit l’augmentation de la part de matériaux recyclés dans ses emballages.
Les améliorations incluent notamment l’utilisation accrue de rPET, l’optimisation des inserts papier
et l’adoption de matériaux plus faciles à trier dans les filières actuelles.
Ces actions s’inscrivent dans l’anticipation de la future réglementation européenne PPWR (Packaging
and Packaging Waste Regulation).
En parallèle, Jeff De Bruges s’investit activement dans le recyclage des déchets, en collaboration avec
des prestataires spécialisés au siège. De ce fait, un nouveau partenariat a eu lieu en 2025 pour assu-
rer la séparation des flux, le tri et le recyclage avec un suivi rigoureux via une plateforme de pilotage.
Depuis mai 2025, toutes les alvéoles en plastique PET récupérées lors des reconditionnements au
siège sont collectées et revalorisées : elles sont transformées en granulés réutilisables, réduisant ainsi
l’usage de plastique vierge.
4. Remplacer (Replace)
Afin de réduire encore l’empreinte environnementale de ses emballages et ustensiles associés,
Neuhaus a engagé des démarches pour remplacer certains matériaux par des alternatives innovantes.
En 2025, l’entreprise a commencé sa collaboration avec Ecopoon, un partenaire belge spécialisé dans
la conception d’ustensiles comestibles.
Une cuillère comestible (biscuitlepeltje) a été développée pour accompagner la nouvelle mousse au
chocolat Neuhaus, permettant de supprimer totalement l’usage du plastique dans cette expérience
client.
5. Réinventer (Rethink)
Le Pôle chocolat adopte une approche globale et continue de transformation de son modèle opé-
rationnel vers plus de circularité.
En évaluant systématiquement les chaînes de valeur – de la production au packaging – l’entreprise
repense ses manières de faire pour réduire l’impact tout en améliorant l’expérience client.
La combinaison d’innovations de production, d’ingrédients plus responsables, et de solutions d’em-
ballage repensées illustre cette volonté de réinventer durablement les pratiques.
LISTICLE
105
Compagnie du Bois Sauvage
Informations
sociales
5.
CSRD / 5. INFORMATIONS SOCIALES
106
Compagnie du Bois Sauvage
5.1.
Les travailleurs et
la culture d’entreprise
La Compagnie du Bois Sauvage
et le Pôle chocolat placent leurs
travailleurs au cœur de leurs
activités et de leur stratégie
d’entreprise.
Les politiques établies par la
Compagnie du Bois Sauvage
et les entités du Pôle chocolat
couvrent l’ensemble des impacts, risques et opportunités sociaux
identifiés pour les travailleurs, dont :
■
la promotion d’une culture du respect, de diversité
et d’inclusion ;
■
la garantie du bien-être des travailleurs à travers la mise en
place d’importants programmes de santé et de sécurité ;
■
la promotion de la formation continue.
Ces politiques sont mises en œuvre par les responsables des
ressources humaines et opérationnels de chaque entité. Le suivi
est assuré par le Conseil d’administration et le Comité d’audit et
de gestion des risques des entités concernées.
L’ensemble des travailleurs actifs dans les différentes zones géo-
graphiques sont couverts par ces politiques et par l’analyse des
impacts, risques et opportunités, y compris les travailleurs tem-
poraires. Les sujets matériels identifiés affectent en effet l’en-
semble des collaborateurs, à des degrés divers.
Le tableau 5.A. récapitule la répartition du nombre de travailleurs
(*)
par genre et zone géographique pour la Compagnie du Bois Sauvage
et le Pôle chocolat. Ces données sont en adéquation avec les bilans
sociaux de chaque entité. Un lien peut aussi être établi avec les états
financiers et la note 22 du compte de résultat en particulier.
Pour leurs propres activités, la Compagnie du Bois Sauvage et les
entités du Pôle chocolat n’ont pas identifié de risques associés
au travail forcé ou au travail des enfants dans les différents pays
où elles opèrent. Ces éléments sont néanmoins intégrés dans le
Code de conduite de chaque entité. Aucun risque particulier n’a
été identifié en lien avec des catégories spécifiques de travailleurs.
Le tableau 5.B. présente une répartition du nombre de travail-
leurs par type de contrat et région.
Les impacts négatifs potentiels résident principalement dans le
non-respect des horaires de travail, des normes de santé et de
sécurité ainsi que dans l’octroi de salaires inadéquats. L’inégalité
des genres et les disparités salariales pour un travail équivalent
peuvent également constituer des impacts négatifs à prendre en
compte. Les impacts positifs englobent la formation et le renfor-
cement des compétences qui favorisent le développement per-
sonnel continu des travailleurs.
Les risques liés au non-respect des horaires de travail se traduisent
principalement par un impact sur le niveau d’engagement et de
performance des travailleurs ainsi que sur le taux de rétention. Les
risques liés à la santé et la sécurité peuvent entraîner des « burn-
out » et des jours de travail perdus, ce qui affecte la réputation de
l’entreprise. Quant aux risques liés à l’octroi de salaires inadéquats,
ils peuvent engendrer une baisse du niveau d’engagement et un
taux de rotation plus élevé. Enfin, les impacts et les risques pour
les travailleurs associés à l’implémentation des plans de transition
pour réduire l’impact environnemental et atteindre la neutralité
carbone pour les opérations ont été identifiés.
Pour contrer ces risques, la Compagnie du Bois Sauvage et le
Pôle chocolat ont mis en place une culture d’entreprise marquée
par un fort engagement du personnel.
En tant qu’employeur, le Groupe Compagnie du Bois Sauvage
s’efforce ainsi de créer un environnement propice à l’épanouisse-
ment de tous ses collaborateurs en mettant en œuvre une poli-
tique de diversité et de parité ambitieuse ainsi qu’en leur assurant
une certaine sécurité pour l’avenir. Ce qui passe par une généra-
lisation des contrats à durée indéterminée, des plans de pensions
Tableau 5.A. : Répartition des travailleurs par genre et zone géographique
2025
GENRE
NOMBRE TOTAL D’EMPLOYÉS
PAYS
NOMBRE TOTAL D’EMPLOYÉS
2024
2025
2024
2025
TOTAL
Compagnie
du Bois Sauvage
Homme
401
407
Belgique
557
553
Femme
941
937
France
590
606
Autre
na
na
US
80
66
Non Rapporté
na
na
UK
37
35
Total employés
1342
1344
Autres
78
84
(*)
Le nombre moyen des travailleurs est utilisé pour les tables 5.A.B.C et D.
Le nombre des travailleurs à fin d’année est utilisé pour les tables 5.E/F/I.
107
Compagnie du Bois Sauvage
complémentaires et une couverture santé étendue. Par ailleurs,
l’ensemble des travailleurs sera impliqué dans les actions inscrites
dans la feuille de route visant à optimiser l’empreinte carbone,
en particulier celles ciblant l’efficacité énergétique. Ceci peut en-
traîner la nécessité de réformer ou développer la formation du
personnel pour se préparer à de nouveaux rôles. Des formations
spécifiques sont ainsi prévues au niveau de l’utilisation de tech-
niques de production efficientes au niveau énergétique et circu-
larité ou de l’utilisation d’emballages plus durables en particulier.
Le Groupe Compagnie du Bois Sauvage encourage la diversité, no-
tamment des genres comme l’illustre la répartition (tableau 5.C).
Aucun objectif de parité hommes/femmes n’a été défini, car le
Groupe Compagnie du Bois Sauvage s’efforce de répondre au
mieux aux besoins de ses collaborateurs en terme de temps de
travail et veille à ce qu’aucune restriction ne biaise les processus
de recrutement. Notre objectif est d’offrir des chances égales à
l’ensemble des candidats. Toutes les décisions en matière d’em-
ploi, y compris le recrutement, la promotion, la résiliation de
contrat et la rémunération, sont basées sur le mérite, les qualifi-
cations et les compétences. Nous ne tolérons aucune forme de
discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe,
l’âge, la nationalité, les origines, le handicap ou tout autre statut
protégé. Nous veillons à un traitement équitable avec des oppor-
tunités égales pour tous les travailleurs, tout en maintenant une
tolérance zéro pour les comportements inacceptables au travail,
tels que le harcèlement sous toutes ses formes (physique, sexuel,
psychologique ou verbal) et l’intimidation.
Tableau 5.B. : Répartition des travailleurs par type de contrat et région
BELGIQUE
FRANCE
US
AUTRES
TOTAL
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
TOTAL Compagnie Bois Sauvage
Nombre total d'employés
557
553
590
606
80
66
115
119
1342
1344
Nombre d'employés permanent
503
534
399
416
79
66
114
113
1095
1129
Nombre d'employés temporaires
54
19
191
190
1
0
1
6
247
215
# heures non garanties pour les employés
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Tableau 5.C.: Répartition des travailleurs par type de contrat et genre
HOMME
FEMME
AUTRES
NON RAPPORTÉ
TOTAL
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
TOTAL Compagnie Bois Sauvage
Nombre total d'employés
401
407
941
937
0
0
0
0
1342
1344
Nombre d'employés permanent
324
355
771
774
0
0
0
0
1095
1129
Nombre d'employés temporaires
77
52
170
163
0
0
0
0
247
215
# heures non garanties pour les employés
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
CSRD / 5. INFORMATIONS SOCIALES
108
Compagnie du Bois Sauvage
De plus, nous nous engageons à respecter les grilles salariales
fixées dans chaque pays où nous opérons, en nous appuyant sur
une validation interne d’analyse de fonctions, afin de garantir un
salaire juste et équitable à tous. L’ensemble du personnel bénéfi-
cie également du système de couverture de santé. La répartition
des travailleurs par genre a été établie à partir du bilan social des
différentes entités. Vous pouvez trouver dans le tableau 5.D. la
répartition par genre et par âge.
Afin de promouvoir et garantir l’égalité des salaires, un suivi
des écarts salariaux entre hommes et femmes est réalisé pour
l’ensemble du Groupe. L’objectif est ainsi d’éviter tout écart sala-
rial pour des fonctions équivalentes. Vous pouvez trouver cette
répartition dans le tableau 5.E. La réduction de l’écart salarial
enregistrée sur 2025 est principalement due à des départs de
travailleurs expérimentés chez Jeff de Bruges.
Cet écart salarial est calculé pour l’ensemble des fonctions, ce qui
explique largement la différence observée. En ce qui concerne
l’écart salarial global (tableau 5.F.), l’objectif est de réduire année
après année l’écart pour la Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat. Il est à noter que le ratio d’écart et de parité salariale
n’inclut pas certains éléments de la rémunération pour Jeff de
Bruges. Les travailleurs n’étant pas actifs dans la société depuis
plus de 6 mois sont également exclus. Il est aussi à noter que ce
ratio n’inclut que les travailleurs belges pour Neuhaus (et exclut
les rémunérations des travailleurs étrangers). Pour Neuhaus, les
indépendants n’étant pas inclus dans le calcul, un ratio de conver-
sion a été utilisé pour traduire les rémunérations des indépen-
dants en rémunération brute.
Par rapport aux risques liés à la santé et la sécurité des travail-
leurs, la Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat ont mis
en place une politique de santé et de sécurité forte reposant sur
le principe que tout accident est évitable. L’ensemble des travail-
leurs du Groupe bénéficie ainsi de la protection du système légal
en vigueur, assurant la prise en charge des soins liés à la santé et
la sécurité. Le tableau 5.G. reprend différents indicateurs relatifs
à la sécurité des travailleurs.
Depuis des années, la sécurité est une priorité absolue pour
Neuhaus. En 2025, cette vision s’est encore renforcée grâce à
une nouvelle stratégie de sécurité qui explique clairement com-
ment l’entreprise traduit son approche pérenne sur le lieu de tra-
vail. La politique de sécurité repose sur des fondements solides
en matière de conformité et de durabilité : il est non seulement
important de respecter la réglementation en vigueur, mais aussi
d’anticiper les évolutions futures afin de garantir la continuité et
la stabilité de l’entreprise.
Tableau 5.E. : Parité des salaires Homme/
Femme*
RATIO D'ÉCART DE SALAIRES H/F
2024
2025
TOTAL Groupe
Compagnie du Bois
Sauvage
14,1
7,4
Tableau 5.F. : Écart salarial global*
RATIO D’ÉCART
DE SALAIRES MIN/MAX
2024
2025
TOTAL Groupe
Compagnie du Bois
Sauvage
9,5
8,9
Tableau 5.D. : Répartition Diversité Genre
RÉPARTION HOMMES/
FEMMES AU NIVEAU TOP
MANAGEMENT (#)
RÉPARTION HOMMES/
FEMMES AU NIVEAU TOP
MANAGEMENT (%)
DISTRIBUTION HOMMES/
FEMMES EN DESSOUS DE
30 ANS
DISTRIBUTION HOMMES/
FEMMES ENTRE 30 ET 50 ANS
DISTRIBUTION HOMMES/
FEMMES AU DESSUS DE 50 ANS
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
TOTAL Compagnie Bois Sauvage
17/26
22/27
46 %/54 %
41 %/59 %
102/301
134/295
178/377
194/366
111/219
112/214
(*)
Pour les tables 5.E/F, trois travailleurs externes sont exclus pour le calcul du ratio d’Artista. Pour ces deux ratios, la définition conforme aux ESRS a été inclue
au niveau de chaque entité. Au niveau du Groupe, une moyenne pondérée sur base du nombre de travailleurs de chaque entité a été utilisée pour calculer le
ratio au niveau du Groupe.
109
Compagnie du Bois Sauvage
Dans le cadre du plan annuel et quinquennal légal, un plan d’ac-
tion détaillé a été déployé en 2025. L’un des principaux axes est
d’améliorer la communication et la sensibilisation sur le lieu de
travail, via différents canaux, afin de créer une culture de la sécu-
rité forte. Cette approche porte clairement ses fruits : en 2025,
aucun accident du travail grave n’a été enregistré, une tendance
que Neuhaus souhaite naturellement maintenir.
En outre, l’accent a été mis sur les risques les plus importants
dans l’atelier, notamment les nuisances sonores. D’une part, des
études sont menées pour déterminer comment réduire les ni-
veaux sonores et, d’autre part, les travailleurs sont encouragés
à porter les protections auditives de qualité et confortables qui
sont mises à leur disposition. Des progrès importants ont égale-
ment été réalisés en matière d’ergonomie. La modernisation de
la production, notamment la nouvelle ligne de moulage équipée
d’aides au levage, réduit la charge physique. Pour diverses tâches
ergonomiquement pénibles, des études ont été menées en vue
d’une automatisation accrue, afin que les travailleurs aient moins à
soulever et à effectuer des mouvements répétitifs et pénibles. Le
projet le plus important a été le renouvellement des vêtements
de travail. Chaque employé dispose désormais de vêtements de
travail personnalisés. Ceux-ci sont plus confortables, plus hygié-
niques et ont un aspect plus haut de gamme. Cela contribue à
renforcer le sentiment de reconnaissance des travailleurs.
Enfin, en 2025, les indicateurs clés de performance (KPI) ont été
surveillés de manière cohérente afin de déterminer le potentiel
d’amélioration et de définir la stratégie. Les accidents du travail,
les incidents nécessitant des premiers secours et la sécurité des
machines font l’objet d’un suivi et d’une discussion continus.
Aurélie Vanden Berghe, responsable Environnement, Santé et
Sécurité chez Neuhaus précise : « Les cadres discutent active-
ment de la sécurité avec les travailleurs sur le lieu de travail. La
sensibilisation est forte et la sécurité est toujours considérée
comme une priorité absolue. »
La Compagnie du Bois Sauvage et les entités du Pôle chocolat
attachent une grande importance au bien-être de l’ensemble des
travailleurs. Une approche structurée a ainsi été mise en place
afin d’évaluer leur niveau de satisfaction, en combinant des ca-
naux formels et informels. Ce qui inclut un processus de feed-
back régulier permettant de maintenir un contact étroit avec
l’ensemble des équipes, de réagir promptement aux besoins et
attentes identifiés, et de faire le suivi des différents projets.
L’ensemble de ces actions vise également à minimiser la rota-
tion du personnel. Vous pouvez trouver dans le tableau 5.H. de
synthèse la rotation enregistrée en 2025. Ces taux restent très
inférieurs aux taux enregistrés dans le secteur du commerce de
détail qui se situent entre 30 et 40 %. Cette culture d’entreprise
s’appuie également sur un Code de conduite intégrant les valeurs
spécifiques de chaque entité. Chaque membre du personnel de
la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat doit y ad-
hérer. Nous attendons de l’ensemble des travailleurs qu’ils res-
pectent les principes énoncés dans ce Code de conduite ainsi
que les politiques associées. Des procédures de réclamation ont
été mises en place afin de résoudre équitablement et efficace-
ment les conflits, tels que les problèmes et les risques associés
à un traitement injuste, arbitraire ou inhumain. Ces procédures
offrent à tous nos collaborateurs la possibilité d’exprimer leurs
préoccupations, problèmes ou plaintes avec le soutien du dépar-
tement des ressources humaines.
Tableau 5.H. : Roulement du personnel
2024
2025
TOTAL Groupe
Compagnie du Bois
Sauvage
Roulement du
personnel
18%
15%
Nbre de travailleurs
ayant quitté la société
235
194
Tableau 5.G. : Sécurité des travailleurs
# Fatalités travailleurs
propres
# Fatalités travailleurs sur
le site
# Accidents enregistrés
# Accidents enregistrés
(par million d’heures
prestées)
# Cas de maladies
enregistrés liés au travail
# Jours perdus pour
Accidents/Blessures/
Fatalités
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
TOTAL Compagnie Bois Sauvage
0
0
0
0
62
48
31
29
0
0
1823
1503
CSRD / 5. INFORMATIONS SOCIALES
110
Compagnie du Bois Sauvage
Une politique dédiée aux lanceurs d’alerte a également été mise
en place et expliquée à l’ensemble des travailleurs de toutes les
entités. Cette politique inclut un mécanisme de protection des
lanceurs d’alerte.
Nos procédures disciplinaires garantissent que les normes de
conduite au travail et de performance sont respectées et défi-
nissent une méthode équitable et humaine pour traiter les pro-
blèmes à cet égard. Personne ne peut se livrer à des abus verbaux,
physiques et/ou à d’autres pratiques disciplinaires inhumaines.
Neuhaus s’engage à tenir ses collaborateurs informés des déci-
sions qui les affectent et communique régulièrement sur la per-
formance de l’entreprise, les objectifs et les changements.
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat effectuent
des audits et contrôles réguliers pour garantir le respect de nos
pratiques sociales. Ces audits aident à identifier les domaines où
des améliorations peuvent être apportées et assurent la confor-
mité avec les normes internes ainsi que les exigences légales ex-
ternes. En cas de violation des politiques, les mesures correctives
appropriées sont prises. Ces dernières
peuvent inclure des sanctions discipli-
naires, une nouvelle formation ou une
résiliation de contrat, en fonction de la
gravité de la violation.
Une série d’initiatives est prise pour
favoriser l’engagement du personnel
comme indiqué dans la liste suivante.
En 2025, Neuhaus a de nouveau mené
une enquête à grande échelle auprès de
ses travailleurs, un outil essentiel pour
comprendre ce qui se passe au sein de
l’organisation et ainsi renforcer davantage
l’engagement des collaborateurs. Le taux de réponse a été élevé,
même si l’atteinte des ouvriers reste un point d’attention. Les
résultats seront analysés plus en détail au cours des prochains
mois et feront partie intégrante de la politique de capital humain
en 2026. Car une ambition reste inchangée : Neuhaus veut des
collaborateurs satisfaits qui représentent la marque avec fierté et
en mettant l’accent sur la convivialité.
En outre, Neuhaus a pris de nombreuses mesures en 2025 pour
développer une culture de feedback ouverte à tous les niveaux de
l’entreprise. Les résultats de l’enquête montrent que ces efforts
ont clairement un impact sur la manière dont les collaborateurs
reçoivent et donnent du feedback. En 2026, nous continuerons
donc à travailler d’arrache-pied pour ancrer et mettre en œuvre
cette culture à tous les niveaux.
Energy@Neuhaus, le programme interne qui encourage les ac-
tivités informelles pour et par les collaborateurs, a également
connu un nouvel essor. L’initiative a continué à se développer
grâce à des actions spontanées venues de la base, dont la par-
ticipation croissante et l’organisation par les différentes équipes
elles-mêmes montrent à quel point ce programme est solide-
ment ancré. La boucle est ainsi bouclée : Energy@Neuhaus reste
la colonne vertébrale de la culture Neuhaus.
En avril 2025 s’est déroulée le
Family Day
Neuhaus. Lors de cet
événement destiné au personnel, les collaborateurs ont pu venir
accompagnés de leur famille pour visiter l’atelier et profiter en-
semble d’un repas et d’un verre sur le site du festival. Les enfants
ont pu profiter d’une large gamme de jeux et d’animations, ce qui
a permis de passer un véritable week-end en famille.
L’organisation du
Family Day
a également été un bel exemple
d’engagement interne. Cette initiative a rapproché les travailleurs
et leurs familles, en particulier au sein des équipes belges.
La Compagnie du Bois Sauvage accorde une importance particu-
lière à la formation et au développement de son personnel. Vous
pouvez trouver ci-dessous dans la table 5.I. le nombre d’heures
de formation du personnel.
« Les cadres discutent activement
de la sécurité avec les travailleurs
sur le lieu de travail.
La sensibilisation est forte et
la sécurité est toujours considérée
comme une priorité absolue. »
Aurélie Vanden Berghe, responsable Environnement,
Santé et Sécurité chez Neuhaus
Crédit photo Neuhaus
Table 5.I. : Nombre d’heures moyen de
formation par travailleur
HOMME
FEMME
TOTAL
TOTAL Compagnie
Bois Sauvage
29
11
16
111
Compagnie du Bois Sauvage
7 initiatives pour améliorer
le bien-être des travailleurs
Que ce soit chez Neuhaus, Jeff de Bruges ou Artista, le bien-être des travailleurs
constitue une priorité comme en témoignent ces différentes initiatives.
1. Renforcer la sécurité au travail et la prévention
des risques
En 2025, Neuhaus a consolidé sa vision long terme en matière de
sécurité en déployant une nouvelle stratégie sécurité, reposant
sur la conformité, la prévention des risques futurs et la création
d’une véritable safety culture.
Un plan d’action annuel et pluriannuel a été mis en œuvre, in-
cluant davantage de communication sur la sécurité, des sensibili-
sations quotidiennes et un suivi renforcé sur le terrain.
Aucun accident grave n’a été enregistré en 2025, ce qui confirme
l’efficacité des actions menées.
Neuhaus a également lancé un plan dédié à la réduction du bruit
en atelier et mis à disposition des collaborateurs une protection
auditive plus confortable et qualitative.
Enfin, d’importants efforts ont été engagés en matière d’ergono-
mie, grâce à la modernisation des lignes et à l’introduction d’aides
au levage, réduisant la charge physique et les gestes répétitifs.
2. Favoriser la cohésion via des initiatives internes
fédératrices
Le programme Energy@Neuhaus a poursuivi sa croissance orga-
nique : des initiatives spontanées telles que les « sharing is caring »
lunches et le traditionnel quiz de Noël ont témoigné d’un engage-
ment croissant des équipes.
3. Soutenir le développement personnel et
professionnel
La montée en compétence des collaborateurs reste une priorité,
notamment via la formation continue, le développement d’une
culture de feedback et l’amélioration ergonomique des postes
de travail.
4. Écouter et engager les collaborateurs grâce à
une culture de feedback structurée
En 2025, Neuhaus a organisé une enquête à grande échelle
dont les résultats montrent un attachement remarquable : 95 %
des collaborateurs se disent fiers ou très fiers de travailler chez
Neuhaus.
Cette enquête constitue un instrument clé pour orienter la po-
litique RH 2026 et renforcer les priorités du «
Human Capital
beleid
». L’entreprise a également intensifié le développement
d’une culture de feedback ouverte, en mobilisant les
people ma-
nagers
et les ambassadeurs internes pour diffuser les bonnes
pratiques.
Ces actions ont déjà produit des effets mesurables dans la ma-
nière dont les équipes donnent et reçoivent du feedback.
5. Promouvoir le bien être physique
Neuhaus poursuit des actions structurelles en matière d’ergono-
mie, de posture et d’équipement adapté. La modernisation des
lignes de production réduit la charge physique et améliore la sé-
curité machine.
6. Valoriser les efforts par un environnement de
travail modernisé
En 2025, Neuhaus a entièrement renouvelé les vêtements de
travail, désormais personnalisés, plus confortables, plus hygié-
niques et plus qualitatifs, renforçant le sentiment de fierté et
d’appartenance.
7. Renforcer la cohésion à travers des événements
rassemblant collaborateurs et familles
Le Neuhaus Family Day, organisé les 26 et 27 avril 2025, a permis
aux collaborateurs d’inviter leurs familles sur le site pour décou-
vrir l’atelier, participer à des activités et partager des moments
conviviaux. Plus de 100 collaborateurs bénévoles ont contribué
à organiser l’événement, renforçant fortement l’engagement et la
cohésion interne.
Family Day chez Neuhaus
LISTICLE
Crédit photo Neuhaus
CSRD / 5. INFORMATIONS SOCIALES
112
Compagnie du Bois Sauvage
L’objectif de la Compagnie du Bois Sauvage est de garantir des
chaînes de valeur et d’approvisionnement responsables, n’im-
pliquant aucun recours au travail des enfants et respectant les
normes sociales les plus strictes conformément aux principes des
Nations Unies sur les droits humains. Ces engagements ont été
clairement communiqués à l’ensemble des fournisseurs concernés
et un suivi rigoureux est réalisé lors des évaluations régulières.
Pour gérer les risques associés aux plantations non détenues par
la Compagnie du Bois Sauvage, un Code de conduite a été établi
pour l’ensemble des fournisseurs des entités du Pôle chocolat.
Ce Code de conduite intègre les principes directeurs des Nations
Unies sur les droits humains ainsi que ceux de l’Organisation in-
ternationale du travail. Le Groupe Compagnie du Bois Sauvage
implique ses fournisseurs dans le respect de ces principes, no-
tamment via des échanges dans le cadre de l’analyse de double
matérialité, et procède à des évaluations régulières. Ce processus
d’engagement de l’ensemble des fournisseurs tout au long de la
chaîne de valeur fait l’objet d’une amélioration continue.
Un processus de signalement d’incidents liés au non-respect du
Code de conduite a été mis en place, similaire à celui qui a été
implémenté pour les activités propres, dont la mise en œuvre
d’actions de remédiation adaptées. Aucun incident significatif
concernant le non-respect des droits humains n’a été signalé
en 2025. Ce mécanisme de grief pour la chaîne de valeur sera
pleinement intégré en 2025 grâce au lancement d’une plateforme
dédiée pour les fournisseurs. Par ailleurs, le Groupe vise à obte-
nir une adhésion formelle à l’ensemble des politiques mises en
œuvre pour tous les fournisseurs à risques identifiés.
En ce qui concerne la plantation de cacaoyers en Équateur
(partiellement) détenue par la Compagnie du Bois Sauvage, une
charte de gouvernance a été établie. Cette dernière permet de
garantir le respect des horaires de travail et des normes de sé-
curité les plus strictes ainsi que l’octroi de salaires supérieurs
Travailleurs sur la plantation
Ces formations concernent principalement la sensibilisation à la
cybersécurité ainsi que la formation spécifique pour le personnel
des boutiques et du personnel de production. À partir de 2026,
le système d’enregistrement de ces heures a été renforcé afin
d’assurer une liste exhaustive.
5.2. Travailleurs de
la chaîne de valeur
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat s’engagent
fermement à respecter les mêmes standards éthiques et légaux
pour l’ensemble des travailleurs de la chaîne de valeur que ceux
appliqués pour leurs propres travailleurs.
La mise en place d’une chaîne de valeur éthique et responsable
est un des piliers de la stratégie ESG du Groupe.
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage et les
entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des impacts, risques
et opportunités sociaux identifiés pour les travailleurs tout au
long de la chaîne de valeur. Cette dernière va de la plantation
jusqu’au consommateur final et concerne l’ensemble des travail-
leurs, y compris ceux actifs dans les plantations. Par rapport aux
travailleurs de la chaîne de valeur, les principaux impacts néga-
tifs concernent les risques
de non-respect des horaires
de travail et des normes de
santé et de sécurité, ainsi que
l’octroi de salaires inadéquats,
tout particulièrement dans
les plantations et pour les ac-
tivités de transport.
Le travail des enfants et le travail forcé sont aussi des sujets à
l’impact négatif potentiel important et ont ainsi fait l’objet d’une
attention spécifique. Tout au long de la chaîne de valeur, les prin-
cipaux facteurs de risques sociaux sont associés à des perturba-
tions potentielles sur les chaînes d’approvisionnement à la suite de
grèves ou de conflits sociaux. Le non-respect des droits humains
par des partenaires engendre aussi des risques réputationnels.
Le Pôle chocolat utilise deux sources d’approvisionnement pour
les fèves de cacao, la plantation équatorienne détenue à 24,8 %
par la Compagnie du Bois Sauvage et des fournisseurs du Ghana
et de Côte d’Ivoire.
Crédit photo Ecuadorcolat
113
Compagnie du Bois Sauvage
Extraction de la pulpe de la cabosse
aux normes légales exigées et l’absence de recours au travail des
enfants ou au travail forcé.
Parmi les aménagements sociaux bénéficiant aux travailleurs,
nous avons rénové la structure de la cantine au sein de la plan-
tation et l’avons équipé de moustiquaires et filets anti-insectes ;
nous y servons chaque jour un repas à 117 personnes. Parmi les
autres avantages qui leur sont accordés, nous avons intégré un
espace médical.
Nous disposons d’un dispensaire où les travailleurs et leurs fa-
milles peuvent bénéficier de soins primaires, de médicaments et
d’une prise en charge médicale.
Par ailleurs, nous avons également fourni des logements à 30 fa-
milles et à des célibataires vivant dans
l’Hacienda. Parmi les
améliorations des conditions de travail que nous avons mises en
œuvre ici, il y a les déveineuses à cacao. Auparavant, le person-
nel était moins à l’aise car il devait s’accroupir pour séparer les
graines du placenta central de la cabosse. Maintenant, c’est plus
facile. Grâce à l’acquisition de ces tables de déveinage pour cha-
cun d’entre eux, ils ont gagné en confort, sont devenus aussi plus
efficaces et accomplissent leur travail plus rapidement.
Nous avons également le chemin de câbles, qui les aide à trans-
porter les sacs de cacao de l’intérieur du champ vers l’extérieur
de la ligne, évitant ainsi de porter des charges lourdes, de se
fatiguer ou se blesser.
Ensuite, dans l’aire de séchage, nous avions également de nom-
breuses personnes pour effectuer le travail de remuage et re-
tournement des fèves avec des pelles lourdes. Maintenant, grâce
aux machines, nous le faisons plus efficacement et plus rapide-
ment, en essayant de réduire les risques de blessures.
En ce qui concerne les applications foliaires, nous utilisons main-
tenant un drone qui nous aide à effectuer le travail par voie aé-
rienne, ce qui contribue à alléger les missions des travailleurs et
surtout préserve et protège leur santé.
Parmi les autres avantages accordés au personnel, nous propo-
sons des formations telles que des licences de pilotage de drones
ou des licences pour les tracteurs spéciaux de type G.
À San Eduardo de las Cañas, nous nous soucions de l’égalité des
chances pour nos travailleurs. C’est pourquoi 30 % de notre per-
sonnel est féminin. Ces femmes occupent divers postes, qui vont
de la partie administrative à la partie agricole, et assurent le sou-
tien économique de leur famille (voir Focus p. 98.)
Dans le cadre de la mise en conformité avec la réglementation
anti-déforestation (EUDR), une analyse des risques a également
été initiée sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette analyse
porte sur le travail des enfants et vise à pouvoir confirmer qu’il
n’y a pas de main-d’œuvre juvénile.
Le respect de l’application de ces politiques est supervisé par le
Comité de direction et le responsable de la chaîne logistique de
chaque entité du Pôle chocolat. Un rapport annuel est trans-
mis au Conseil
d’administration et au Comité d’audit et de ges-
tion des risques de la Compagnie du Bois Sauvage et des entités
concernées.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue grâce no-
tamment à l’engagement des fournisseurs impliqués tout au long
des chaînes d’approvisionnement.
Crédit photo Ecuadorcolat
CSRD / 5. INFORMATIONS SOCIALES
114
Compagnie du Bois Sauvage
5.3. Consommateurs et
utilisateurs finaux
L’impact sur la santé et le bien-être des consommateurs finaux a
été identifié comme un sujet matériel, tout comme l’accessibilité
de nos produits et la sécurité des données partagées par nos
clients. La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat sont
déterminés à fournir des produits de qualité, dépassant les at-
tentes des consommateurs. Notre engagement est de ne jamais
faire de compromis concernant la sécurité de nos produits.
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage et les
entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des impacts, risques
et opportunités identifiés pour les consommateurs finaux.
Ces politiques intègrent l’ensemble des aspects relatifs à la qualité
au sens large et reposent sur 4 piliers principaux.
Le premier est la qualité des produits, axée sur le goût et le res-
pect de la tradition, même si nous restons ouverts à l’innovation.
Le deuxième est la qualité des services dont la finalité est d’offrir
aux clients une expérience d’achat unique et personnalisée, que
ce soit en boutique ou en ligne. Ce qui inclut un système de suivi
des réclamations et l’implémentation d’actions correctives pour
permettre une amélioration continue.
Le troisième, la qualité du personnel, consiste à s’assurer que
chaque personne est à la bonne place et bénéficie d’une forma-
tion continue pour soutenir et promouvoir cette culture de la
qualité.
Enfin, le quatrième englobe la communication interne et externe de
ces politiques, objectifs et actions afin de diffuser cette culture de la
qualité et renforcer la satisfaction des clients. Toute plainte client est
considérée comme évitable, l’objectif étant ainsi de tendre vers zéro.
Des politiques ont également été mises en place pour garantir
la traçabilité des produits, tant en interne que tout au long de
la chaîne de valeur. En interne, elles couvrent la traçabilité de la
production depuis la réception des matières premières jusqu’à la
vente des produits finis et en externe, de la plantation de cacao
jusqu’à la réception du chocolat dans les ateliers pour la fabrica-
tion. L’objectif est de pouvoir garantir une traçabilité complète
depuis la production de fèves.
Enfin, des politiques ont été établies pour la gestion des crises
liées à la qualité des produits et à la sécurité alimentaire, y com-
pris les problèmes potentiels liés à la contamination des matières
premières. Ces politiques intègrent les différentes étapes asso-
ciées à la gestion de la crise, dont la composition du comité de
crise et le plan de communication interne et externe ainsi que
la procédure de rappel des produits. L’objectif est d’éviter toute
contamination sur les chaînes d’approvisionnement et de pouvoir
réagir promptement en cas d’incident.
En ce qui concerne la sécurité des données des consommateurs,
la politique mise en place dans le cadre de la réglementation
sur la protection des données (RGPD) vise à garantir la sécuri-
té des données fournies par les consommateurs et clients (voir
point 6. Gouvernance). L’objectif est ainsi de prévenir toute fuite
de données.
En matière d’impact négatif, les principaux risques identifiés au
niveau de la production, du transport, de l’entreposage ou de
la distribution concernent une potentielle contamination sur la
chaîne de valeur. Tout problème de contamination est suscep-
tible d’affecter l’ensemble des consommateurs. Ces événements
sont extrêmement rares, un seul incident ayant été enregistré
depuis la création de la société. Afin de limiter les risques au
maximum, nous appliquons les normes de sécurité les plus
strictes dans le cadre de la mise en conformité avec les régle-
mentations en vigueur. Des certifications ont également été ob-
tenues auprès de différents organismes agréés les plus reconnus
dont le Consortium des Distributeurs Britanniques (BRC). Les
installations des différentes entités font l’objet d’audits réguliers
et les produits sont aussi régulièrement testés.
Le client est au cœur du modèle d’affaires du Pôle chocolat. Un
canal de communication dédié, à la fois en ligne et dans les bou-
tiques, a ainsi été mis en œuvre pour acter toute réclamation
éventuelle relative à la qualité des produits. Ces plaintes sont
prises en charge par les responsables de boutiques et le service
clients, qui collaborent avec le service qualité si une action est
nécessaire. La qualité est une priorité pour l’ensemble du per-
sonnel et un service qualité dédié veille à l’amélioration continue
des pratiques en effectuant les contrôles requis. Toute plainte est
ainsi considérée comme évitable. Le service client et les respon-
sables de boutique sont chargés de l’amélioration continue de la
qualité et du suivi des plaintes éventuelles.
De nombreuses actions ont été entreprises pour améliorer la
qualité des produits. Nous avons ainsi supprimé l’huile de palme
de toutes nos recettes depuis de très nombreuses années et
n’utilisons aucun ingrédient contenant des organismes génétique-
ment modifiés. De nouveaux produits avec moins de sucre sont
également développés et les premières pralines véganes ont été
lancées en 2023.
La politique de prix est conçue de façon à ce que nos produits
demeurent accessibles au plus grand nombre tout en valorisant
leur qualité.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue grâce à
l’implication des consommateurs dans les boutiques.
115
Compagnie du Bois Sauvage
Le chocolat, une chaîne
de valeur qui mérite
honnêteté et transparence
La chaîne de valeur du chocolat et des pralines comporte de nom-
breuses étapes. À chaque maillon de ce long processus, il est essentiel
que chacun bénéficie de conditions de travail correctes. Des initiatives
telles que « Beyond Chocolate » permettent d’évoluer rapidement vers
cet objectif.
Une praline doit parcourir un long chemin avant d’arriver entre
les mains d’un consommateur. Un trajet qui commence près de
l’équateur, là où poussent les cacaoyers. Cela peut donc être aus-
si bien en Afrique de l’Ouest qu’en Amérique latine.
Après la récolte des différentes variétés de cacao, les fèves
doivent être retirées du fruit avec leur pulpe. Elles subissent en-
suite un processus de fermentation pendant plusieurs jours. Ce
processus permet aux arômes de se développer et réduit l’amer-
tume du cacao. Après la fermentation, les fèves sont séchées au
soleil pendant plusieurs jours.
Le transport
Ce n’est qu’après ces étapes que la récolte est transportée vers
les producteurs de chocolat du monde entier, qui la transforment
en masse, en beurre ou en poudre de cacao pour la fabrication
du chocolat.
Ce chocolat, ainsi que les autres ingrédients, sont ensuite trans-
formés par les producteurs de pralines, qui les emballent soi-
gneusement avant d’assurer la distribution jusqu’aux consomma-
teurs, que ce soit via leurs propres points de vente, leur site de
vente en ligne ou via des détaillants.
Au-delà du chocolat
Il est évident qu’il est indispensable d’accorder une attention par-
ticulière aux conditions de travail, surtout au début de la chaîne
de valeur. Depuis des années, l’ensemble du secteur du choco-
lat s’efforce d’améliorer rapidement les conditions de travail des
agriculteurs en veillant à ce qu’ils disposent d’un équipement adé-
quat, travaillent un nombre limité d’heures et reçoivent un salaire
correct. Pour ce faire, de nombreux producteurs ont lancé leur
propre initiative, comme Cocoa Horizons (soutenue par Barry
Callebaut) ou Cargill Cocoa Promise.
Il convient également de mentionner « Beyond Chocolate ».
Cette initiative a été lancée en 2018 par le gouvernement fédéral
belge afin de rassembler le secteur belge du chocolat autour d’un
projet durable et pérenne.
D’ici 2030, tous les producteurs de cacao impliqués devraient
gagner au minimum un revenu vital, garantissant ainsi des condi-
tions de vie décentes. En parallèle, la déforestation liée au cacao
devra être totalement arrêtée.
À fin 2024, 91,53 % du cacao utilisé dans les produits des si-
gnataires de « Beyond Chocolate » devra être 100 % durable,
certifié par des labels reconnus ou acheté selon des normes
équivalentes. Pour 2025, l’objectif de 100 % devrait être atteint.
Ces engagements visent à rendre la filière du chocolat plus équi-
table et respectueuse de l’environnement.
Depuis, des producteurs des Pays-Bas, de France, d’Allemagne et
de Suisse ont également rejoint « Beyond Chocolate », rendant ainsi
la perspective d’une chaîne de valeur équitable et transparente de
plus en plus concrète.
FOCUS
Fèves de cacao
Crédit photo Ecuadorcolat
CSRD / 5. INFORMATIONS SOCIALES
116
Compagnie du Bois Sauvage
117
Compagnie du Bois Sauvage
Informations
sur la gouvernance
6.
CSRD / 6. GOUVERNANCE
118
Compagnie du Bois Sauvage
6.1. Gouvernance
Une gouvernance forte, fondée sur la transparence, l’éthique et une gestion proactive des risques,
constitue l’un des piliers de la stratégie ESG de la Compagnie du Bois Sauvage.
Cette stratégie repose avant tout sur l’application rigoureuse d’un Code de conduite exhaustif,
intégrant le respect des principes des droits de l’Homme selon le Pacte mondial des Nations Unies,
l’application des principes de lutte contre la corruption et les pots-de-vin, la mise en œuvre de
la politique des lanceurs d’alerte et la conformité à la réglementation générale sur la protection des
données (RGPD).
Ce Code de conduite fait l’objet d’un engagement formel par l’ensemble des travailleurs de la
Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat.
Une attention particulière est portée à la lutte contre la corruption et les pots-de-vin. À cet effet,
une politique spécifique couvrant l’ensemble des aspects liés à cette problématique a été élaborée
pour la Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat, et communiquée à l’ensemble du per-
sonnel. Cette politique est alignée sur les principes de la Convention des Nations Unies contre la
corruption. Les personnes exposées au risque de corruption dans le cadre de leurs fonctions, dont
essentiellement les membres du Conseil
d’administration et du Comité de direction d’une entité ainsi
que le personnel en relation avec des parties tierces (clients, fournisseurs, prestataires externes),
ont été identifiées. Des sessions de formation spécifiques, intégrant les principes des politiques de
lutte contre la corruption et les pots-de-vin ainsi que le système de rapportage mis en place, ont
été organisées à destination de ces personnes. Ces formations spécifiques font l’objet d’une révision
annuelle et couvrent principalement les risques de corruption et les différentes politiques associées.
Par ailleurs, la politique relative à la prévention de la corruption et des pots-de-vin fait également
l’objet d’une communication régulière à l’ensemble des personnes exposées.
Le tableau 6.B. présente un récapitulatif du taux de couverture de ces formations. La répartition par
catégorie de fonctions est présentée au tableau 6.C.
Le double objectif de la Compagnie du Bois Sauvage est que 100 % des personnes exposées soient
dûment formées et qu’aucune violation de la loi ne soit constatée.
Un processus de rapportage des incidents a été mis en place. Ce dernier couvre les incidents asso-
ciés à la politique de lutte contre la corruption et les pots-de-vin, à la politique des lanceurs d’alerte,
au respect de la réglementation sur la protection des données (RGPD), à la cybersécurité et au Code
de conduite. Tout incident signalé fait l’objet d’un rapport de suivi au Comité d’audit et de gestion des
Tableau 6.A. : Couverture Code de conduite
2025
% Travailleurs et membres du conseil
d’administration ayant accés au code
de conduite (*) et charte de gouvernance
(y inclus en matière de transactions privées)
Compagnie du Bois Sauvage
100 %
Neuhaus
100 %
Jeff de Bruges
100 %
Artista
100 %
TOTAL
100 %
(*) Ceci inclut également les politiques du respect des droits de l’homme, anti-corruption et pots-de-vin,
lanceur d’alerte et le respect de la protection des données.
119
Compagnie du Bois Sauvage
risques ainsi qu’au Conseil d’administration de l’entité concernée.
Ce rapport inclut les actions de remédiation mises en œuvre et
le suivi de leur progression.
Pour l’année 2025, aucun incident ni aucune violation de la loi en
lien avec ces différentes politiques n’ont été signalés, tant au sein
de la Compagnie du Bois Sauvage que des entités contrôlées.
Toutes ces politiques ont été mises à jour en 2024 et restent
d’application en 2025. De plus, la politique des lanceurs d’alerte a
fait l’objet d’une communication spécifique, incluant le processus
de désignation et de formation du personnel chargé de recevoir
les signalements.
Le tableau 6.D. présente un récapitulatif du nombre d’incidents
signalés en lien avec ces différentes politiques.
En ce qui concerne la politique de paiement des fournisseurs, la
Compagnie du Bois Sauvage vise un respect strict des termes de
paiement légaux en application dans chaque pays où elle opère.
Tableau 6.C. : Répartition par fonction
Fonctions à Risque
Managers
Administratifs
Autres
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
Total Groupe
Compagnie du Bois Sauvage
Couverture de la formation
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
Total employés (#)
82
91
59
50
4
16
20
25
Formation en ligne (nombre d’heures)
187
103
129
82
10
8
50
12,5
Fréquence
1 × an
1 × an
1 × an
1 × an
1 × an
1 × an
1 × an
1 × an
Tableau 6.B. : Couverture de risques, de violations et d’incidents
% Fonctions à risque
couvertes par une formation
Nombre de convictions
de violation de la loi anti-
corruption et pots-de-vin
Montant des amendes pour
violation de la loi anti-
corruption et pots-de-vin
Nombre total d'incidents
confirmé de corruption ou
pots-de-vin
Nombre d'incidents
confirmés où les travailleurs
ont été licenciés
Nombre total d'incidents
relatif à des contrats avec des
partenaires d'affaire
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
TOTAL Compagnie Bois Sauvage
100%
100%
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
CSRD / 6. GOUVERNANCE
120
Compagnie du Bois Sauvage
Les autres points d’attention de la Compagnie du Bois Sauvage
concernent principalement les aspects suivants :
■
la Charte de gouvernance d’entreprise, détaillant les
obligations des administrateurs, est publiée sur le site
internet de la Compagnie du Bois Sauvage et régulièrement
mise à jour ;
■
un Code de conduite interne en matière de transactions
(intégré au Code de conduite de la Compagnie du
Bois Sauvage) s’appliquant tant au personnel qu’aux
administrateurs est remis lors de la signature de
chaque nouveau contrat de travail et envoyé à tous les
collaborateurs lors de chaque mise à jour ;
■
des périodes dites « fermées » (période d’un mois précédent
la publication des résultats annuels ou semestriels) et/
ou « interdites » (période déterminée sensible par le
Conseil d’administration) dûment annoncées tant aux
administrateurs qu’au personnel ; et
■
la présence d’un auditeur interne non indépendant au sein
de la Compagnie du Bois Sauvage.
Tableau 6.D. : Répartition des incidents
2025
# Incidents Anti-
corruption/pots-
de-vin
# Incidents
lanceurs d'alerte
# Incidents
cyber
# Incidents
GDPR
# Violations
des droits de
l'homme
# Incidents
discrimination
Amendes discri-
mination
Non-conformité
avec permis
d'exploitation /
environnemental
# Incidents
EUDR
# Incidents Code
de Conduite
Compagnie du Bois Sauvage
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Neuhaus
0
1
1
0
0
0
0
0
0
0
Jeff de Bruges
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
Artista
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Total Groupe
Compagnie du Bois Sauvage
0
1
1
1
0
0
0
0
0
0
2024
Compagnie du Bois Sauvage
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Neuhaus
0
7
0
0
0
2
0
0
0
0
Jeff de Bruges
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
Artista
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
Total Groupe
Compagnie du Bois Sauvage
0
7
2
0
0
2
0
0
0
0
121
Compagnie du Bois Sauvage
121
La Compagnie du Bois Sauvage
Annexes
ANNEXES
122
Compagnie du Bois Sauvage
Structure du Rapport ESG
1. Lettre aux parties prenantes
Le chocolat au centre d’une chaîne de valeur durable
Les SDG comme guide
2. Notre feuille de route pour 2050
2.1.
Feuille de route ESG : une vision durable pour
2050
3. Contexte : Informations générales
3.1. Base de préparation
BP-1
BP-2
3.2.
Responsabilités de gouvernance : Rôle
des organes d’administration, de surveillance et
de direction GOV-1
3.3.
Informations fournies et questions de durabilité
GOV-1
Neuhaus : une attention encore accrue à la durabilité
3.4.
Intégration des performances de durabilité dans le
plan d’intéressement
GOV-3
GOV-3
E.1.GOV-3
3.5.
Déclaration de diligence raisonnable
GOV-4
Jeff de Bruges : une ambition claire et une culture
fédératrice
3.6.
Gestion des risques et contrôles internes en
matière de durabilité
GOV-5
3.7.
Stratégie ESG : Intégration du modèle économique
et de la chaîne de valeur
SBM1
SBM2
SBM3
3.7.1. Pilier 1 : Gouvernance forte articulée autour de la
transparence, de l’éthique et de la gestion proactive
des risques
3.7.2. Pilier 2 : Travailleurs engagés et chaîne de valeur
responsable
3.7.3. Pilier 3 : Respect des accords établis en vue de
limiter le changement climatique
3.8.
Analyse de double matérialité : Interaction avec
la stratégie et le modèle d’affaires SBM2
IRO-1
3.8.1. Objectifs et contexte
Artista à la recherche de partenaires locaux
3.9.
Processus de screening des investissements ESG
3.9.1. ESG illustrations participations
G, S et E, les piliers de la Compagnie du Bois Sauvage
4. Informations environnementales
4.1. Le changement climatique
E1-1
E1.SBM-3
E1.IRO-1
E1-2
E1-3
E1-4
E1-5
E1-6
E1-1_07 – Il n’y a pas d’émissions de gaz à effet de serre
relatives au passé emmagasinées dans des actifs ou des
produits clés.
E1-1_08 – La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat en particulier ne sont pas couverts par la
taxonomie.
E1-1_09 – Il n’y a pas de CapEx associé pour les activités
relatives au charbon.
E1-1_10 – Il n’y a pas de CapEx associé pour les activités
relatives au pétrole.
E1-1_11 – Il n’y a pas de CapEx associé pour les activités
relatives au gaz.
E1-1_12 – La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat ne sont pas exclus des benchmarks associés à
l’Accord de Paris.
E1-5_18/23 – La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat n’opèrent pas dans des secteurs considérés
comme à haut risque climatique.
E1-7_1/25 – La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle
chocolat ne font pas d’opérations de retrait et de
stockage de carbone.
E1-8_1/9 – Il n’y a pas de mécanismes de prix de carbone
qui ont été mis en place par la Compagnie du Bois
Sauvage et le Pôle chocolat.
4.1.1. Priorité 1 : Garantir un réseau
d’approvisionnement exempt de déforestation, y
compris la plantation en Équateur
4.1.2. Priorité 2 : Engagement de nos fournisseurs en
vue d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris
4.1.3. Priorité 3 : Énergie
4.1.4. Priorité 4 : Emballage
4.1.5. Priorité 5 : Écoconception des produits
4.1.6. Priorité 6 : Transport et logistique
Les émissions de CO
2
du chocolat doivent être mises en
perspective
123
Compagnie du Bois Sauvage
4.1.7. Taxonomie
4.2. Pollution
E2.IRO-1
E2-1
E2-2
E2-3
E2-4
E2-1_02 – Le niveau de substance à haut niveau de
préoccupation n’est pas considéré comme matériel et
n’est dès lors pas rapporté.
E2-4_01/10 – La procédure de diligence est mise en place
pour pouvoir mesurer la pollution sur la chaîne de valeur.
Ces indicateurs seront rapportés de manière ultérieure
dès qu’ils seront disponibles.
7 initiatives pour des sites de production plus verts
4.3. Biodiversité et écosystèmes
E4.SBM-3
E4.IRO-1
E4-1
E4-2
E4-3
E4-1_14 – Les actions de compensation pour la
biodiversité ne sont pas applicables.
E4-2_19 – Les politiques pour la protection des mers et
des océans ne sont pas applicables.
E4-3_1/16 – Les actions de compensation pour la
biodiversité ne sont pas applicables.
E4-4_08 – Les actions de compensation pour la
biodiversité ne sont pas applicables.
E4-4_10 – Les actions de compensation pour la
biodiversité ne sont pas applicables.
La plantation en Équateur : pour une gestion durable et
responsable
4.4.
Utilisation des ressources et économie circulaire
E5.IRO1
E5-1
E5-2
E5-3
E5-4
E5-5
E5-4_01/08 – Les données quantitatives sur les différents
types de déchets et la circularité sont rassemblées. Elles
seront communiquées ultérieurement.
E5-5_01/18 – Les données quantitatives sur les différents
types de déchets et la circularité sont rassemblées. Elles
seront communiquées ultérieurement.
Papier et carton FSC : les incontournables de l’emballage
durable
Les 5 « R » d’une gestion des déchets responsable
5. Informations sociales
5.1.
Les travailleurs et la culture d’entreprise
S1.SBM-3
S1-1
S1-2
S1-3
S1-4
S1-5
S1-6
S1-9
S1-10
S1-14
7 initiatives pour améliorer le bien-être des travailleurs
5.2.
Travailleurs de la chaîne de valeur
S2-1
S2-2
S2-3
S2-4
5.3.
Consommateurs et utilisateurs finaux
S4.SBM-3
S4-1
S4-3
S4-4
Le chocolat, une chaîne de valeur qui mérite honnêteté
et transparence
6. Gouvernance
G1.GOV-1
G1-1
G1-4
G1-1_09 – Il n’y a pas d’impacts ou risques spécifiques
identifiés relatifs au respect du bien-être animal. Aucune
divulgation n’a ainsi été intégrée au rapport.
G1-5 – La Compagnie du Bois Sauvage n’exerce pas
d’activités de lobbying, il n’y a ainsi pas de dépenses de
lobbying enregistrées et la Compagnie du Bois Sauvage
n’est membre d’aucune association de lobbying. Il n’y
a ainsi pas de responsabilités assignées pour gérer ces
activités. Il n’y a pas non plus de contribution financière
ou en nature à des partis politiques.
ANNEXES
124
Compagnie du Bois Sauvage
Lexique ESG
CSRD
La CSRD est une directive européenne adoptée en 2021 qui
impose aux grandes entreprises de publier des informations
détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de
gouvernance (ESG). Elle remplace et élargit les exigences de
la directive Non-Financial Reporting Directive (NFRD) pour
renforcer la transparence et la comparabilité des données de
durabilité.
Dioxyde de carbone
(CO
2
)
Gaz à effet de serre qui est contributeur du réchauffement global
et du dérèglement climatique exprimé en équivalent CO
2
. Les gaz
à effet de serre incluent principalement le dioxyde de carbone, le
méthane, le protoxyde d’azote, les gaz fluorés et la vapeur d’eau.
Due Diligence System
(DDS)
Cadre auquel les sociétés se réfèrent pour évaluer et aborder les
risques liés à la mise en conformité, au développement durable,
aux droits humains et aux législations environnementales.
EU Regulation on
Deforestation-free
Products (EUDR)
La « Regulation on Deforestation-free products » est une loi
européenne visant à lutter contre le changement climatique causé
par la déforestation et la dégradation des forêts. Les entreprises
qui produisent, importent ou exportent des produits ou des
matières premières couverts par le règlement EUDR doivent se
conformer à la directive à partir du 30 décembre 2025.
Forest Stewardship
Council (FSC)
Système de certification qui assure que les produits de la forêt
sont sourcés de manière éthique et durable.
Greenhouse Gas
Protocol (GHG)
C’est un ensemble de normes internationales qui sert de
cadre pour mesurer, gérer et communiquer les émissions de
gaz à effet de serre. Il est largement utilisé par les entreprises,
les gouvernements et les organisations à but non lucratif et il
sert de base à d’autres cadres de durabilité comme le Carbon
Disclosure Project.
Objectifs de
développement
durable (SDG)
Ce sont 17 objectifs universels adoptés par les Nations Unies
en 2015 dans le cadre de l’Agenda 2030 pour le développement
durable. Ils visent à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et
garantir la prospérité pour tous.
Rainforest Alliance
(RFA)
Programme de certification qui promeut une agriculture durable,
l’agroforesterie et des pratiques d’affaires responsables.
Scope 1
Ce sont les émissions directement produites par l’organisation
par exemple, la combustion de carburants dans des chaudières,
véhicules ou équipements appartenant à l’organisation.
Ces émissions sont sous le contrôle direct de l’entreprise.
Scope 2
Ce sont les émissions indirectes liées à l’énergie. Ces émissions
proviennent de la production de l’énergie que l’organisation
consomme comme l’électricité ou la chaleur ou vapeur achetée.
Bien qu’indirectes, elles sont étroitement liées à la consommation
d’énergie de l’entreprise.
Scope 3
Autres émissions indirectes. Ces émissions proviennent de la
chaîne de valeur de l’organisation et sont souvent les plus difficiles
à quantifier. Elles incluent la production des biens et services
achetés, le transport des matières premières, mais aussi l’utilisation
des produits vendus et le traitement des déchets. Le scope 3 est
généralement la source d’une grande partie des émissions totales,
car il englobe l’ensemble du cycle de vie des produits et services.
SDG
Un cadre conçu par les Nations Unies. Les 17 Sustainable
Development Goals (objectifs de développement durable) sont
des objectifs visant à garantir que notre monde devienne plus
durable.
125
Compagnie du Bois Sauvage
EU Taxonomy
Modèle 1 : Part du chiffre d’affaires, des CapEx et des OpEx issue de produits ou de services associés à des activités économiques éligibles à
la taxonomie ou alignées sur la taxonomie — Informations pour l’année N (ICP récapitulatifs)
Exercice N
ICP
Total
Part
d’activités
éligibles à la
taxonomie
Activités
alignées sur
la taxonomie
Part
d’activités
alignées sur
la taxonomie
Ventilation par objectif environnemental des activités alignées sur la taxonomie
Part
d’activités
habilitantes
Part
d’activités
transitoires
Activités
non évaluées
considérées
comme non
significatives
Activités
alignées sur
la taxonomie
au cours de
l’exercice
précédent
(N–1)
Part
d’activités
alignées sur
la taxonomie
au cours de
l’exercice
précédent
(N–1)
Atténuation
du
changement
climatique
Adaptation
au
changement
climatique
Eau
Économie
circulaire
Pollution
Biodiversité
(1)
(2)
(3)
(4)
(5)
(6)
(7)
(8)
(9)
(10)
(11)
(12)
(13)
(14)
(15)
(16)
Texte
Devise
%
Devise
%
%
%
%
%
%
%
%
%
%
Devise
%
Chiffre
d’affaires
304.886
0 %
0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0
0 %
CapEx
14.519
0 %
0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0
0 %
OpEx
6.840
0 %
0
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0 %
0
0 %
Notes explicatives pour le modèle 1 :
1. (N) indique l’exercice auquel se rapportent
les données déclarées. Les colonnes (2) à (14) se
rapportent à l’exercice (N). (N–1) indique l’exercice
précédent. Si aucune donnée n’a été déclarée pour
l’exercice N–1, laisser les colonnes (15) et (16) vides.
2. La colonne (2) contient le dénominateur de l’ICP
respectif
3. La colonne (3) contient la part du dénominateur
de l’ICP respectif associée au total des activités
économiques éligibles à la taxonomie, alignées ou non
sur celle-ci.
4. La colonne (5) contient la part du dénominateur
de l’ICP respectif associée au total des activités
économiques alignées sur la taxonomie.
5. Les colonnes (6) à (11) contiennent la part du
dénominateur de l’ICP respectif associée aux activités
économiques alignées sur la taxonomie qui contribuent
substantiellement à l’objectif environnemental respectif.
Pour l’ICP respectif, la somme des colonnes (6) à (11)
est égale à la valeur indiquée dans la colonne (5).
6. La colonne (12) contient la part du dénominateur
de l’ICP respectif associée aux activités économiques
alignées sur la taxonomie qui sont des activités
économiques habilitantes.
7. La colonne (13) contient la part du dénominateur
de l’ICP respectif associée aux activités économiques
alignées sur la taxonomie qui sont des activités
économiques transitoires.
8. La colonne (14) contient la part du dénominateur
de l’ICP respectif associée aux activités économiques
considérées comme non significatives au regard de
l’ICP respectif et non évaluées en matière d’éligibilité
à la taxonomie et d’alignement sur la taxonomie
conformément à l’article 2, paragraphes 1 bis, 1 ter et
1 quater, respectivement. Pour une activité économique
considérée comme significative au regard d’un ICP
(du chiffre d’affaires, des CapEx ou des OpEx), les
entreprises évaluent l’éligibilité à la taxonomie et
l’alignement sur la taxonomie dudit ICP se rapportant
à ladite activité dans son intégralité et ne considèrent
pas la partie dudit ICP se rapportant à ladite activité
comme non significative. La colonne (14) n’inclut
aucune partie du chiffre d’affaires, des CapEx ou des
OpEx associée aux activités économiques significatives.
9. La colonne (16) contient la part du dénominateur de
l’ICP respectif se rapportant à l’exercice (N–1) qui est
associée au total des activités économiques alignées sur
la taxonomie se rapportant à l’exercice (N–1).
10. Colonnes (5) à (11) : afin d’éviter un double
comptage : si le chiffre indiqué à la colonne (5)
comprend des activités économiques alignées sur la
taxonomie qui contribuent simultanément de manière
substantielle à plusieurs objectifs environnementaux,
la contribution substantielle desdites activités à
plusieurs objectifs environnementaux est indiquée aux
colonnes (6) à (11) du modèle 2, sous les objectifs
environnementaux concernés et sur les lignes
correspondantes, mais ne doit pas être doublement
comptabilisée dans les colonnes (5) à (11) du modèle 1.
ANNEXES
126
Compagnie du Bois Sauvage
Rapport du commissaire
relatif à l’assurance limitée
de l’information consolidée
en matière de durabilité
de la Compagnie du
Bois Sauvage SA
À l’assemblée générale des actionnaires
Dans le cadre de notre mission légale d’assurance limitée de l’in-
formation consolidée en matière de durabilité de la Compagnie
du Bois Sauvage SA (la « société ») et de ses filiales (conjointe-
ment « le groupe »), nous vous présentons notre rapport sur
cette mission.
Nous avons été nommés par l’assemblée générale du 23 avril
2025, conformément à la proposition de l’organe d’administra-
tion émise sur recommandation du comité d’audit, pour réaliser
une mission d’assurance limitée de l’information consolidée en
matière de durabilité du groupe, incluse dans la section rapport
CSRD 2025 du rapport de gestion au 31 décembre 2025 et pour
l’exercice clos à cette date (l’« information consolidée en matière
de durabilité »).
Notre mandat vient à échéance à la date de l’assemblée géné-
rale délibérant sur les comptes annuels clôturés au 31 décembre
2025. Nous avons effectué notre mission d’assurance sur l’infor-
mation consolidée en matière de durabilité du groupe durant 2
exercices consécutifs.
Conclusion d’assurance limitée
Nous avons réalisé une mission d’assurance limitée de l’informa-
tion consolidée en matière de durabilité du groupe.
Sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre et
des éléments probants que nous avons obtenus, nous n’avons
rien relevé qui nous porte à croire que l’information consoli-
dée en matière de durabilité du groupe, dans tous ses aspects
significatifs :
■
n’a pas été établie conformément aux exigences visées à
l’article 3 :32/2 du Code des sociétés et des associations,
y compris la conformité avec les normes européennes
applicables pour l’information en matière de durabilité
(
European Sustainability Reporting Standards
(ESRS)) ;
■
n’a pas été établie conformément au processus mis en
œuvre par le groupe (« le processus ») pour déterminer
l’information consolidée en matière de durabilité publiée
conformément aux normes européennes comme indiqué
dans la section 3.8. « Analyse de double matérialité :
Interaction avec la stratégie et le modèle d’affaires » ;
■
ne respecte pas les obligations de l’article 8 du règlement
(UE) 2020/852 (le « Règlement taxonomie »), relatives
à la publication des informations reprises dans la note
Taxonomie sous-section 4.1.7 de la partie en matière
d’environnement du rapport de gestion.
Fondement de la conclusion
Nous avons réalisé notre mission d’assurance limitée confor-
mément à la norme ISAE 3000 (Révisée), Missions d’assurance
autres que les audits et examens limités de l’information finan-
cière historique (« ISAE 3000 (Révisée) »), telle qu’applicable en
Belgique.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de cette norme
sont décrites plus en détail dans la section de notre rapport
« Responsabilités du commissaire relatives à la mission d’assu-
rance limitée de l’information en matière de durabilité ».
Nous nous sommes conformés à toutes les exigences déontolo-
giques qui s’appliquent à la mission d’assurance de l’information
consolidée en matière de durabilité en Belgique, en ce compris
celles concernant l’indépendance.
Nous appliquons la norme internationale de gestion de la qua-
lité 1 (ISQM 1), qui exige que nous concevions, mettions en
œuvre et assurions le fonctionnement d’un système de gestion
de la qualité comprenant des politiques ou des procédures rela-
tives au respect des exigences éthiques, des normes profession-
nelles et des exigences légales et réglementaires applicables.
Nous avons obtenu de l’organe d’administration et des préposés
du groupe, les explications et informations requises pour notre
mission d’assurance limitée.
Nous estimons que les éléments probants que nous avons re-
cueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre conclusion.
Responsabilités de l’organe
d’administration relatives à l’établissement
de l’information consolidée en matière de
durabilité
L’organe d’administration de la société est responsable de l’éla-
boration et de la mise en œuvre d’un processus et de la publi-
cation de ce processus dans la note 3.8. « Analyse de double
matérialité : Interaction avec la stratégie et le modèle d’affaires »
de l’information consolidée en matière de durabilité. Cette res-
ponsabilité inclut :
■
la compréhension du contexte dans lequel s’inscrivent
les activités et les relations d’affaires du groupe et
le développement d’une compréhension des parties
prenantes concernées ;
127
Compagnie du Bois Sauvage
■
l’identification des impacts réels et potentiels (négatifs
et positifs) liés aux questions de durabilité, ainsi que
des risques et des opportunités qui affectent, ou dont on
peut raisonnablement penser qu’ils affecteront, la situation
financière du groupe, ses performances financières, ses flux
de trésorerie, son accès au financement ou le coût de son
capital à court, moyen ou long terme ;
■
l’évaluation du caractère significatif des impacts, des risques
et des opportunités identifiés en matière de durabilité, en
sélectionnant et en appliquant des seuils appropriés ; et
■
la formulation d’hypothèses et des estimations raisonnables
au vu des circonstances.
L’organe d’administration de la société est également responsable
de l’établissement de l’information consolidée en matière de du-
rabilité, qui comprend l’information identifiée par le processus,
■
conformément aux exigences visées à l’article 3:32/2 du
Code des sociétés et des associations, y compris aux normes
européennes applicables pour l’information en matière de
durabilité (
European Sustainability Reporting Standards
(ESRS) ;
■
en respectant les obligations de l’article 8 du Règlement
taxonomie relatives à la publication des informations reprises
dans la note Taxonomie sous-section 4.1.7 de la partie en
matière d’environnement du rapport de gestion.
Cette responsabilité comprend :
■
la conception, la mise en œuvre et le maintien des contrôles
internes que l’organe d’administration juge nécessaires pour
permettre l’établissement de l’information consolidée en
matière de durabilité exempte d’anomalies significatives,
qu’elles soient dues à une fraude ou à une erreur ; et
■
la sélection et l’application de méthodes appropriées de
publication de l’information en matière de durabilité et la
formulation d’hypothèses et d’estimations raisonnables au vu
des circonstances.
Le comité d’audit est responsable de la supervision du proces-
sus de publication de l’information en matière de durabilité de
la société.
Limites inhérentes à la l’établissement
de l’information en matière de durabilité
En publiant des informations prospectives conformément aux
ESRS, l’organe d’administration de la société est tenu de préparer
les informations prospectives sur la base d’hypothèses divulguées
concernant des événements susceptibles de se produire à l’avenir
et des actions futures possible du groupe. Le résultat réel est
susceptible d’être différent car les événements anticipés ne se
produisent souvent pas comme prévu. Les résultats réels différe-
ront probablement des hypothèses, car les événements supposés
ne se produiront généralement pas comme prévus et ces écarts
pourraient être significatifs.
Responsabilités du commissaire relatives
à la mission d’assurance de l’information
consolidée en matière de durabilité
Notre responsabilité est de planifier et de réaliser la mission d’as-
surance afin d’obtenir une assurance limitée que l’information
consolidée en matière de durabilité ne comporte pas d’anoma-
lies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs,
et d’émettre un rapport d’assurance limitée comprenant notre
conclusion. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résul-
ter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsqu’il
est raisonnable de s’attendre à ce que, prises individuellement
ou en cumulé, elles puissent influencer les décisions que les uti-
lisateurs de l’information consolidée en matière de durabilité
prennent en se fondant sur celle-ci.
Dans le cadre d’une mission d’assurance limitée conforme à la
norme ISAE 3000 (révisée), telle qu’applicable en Belgique, et tout
au long de celle-ci, nous exerçons notre jugement professionnel
et faisons preuve d’esprit critique. Ces procédures, auxquelles
nous renvoyons à la section « Résumé des travaux effectués »
sont moins approfondies que les procédures d’une mission d’as-
surance raisonnable. Nous n’exprimons donc pas une opinion
d’assurance raisonnable dans le cadre de cette mission.
Étant donné que les informations prospectives incluses dans les
informations consolidées de durabilité, ainsi que les hypothèses
sur lesquelles elles reposent, concernent l’avenir, elles peuvent
être influencées par des événements qui pourraient se produire
et/ou par d›éventuelles actions du groupe. Les résultats réels
différeront probablement des hypothèses, car les événements
supposés ne se produiront généralement pas comme prévu, et
ces écarts pourraient être significatifs. Par conséquent, notre
conclusion ne garantit pas que les résultats réels rapportés cor-
respondront à ceux figurant dans les informations prospectives
de l’informations consolidée en matière de durabilité.
Nos responsabilités à l’égard de l’information consolidée en
matière de durabilité, en ce qui concerne le processus, sont les
suivantes :
■
L’acquisition d’une compréhension du processus, mais pas
dans le but de fournir une conclusion sur l’efficacité du
processus, y compris sur le résultat du processus ; and
■
Concevoir et mettre en œuvre des procédures pour
évaluer si le processus est cohérent avec la description de
ce processus par le groupe comme indiqué dans la note
« Contexte : Informations générales ».
Nos autres responsabilités à l’égard de l’information consolidée
en matière de durabilité sont les suivantes :
■
Prendre connaissance de l’environnement de contrôle du
groupe, des processus et systèmes d’information pertinents
pour l’établissement de l’information consolidée en matière
de durabilité, mais sans évaluer la conception d’activités de
ANNEXES
128
Compagnie du Bois Sauvage
contrôle spécifiques, acquérir des éléments probants sur leur
mise en œuvre ou tester l’efficacité du fonctionnement des
contrôles mis en place ;
■
Identifier les domaines où des anomalies significatives sont
susceptibles de se produire dans l’information consolidée en
matière de durabilité, que celles-ci résultent de fraudes ou
d’erreurs ; et
■
Concevoir et mettre en œuvre des procédures adaptées aux
domaines où des anomalies significatives sont susceptibles
de se produire dans l’information consolidée en matière
de durabilité. Le risque de non-détection d’une anomalie
significative provenant d’une fraude est plus élevé que
celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur,
car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification,
les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le
contournement du contrôle interne.
Résumé des travaux effectués
Une mission d’assurance limitée implique la mise en œuvre de
procédures visant à obtenir des éléments probants sur l’informa-
tion consolidée en matière de durabilité. La nature et la forme
des procédures effectuées dans une mission d’assurance limitée
varient, et leur étendue est moindre que dans une mission d’assu-
rance raisonnable. Par conséquent, le niveau d’assurance obtenu
dans une mission d’assurance limitée est nettement plus faible
que celui qui aurait été obtenu dans une mission d’assurance
raisonnable.
La nature, le calendrier et l’étendue des procédures sélectionnées
dépendent du jugement professionnel, y compris l’identification
des domaines où des anomalies significatives sont susceptibles de
se produire dans l’information consolidée en matière de durabili-
té, que ce soit en raison d’une fraude ou d’une erreur.
Dans le cadre de notre mission d’assurance limitée, en ce qui
concerne le processus, nous avons :
■
Acquis une compréhension du processus en :
–
effectuant des demandes de renseignement pour
comprendre les sources d’information utilisées par
la direction (par exemple, l’engagement des parties
prenantes, les plans d’affaires et les documents de
stratégie) ; et en
–
examinant la documentation interne du groupe relative à
son processus ; et
■
Évalué si les preuves obtenues à partir de nos procédures
concernant le processus mis en œuvre par le groupe étaient
cohérentes avec la description du processus présentée dans
la note “Contexte : Informations générales».
Dans le cadre de notre mission d’assurance limitée, en ce qui
concerne les informations consolidées en matière de durabilité,
nous avons :
■
Acquis une compréhension des processus de reporting
du groupe concernant l’établissement de son information
consolidée en matière de durabilité mais pas dans le but de
fournir une conclusion sur l efficacité du contrôle interne du
groupe ;
■
Évalué si les informations identifiées par le processus
sont incluses dans l’information consolidée en matière de
durabilité ;
■
Évalué si la structure et l’établissement de l’information
consolidée en matière de durabilité ont été établies
conformes aux ESRS ;
■
Effectué des demandes de renseignement auprès du
personnel concerné et des procédures analytiques sur
une sélection d’informations contenues dans l’information
consolidée en matière de durabilité ;
■
Effectué des procédures d’assurance substantives sur la
base d’un échantillon d’informations sélectionnées dans
l’information consolidée en matière de durabilité ;
■
Rapproché des informations sélectionnées dans l’information
consolidée en matière de durabilité avec les informations
correspondantes dans les états financiers ;
■
Obtenus des éléments probants sur les méthodes
d’élaboration des estimations et des informations
prospectives telles que décrites dans la section relative
aux responsabilités du commissaire relatives à la mission
d’assurance de l’information consolidée de durabilité ;
■
Compris le processus d’identification des activités
économiques éligibles à la taxonomie et des activités
économiques alignées sur la taxonomie, ainsi que les
informations correspondantes dans l’information consolidée
en matière de durabilité.
Déclaration relative à l’indépendance
Notre cabinet de révision et notre réseau n’ont pas effectué de
missions incompatibles avec la mission d’assurance limitée et
notre cabinet est resté indépendant vis-à-vis du groupe au cours
de notre mandat.
Signé à Zaventem.
Le commissaire
Deloitte Réviseurs d’Entreprises SRL
Représentée par Tom Renders
États financiers consolidés et statutaires
129
États financiers consolidés et statutaires
Exercice 2025
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
130
Sommaire
131
Sommaire
États financiers consolidés et comptes sociaux
133
État consolidé de la situation financière au 31 décembre
134
État consolidé du résultat global au 31 décembre
135
État consolidé des variations des capitaux propres
136
Tableau consolidé des flux de trésorerie
137
Notes aux états financiers consolidés
138
1.
Informations générales
138
2.
Principes et méthodes comptables
138
3.
Informations sectorielles
150
4.
Immobilisations corporelles
153
5.
Immeubles de placement
155
6.
Goodwill et immobilisations incorporelles
156
7.
Participations mises en équivalence
160
8.
Participations à la juste valeur via résultat
163
9.
Autres actifs courants et non-courants
165
10.
Impôts sur le résultat
166
11.
Stocks
167
12.
Clients et autres débiteurs
167
13.
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
168
14.
Trésorerie et équivalents de trésorerie
168
15.
Capital et réserves
169
15 Bis. Participations ne donnant pas le contrôle
170
16.
Emprunts courants et non courants
171
17.
Provisions
172
18.
Fournisseurs et autres créditeurs
173
19.
Autres passifs
173
20.
Instruments financiers et gestion des risques
174
21.
Produits opérationnels
178
22.
Charges opérationnelles
179
23.
Résultat sur cessions
180
24.
Variations de juste valeur et dépréciations
180
25.
Résultat par action
181
26.
Contrats de location
181
27.
Paiements fondés sur des actions
183
28.
Informations relatives aux parties liées
183
29.
Engagements et droits
185
30.
Événements postérieurs à la clôture
185
31.
Liste des filiales
186
Rapport du Commissaire
187
Comptes sociaux – Normes belges
193
Bilan après répartition – Actif
193
Bilan après répartition – Passif
194
Compte de résultats – Charges
195
Compte de résultats – Produits
195
Annexes
197
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
132
États financiers consolidés et comptes sociaux
133
États financiers consolidés et comptes sociaux
au 31 décembre 2025
Présentés à l’Assemblée Générale du 22 avril 2026
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
134
État consolidé de la situation financière au 31 décembre
Passif
x € 1.000
Notes
2025
2024
Capitaux propres
558.637
538.220
Capitaux propres du Groupe
524.196
505.529
Capital
15
154.297
154.297
Résultats non distribués
15
366.314
344.366
Réserves
15
3.585
6.866
Participations ne donnant pas le contrôle
15
34.441
32.691
Passifs
220.613
185.808
Passifs non-courants
84.042
94.342
Emprunts
16
13.162
34.332
Dettes liées aux contrats de location
26
67.343
54.017
Provisions
17
802
571
Passifs d’impôts différés
10
2.373
3.082
Autres passifs non courants
19
363
2.340
Passifs courants
136.570
91.466
Emprunts
16
44.270
15.964
Dettes liées aux contrats de location
26
17.836
11.290
Provisions
17
3.122
1.807
Fournisseurs et autres créditeurs
18
62.883
50.993
Passifs d’impôts exigibles
10
6.561
9.716
Autres passifs
19
1.898
1.696
Total du passif et capitaux propres
779.250
724.028
Actif
x € 1.000
Notes
2025
2024
Actifs non courants
540.004
527.151
Immobilisations corporelles
4
70.303
68.078
Immeubles de placement
5
11.589
11.751
Goodwill
6
11.003
11.003
Immobilisations incorporelles
6
28.912
25.339
Droit d’utilisation lié à des immobilisations incorporelles
26
82.995
59.516
Participations mises en équivalence
7
93.156
129.093
Participations à la juste valeur via résultat
8
169.690
136.446
Autres actifs
9
69.948
79.174
Actifs d’impôts différés
10
2.409
6.751
Actifs courants
234.990
196.876
Stocks
11
28.369
29.528
Clients et autres débiteurs
12
114.356
101.350
Actifs d’impôts exigibles
10
4.863
5.389
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
13
3.759
9.675
Autres actifs
9
10.155
9.576
Trésorerie et équivalents de trésorerie
14
73.488
41.358
Actifs non courants détenus en vue de la vente
4.255
0
Total de l’actif
779.250
724.028
États financiers consolidés et comptes sociaux
135
État consolidé du résultat global au 31 décembre
x € 1.000
Notes
2025
2024
Produits opérationnels
3, 21
336.721
323.897
Ventes
305.120
283.788
Intérêts et dividendes
12.173
17.865
Produits locatifs
729
704
Autres produits
18.699
21.540
Charges opérationnelles
22
-290.922
-271.309
Approvisionnements
-157.827
-146.085
Frais de personnel
-74.088
-71.150
Amortissements, pertes de valeur et provisions
-32.845
-30.140
Charges financières
-6.751
-6.505
Autres charges
-19.411
-17.429
Résultat opérationnel avant mises en équivalence,
cessions, variations de juste valeur, depreciations et
reprises de dépréciation
45.799
52.588
Part dans le résultat des participations mises en
équivalence
7
-9.363
-2.476
Résultat opérationnel avant cessions, variations de
juste valeur et dépréciations
36.436
50.112
Résultat sur cessions
23
3.175
4.019
Variations de juste valeur et dépréciations
24
19.444
-103.894
Résultat avant impôts
59.055
-49.763
Impôts sur le résultat
10
-13.686
-13.326
Résultat de l’exercice
45.369
-63.089
Autres éléments du résultat global
-3.671
2.443
Éléments qui ne seront pas reclassés ultérieurement en
résultat
0
0
Gains et (pertes) actuariels
Part des autres éléments du résultat global des participations
mises en équivalence
0
0
x € 1.000
Notes
2025
2024
Éléments qui seront reclassés ultérieurement
en résultat
-3.671
2.443
Participations à la juste valeur via le résultat
Variations de juste valeur
0
0
Transferts en résultat suite à dépréciations
Transferts en résultat suite à cessions
0
0
Différences de change sur la conversion d’activités à l’étranger
-3.622
2.443
Part des autres éléments du résultat global des participations
mises en équivalence
-50
0
Variation du périmètre de consolidation
0
0
Impôts liés
0
0
Autres
0
0
Résultat global de l’exercice
41.698
-60.646
Résultat de l’exercice
45.369
-63.089
Part du Groupe
37.814
-69.770
Participations ne donnant pas le contrôle
7.555
6.681
Résultat global de l’exercice
41.698
-60.646
Part du Groupe
34.159
-67.367
Participations ne donnant pas le contrôle
7.539
6.721
Résultat de l’exercice par action au 31 décembre
€
Notes
2025
2024
De base
25
23,51
-42,71
Dilué
25
23,51
-42,71
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
136
État consolidé des variations des capitaux propres
x € 1.000
Notes
Capital
Réserves
Résultats non
distribués
Capitaux propres
du Groupe
Participations ne
donnant pas le contrôle
Capitaux
propres
Capital social
Primes d’émission
Réserves
Actions propres
Écart de conversion
Solde au 1
er
 janvier 2024
84.411
69.886
-5
-1.433
5.168
439.042
597.070
33.153
630.223
Quote-part dans les réserves de couverture et actuarielles
des participations mises en équivalence
7, 15
-10
-10
-10
Variation du périmètre de consolidation
7, 15
0
0
Variations des écarts de conversion
7, 15
2.416
2.416
37
2.453
Autres
15
Autres éléments du résultat global
0
0
-10
0
2.416
0
2.406
37
2.443
Résultat net de l’exercice
-69.771
-69.771
6.684
-63.087
Résultat global de l’exercice
0
0
-10
0
2.416
-69.771
-67.365
6.721
-60.644
Dividendes versés
15
-13.433
-13.433
-6.800
-20.233
Capital et Primes d’émission
15
0
Variation du périmètre de consolidation
15, 31
0
0
Mouvements sur actions propres (achats/annulation)
15
730
-10.262
-9.532
-9.532
Autres
15
-1.211
-1.211
-384
-1.595
Solde au 31 décembre 2024
84.411
69.886
-15
-703
7.584
344.366
505.529
32.690
538.220
Solde au 1
er
 janvier 2025
84.411
69.886
-15
-703
7.584
344.366
505.529
32.690
538.220
Quote-part dans les réserves de couverture et actuarielles
des participations mises en équivalence
7, 15
-50
-50
-50
Variation du périmètre de consolidation
7, 15
Variations des écarts de conversion
7, 15
-3.605
-3.605
-17
-3.622
Autres
15
Autres éléments du résultat global
-50
-3.605
-3.655
-17
-3.671
Résultat net de l’exercice
37.814
37.814
7.555
45.369
Résultat global de l’exercice
-50
-3.605
37.814
34.159
7.539
41.698
Dividendes versés
15
-13.494
-13.494
-6.800
-20.294
Capital et Primes d’émission
15
Variation du périmètre de consolidation
15, 31
Mouvements sur actions propres (achats/annulation)
15
373
-3.334
-2.961
-2.961
Autres
15
1
962
962
1.012
1.974
Solde au 31 décembre 2025
84.411
69.886
-65
-329
3.979
366.314
524.196
34.441
558.637
États financiers consolidés et comptes sociaux
137
Tableau consolidé des flux de trésorerie
x € 1.000
Notes
2025
2024
Résultat avant impôts
59.055
-49.763
Ajustements
Résultat sur cessions
23
-3.175
0
Variations de juste valeur et dépréciations
24
-19.433
103.787
Part dans le résultat des participations mises en équivalence
7
9.363
2.476
Charges financières
22
6.751
6.504
Produits d’intérêts et de dividendes
21
-12.173
-17.865
Amortissements, pertes de valeur et provisions (hors IFRS
16)
6, 22
15.766
13.825
Amortissements des actifs droit d’utilisation (IFRS 16)
6, 22
17.080
16.315
Autres
-7.795
-707
Variations du besoin en fonds de roulement
Éléments de l’actif courant
(1)
-13.005
-29.304
Éléments du passif courant
(2)
11.891
2.668
Intérêts payés
-6.549
-6.504
Intérêts encaissés
7.417
4.980
Dividendes encaissés
Participations mises en équivalence
7
3.642
2.488
Autres participations
21
5.062
11.687
Impôts payés
-12.682
-10.971
Flux de trésorerie des activités opérationnelles
61.205
49.616
x € 1.000
Notes
2025
2024
(Acquisitions) / cessions de participations mises en équivalence
7
-5.922
-5.971
(Acquisitions) / cessions de participations détenues en vue de la
vente
7
0
0
(Acquisitions) / cessions de participations à la juste valeur via
résultat
8
8.836
2.778
(Acquisitions) / cessions d’autres instruments financiers
9
4.235
5.731
(Acquisitions) / cessions d’immeubles de placement
5
69
54
(Acquisitions) / cessions d’immobilisations corporelles
4
-14.519
-23.095
(Acquisitions) / cessions d’immobilisations incorporelles
6
14.187
-4.213
(Acquisitions) / cessions d’autres actifs non courant
6.150
4.603
Flux de trésorerie des activités d’investissement
13.036
-20.114
Nouveaux emprunts (hors IFRS 16)
16
21.282
28.194
Remboursement d’emprunts (hors IFRS 16)
16
-14.153
-18.378
Remboursement de dettes liées aux contrat de locations
16
-20.687
-15.013
Augmentation / (réduction)de capital
15
0
0
Dividendes versés aux actionnaires du Groupe
-13.494
-13.433
Dividendes versés aux actionnaires minoritaires
-6.800
-6.800
Ventes (Achats) d’actions détenues en propres
-2.961
-9.532
Autres
-5.298
500
Flux de trésorerie des activités de financement
-42.111
-34.462
Flux de trésorerie net de l’exercice
32.130
-4.960
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice
41.358
46.318
Effet de change sur la trésorerie et équivalents en devise
0
0
Flux de trésorerie net de l’exercice
73.488
41.358
(1) Variations du besoin en fonds de roulement relatifs aux stocks, clients
(2) Variations du besoin en fonds de roulement relatifs aux fournisseurs, créditeurs et autres passifs.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
Notes aux états financiers consolidés
138
1.
Informations générales
Compagnie du Bois Sauvage SA (la « Compagnie » ou la
« Société ») est une société à caractère patrimonial de droit
belge cotée sur Euronext Brussels. Les principales activités de la
Compagnie et de ses filiales (le « Groupe ») sont décrites dans la
note 3 et dans le rapport de gestion consolidé.
Les états financiers consolidés clôturés le 31 décembre 2025
ont été arrêtés par le Conseil d’administration en date du
5 mars 2026. Les principes et méthodes comptables utilisés
pour l’établissement de ces états financiers sont identiques à
ceux adoptés au 31 décembre 2024.
2.
Principes et méthodes comptables
Déclaration de conformité et dispositions
applicables
Les états financiers consolidés de la Compagnie ont été
préparé conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans
l’Union européenne.
Au cours de l’exercice, le Groupe a appliqué les nouvelles
normes et interprétations suivantes :
■
Amendements à IAS 21
Effets des variations des cours
des monnaies étrangères : Absence de Convertibilité
Normes
Par ailleurs, le Groupe n’a pas anticipé l’application des nou-
velles normes et interprétations suivantes qui ont été émises
avant la date d’autorisation de publication des états financiers
consolidés mais dont la date d’entrée en vigueur est postérieure
au 31 décembre 2025 :
■
IFRS 18
États financiers : présentation et informations à
fournir
(applicable pour les périodes annuelles ouvertes à
compter du 1 janvier 2027)
■
IFRS 19
Filiales n’ayant pas d’obligation d’information du
public : Informations à fournir
(applicable pour les périodes
annuelles ouvertes à compter du 1 janvier 2027 mais non
encore adoptée au niveau européen)
■
Amendements à IFRS 9 et IFRS 7
Classement et évaluation
des instruments financiers
(applicables pour les périodes
annuelles ouvertes à compter du 1 janvier 2026)
■
Améliorations annuelles –
Volume 11
(applicables pour les
périodes annuelles ouvertes à compter du 1 janvier 2026)
■
Amendements à IFRS 9 et IFRS 7
Contrats faisant
référence à l’électricité produite à partir de sources naturelles
(applicables pour les périodes annuelles ouvertes à
compter du 1 janvier 2026)
■
Amendements à IAS 21
Effets des variations des cours des
monnaies étrangères : Conversion en monnaie de présentation
hyper-inflationniste (applicable pour les périodes annuelles
ouvertes à compter du 1 janvier 2027 mais non encore
adoptés au niveau européen)
Bien que l’adoption de la norme IFRS 18 n’aura aucune inci-
dence sur le résultat net du groupe, les changements suivants
seront susceptibles d’être reflétés en 2026 :
■
Le résultat d’exploitation et le résultat avant financement
et impôts sur le résultat seront présentés comme un
nouveau sous-total dans le compte de résultat.
■
Les produits d’intérêts sur les prêts accordés et les
instruments de dette seront classés dans la catégorie
des investissements.
■
La quote-part des profits ou pertes et des gains/(pertes)
sur (la cession de) placements comptabilisés selon la
méthode de la mise en équivalence sera classée dans la
catégorie des investissements ;
■
Les différences de change seront classées dans la
catégorie où les produits et charges connexes constituent
l’élément à l’origine de la différence de change.
■
Les gains et pertes de change sur les créances/dettes
commerciales interentreprises actuellement classés dans
notre résultat financier seront classés dans la catégorie
des opérations.
L’application des autres normes n’aura pas d’impact significatif
sur les états financiers consolidés du Groupe.
Notes aux états financiers consolidés
139
Principes de consolidation
Filiales
La Société a le contrôle lorsqu’elle :
■
détient le pouvoir sur l’entité émettrice ;
■
est exposée, ou a le droit, à des rendements variables, en
raison de ses liens avec l’entité émettrice ;
■
a la capacité d’exercer son pouvoir de manière à influer
sur le montant des rendements qu’elle obtient.
La Société doit réévaluer si elle contrôle l’entité émettrice
lorsque les faits et circonstances indiquent qu’un ou plusieurs
des trois éléments du contrôle énumérés ci-dessus ont changé.
Si la Société ne détient pas la majorité des droits de vote dans
une entité émettrice, elle peut cependant avoir des droits qui
sont suffisants pour lui conférer le pouvoir lorsqu’elle a la capa-
cité pratique de diriger unilatéralement les activités pertinentes
de l’entité émettrice. La Société prend en considération tous
les faits et circonstances lorsqu’elle évalue si les droits de vote
qu’elle détient dans l’entité émettrice sont suffisants pour lui
conférer le pouvoir.
Les comptes des filiales sont repris dans les états financiers
consolidés à partir de la date à laquelle le contrôle par le Groupe
débute et jusqu’à la date à laquelle ce contrôle cesse. L’ensemble
des soldes et opérations intragroupe et des profits latents
sur des transactions entre sociétés du Groupe sont éliminés.
Lorsque cela s’avère nécessaire, des ajustements sont opérés
aux états financiers des filiales de façon à aligner leurs méthodes
comptables sur celles du Groupe. Si la date de clôture des états
financiers d’une filiale ne correspond pas au 31 décembre, des
ajustements sont effectués pour prendre en compte les effets
des transactions qui se sont produites par rapport à la date du
31 décembre. Si la différence entre les dates de clôture excède
3 mois, la filiale prépare des états financiers au 31 décembre.
Les capitaux propres et le résultat net attribuables aux parti-
cipations ne conférant pas le contrôle (anciennement appelés
« intérêts minoritaires ») sont présentés séparément, respecti-
vement dans l’état de la situation financière et dans l’état du
résultat global.
La participation ne conférant pas le contrôle peut être évaluée
soit à la juste valeur, soit à la part proportionnelle de la parti-
cipation contrôlante dans l’actif net identifiable de l’entreprise
acquise. Le choix de la base d’évaluation est fait au cas par cas.
Après l’acquisition, la valeur comptable des participations ne
conférant pas le contrôle est le montant de ces participations
à la comptabilisation initiale, majoré de la part proportionnelle
de ces participations dans les variations ultérieures des capi-
taux propres. Le résultat global total est attribué aux participa-
tions ne conférant pas le contrôle même si cela se traduit par
un solde déficitaire pour ces participations.
Des modifications de la part d’intérêt de la Compagnie dans
une filiale qui n’aboutissent pas à une perte de contrôle sont
comptabilisées comme des transactions de capitaux propres.
Toute différence entre le montant de l’ajustement appliqué aux
participations ne conférant pas le contrôle et la juste valeur de
la contrepartie payée ou reçue doit être comptabilisée direc-
tement en capitaux propres et attribuée aux actionnaires de
la Compagnie.
Si le Groupe perd le contrôle d’une filiale, le profit ou la perte
de cession est calculé comme la différence entre (i) la somme
de la juste valeur de la contrepartie reçue et la juste valeur
de toute participation conservée et (ii) la valeur comptable
antérieure des actifs (y compris le goodwill) et passifs de la filiale
et de toute participation ne conférant pas le contrôle. En cas de
perte de contrôle, la participation est déconsolidée et les élé-
ments relatifs à cette participation précédemment comptabili-
sés en capitaux propres sont repris en résultat. La juste valeur
d’un investissement conservé dans l’ancienne filiale à la date de
la perte de contrôle doit être considérée comme étant la juste
valeur de la comptabilisation initiale d’un actif financier selon
IAS 39 –
Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation
ou bien, le cas échéant, comme le coût, lors de la comptabi-
lisation initiale, d’un investissement dans une coentreprise ou
entreprise associée.
Le traitement du goodwill est décrit au paragraphe « goodwill
résultant d’un regroupement d’entreprises ».
Coentreprises et entreprises associées
Une coentreprise est un partenariat dans lequel les parties qui
exercent un contrôle conjoint sur une entreprise ont des droits
sur l’actif net de celle-ci. Le contrôle conjoint s’entend du par-
tage contractuellement convenu du contrôle exercé sur une
entreprise, qui n’existe que dans le cas où les décisions concer-
nant les activités pertinentes requièrent le consentement una-
nime des parties partageant le contrôle.
Une entreprise associée est une entité sur laquelle le Groupe
exerce une influence notable en participant aux décisions de
politique financière et opérationnelle. Cette influence est pré-
sumée si le Groupe détient au moins 20 % des droits de vote.
Le résultat, les actifs et les passifs des coentreprises et des
entreprises associées sont incorporés dans les états financiers
suivant la méthode de la mise en équivalence et ce, à partir
de la date à laquelle le contrôle conjoint ou l’influence notable
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
140
débute jusqu’à ce que ce contrôle conjoint ou cette influence
notable cesse.
Il est à noter que :
■
les créances sur coentreprises et entreprises associées
sont présentées dans les autres actifs ;
■
les revenus vis à vis d’une coentreprise ou entreprises
associées, comme les revenus d’intérêts sur créances,
ne sont pas éliminés dans les comptes consolidés ;
■
les augmentations de pourcentage d’intérêts
sans acquisition de nouvelles actions sont traitées
en application de IAS 28.32.
Lors de la perte d’un contrôle conjoint ou d’une influence
notable, la Compagnie évalue à la juste valeur tout investisse-
ment qu’elle conserve dans l’ancienne coentreprise ou entre-
prise associée. La Compagnie comptabilise en résultat toute dif-
férence entre (i) la juste valeur de tout investissement conservé
et de tout produit lié à la sortie de la fraction de participa-
tion dans la coentreprise ou l’entreprise associée et (ii) la valeur
comptable de l’investissement à la date de la perte du contrôle
conjoint ou de l’influence notable.
Lorsque la quote-part de la Compagnie dans les fonds propres
de la coentreprise ou de l’entreprise associée est ramenée à
zéro, les pertes supplémentaires font l’objet d’une provision,
et un passif est comptabilisé, seulement dans la mesure où la
Compagnie a encouru une obligation légale ou implicite ou a
effectué des paiements au nom de l’entreprise.
Lors de l’acquisition de la participation, toute différence entre
le coût de la participation et la quote-part de la Compagnie
dans la juste valeur nette des actifs et des passifs identifiables
de la coentreprise ou de l’entreprise associée est comptabilisée
comme goodwill. Le goodwill est inclus dans la valeur comp-
table de la participation et soumis à un test de dépréciation.
Lorsqu’une entreprise du Groupe réalise une transaction avec
une entité contrôlée conjointement ou une entreprise associée,
les pertes et profits non réalisés sont éliminés à hauteur de la
quote-part du Groupe dans l’entité concernée, sauf lorsque les
pertes non réalisées donnent l’indication d’une perte de valeur
de l’actif transféré.
Lorsque cela s’avère nécessaire, des ajustements sont opérés
aux états financiers des coentreprises et des entreprises asso-
ciées de façon à aligner leurs méthodes comptables sur celles
du Groupe. Si la date de clôture des états financiers d’une entité
contrôlée conjointement ou d’une entreprise associée ne cor-
respond pas au 31 décembre, des ajustements sont effectués
pour prendre en compte les effets des transactions qui se sont
produites par rapport à la date du 31 décembre. Si la diffé-
rence entre les dates de clôture excède 3 mois, l’entité contrô-
lée conjointement ou l’entreprise associée prépare des états
financiers au 31 décembre.
Regroupements d’entreprises
Les acquisitions d’entreprises (Business Combinations) sont
comptabilisées selon la méthode de l’acquisition. La contrepar-
tie transférée à l’occasion d’un regroupement d’entreprises est
évaluée à la juste valeur, qui est calculée comme étant la somme
des justes valeurs des actifs transférés, des passifs repris et des
parts de capitaux propres émises par le Groupe en échange du
contrôle sur l’entreprise acquise. Les coûts connexes à l’acqui-
sition sont comptabilisés en charges lorsqu’ils sont encourus.
Si applicable, la contrepartie transférée lors de l’acquisition com-
prend tout actif ou passif résultant d’un accord de contrepartie
éventuelle, évalué à la juste valeur à la date d’acquisition. Des
variations ultérieures à la juste valeur sont comptabilisées
contre le coût d’acquisition lorsque ces variations répondent à
la définition d’ajustements de la période d’évaluation. Toutes les
autres variations de juste valeur de la contrepartie éventuelle
classée comme un actif ou un passif sont comptabilisées selon
les principes comptables applicables. La contrepartie éventuelle
classée en capitaux propres n’est pas réévaluée.
Dans un regroupement d’entreprises réalisé par étapes, le
Groupe réévalue la participation qu’il détenait précédemment
dans l’entreprise acquise à la juste valeur à la date d’acquisi-
tion et comptabilise l’éventuel profit ou perte en résultat. Les
montants relatifs à la participation détenue précédemment qui
étaient comptabilisés en autres éléments du résultat global, sont
comptabilisés sur la même base que si le Groupe avait directe-
ment sorti sa participation antérieure.
Les actifs identifiables acquis et les passifs repris sont évalués à
leur juste valeur à la date d’acquisition, à l’exception des impôts
différés, des avantages du personnel, des droits de paiement
fondés sur des actions et des actifs détenus en vue de la vente.
Si la comptabilisation initiale d’un regroupement d’entreprises
est inachevée à la fin de la période de reporting au cours de
laquelle le regroupement d’entreprises survient, le Groupe
mentionne les montants relatifs aux éléments pour lesquels la
comptabilisation est inachevée. Ces montants provisoires sont
ajustés pendant la période d’évaluation au cours de laquelle
des actifs ou des passifs additionnels sont comptabilisés afin de
refléter les informations nouvelles qui sont obtenues à propos
des faits et des circonstances qui prévalaient à la date d’acqui-
sition et qui, si elles avaient été connues, auraient abouti à la
comptabilisation de ces actifs et passifs à cette date.
Notes aux états financiers consolidés
141
La période d’évaluation prend fin dès que le Groupe reçoit
l’information qu’il recherchait à propos des faits et des cir-
constances qui prévalaient à la date d’acquisition ou dès qu’il
apprend qu’il est impossible d’obtenir des informations supplé-
mentaires. Cependant, la période d’évaluation ne doit pas excé-
der un an à compter de la date d’acquisition.
Goodwill
Le goodwill résultant d’un regroupement d’entreprises est
comptabilisé en tant qu’actif à la date d’acquisition (c.-à-d. la
date à laquelle l’acquéreur obtient le contrôle de l’entreprise
acquise). Le goodwill est évalué comme étant l’excédent du
total de (i) la contrepartie transférée, (ii) le montant d’une par-
ticipation ne conférant pas le contrôle dans l’entreprise acquise
et (iii) la juste valeur de la participation précédemment détenue
par l’acquéreur dans l’entreprise acquise, par rapport au solde
net des montants, à la date d’acquisition, des actifs identifiables
acquis et des passifs repris.
Si après réexamen, la part du Groupe dans la juste valeur de
l’actif net identifiable acquis excède le total de (i) la contrepar-
tie transférée, (ii) le montant d’une participation ne conférant
pas le contrôle dans l’entreprise acquise et (iii) la juste valeur
de la participation précédemment détenue par l’acquéreur dans
l’entreprise acquise, cet excédent est comptabilisé directement
en résultat.
Après sa comptabilisation initiale, le goodwill est soumis à un
test de dépréciation. Pour la réalisation de ce test, le good-
will est affecté à chaque unité génératrice de trésorerie du
Groupe qui bénéficiera des synergies du regroupement d’en-
treprises. Les unités génératrices de trésorerie auxquelles le
goodwill a été affecté sont soumises à des tests de déprécia-
tion sur une base annuelle ou plus fréquemment lorsqu’il existe
des indications de dépréciation de l’unité. Si la valeur comptable
d’une unité génératrice de trésorerie dépasse sa valeur recou-
vrable, la perte de valeur qui en résulte est comptabilisée en
résultat et affectée en premier lieu en diminution de l’éventuel
goodwill puis aux autres actifs de l’unité proportionnellement à
leur valeur comptable. Une dépréciation comptabilisée sur un
goodwill n’est pas reprise lors d’un exercice ultérieur.
Lors de la cession d’une filiale, le montant attribuable au good-
will est inclus dans la détermination du résultat de la cession.
Opérations en devises
Dans les états financiers de la Compagnie et de chaque filiale,
coentreprise ou entreprise associée, les transactions en mon-
naies étrangères sont enregistrées, lors de leur comptabilisa-
tion initiale, dans la devise fonctionnelle de la société concer-
née en appliquant le taux de change en vigueur à la date de la
transaction. À la clôture, les éléments monétaires en monnaies
étrangères sont convertis au taux en vigueur à la date de clô-
ture de l’exercice. Les écarts provenant de la réalisation ou de la
conversion d’éléments monétaires libellés en monnaies étran-
gères sont enregistrés en résultats par la filiale dans la période
au cours de laquelle ils se produisent.
Lors de la consolidation, les résultats et la situation financière
des activités à l’étranger du Groupe sont convertis en euro
qui constitue la monnaie de présentation des états financiers
consolidés. Ainsi, les actifs et passifs sont convertis au taux en
vigueur à la date de clôture alors que les produits et charges
sont convertis au taux moyen de l’année. Les écarts de change
qui en résultent sont comptabilisés dans les autres éléments
du résultat global et sont cumulés avec les capitaux propres
sous la rubrique « écarts de conversion ». De tels écarts de
change sont comptabilisés en résultat lors de la cession de la
société concernée.
Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont portées au bilan à leur
coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de
valeurs éventuelles.
Les immobilisations corporelles sont amorties de façon linéaire
en fonction de leur durée d’utilité estimée. À chaque date de
clôture, la durée d’utilité est revue.
Les taux d’amortissement annuels sont les suivants :
■
Constructions :
3 %
 
(30 à 40 ans pour les bâtiments industriels)
 
■
Installations, machines et outillages :
6,66 % et 10 %
■
Améliorations à des propriétés louées :
16,67 %
■
Matériel roulant :
20 %
■
Agencements et accessoires :
25 %
■
Matériel informatique :
33 %
Les immobilisations corporelles sont soumises à un test de
dépréciation dès qu’il existe une indication que l’actif puisse être
déprécié (voir section sur la « Dépréciation d’actifs » ci-dessous).
Coûts d’emprunt
Les coûts d’emprunt attribuables à la construction ou la pro-
duction d’une immobilisation corporelle significative nécessitant
une longue période de préparation avant de pouvoir être utili-
sée font partie du coût de cette immobilisation.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
142
Subventions en capital
Les subventions relatives aux achats d’immobilisations corpo-
relles sont déduites du coût de ces immobilisations. Elles sont
comptabilisées au bilan à leur valeur attendue au moment de
l’approbation initiale de la subvention. Cette valeur peut faire
l’objet d’une correction après son approbation finale par les
autorités. La subvention est donc portée en résultat au même
rythme que l’amortissement des immobilisations auxquelles elle
se rapporte.
Immeubles de placement
Un immeuble de placement est un bien immobilier (terrain,
construction ou les deux) détenu pour en retirer des loyers
et/ou pour réaliser une plus-value et non pas pour la produc-
tion ou la fourniture de biens ou de services, à des fins adminis-
tratives ou pour le vendre dans le cadre de l’activité ordinaire.
Les immeubles de placement sont portés au bilan à leur juste
valeur à la date de clôture. Les variations de la juste valeur des
immeubles de placement sont directement comptabilisées dans
la rubrique appropriée du compte de résultats. La juste valeur
des immeubles de placement significatifs (plus d’EUR 1 million)
est évaluée périodiquement par un expert indépendant alors
que celle des autres immeubles est estimée par référence à l’ac-
tualisation des loyers futurs.
Immeubles destinés à la vente
(pour la M.E.E d’Eaglestone)
Les biens immeubles destinés à la vente sont évalués à leur coût
de revient, lequel comprend outre le prix d’acquisition des ter-
rains, les coûts directs et indirects liés à leur conception et à
leur réalisation et les charges financières relatives aux capitaux
spécifiquement empruntés pour en financer la construction.
Cette incorporation cesse dès que le bien est totalement achevé.
Les ventes des biens immeubles sont actées au moment où l’ac-
quéreur est engagé légalement de façon irrévocable. Le résultat
des biens vendus sur plan ou en construction est acté au fur et
à mesure de l’accomplissement des obligations de la société vis
à vis de l’acquéreur. Le degré d’accomplissement des obligations
est déterminé par le rapport entre les coûts relatifs à la période
se terminant à la date de clôture de l’exercice et le total du coût
de revient prévisionnel.
Immobilisations incorporelles
Les immobilisations incorporelles sont comptabilisées s’il est
probable que des avantages économiques futurs attribuables à
l’actif iront à l’entité et si son coût peut être évalué de façon
fiable. Elles sont évaluées au coût diminué du cumul des amor-
tissements et pertes de valeur éventuels. Les immobilisations
incorporelles dont la durée d’utilité est déterminée sont amor-
ties selon la méthode linéaire sur base de la meilleure estima-
tion de leur durée d’utilité. Si la durée d’utilité est indéterminée,
l’immobilisation incorporelle n’est pas amortie mais soumise au
moins annuellement à un test de dépréciation (voir section sur
la « Dépréciation d’actifs » ci-dessous).
La durée d’utilité des immobilisations incorporelles et, le cas
échéant, le fait que cette durée soit indéterminée sont revus à
chaque clôture.
Immobilisations incorporelles droit d’utilisation
(contrats de location)
Le Groupe en tant que preneur
Le Groupe dispose en location principalement de bâtiments
(magasins en propre loués par le Pôle chocolat) ainsi que de
véhicules. Les contrats de location pour les véhicules sont géné-
ralement pris pour une période contractuelle de 5 ans alors
que ceux pour les bâtiments ont une durée comprise entre
9 et 12 ans mais peuvent être étendus sur base d’un accord
mutuel entre le bailleur et le locataire. Les contrats de loca-
tion sont négociés de manière individuelle et peuvent conte-
nir différents termes ou conditions spécifiques. Ils n’imposent
pas d’autres engagements que des dépôts de garanties sur les
biens loués, ces garanties étant détenues par le bailleur durant
la durée du bail.
À la date de passation d’un contrat, le Groupe apprécie si
celui-ci est ou contient un contrat de location. Le Groupe
comptabilise un actif au titre du droit d’utilisation et une obliga-
tion locative correspondante pour tous les contrats de location
dans lesquels il intervient en tant que preneur, sauf les contrats
de location à court terme (définis comme des contrats de loca-
tion dont la durée est de 12 mois ou moins) et les contrats de
location dont le bien sous-jacent est de faible valeur (tablettes
et ordinateurs personnels, petites pièces de mobilier de bureau
et téléphones). Pour ces types de contrats, le Groupe compta-
bilise les paiements de loyers comme des charges d’exploitation
selon la méthode linéaire sur la durée du contrat de location à
moins qu’une autre méthode systématique soit plus représen-
tative de la façon dont les avantages économiques relatifs aux
biens loués s’échelonnent dans le temps.
Notes aux états financiers consolidés
143
L’obligation locative est évaluée initialement à la valeur actua-
lisée des paiements de loyers qui ne sont pas versés à la date
de début du contrat, calculée à l’aide du taux d’intérêt implicite
du contrat de location. Si ce taux ne peut pas être facilement
déterminé, ce qui est généralement le cas pour les contrats de
location du Groupe, le taux d’emprunt marginal utilisé est le
taux que le Groupe devrait payer pour emprunter les fonds
nécessaires à l’obtention d’un actif de valeur similaire à celle de
l’actif du droit d’utilisation, dans un environnement économique
similaire avec des conditions et des garanties similaires. Afin de
déterminer le taux d’emprunt marginal, le Groupe a utilisé une
approche progressive en prenant comme valeur de départ un
taux d’intérêt sans risque, ajusté d’un spread de crédit théo-
rique appliqué par les établissements bancaires lors de finance-
ments récents. À noter que le taux d’emprunt marginal a égale-
ment tenu compte de paramètres spécifiques aux baux tels que
la durée, le pays et la devise.
Les paiements de loyers pris en compte dans
l’évaluation de l’obligation locative comprennent :
■
les paiements de loyers fixes, y compris en substance,
déduction faite des avantages incitatifs à la location à
recevoir ;
■
les paiements de loyers variables qui sont fonction d’un
indice ou d’un taux, initialement évalués au moyen de
l’indice ou du taux en vigueur à la date de début ;
■
la somme que le preneur s’attend à devoir payer au
bailleur au titre de garanties de valeur résiduelle ;
■
le prix d’exercice des options d’achat que le preneur a
la certitude raisonnable d’exercer ;
■
les pénalités exigées en cas de résiliation du contrat
de location, si la durée du contrat de location reflète
l’exercice de l’option de résiliation du contrat de location.
L’obligation locative est présentée sous un poste distinct dans
l’état consolidé de la situation financière. Elle est ultérieurement
augmentée pour refléter les intérêts sur l’obligation locative (en
utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif) et diminuée pour
refléter les paiements de loyers effectués.
Le Groupe réévalue l’obligation locative (et apporte
un ajustement correspondant à l’actif au titre du droit
d’utilisation connexe) :
■
lorsqu’il y a une modification de la durée du contrat de
location ou qu’il y a une modification de l’évaluation
concernant l’exercice d’une option d’achat résultant
d’un événement ou d’un changement de circonstances
important, auxquels cas l’obligation locative est réévaluée
en actualisant les paiements de loyers révisés au moyen
d’un taux d’actualisation révisé ;
■
lorsque les paiements de loyers changent en raison de
la variation d’un indice ou d’un taux ou d’un changement
des sommes qu’on s’attend à devoir payer au titre de la
garantie de valeur résiduelle, auxquels cas l’obligation
locative est réévaluée en actualisant les paiements de
loyers révisés au moyen d’un taux d’actualisation inchangé
(à moins que le changement dans les paiements de loyers
résulte de la fluctuation d’un taux d’intérêt variable,
auquel cas un taux d’actualisation révisé est appliqué) ;
■
lorsqu’un contrat de location est modifié et que la
modification n’est pas comptabilisée comme un contrat
de location distinct, auquel cas l’obligation locative est
réévaluée sur la base de la durée du contrat de location
modifié en actualisant la valeur des paiements de loyers
révisés au moyen d’un taux d’actualisation révisé à la date
d’entrée en vigueur de la modification.
Le Groupe n’a pas apporté de tels ajustements au cours des
périodes présentées.
L’actif au titre du droit d’utilisation comprend le montant ini-
tial de l’obligation locative correspondante et les paiements de
loyers effectués à la date de début du contrat ou avant cette
date, déduction faite des avantages incitatifs à la location reçus
et des coûts directs initiaux. Il est ensuite évalué au coût diminué
du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur.
Les actifs au titre de droits d’utilisation sont amortis sur la
période la plus courte de la durée du contrat de location et de
la durée d’utilité du bien sous-jacent. Si le contrat de location a
pour effet de transférer la propriété du bien sous-jacent ou si
le coût de l’actif au titre du droit d’utilisation prend en compte
l’exercice prévu d’une option d’achat par le Groupe, l’actif au
titre du droit d’utilisation connexe doit être amorti sur la durée
d’utilité du bien sous-jacent. L’amortissement commence à la
date de début du contrat de location.
Les actifs au titre de droits d’utilisation sont présentés sous un
poste distinct dans l’état consolidé de la situation financière.
Le Groupe applique IAS 36 pour déterminer si un actif au titre
du droit d’utilisation s’est déprécié et il comptabilise toute perte
de valeur de la manière décrite à la méthode relative aux immo-
bilisations corporelles.
Les loyers variables qui ne sont pas fonction d’un indice ou d’un
taux ne sont pas pris en compte dans l’évaluation de l’obliga-
tion locative et de l’actif au titre du droit d’utilisation. Les paie-
ments connexes sont comptabilisés en charges dans la période
au cours de laquelle se produit l’événement ou la situation qui
est à l’origine de ces paiements.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
144
Par mesure de simplification, IFRS 16 offre au preneur le choix
de ne pas séparer les composantes locatives des composantes
non locatives, mais plutôt de comptabiliser chaque composante
locative et les composantes non locatives qui s’y rattachent
comme une seule composante locative. Le Groupe n’a pas appli-
qué cette mesure de simplification. Lorsqu’un contrat contient
une composante locative et une ou plusieurs autres compo-
santes locatives ou non locatives, le Groupe répartit la contre-
partie prévue au contrat entre toutes les composantes locatives
sur la base de leur prix distinct et l’ensemble des composantes
non locatives y relatives sur la base de leur prix distinct.
Le Groupe en tant que bailleur
Le Groupe conclut des contrats de location dans lesquels il
intervient en tant que bailleur de certains de ses immeubles
de placement.
Le Groupe classe les contrats de location dans lesquels il inter-
vient en tant que bailleur comme des contrats de location-fi-
nancement ou des contrats de location simple. Les contrats
sont classés en tant que contrats de location-financement s’ils
transfèrent au preneur la quasi-totalité des risques et des avan-
tages inhérents à la propriété. Tous les autres contrats de loca-
tion sont classés en tant que contrats de location simple.
Si le Groupe est un bailleur intermédiaire, il doit comptabili-
ser le contrat de location principal et le contrat de sous-loca-
tion comme deux contrats distincts. Le contrat de sous-loca-
tion est classé comme un contrat de location-financement ou
un contrat de location simple par rapport à l’actif au titre du
droit d’utilisation issu du contrat de location principal.
Les produits locatifs provenant des contrats de location simple
sont comptabilisés de façon linéaire sur la durée du contrat de
location. Les coûts directs initiaux engagés lors de la négocia-
tion et de la rédaction d’un contrat de location simple sont ajou-
tés à la valeur comptable de l’actif loué et sont comptabilisés de
façon linéaire sur la durée du contrat de location.
Les montants à recevoir des preneurs en vertu des contrats de
location-financement sont comptabilisés à titre de créances, au
montant correspondant à l’investissement net du Groupe dans
le contrat de location. Les produits tirés des contrats de loca-
tion-financement sont répartis entre les périodes de façon à
refléter un taux de rentabilité périodique constant sur l’encours
de l’investissement net du Groupe dans le contrat de location.
Lorsqu’un contrat contient des composantes locatives et des
composantes non locatives, le Groupe applique les dispositions
d’IFRS 15 pour répartir la contrepartie prévue au contrat à
chaque composante.
Actifs financiers
Les actifs financiers sont répartis dans les catégories suivantes.
Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte
de résultats
Cette catégorie comporte principalement les participations
détenues à des fins de transactions (
trading
), les participations
qui ne sont pas détenues à des fins de transactions (trading)
et sur lesquelles le Groupe n’exerce pas une influence notable
(présumée à partir de 20 %) et les instruments dérivés représen-
tant des actifs, notamment les options acquises par le Groupe.
Ces actifs financiers sont évalués à la juste valeur avec compta-
bilisation des variations de la juste valeur directement dans le
compte de résultats. La juste valeur correspond au prix coté sur
un marché actif ou, en l’absence d’un tel marché, la juste valeur
est calculée en utilisant des modèles d’évaluation prenant en
compte les données actuelles du marché.
Actifs financiers au coût amorti
Il s’agit des actifs financiers qui rencontrent les deux conditions
suivantes prescrites par la norme IFRS 9 :
■
Les flux de trésorerie associés à ces actifs financiers
correspondent uniquement à des remboursements de
capital et à des versements d’intérêts sur le principal ; et
■
La détention de ces actifs financiers s’inscrit dans un
modèle économique dont l’objectif est de les détenir afin
d’en percevoir les flux de trésorerie contractuels.
Cette catégorie comporte principalement les créances, y com-
pris les créances commerciales, les prêts et la trésorerie.
Ces actifs financiers sont initialement évalués à la juste valeur
majorée des coûts de transaction directement attribuables.
Ils sont ultérieurement évalués au coût amorti qui correspond
au montant initialement comptabilisé, diminué des rembourse-
ments en principal et majoré ou diminué de l’amortissement
cumulé de toute différence éventuelle entre ce montant initial et
le montant à l’échéance en appliquant le taux d’intérêt effectif. Ils
font l’objet de perte de valeur sur base de la méthode des pertes
de crédit attendues selon les principes de la norme IFRS 9.
Le Groupe comptabilise une correction de valeur pour pertes
de crédit attendues sur les placements en instruments d’em-
prunt évalués au coût amorti, les créances locatives, les créances
clients. Le montant des pertes de crédit attendues est mis à jour
à chaque date de présentation de l’information financière afin
de rendre compte des variations du risque de crédit qui ont
Notes aux états financiers consolidés
145
eu lieu depuis la comptabilisation initiale de l’instrument finan-
cier correspondant.
Le Groupe comptabilise toujours des pertes de crédit atten-
dues pour la durée de vie sur les créances clients et les créances
locatives. Les pertes de crédit attendues sur ces actifs financiers
sont estimées au moyen d’une matrice de provisions fondée sur
l’historique des pertes de crédit du Groupe, après ajustement
pour tenir compte des facteurs propres aux débiteurs, de l’état
général de l’économie et d’une appréciation de l’évolution aussi
bien actuelle que prévue des conditions ayant cours à la date de
clôture, y compris la valeur temps de l’argent, s’il y a lieu.
Pour tous les autres instruments financiers (y compris les prêts
sous forme d’obligations), le Groupe comptabilise des pertes de
crédit attendues pour la durée de vie lorsqu’il y a eu une aug-
mentation importante du risque de crédit depuis la compta-
bilisation initiale. Si le risque de crédit que comporte l’instru-
ment financier n’a pas augmenté de façon importante depuis la
comptabilisation initiale, le Groupe doit évaluer la correction
de valeur pour pertes de cet instrument financier à un montant
correspondant au montant des pertes de crédit attendues pour
les 12 mois à venir.
Les pertes de crédit attendues pour la durée de vie sont les
pertes de crédit attendues découlant de la totalité des cas de
défaillance dont un instrument financier peut faire l’objet au
cours de sa durée de vie attendue. Par comparaison, les pertes
de crédit attendues pour les 12 mois à venir s’entendent de la
portion des pertes de crédit attendues pour la durée de vie qui
représente les pertes de crédit attendues des cas de défaillance
dont un instrument financier peut faire l’objet dans les 12 mois
suivant la clôture.
i.
Le risque de crédit
Pour évaluer si le risque de crédit que comporte un instrument
financier a augmenté d’une façon importante depuis la compta-
bilisation initiale, le Groupe compare le risque de défaillance à
la date de clôture au risque de défaillance à la date de compta-
bilisation initiale de l’instrument financier. Pour faire cette éva-
luation, le Groupe tient compte des informations quantitatives
et qualitatives qui sont raisonnables et justifiables, y compris
l’expérience passée et les informations prospectives qu’il est
possible d’obtenir sans devoir engager des coûts ou des efforts
déraisonnables. Les informations prospectives prises en consi-
dération comprennent les perspectives d’avenir des secteurs
dans lesquels les débiteurs du Groupe exercent leurs activités
provenant de rapports rédigés par des experts en économie,
des analystes financiers, des organismes gouvernementaux, des
groupes de réflexion pertinents et autres organisations sem-
blables, ainsi que diverses sources externes d’informations et
de prévisions économiques en lien avec les activités de base
du Groupe.
Quel que soit le résultat de l’évaluation ci-dessus, le Groupe
suppose que le risque de crédit que comporte un actif finan-
cier a augmenté de façon importante depuis la comptabilisation
initiale lorsque les paiements contractuels sont en souffrance
depuis plus de 60 jours, à moins que le Groupe dispose d’in-
formations raisonnables et justifiables qui démontrent que le
risque de crédit n’a pas augmenté.
Cependant, le Groupe suppose que le risque de crédit que
comporte l’instrument financier n’a pas augmenté de façon
importante depuis la comptabilisation initiale s’il détermine que
ce risque est faible à la date de clôture. Le risque que comporte
un instrument financier est faible si, par exemple, le débiteur a
une solide capacité à remplir ses obligations au titre des flux de
trésorerie contractuels à court terme, ou si cette capacité ne
sera pas nécessairement diminuée par des changements défavo-
rables dans les conditions économiques et commerciales à plus
long terme, même si elle peut l’être.
Le Groupe fait régulièrement le suivi de l’efficacité des critères
utilisés pour déterminer s’il y a eu une augmentation impor-
tante du risque de crédit et les revoit s’il y a lieu pour s’as-
surer que les critères permettent d’identifier les augmenta-
tions importantes du risque de crédit avant que le montant ne
devienne en souffrance.
ii.
Définition de la défaillance
Le Groupe considère les éléments suivants comme une défail-
lance aux fins de la gestion interne du risque de crédit puisque
l’expérience passée indique que les actifs financiers qui rem-
plissent l’une ou l’autre des conditions suivantes ne sont géné-
ralement pas recouvrables :
■
le manquement à des clauses financières restrictives par
un débiteur ;
■
les informations établies en interne ou provenant de
sources externes indiquent qu’il est peu probable que
le débiteur rembourse intégralement ses créanciers, y
compris le Groupe, (sans tenir compte des garanties
détenues par le Groupe).
Nonobstant l’analyse ci-dessus, le Groupe considère qu’une
défaillance est survenue lorsqu’un actif financier est en souf-
france depuis plus de 180 jours, à moins que l’entité dispose
d’informations raisonnables et justifiables pour démontrer
qu’un critère de défaillance tardif convient davantage.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
146
iii. Actifs financiers dépréciés
Un actif financier est déprécié lorsque se sont produits un ou
plusieurs événements qui ont un effet néfaste sur les flux de
trésorerie futurs estimés de cet actif financier. Les indications
de dépréciation d’un actif financier sont, par exemple, l’octroi,
par le ou les prêteur(s) à l’emprunteur, pour des raisons éco-
nomiques ou contractuelles liées aux difficultés financières de
l’emprunteur, d’une ou de plusieurs faveurs que le ou les prê-
teurs n’auraient pas envisagées dans d’autres circonstances, ou
la probabilité croissante de faillite ou de restructuration finan-
cière de l’emprunteur.
iv.
Politique liée aux réductions de valeur
Le Groupe réduit la valeur d’un actif financier lorsque des infor-
mations indiquent que le débiteur éprouve de grandes diffi-
cultés financières et qu’il n’y a aucune perspective réaliste de
recouvrement, par exemple lorsque le débiteur est en situa-
tion de liquidation ou a entamé une procédure de faillite, ou,
dans le cas des créances clients, lorsque les montants sont en
souffrance depuis plus de deux ans, selon l’événement qui a
lieu en premier. Les actifs financiers sortis du bilan peuvent
encore faire l’objet de mesures aux termes des procédures de
recouvrement du Groupe, compte tenu de l’avis juridique le cas
échéant. Les montants recouvrés sont comptabilisés en résul-
tat net.
v.
Évaluation et comptabilisation
des pertes de crédit attendues
Dans le cas des actifs financiers, les pertes de crédit attendues
sont évaluées comme la différence entre le total des flux de tré-
sorerie contractuels qui sont dus au Groupe selon les termes du
contrat et le total des flux de trésorerie que le Groupe s’attend
à recevoir, actualisée au taux d’intérêt effectif initial. Dans le
cas d’une créance locative, les flux de trésorerie qu’on utilise
pour déterminer les pertes de crédit attendues devraient cor-
respondre aux flux de trésorerie utilisés pour évaluer la créance
locative selon IFRS 16.
Le Groupe comptabilise un gain ou une perte de valeur pour
tous les instruments financiers et un ajustement correspondant
de leur valeur comptable par le biais d’un compte de correction
de valeur pour pertes (compte intitulé
Amortissements, pertes de
valeur et provisions
du compte de résultat).
Stocks
Les stocks sont évalués au montant le plus faible entre le coût
et la valeur nette de réalisation.
Le coût des stocks comprend les coûts d’acquisition et de trans-
formation ainsi que les autres coûts encourus pour amener
les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent, y com-
pris les coûts d’emprunt encourus sur des stocks nécessitant
une longue période de préparation avant de pouvoir être ven-
dus. Le coût est déterminé sur base de la méthode du coût
moyen pondéré.
La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans
le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour
l’achèvement et la réalisation de la vente. La dépréciation sur
stocks pour les ramener à leur valeur nette de réalisation est
comptabilisée en charge de l’exercice au cours duquel elle
se produit.
Trésorerie et équivalents de trésorerie
La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue.
Les équivalents de trésorerie sont les placements à court terme
(inférieurs à 3 mois), très liquides, qui sont facilement conver-
tibles en trésorerie et qui sont soumis à un risque négligeable de
changement de valeur.
Actifs non courants détenus en vue de la vente
Lorsque, à la date de clôture des états financiers, il est hau-
tement probable que des actifs non courants ou des groupes
d’actifs et passifs directement liés soient cédés, ils sont désignés
comme actifs (ou groupes destinés à être cédés) détenus en
vue de la vente. Leur cession est considérée comme hautement
probable si, à la date de clôture des états financiers, un plan des-
tiné à les mettre en vente à un prix raisonnable par rapport à
leur juste valeur a été engagé afin de trouver un acheteur et réa-
liser leur vente dans un délai maximal d’un an.
Les actifs non courants (et les groupes destinés à être cédés)
détenus en vue de la vente sont évalués au montant le plus faible
entre leur valeur comptable et leur juste valeur diminuée des
coûts de la vente. Ils sont présentés séparément dans le bilan.
Dépréciation d’actifs autres que du goodwill
À chaque date de clôture, le Groupe vérifie la valeur comptable
des immobilisations corporelles et incorporelles afin de déter-
miner s’il existe une quelconque indication que ces actifs aient
subi une perte de valeur. Si une telle indication existe, l’actif fait
l’objet d’un test de dépréciation consistant à comparer sa valeur
comptable à sa valeur recouvrable. S’il n’est pas possible d’esti-
mer la valeur recouvrable de l’actif individuellement, le test est
Notes aux états financiers consolidés
147
effectué au niveau de l’unité génératrice de trésorerie (UGT) à
laquelle cet actif appartient.
La valeur recouvrable d’un actif (UGT) correspond au montant
le plus élevé entre sa juste valeur diminuée des coûts de la vente
et sa valeur d’utilité. La valeur d’utilité correspond aux flux de
trésorerie futurs estimés provenant de l’actif (UGT) qui sont
actualisés selon un taux avant impôt reflétant les appréciations
actuelles du marché de la valeur-temps de l’argent et des risques
spécifiques à l’actif pour lesquels les estimations des flux de tré-
sorerie futurs n’ont pas été ajustées.
Si la valeur recouvrable d’un actif (UGT) est inférieure à sa
valeur comptable, une perte de valeur est comptabilisée en
résultat pour la différence.
Si la perte de valeur s’inverse ultérieurement, la valeur comp-
table de l’actif (UGT) est portée à sa valeur recouvrable révi-
sée à la hausse. Toutefois, la valeur comptable ainsi augmen-
tée n’excède pas celle qui aurait été déterminée si aucune
perte de valeur n’avait été enregistrée sur cet actif (UGT). La
reprise d’une perte de valeur est comptabilisée immédiatement
en résultat.
Capital social
En cas de rachat (ou cession) d’actions propres, le montant de
la contrepartie payée (ou reçue) est directement porté en dimi-
nution (ou augmentation) des capitaux propres.
Passifs financiers
Emprunts non convertibles
Les emprunts se composent d’emprunts bancaires et d’em-
prunts obligataires. Ils sont initialement comptabilisés à la juste
valeur diminuée des coûts de transaction directement encou-
rus. Après leur comptabilisation initiale, ils sont évalués au coût
amorti à l’aide de la méthode du taux d’intérêt effectif.
Emprunts convertibles
Les obligations convertibles et les obligations assorties de
warrants constituent des instruments composés d’une partie
« dette » et d’une partie « capitaux propres ». À la date d’émis-
sion, la juste valeur de la composante « dette » est estimée en
utilisant le taux d’intérêt du marché pour des obligations simi-
laires non convertibles. La différence entre le produit de l’émis-
sion de l’obligation et la juste valeur ainsi attribuée à la com-
posante « dette », représentant la valeur du droit de convertir
l’obligation en actions (ou de souscrire à de nouvelles actions),
est directement comptabilisée dans les capitaux propres. Les
coûts de transaction sont répartis entre la composante « dette »
et la composante « capitaux propres » sur base de leur valeur
comptable relative à la date d’émission.
La charge d’intérêt sur la composante « dette » est calculée en
appliquant à l’instrument le taux d’intérêt du marché pour des
dettes similaires non convertibles. La différence entre ce mon-
tant et l’intérêt payé est ajoutée à la valeur comptable de la
composante « dette » en application de la méthode du taux d’in-
térêt effectif.
Instruments dérivés
Les instruments dérivés qui constituent des passifs financiers
sont évalués à la juste valeur avec comptabilisation des varia-
tions de la juste valeur directement dans le compte de résul-
tats. La juste valeur correspond au prix coté sur un marché actif
ou, en l’absence d’un tel marché, est calculée en utilisant des
modèles d’évaluation prenant en compte les données actuelles
du marché.
Fournisseurs et autres créditeurs
Les fournisseurs et autres créditeurs sont évalués au coût
amorti en appliquant la méthode du taux d’intérêt effectif, ce
qui correspond à la valeur nominale de ces dettes dans la plu-
part des cas.
Provisions
Les provisions sont comptabilisées quand le Groupe a une obli-
gation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement
passé dont il est probable qu’elle résultera en une sortie d’avan-
tages économiques qui peuvent être estimés de manière fiable.
Le montant comptabilisé en provisions correspond à la meil-
leure estimation de la dépense nécessaire à l’extinction de l’obli-
gation actuelle à la date de clôture. Si cela s’avère approprié, les
provisions sont déterminées sur une base actualisée.
Les provisions pour restructuration sont comptabilisées uni-
quement quand le Groupe a adopté un plan formel et détaillé
de restructuration qui a été annoncé aux parties concernées
avant la date de clôture.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
148
Avantages du personnel
Plan de pension à cotisations définies
Les régimes à cotisations définies en Belgique sont légalement
soumis à des taux de rendement minimaux garantis. Ainsi, stric-
tement, ces plans répondent à la définition d’un régime à pres-
tations définies selon IAS 19 – Avantages du personnel.
En considérant les projections de salaires de fin de carrière
(méthode des unités de crédit projetées) sur une base indivi-
duelle, les avantages postérieurs à l’emploi sont évalués en appli-
quant une méthode qui se base sur des hypothèses en termes
de taux d’actualisation, d’espérance de vie, de rotation du per-
sonnel, de salaires, de revalorisation des rentes, de l’inflation
des coûts médicaux et de l’actualisation des montants à payer.
Les hypothèses propres à chaque régime tiennent compte des
contextes économiques et démographiques locaux.
Les montants comptabilisés au titre des engagements posté-
rieurs à l’emploi correspondent à la différence entre la valeur
actuelle des obligations futures et la juste valeur des actifs du
régime destinés à les couvrir. Lorsque le résultat de ce calcul est
en déficit, une obligation est constatée au passif du bilan. Dans
le cas contraire, un actif net limité au montant le plus faible
entre l’excédent du régime à prestations définies et la valeur
actuelle de tout remboursement futur du régime ou de toute
diminution des cotisations futures du régime est constaté.
Le coût des prestations définies se compose du coût des ser-
vices et des intérêts nets (basés sur le taux d’actualisation) sur
le passif net ou l’actif net, comptabilisés tous deux en résultat,
et des réévaluations du passif net ou de l’actif net, comptabilisés
en autres éléments du résultat global.
Le coût des services se compose du coût des services actuels,
du coût des services passés résultant des amendements aux
régimes ou des pertes ou gains sur les réductions et liquidations.
Paiement fondé sur des actions
Les warrants accordés à certains membres du personnel consti-
tuent des paiements fondés sur des actions réglés en instru-
ments de capitaux propres. Ils sont évalués à leur juste valeur
estimée selon le modèle de Black & Scholes à la date d’attribu-
tion des instruments. Ce montant est comptabilisé en charges
du personnel en contrepartie des capitaux propres sur la
période d’acquisition des droits de façon linéaire sur base de
l’estimation des instruments qui seront finalement acquis.
Répartition bénéficiaire
Les dividendes versés par la Compagnie à ses actionnaires sont
repris en déduction des capitaux propres au moment de la
décision de l’Assemblée générale. Le bilan est donc établi avant
répartition bénéficiaire.
Les tantièmes versés aux administrateurs sont comptabilisés en
charges du personnel.
Impôts sur le résultat
Les impôts sur le résultat comportent les impôts courants et
les impôts différés.
L’impôt courant correspond à la charge d’impôts attendue sur
base du bénéfice comptable de l’exercice en cours ainsi que les
ajustements des impôts des exercices précédents.
Les impôts différés sont comptabilisés à l’aide de la méthode du
report variable (
liability method
) sur les différences temporelles
entre la valeur comptable des actifs et passifs dans les états
financiers et leur base fiscale. Les passifs d’impôts différés sont
généralement comptabilisés pour toutes les différences tem-
porelles taxables et les actifs d’impôts différés sont enregistrés
dans la mesure où il est probable que des bénéfices imposables,
sur lesquels ces différences temporelles déductibles pourront
être imputées, seront disponibles.
Les impôts différés ne sont pas enregistrés si la différence tem-
porelle porte sur le goodwill ou provient de la comptabilisation
initiale (autre que dans un regroupement d’entreprises) d’autres
actifs et passifs dans une transaction qui n’affecte ni le bénéfice
imposable ni le bénéfice comptable.
Des passifs d’impôts différés sont comptabilisés sur des diffé-
rences temporelles émanant des participations dans les filiales,
les entreprises associées et les coentreprises, excepté lorsque
le Groupe est à même de contrôler le renversement de la diffé-
rence temporelle et lorsqu’il est probable que la différence tem-
porelle ne s’inversera pas dans un avenir proche.
La valeur comptable des actifs d’impôts différés est revue à
chaque date de clôture et ajustée dans la mesure où il est pro-
bable qu’un bénéfice imposable suffisant sera disponible pour
recouvrer tout ou partie de l’actif.
L’impôt différé est calculé à l’aide du taux d’impôt dont l’applica-
tion sur les revenus taxables est attendue sur l’exercice au cours
duquel les différences temporelles seront réalisées ou réglées.
L’impôt différé est comptabilisé en charges ou en produits, sauf
lorsqu’il se rapporte à des éléments enregistrés en capitaux
propres, auquel cas l’impôt différé est également porté dans les
capitaux propres.
Notes aux états financiers consolidés
149
Les actifs et passifs d’impôts différés sont compensés quand ils
touchent à des impôts levés par la même autorité fiscale et que
le Groupe a l’intention de régler ses actifs et passifs d’impôts
courants sur une base nette.
Constatation des produits
Les produits des activités ordinaires (les produits de la vente
de biens) sont évalués en fonction de la contrepartie à laquelle
le Groupe s’attend à avoir droit dans un contrat conclu avec
un client, à l’exclusion des sommes perçues pour le compte de
tiers. Le Groupe comptabilise les produits des activités ordi-
naires lorsqu’il transfère le contrôle d’un produit ou d’un ser-
vice au client.
Les intérêts sur les instruments financiers au coût amorti ou
à la juste valeur via le compte de résultats sont comptabilisés
en fonction du temps écoulé selon la méthode du taux d’inté-
rêt effectif.
Les dividendes sont enregistrés lorsque le droit du Groupe
de percevoir le paiement est établi par
l’Assemblée générale
des actionnaires.
Les loyers perçus par le Groupe dans le cadre de contrats de
location simple sont portés en résultat sur une base linéaire
compte tenu de la durée du contrat. Les coûts directs initiaux
encourus pour négocier un contrat de location sont ajoutés à
la valeur comptable de l’actif et sont reconnus linéairement sur
la durée du bail.
Actifs et passifs éventuels
Les actifs éventuels ne sont pas comptabilisés dans les états
financiers mais sont présentés dans les notes lorsque l’entrée
d’avantages économiques devient probable. Les passifs éven-
tuels ne sont pas comptabilisés dans les états financiers, sauf
s’ils résultent d’un regroupement d’entreprises. Ils sont présen-
tés dans les notes sauf si la possibilité d’une perte est très faible.
Événements postérieurs à la date de clôture
Les événements survenant après la date de clôture mais avant la
date d’autorisation de publication des états financiers sont tra-
duits à la clôture uniquement s’ils fournissent des informations
supplémentaires sur la situation du Groupe à la date de clô-
ture. Les événements postérieurs à la clôture qui ne donnent
pas lieu à des ajustements sont présentés dans les notes lors-
qu’ils sont significatifs.
Principales sources d’incertitude d’estimation
Valorisation des actifs à la juste valeur via le résultat non coté
 : Les
participations à la juste valeur via le résultat et les participations
qui ne sont pas détenues à des fins de transactions (trading), sur
lesquelles le Groupe n’exerce pas une influence notable (pré-
sumée à partir de 20 %), qui ne sont pas cotées sur un mar-
ché actif et dont la juste valeur ne peut être évaluée de manière
fiable par une autre technique de valorisation sont maintenues
au coût. La banque Berenberg a fait l’objet d’une évaluation sur
base d’une moyenne entre (i) l’actif net majoré d’un goodwill
net du capital alloué au risque et (ii) l’actif net réévalué via le
« price-to-book ratio » moyen sur un groupe de sociétés com-
parables. (voir note 8).
Valorisation des immeubles de placement
 : La juste valeur des
immeubles de placement significatifs est évaluée périodique-
ment par un expert indépendant alors que celle des autres
immeubles est estimée par référence à l’actualisation des loyers
futurs (voir note 5).
Risque lié au changement climatique :
Le Groupe n’a pas identi-
fié d’incertitudes ou de risques liés au changement climatique
qui auraient un impact significatif sur les états financiers au
31 décembre 2025. Une feuille de route de décarbonation des
activités a été établie et est présentée dans le rapport CSRD.
Jugements comptables significatifs
Impôt :
Les actifs d’impôts différés sont comptabilisés dans la
mesure où il est probable que des bénéfices imposables futurs
permettent aux pertes fiscales et crédits d’impôts d’être utilisés.
Les participations mises en équivalence ont fait l’objet d’un test
de dépréciation conformément aux normes IFRS. Sur base de
ces tests, le Groupe a reconnu des dépréciations nécessaires.
Prêts:
Une analyse de recouvrabilité a été effectuée pour les
principaux prêts courants et non-courants y inclus Ecuadorcolat
et Eaglestone. Sur base de ces analyses et des hypothèses asso-
ciées, il n’y a pas de risque de non recouvrabilité identifié.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
150
3.
Informations sectorielles
En application de la norme IFRS 8 - Secteurs opérationnels, les composantes du Groupe dont les
résultats sont examinés par la Direction afin de prendre des décisions quant à l’affectation des res-
sources et d’en évaluer les performances sont les suivantes :
■
le Pôle chocolat
■
L’Industrie et les services
■
Immobilier
■
Investissements en trésorerie
Afin d’aligner l’information sectorielle avec les différents segments stratégiques du Groupe en ali-
gnement avec IFRS 8 et faciliter la compréhension de la performance financière des différents seg-
ments d’activité. Les secteurs se répartissent entre le Pôle chocolat,le Pôle industrie et services, le
Pôle immobilier et la trésorerie.
Les participations industrielles et immobilières sont des investissements à long terme et le por-
tefeuille de trésorerie est orienté sur des valeurs très liquides. La répartition entre ces différents
piliers n’est pas fixée et peut varier en fonction des opportunités d’investissement ainsi que de l’en-
vironnement macro-économique dans lequel évolue la Compagnie. Il n’y a pas de règle stricte pré-
définie en matière de répartition géographique, sectorielle ou monétaire.
Les méthodes comptables pour les informations par secteur opérationnel sont les mêmes que
celles appliquées par le Groupe et décrites dans la note 2.
Produits, résultats et actifs sectoriels
 
2025
 
Chocolat
Industrie et
Immobilier
Trésorerie
Total
x € 1.000
 
services
   
consolidé
Résultats (éléments)
         
Produits
         
Ventes
304.886
   
234
305.120
Dividendes reçus
 
4.707
 
355
5.062
Produits d’intérêts
757
192
5.889
273
7.111
Produits locatifs
   
729
 
729
Autres produits
18.697
-739
417
324
18.699
Charges d’intérêts
-1.735
-3
-110
-322
-2.170
Amortissements, pertes de valeur et
-31.537
 
-1.740
432
-32.845
provisions
         
Résultats sur cessions
 
6.290
-62
-3.053
3.175
Variations de juste valeur et
 
29.707
-14.643
4.380
19.444
dépréciations
         
Part dans le résultat des
295
-2.628
-7.030
 
-9.363
participations mises en équivalence
         
Résultat avant impôts
40.424
36.739
-17.157
-951
59.055
Actifs
331.920
171.767
196.733
78.830
779.250
dont participations à la juste
480
139.081
30.129
 
169.690
valeur via résultat
         
dont participations mises en
3.134
19.651
70.371
 
93.156
équivalence
         
dont investissements en
59.127
     
59.127
immobilisations corporelles et
         
incorporelles de l’année
         
Passifs
185.499
1.682
10.210
23.222
220.613
Notes aux états financiers consolidés
151
2024
Chocolat
Industrie et
Immobilier
Trésorerie
Total
x € 1.000
services
consolidé
Résultats (éléments)
Produits
Ventes
283.564
62
162
283.788
Dividendes reçus
11.001
686
11.687
Produits d’intérêts
635
209
5.128
207
6.179
Produits locatifs
704
704
Autres produits
20.722
735
60
23
21.540
Charges d’intérêts
-1.657
-3
-333
-1.993
Amortissements, pertes de valeur et
-30.051
-42
-47
-30.140
provisions
Résultats sur cessions
-4
4.024
0
4.020
Variations de juste valeur et
-400
-84.139
-17.575
-1.780
-103.894
dépréciations
Part dans le résultat des
227
-3.332
629
-2.477
participations mises en équivalence
Résultat avant impôts
37.719
-71.518
-11.572
-4.390
-49.763
Actifs
294.371
164.688
208.139
56.829
724.027
dont participations à la juste
863
111.118
24.465
136.446
valeur via résultat
dont participations mises en
2.273
40.501
86.318
129.093
équivalence
dont investissements en
49.977
49.977
immobilisations corporelles et
incorporelles de l’année
Passifs
156.982
2.704
3.737
22.384
185.807
Dans la mesure où le Groupe n’a pas effectué de transactions entre secteurs opérationnels, les
produits présentés ci-dessus proviennent uniquement de transactions externes.
Le secteur Chocolat
Les Ventes concernent principalement le Groupe Chocolatier (Neuhaus, Jeff de Bruges, Corné
Port Royal et Artista Chocolates). L’amélioration du chiffre d’affaires est détaillé dans la note 21.
Il est à noter l’amélioration de 7,5 % du résultat avant impôts. pour l’ensemble du pôle principale-
ment conduite par l’augmentation des prix et l’amélioration de la productivité.
Le secteur Industrie et service
L’amélioration des résultats est principalement conduite par l’impact des réductions de juste
valeur et dépréciations concernant principalement les variations de juste valeur d’EUR 31,4 mil-
lions des actions Umicore et d’EUR 7,7 millions relatifs à la participation dans Berenberg (voir plus
de détails en note 24). En 2024, ces variations provenaient également principalement d’Umicore
(EUR -59,1 millions) et de Berenberg (EUR -19,2 millions).
Les sociétés intégrées par la mise en équivalence ont généré une perte d’EUR 2,6 millions en 2025
comparé à une perte d’EUR 3,3 millions en 2024.
Les revenus de dividendes sont en diminution par rapport à 2024 principalement liés à Berenberg
et Umicore.
Le secteur Immobilier
La diminution des résultats avant impôt du secteur immobilier est principalement induite par la
perte de valeur enregistrée sur le groupe Eaglestone pour EUR 10,7 millions (voir note 7). Les
résultats de la période sont aussi impactés par la quote-part de la perte enregistrée chez Eaglestone
pour EUR 12,9 millions partiellement compensée par les résultats positifs pour Chmielna pour
EUR 4,6 millions. En 2024, les résultats des participations immobilières mises en équivalence ont
généré un profit d’EUR 0,6 million, principalement dû également à Eaglestone.
Le secteur Trésorerie
Les actifs d’investissements en trésorerie sont principalement des actifs financiers à la juste valeur
via résultat (voir note 13).
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
152
Informations géographiques
Les ventes du Groupe sont principalement réalisées en Belgique et en France (marchés domes-
tiques de Neuhaus et Jeff de Bruges). Les intérêts, dividendes, produits locatifs et autres produits
sont d’origine belge et dans une moindre mesure européenne et américaine.
Le tableau ci-dessous présente les actifs non-courants (autres que les participations à la juste
valeur via le résultat, les autres actifs financiers et les actifs d’impôts différés) ainsi que les produits
opérationnels pour chacun de ces pays sur base de la localisation de ces actifs.
 
Produits opérationnels
Actifs non courants
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
Belgique
54.618
51.209
135.650
145.243
France
211.587
210.043
105.520
81.624
Luxembourg
0
0
24.605
52.365
USA
37.121
27.104
11.612
16.273
Autres pays
33.394
35.541
24.827
9.275
Total
336.721
323.897
302.213
304.780
Informations sur les principaux clients
Le Groupe n’a pas de client dont le produit génère plus de 10 % du total des produits. La majeure
partie des ventes sont faites par le Groupe Chocolatier via une clientèle diversifiée et de taille
réduite par rapport à son chiffre d’affaires.
Notes aux états financiers consolidés
153
4.
Immobilisations corporelles
 
Terrains et
Installations,
Améliorations à des
Agencements et
Matériel roulant
Total
 
constructions
machines et
propriétés louées
accessoires
   
x € 1.000
 
outillages
       
Valeur d’acquisition
           
Au 1
er
 janvier 2024
32.226
58.294
73.143
10.983
788
175.434
Acquisitions
458
16.070
5.043
1.472
52
23.095
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
         
0
Cessions et désaffectations
-197
-771
-956
-269
 
-2.194
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
         
0
Transferts
         
0
Variations de périmètre
         
0
Écarts de change
 
1
197
5
 
202
Autres
         
0
Au 31 décembre 2024
32.488
73.593
77.426
12.191
840
196.538
Amortissements et dépréciations
           
Au 1
er
 janvier 2024
-16.664
-38.391
-54.239
-9.492
-627
-119.413
Amortissements de l’exercice
-775
-3.191
-5.857
-1.186
-49
-11.058
Amortissements par voie de regroupement d’entreprises
         
0
Cessions et désaffectations
197
691
956
269
0
2.114
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
         
0
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
         
0
Transferts
         
0
Variations de périmètre
         
0
Écarts de change
 
0
-98
-5
 
-103
Autres
         
0
Au 31 décembre 2024
-17.242
-40.891
-59.237
-10.414
-676
-128.460
Solde au 31 décembre 2024
15.245
32.702
18.189
1.777
164
68.078
Valeur d’acquisition
32.488
73.593
77.426
12.191
840
196.538
Cumul des amortissements et dépréciations
-17.242
-40.891
-59.237
-10.414
-676
-128.460
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
154
Terrains et
Installations,
Améliorations à des
Agencements et
Matériel roulant
Total
constructions
machines et
propriétés louées
accessoires
x € 1.000
outillages
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2025
32.488
73.593
77.426
12.191
840
196.538
Acquisitions
143
8.930
4.205
1.182
60
14.519
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
Cessions et désaffectations
-160
-160
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
Transferts
-3
3
Variations de périmètre
Écarts de change
-1
-441
-12
-455
Autres
-1
1
-1
0
Au 31 décembre 2025
32.627
82.525
81.030
13.359
900
210.442
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2025
-17.242
-40.891
-59.237
-10.414
-676
-128.460
Amortissements de l’exercice
-949
-4.533
-5.672
-891
-55
-12.099
Amortissements par voie de regroupement d’entreprises
Cessions et désaffectations
160
160
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
Transferts
Variations de périmètre
Écarts de change
0
-1
252
10
260
Autres
Au 31 décembre 2025
-18.191
-45.425
-64.498
-11.295
-731
-140.140
Solde au 31 décembre 2025
14.436
37.100
16.533
2.064
170
70.303
Valeur d’acquisition
32.627
82.525
81.030
13.359
900
210.442
Cumul des amortissements et dépréciations
-18.191
-45.425
-64.498
-11.295
-731
-140.140
Notes aux états financiers consolidés
155
En 2025 les investissements en « Installations, machines et outillages » concernent principalement
Neuhaus y inclus la poursuite des investissements dans une nouvelle ligne de production et d’em-
ballage ainsi que dans l’automatisation de l’outil de production.
Les « Améliorations à des propriétés louées » concernent les magasins loués par Neuhaus et Jeff de
Bruges et utilisés, par eux, pour leurs activités de commerce de détail. Les investissements sont rela-
tifs à la poursuite du réagencement et à la modernisation de magasins existants. Les améliorations
et renouvellements de ces magasins se sont élevés à EUR 4,2 millions en 2025.
Il n’y a pas de contrats de location inclus dans les immobilisations corporelles.
Les durées d’amortissement utilisées sont reprises dans la note sur les principes et métho-
des comptables.
5.
Immeubles de placement
   
x € 1.000
2025
2024
À la juste valeur
   
Solde au 1
er
 janvier
11.751
11.757
Acquisitions
64
36
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
   
Cessions et désaffectations
-133
-90
Variations de juste valeur
-66
48
Transferts
   
Variations de périmètre
   
Écarts de change
   
Autres
-28
 
Solde au 31 décembre
11.589
11.751
Mouvements de l’année
Il n’y a pas eu d’« Acquisitions » ni de « Cessions et désaffectations » significatives d’immeubles de
placement en 2024 et 2025.
Le site du Bois Sauvage, situé à Bruxelles, a fait l’objet d’une expertise en décembre 2024. La valo-
risation reste stable.
Restriction à la vente
Il n’y a pas de restriction à la vente des immeubles de placement à l’exception de quelques
terres agricoles pour lesquelles la législation sur le bail à ferme prévoit un droit de préemption
à l’exploitant.
Composition de l’investissement
   
x € 1.000
2025
2024
Catégorie IFRS 13
Site du Bois Sauvage (BE)
10.881
(1)
11.044
(1)
3
Luxembourg (LU)
607
(2)
607
(2)
3
Terrains & divers (BE)
101
(3)
101
(3)
3
Autres
     
Total au 31 décembre
11.589
11.751
 
(1) La juste valeur de l’immeuble de placement du site du Bois Sauvage (BE) au 31 décembre 2025 a été déterminée
en fonction d’une évaluation effectuée en décembre 2024 par Cushman & Wakefield, évaluateurs indépendants,
qui ne sont pas liés au Groupe. Il n’y a pas eu d’évolution matérielle en 2025 raison pour laquelle la même
valorisation a été utilisée. Les perspectives d’évolution des loyers, en particulier, sont restées inchangées.
L’évaluation est conforme aux normes internationales d’évaluation. La juste valeur a été déterminée en se
basant principalement sur la méthode par le rendement (qui se calcule de manière globale sur base d’un taux
de capitalisation qui tient compte de la valeur locative du marché et/ou celle des prix unitaires (qui consiste à
déterminer la valeur vénale sur base de valeurs (hors frais d’acquisition) par mètre carré pour les superficies de
terrains non-bâties et/ou les superficies des constructions éventuelles).
En ce qui a trait à l’estimation de la juste valeur des immeubles, l’utilisation actuelle des immeubles correspond à
leur utilisation optimale sous réserve d’un vide locatif partiel sur le site de Bois Sauvage.
Aucun changement n’a été apporté à la technique d’évaluation au cours de l’exercice.
(2) Valorisation est faite sur base de ventes de biens comparables dans la région proche.
(3) Valorisation au coût historique.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
156
   
x € 1.000
2025
2024
Produits locatifs et récupération de charges
729
704
Charges locatives
0
0
Les loyers encaissés en 2025 sont en légère augmentation par rapport à 2024 sur base
de l’indexation.
6.
Goodwill et immobilisations incorporelles
   
 
Goodwill
Immobilisations
Total
x € 1.000
 
incorporelles
 
Solde au 31 décembre 2024
11.003
84.855
95.858
Solde au 31 décembre 2025
11.003
111.908
122.910
Notes aux états financiers consolidés
157
Immobilisations incorporelles
Total
Goodwill
Droits au bail
Logiciels
Divers
Droits d’utilisation
x € 1.000
informatiques
IFRS 16
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2024
11.240
35.213
5.557
1.176
119.270
172.456
Acquisitions
3.494
720
22.668
26.882
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
0
Cessions et désaffectations
0
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
864
864
Variations de périmètre
0
Écarts de change
9
9
Autres
0
Au 31 décembre 2024
11.240
39.570
6.286
1.176
141.938
200.210
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2024
-237
-12.717
-4.094
-846
-66.107
-84.001
Amortissements de l’exercice
-2.057
-658
-52
-16.315
-19.083
Amortissements par voie de regroupement d’entreprises
0
Cessions et désaffectations
0
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
-400
-400
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
-864
-864
Variations de périmètre
0
Écarts de change
-5
-5
Autres
0
Au 31 décembre 2024
-237
-16.038
-4.757
-898
-82.422
-104.352
Solde au 31 décembre 2024
11.003
23.535
1.530
278
59.517
95.861
Valeur d’acquisition
11.240
39.572
6.287
1.176
141.938
200.213
Cumul des amortissements et dépréciations
-237
-16.038
-4.757
-898
-82.422
-104.352
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
158
Immobilisations incorporelles
Total
Goodwill
Droits au bail
Logiciels
Divers
Droits d’utilisation
x € 1.000
informatiques
IFRS 16
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2025
11.240
39.572
6.287
1.176
141.938
200.213
Acquisitions
3.261
789
40.559
44.609
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
Cessions et désaffectations
145
-18.382
-18.237
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
Transferts
-1.178
-1.178
Variations de périmètre
Écarts de change
-18
-18
Autres
-1
1
Au 31 décembre 2025
11.240
42.977
7.058
1.176
162.938
225.389
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2025
-237
-16.038
-4.757
-898
-82.422
-104.352
Amortissements de l’exercice
267
-686
-49
-17.080
-17.548
Amortissements par voie de regroupement d’entreprises
Cessions et désaffectations
-145
12.841
12.696
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
Transferts
6.718
6.718
Variations de périmètre
Écarts de change
9
9
Autres
0
-1
-1
-2
Au 31 décembre 2025
-237
-15.915
-5.435
-948
-79.943
-102.479
Solde au 31 décembre 2025
11.003
27.062
1.623
228
82.995
122.910
Valeur d’acquisition
11.240
42.977
7.058
1.176
162.938
225.389
Cumul des amortissements et dépréciations
-237
-15.915
-5.435
-948
-79.943
-102.479
Notes aux états financiers consolidés
159
La totalité du Goodwill au 31 décembre 2025 et 2024 concerne l’acquisition de Neuhaus. Un test
de dépréciation a été réalisé à fin 2025 sur base de l’actualisation des cash-flows futurs hors impact
IFRS 16 et les multiples de sociétés comparables (multipliés par la moyenne des comptes de résultat
de la société sur les deux dernières années). Les principales hypothèses utilisées sont basées sur un
business plan à 5 ans, un coût moyen pondéré du capital proche de 8,2 % (coût des fonds propres
de 8.7 %), un taux de croissance de l’EBIT sur base du business plan entre 2025 et 2030 et de 2 % à
long terme. Une décote de 15 % est ensuite appliquée au résultat obtenu pour tenir compte de l’il-
liquidité de cette participation. La valeur recouvrable de Groupe Chocolatier est d’EUR 491,1 mil-
lions au 31 décembre 2025. Une variation de ces hypothèses à la hausse ou à la baisse de 10 % ne
modifierait pas la conclusion du test de dépréciation réalisé sur le Goodwill. Pour 2024, un coût
moyen pondéré du capital de 7,52 % a été pris en compte y inclus 8,65 % de coût des fonds propres.
Un taux de croissance de 2 % a été considéré pour le long terme ainsi qu’une décote d’illiquidité
de 15 %.
Les Droits au Bail comportent les droits payés en France et en Belgique pour l’accès à la location
d’un espace commercial. Dans la mesure où le droit au renouvellement du bail dont dispose le loca-
taire en France (« droit au bail ») ne connaît pas de limite légale ou contractuelle, ces immobilisations
incorporelles à durée d’utilité indéterminée ne font pas l’objet d’amortissement mais sont soumises
à un test de dépréciation au moins chaque année. Les Droits au Bail pour les commerces situés en
Belgique disposent d’une durée d’utilisation liée au contrat de location. Un amortissement est donc
comptabilisé sur ceux-ci en fonction de la durée du bail qui y est liée. La valeur comptable des Droits
au Bail à durée d’utilité indéterminée s’élève à EUR 27.0 millions au 31 décembre 2025.
Dans le cadre de la réalisation du test de dépréciation, le Goodwill ainsi que les immobilisations
incorporelles à durée d’utilité indéterminée (Droits au Bail) ont été intégralement affectés au groupe
d’unités génératrices de trésorerie représentant les filiales du Groupe Chocolatier.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
160
7.
Participations mises en équivalence
Les sociétés qui ont été intégrées selon la méthode de mise en équivalence sont les suivantes :
   
 
Taux de détention
Droits de vote
Activité principale
 
(%)
(%)
 
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
 
Chmielna BPI
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Piano Forte BPI
40,00
0
40,00
0
Immobilier
Moniuszki BPI
70,00
0
70,00
0
Immobilier
Corc, LLC, USA-Zebulon, 27597 NC
0
22,73
0
22,73
Immobilier
Eaglestone Group SARL, L-1637 Luxembourg
30,00
30,00
30,00
30,00
Immobilier
Ecuadorcolat, SA, Samborondon, Equateur
27,73
24,80
27,73
24,80
Industrie
Fidentia Belux Offices, SA, B-1000 Bruxelles, BE0768.689.366
34,14
34,14
34,14
34,14
Immobilier
Freerain, SRL, B-1200 Bruxelles, BE0877.455.664
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Futerro (2), SA, B-7760 Celles, BE0892.199.070
20,77
21,73
20,77
21,73
Industrie
Futerro Holding SA, B-7760 Celles, BE0805.045.956
0
14,53
0
14,53
Industrie
Galactic (1), SA, B-7760 Celles, BE0408.321.795
14,50
14,53
14,50
14,53
Industrie
Global Vine, LLC, USA-Zebulon 27597 NC
41,98
44,06
41,98
44,06
Industrie
Magritte Holding, SAS (3), L-1528 Luxembourg / Vinventions
14,47
16,14
14,47
16,14
Industrie
Noël Group, LLC, USA - 501 Innovation way, Zebulon 27597 NC
27,30
28,66
27,30
28,66
Industrie
Oxygen Development, SA, B-1200 Bruxelles, BE0673.739.135
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Plaine 17 Holding, SRL, B-1000, BE0781.418.637
64,92
64,92
64,92
64,92
Immobilier
Praça de Espanha I, SA, PT - Lisbon 1250-096
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Praça de Espanha II, SA, PT - Lisbon 1250-096
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Serendip, S.A., B-1070 Bruxelles, BE0466.354.026
32,29
32,29
32,29
32,29
Industrie
Zeb Land, LLC, USA - Raleigh, 27614 NC
0
29,83
0
29,83
Immobilier
(1) Participation qui est mise en équivalence dans les participations mises en équivalence chez Compagnie du Bois Sauvage
(2) En direct et indirect
(3) En direct et indirect via Global Vine et Noël Group
Notes aux états financiers consolidés
161
Valeur x € 1.000
Société
2025
2024
Eaglestone Group, SARL
24.606
49.167
Fidentia Belux Offices, SA
25.823
26.788
Chmielna BPI
11.605
7.047
Serendip
9.737
11.469
Noël Group, LLC
0
7.278
Autres
21.386
27.344
Total
93.156
129.093
La diminution des investissements comptabilisés selon la méthode de mise en équivalence est
principalement due à des dépréciations et à la quote-part dans les résultats de celles-ci pour
Eaglestone, Noël Group et Vinventions.
■
Ainsi, une dépréciation pour le Groupe Eaglestone d’un montant d’EUR 10,7 millions ainsi
qu’un résultat négatif à hauteur de 12,9 millions pour 2025 ont été enregistrés. Cette
dépréciation tient compte de la persistance d’une situation économique immobilière
au ralenti dans notre modèle de valorisation utilisant la méthode des cash flow futurs
actualisés. Le coût moyen pondéré du capital (WACC) de 12,3% a été pris en compte sur
base du mix en pourcentage de fonds propres et dette. Enfin, une croissance de 2 % a été
prise en compte après 2030.
■
Au niveau de Fidentia, une perte de Euro 1 million a été enregistrée ce qui explique la
diminution de la valeur de mise en équivalence.
■
Quant à Noël Group et Vinventions, le processus de vente des actifs a été initié. Ils ont ainsi
fait l’objet d’un reclassement en actif disponible à la vente selon la norme IFRS 5. La vente
étant hautement probable, les critères sont en effet rencontrés. Les participations ont été
réévaluées au plus bas entre leur valeur comptable et la valeur de réalisation, avec pour
conséquence la comptabilisation d’une perte de valeur de EUR 0,7 million.
La diminution au niveau des autres participations est principalement conduite par la vente de
Zeb land et la dépréciation actée sur Vinventions.
Toutes les participations mises en équivalence sont des « entreprises associées ». Il n’y
généralement pas de restrictions à la remontée de cash ou distribution de dividendes dans
ces entreprises associées.
Informations résumées concernant les sociétés mises en équivalence
x € 1.000
2025
2024
Solde au 1
er
 janvier
129.093
151.530
Acquisitions
5.268
5.971
Cessions
654
0
Résultat de la période
-9.363
-2.476
Distribution de la période
-3.642
-2.488
Variation des réserves de couverture
-50
-10
Dépréciations / Pertes de valeur
-19.604
-23.548
Reprise de dépréciation
0
0
Écarts de conversion
-1.853
1.783
Autres
-7.347
-1.669
Solde au 31 décembre
93.156
129.093
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
162
Les « Acquisitions » concernent en 2025 principalement le projet Piano Forte BPI en Pologne pour
un montant de EUR 3,9 millions conformément aux accords.
Les « Résultats de la période » des sociétés mises en équivalence ont été principalement influencés
par Eaglestone pour EUR -12,9 millions, Fidentia Belux Offices pour EUR -1,0 million, Praça de
Espanha pour EUR +1,9 million, Noel Group pour EUR -0,6 million, Chmielna pour EUR 4,6 millions
et Vinventions pour EUR -0,5 million.
Les « Distributions de la période » sont associées à la vente des batiments et des terrains de
l’ancienne usine de Vinventions qui a été déplacée au Mexique représentant EUR 0,9 million pour
Corc et EUR 2,7 millions pour Zeb land.
Les écarts de conversion reflètent principalement les variations du cours du dollar US par rapport
à l’euro pour Noël Group.
La catégorie ‘Autres’ intègre principalement l’impact du transfert de Noël Group en actif disponible
à la vente pour EUR -6,6 millions.
Les informations financières résumées des entreprises associées du Groupe
sont présentées ci-dessous :
   
 
2025
Dont Eaglestone
Dont Fidentia Belux
Dont Chmielna
2024
Dont Eaglestone
Dont Fidentia Belux
x € 1.000
   
Offices
     
Offices
Actifs non-courants
536.992
178.892
169.544
0
523.590
269.888
161.981
Actifs courants
905.489
441.773
4.220
141.135
990.568
523.445
4.773
Total actifs
1.442.481
620.665
173.764
141.135
1.514.158
793.333
166.754
Passifs non-courants
698.757
322.034
91.924
0
671.223
223.932
82.556
Passifs courants
442.064
250.843
6.200
43.168
512.608
466.940
5.732
Total passifs
1.140.821
572.877
98.124
43.168
1.183.831
690.872
88.288
Total actif net
301.660
47.788
75.640
97.966
330.417
102.461
78.466
Quote-part du Groupe dans l’actif net des entreprises associées (1)
93.156
14.337
25.824
11.605
129.093
30.738
26.789
Total produits
618.556
299.320
6.556
277.797
24.195
11.327
5.619
Total résultat
48.266
-38.808
-2.889
98.290
-32.841
11.327
-10.859
Quote-part dans le résultat des entreprises associées
-9.363
-11.642
-965
4.450
-2.476
3.398
-3.707
(1) La différence entre la valeur des « Participations mises en équivalence » et la quote-part du Groupe dans l’actif
net des entreprises associées correspond principalement à la valeur des goodwills d’acquisition sur Eaglestone,
Noël Group, Futerro ainsi que la dépréciation actée sur Vinventions.
Notes aux états financiers consolidés
163
8.
Participations à la juste valeur via résultat
Les principales participations à la juste valeur via résultat sont les suivantes :
   
 
Activité principale
Taux de détention (%)
Niveau de juste
       
valeur
Société
 
2025
2024
 
Berenberg Bank, GmbH, D-20354 Hambourg
Banque
11,40
11,40
(3)
Esch 404, SARL, L-1637 Luxembourg
Immobilier
15,02
15,00
(3)
First Retail International 2, SA (FRI2), B-1702 Groot-Bijgaarden, BE0644.497.494
Immobilier
5,68
5,68
(3)
Matignon Technologies II, F-75116 Paris
Holding
6,29
6,29
(3)
Mitiska European Real Estate Partners 3 (MEREP3), B-1702 Groot-Bijgaarden, BE0788.585.452
Immobilier
7,76
8,50
(3)
Sentinel National Urban RPI, L.P. USA - New York, 10020 NY
Immobilier
16,26
16,26
(3)
Umicore, SA, B-1000 Bruxelles, BE0401.574.852
Industriel
1,60
1,60
(1)
Ageas SA, B-1210 Bruxelles, BE 0451.406.524
Industriel
0,09
0,26
(1)
Valiance Life Science Growth Investments, L-5365 Munsbach
Recherche médicale
4,14
3,73
(3)
Ynsect, SAS, F-91000 Evry-Courcouronnes
Industriel
0,00
3,74
(3)
Niveau de juste valeur (IFRS 13)
(1) Actifs cotés en bourse et valorisés au cours de bourse de clôture.
(2) Actifs non cotés pour lesquels il y a eu des transactions de marché et valorisés au prix des dernières transactions connues et significatives.
(3) Autres valorisations dont la méthode est explicitée ci-dessous pour les participations les plus importantes.
   
 
Valeur x € 1.000
Société
2025
2024
Umicore, SA
70.835
39.395
Berenberg Bank, GmbH
50.658
42.959
First Retail International 2, SA (FRI2)
13.639
13.052
Ageas
11.230
22.971
Sentinel National Urban RPI, L.P.
4.918
6.140
Merep 3
11.364
5.064
Autres
7.046
6.865
Total
169.690
136.446
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
164
■
La banque Berenberg a fait l’objet d’une évaluation sur base d’une moyenne entre (i) l’actif
net majoré d’un goodwill net du capital alloué au risque et (ii) l’actif net réévalué via le
« price-to-book ratio » moyen sur un groupe de sociétés comparables, sur base d’une
moyenne du résultat des trois dernières années. La première méthode de valorisation
utilise le « price/earnings ratio » moyen de ce même groupe de sociétés comparables pour
évaluer le goodwill à partir des profits générés par la banque. Une décote de 25 % est
appliquée au résultat final pour tenir compte de l’illiquidité de la participation. À celle-ci
s’ajoute une décote de 16 % pour tenir compte de distributions statutaires en cas de vente
de cette participation. La valorisation ne se basant pas sur des cash flows prévisionnels
actualisés, la mention d’un taux d’actualisation n’est pas relevante. L’analyse de sensibilité
faite en modifiant de 10 % à la hausse ou à la baisse les profits montre une variation de la
valorisation de Berenberg Bank d’un montant d’EUR 3,1 millions. L’analyse de sensibilité
faite en modifiant de 10 % à la hausse ou à la baisse les ratios de Price/Earnings montre une
variation de la valorisation de Berenberg Bank d’un montant d’EUR 3,1 millions. L’analyse
de sensibilité faite en augmentant ou diminuant de 5 % la décote montre une variation de la
valorisation de Berenberg Bank d’un montant d’EUR 3,4 millions. La valeur de marché de la
participation dans la banque Berenberg est d’EUR 50,7 millions au 31 décembre 2025 par
rapport à EUR 42,9 millions au 31 décembre 2024.
■
L’augmentation significative enregistrée sur Umicore est liée principalement au renforcement
du cours (9,96 EUR à 17,9 EUR).
■
Le niveau 3 est composé de titres non cotés soumis au risque de valorisation mais qui est
atténué par la diversité des investissements effectués par la Compagnie du Bois Sauvage.
Les mouvements dans la rubrique des participations à la juste valeur via le
résultat peuvent se résumer comme suit :
   
 
2025
dont niveau de
2024
dont niveau de
x € 1.000
 
juste valeur 3
 
juste valeur 3
Solde au 1
er
 janvier
136.446
73.480
216.739
98.349
Acquisitions
6.310
6.310
6.073
6.073
Cessions
-12.657
-445
-1.356
-8.732
Variation de la juste valeur
42.452
10.541
-78.017
-15.217
Dépréciations
   
0
0
Remboursements de capital
-1.888
-1.888
-7.496
-7.496
Écarts de conversion
-372
-372
502
601
Autres
-600
 
0
0
Solde au 31 décembre
169.690
87.625
136.446
73.480
En 2025, les principales acquisitions concernent l’augmentation de capital dans Merep 3
pour EUR 5,5 millions. Les cessions sont principalement liées à la vente d’actions Ageas pour
EUR 12,2 millions.
Au 31 décembre 2025, la « Variation de juste valeur » concerne principalement Umicore
EUR 31,4 millions et Berenberg pour EUR 7,7 millions ainsi que l’augmentation enregistrée sur
FRI2 pour EUR 2,5 millions.
Les écarts de conversion reflètent principalement les variations du cours du dollar relatifs à
Sentinel National Urban Partner I (Snurpi).
Notes aux états financiers consolidés
165
9.
Autres actifs courants et non-courants
   
 
Courants
Non-courants
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
Avances et prêts non obligataires
   
8.456
627
Prêts sous forme d’obligations non convertibles
   
56.287
73.232
Prêts sous forme d’obligations convertibles
       
Cautionnements
   
4.108
3.968
Placements de trésorerie à terme de plus de 3 mois
   
1.097
1.347
Instruments de couverture
       
Charges reportées et produits acquis
10.155
9.576
   
Autres
       
Total
10.155
9.576
69.948
79.174
Les « Prêts sous forme d’obligations non convertibles » se poursuivent notamment en 2025, le
prêt à Eaglestone d’EUR 32,9 millions (y inclus EUR 2,9 millions de capitalisation d’intérêts) inté-
gre le prêt initial de EUR 25 millions pour l’achat de Cardinal ainsi que EUR 5 millions supplémen-
taires octroyés en 2025. Le prêt obligataire d’EUR 10,6 millions octroyé en 2016 à Fidentia Belux
Offices qui accompagne l’investissement en capital a été transféré à court terme et se trouve
dans la rubrique «Clients et autres débiteurs». Le reste est relatif aux prêts d’EUR 13,0 millions à
Ecuadorcolat et 6,3 millions d’EUR à Praça de Espanha I. Une réduction de valeur a été actée sur le
prêt d’EUR 2,2 millions à Plaine 17. Un nouveau prêt de EUR 7,1 millions a également été accordé
à Moniuszki/Piano Forte.
Les prêts convertibles et non-convertibles sont comptabilisés au coût amorti. Voir note 28 pour
plus de détails concernant les prêts octroyés aux entreprises mise en équivalence.
Les taux et échéances de ces prêts sont indiqués en note 20. La juste valeur des prêts courants et
non courants n’est pas significativement différente de leur valeur nominale.
Les cautionnements sont relatifs principalement aux garanties données par le Groupe Chocolatier
pour la location de magasins.
Les charges reportées et produits acquis sont majoritairement comptabilisés dans le Groupe
Chocolatier et relatifs à des charges d’assurances, de contrat de maintenance, de droit d’entrées, etc.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
166
10.
Impôts sur le résultat
   
x € 1.000
2025
2024
Impôts sur le résultat
   
- Charge (produit) d’impôts courants
10.236
12.763
- Charge (produit) d’impôts différés
3.450
563
Total
13.686
13.326
   
x € 1.000
2025
2024
Rapprochement entre la charge (produit) d’impôts et le bénéfice
   
comptable
   
- Résultat avant impôts
59.055
-49.761
- Impôts calculés au taux de 25 %
14.764
-12.440
- Effet de taux d’impôts différents utilisés dans d’autres pays en intégration
1.114
633
globale
   
- Effet de l’immunisation des plus et moins-values de cession ou latentes
(1)
-8.522
23.914
- Effet de l’immunisation des dividendes perçus
-630
-1.328
- Effet des intérêts notionnels et pertes antérieures récupérées
-197
81
- Effet des ajustements d’impôts relatifs aux exercices antérieurs
-344
-4
- Effet des ajustements d’impôts différés relatifs aux exercices antérieurs
4.576
3.647
- Effet du résultat des sociétés mises en équivalence
(2)
2.192
276
- Effet de reprise (dotation) de provision taxée
-62
-1
- Perte fiscale de l’exercice non reconnue
328
-1.573
- Autres ajustements d’impôts (DNA, pertes récupérables, divers)
468
120
Charge ou (produit) d’impôts de l’exercice
13.686
13.326
Impôts différés par origine de différence temporelle
   
 
ACTIF
PASSIF
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
Actifs et Passifs d’impôts différés
       
Immobilisations corporelles
       
Immeubles de placement
 
410
0
3.933
Contrats de change
       
Instruments financiers
     
1
Provision pour avantages du personnel
380
718
   
Autres
2.028
5.623
2.488
1.617
Pertes fiscales et crédits d’impôts non
116
2.469
   
utilisés
       
Compensations d’impôts différés actifs/
-116
-2.469
-116
-2.469
passifs
       
Impôts différés actifs et passifs
2.409
6.751
2.373
3.082
résultant des différences
       
temporelles
       
Pertes fiscales reportables inutilisées pour
173.727
153.927
   
lesquelles aucun impôt différé actif n’est
       
reconnu
       
(1) Cette rubrique concerne les résultats sur actions ayant un régime fiscal spécifique en Belgique. (plus value et moins
value sur cession + ajustement à la juste valeur) voir notes 23 et 24.
(2) L’impact fiscal du résultat des sociétés mises en équivalence est globalisé dans la rubrique « Part dans le résultat
des participations mises en équivalence » à l’exception de Noël Group, LLC.
Les budgets de Compagnie du Bois Sauvage ne prévoyant pas de base taxable pour les années à
venir, les impôts différés actifs relatifs aux pertes fiscales reportables n’ont pas été reconnus.
Notes aux états financiers consolidés
167
11.
Stocks
Ventilation du stock
   
x € 1.000
2025
2024
Matières premières
2.224
1.758
Approvisionnements
4.897
4.318
En cours de fabrication
623
261
Produits finis et marchandises
20.626
23.175
Immeubles destinés à la vente
 
16
Total
28.369
29.528
Le stock est principalement celui détenu par le Groupe Chocolatier pour son activité. Le coût des
stocks a été évalué au plus bas du coût (direct de production augmenté d’une allocation de coût
indirect de production) et de la valeur nette de réalisation. Les réductions de valeur sur le stock
d’emballages sont fonction de leur utilisation future probable.
Le Groupe a acté de nouvelles provisions en 2025 pour un montant
d’EUR 1,4 million principa-
lement associé à l’augmentation du coût des matières premières. Le montant des provisions sur
stock est d’EUR 4,5 millions au 31 décembre 2025.
12.
Clients et autres débiteurs
   
x € 1.000
2025
2024
Clients avant réductions de valeur
77.977
63.161
Prêts
33.406
27.210
Réductions de valeur sur clients
-2.197
-1.943
Autres
5.169
12.922
Total
114.356
101.350
La rubrique « Clients » concerne principalement le Groupe Chocolatier. Le total des créances du
Groupe Chocolatier à fin 2025 est en augmentation par rapport à 2024 en raison d’une activité en
croissance sur décembre 2025 par rapport à la même période en 2024. Le nombre élevé de clients
de taille réduite limite le risque de défaut de paiement. Le Groupe est cependant attentif à la qua-
lité de ses clients et, pour les plus importants, prend des informations via une société spécialisée.
Le Groupe évalue toujours la correction de valeur pour pertes sur les créances clients au montant
des pertes de crédit attendues pour la durée de vie de la créance. Les pertes de crédit attendues
sur les créances clients sont estimées au moyen d’une matrice de provisions établie selon l’expé-
rience passée en matière de défaillance des débiteurs et une analyse de leur situation financière
actuelle. Elles sont ensuite ajustées en fonction de facteurs propres au débiteur, de l’état général
de l’économie dans le secteur où le débiteur exerce ses activités et d’une appréciation de l’orien-
tation, aussi bien actuelle que prévue, des conditions ayant cours à la date de clôture.
La rubrique «Prêts» se compose principalement comme suit: un prêt à Esch pour EUR 13,3 mil-
lions (contre EUR 12,4 millions en 2024) et un prêt à Praça II pour EUR
4,7 millions (contre 13,7
millions en 2024, soit EUR 9 millions qui ont été remboursés en 2025). Elle intègre également en
2025 le transfert à court terme de Fidentia pour EUR 10,6 millions et le prêt de Futerro pour EUR
3,9 millions (qui se trouvaient dans la rubrique «actifs financiers non courants» en 2024).
La ligne « Autres » est en légère diminution par rapport à 2024 et reprend principalement la part
de Compagnie du Bois Sauvage dans le bénéfice de Berenberg Bank à recevoir pour EUR 2,4 mil-
lions en 2025 (avant impôts) contre EUR 6,3 millions en 2024.
L’échéance des créances clients se résume comme suit :
   
x € 1.000
2025
2024
Non échus
67.038
55.646
Echus à moins de 60 jours
6.173
3.984
Echus entre 60 et 120 jours
2.617
1.456
Echus à plus de 120 jours
2.149
2.075
Total
77.977
63.161
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
168
13.
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
   
x € 1.000
2025
2024
Actions et parts détenues à des fins de transactions
3.759
9.675
Titres autres que des actions
 
0
Instruments dérivés
 
0
Total
3.759
9.675
Les actifs financiers du Groupe classés dans la rubrique « Actifs financiers à la juste valeur via résul-
tat » concernent principalement des actions belges et européennes cotées sur Euronext et dont
les ajustements à la juste valeur sont comptabilisés via le compte de résultats.
La variation de la juste valeur des actions et parts détenues à des fins de transactions a été influen-
cée principalement par la fluctuation du cours de BNP Paribas Fortis (de 31 Euro en 2024 à
41,8 Euro en 2025) et de Solvay (de 31,1 Euro en 2024 à 27,1 Euro en 2025). Les autres titres en
portefeuille de AB Inbev, Engie, Orange et Syensqo ont été cédés.
   
x € 1.000
2025
2024
Catégorie
Syensqo
 
3.175
(1)
Solvay
815
1.402
(1)
BNP Paribas-Fortis
2.945
2.184
(1)
Engie
 
1.837
(1)
Orange Belgium
 
594
(1)
AB Inbev
 
483
(1)
Total
3.759
9.675
 
Catégorie IFRS 13
(1) Actifs et passifs identiques cotés sur des marchés actifs et valorisés au cours de clôture.
(2) Actifs et passifs non cotés pour lesquels il y a eu des transactions de marché et valorisés au prix des dernières
transactions connues et significatives. La juste valeur a été déterminée en actualisant les cash flows futurs sur
base des taux d’intérêts de marché pour les emprunts à taux fixe et les produits dérivés et n’a pas été considérée
différente de l’évaluation au coût amorti pour les autres actifs/passifs et emprunts à taux variable en raison de
l’évolution des taux d’intérêts.
(3) Autres valorisations qui ne sont pas basées sur des données observables de marché.
14.
Trésorerie et équivalents de trésorerie
   
x € 1.000
2025
2024
Valeurs disponibles
43.667
28.116
Placements à moins de trois mois
29.821
13.241
Total
73.488
41.357
Les « Valeurs disponibles » comprennent les liquidités utilisables immédiatement ou disponibles à
moins de trois mois. Elles sont en compte dans des banques européennes et aux États-Unis (pour
Surongo America) ayant un « investment grade ». L’augmentation des valeurs disponibles résulte de
la vente des différents titres de trésorerie dont Ageas principalement.
Notes aux états financiers consolidés
169
15.
Capital et réserves
Capital
A. Capital émis
   
 
Nombre
Capital social
Primes
(EUR)
d’actions
 
d’émission
Solde au 31 décembre 2023
1.658.509
84.410.825
69.886.294
Dont actions détenues par la société elle-même
5.219
   
Réduction de capital
     
Exercice de warrants et de droits de souscription
     
Annulation d’actions propres
-39.516
   
Reclassification par transfert des réserves 'primes d’émission'
     
Solde au 31 décembre 2024
1.618.993
84.410.825
69.886.294
Dont actions détenues par la société elle-même
3.186
   
Réduction de capital
     
Exercice de warrants et de droits de souscription
     
Annulation d’actions propres
-14.587
   
Reclassification par transfert des réserves 'primes d’émission'
     
Solde au 31 décembre 2025
1.604.406
84.410.825
69.886.294
Dont actions détenues par la société elle-même
1.334
   
Au 31 décembre 2025, comme au 31 décembre 2024, le capital social entièrement libéré s’élève
à EUR 84.410.825. Il est représenté par 1.604.406 parts sociales sans désignation de valeur nomi-
nale, au 31 décembre 2025.
La forme des titres est, depuis la décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2013,
soit dématérialisée soit nominative.
B. Capital autorisé
L’autorisation d’augmenter le capital social de la Société pour le porter à un montant maxi-
mum d’EUR 231.618.968 donnée par l’Assemblée générale extraordinaire du 23 avril 2008 a été
supprimée lors de
l’Assemblée générale extraordinaire du 25 avril 2012. Depuis lors, le capital
autorisé n’a plus fait l’objet d’un renouvellement.
C. Capital potentiel
Il n’y a, au 31 décembre 2025, aucun plan d’options en cours pour le personnel, ni de warrant
en circulation.
D. Actions Compagnie du Bois Sauvage détenues par la Société
L’Assemblée générale extraordinaire du 28 avril 2010 a donné au Conseil d’administration l’au-
torisation d’acquérir conformément aux articles 7:215 et 7:221 du Code des Sociétés et des
Associations, directement ou par l’intermédiaire de sociétés contrôlées agissant pour le compte
de Compagnie du Bois Sauvage, pendant une période de trois ans, un nombre d’actions propres,
entièrement libérées, à concurrence de maximum dix pour cent des parts sociales émises, à un
prix unitaire qui ne pourra être inférieur à un euro, ni supérieur de plus de vingt pour cent au cours
de clôture le plus élevé des vingt derniers jours de cotation précédant l’acquisition. Cette autorisa-
tion a été renouvelée pour une période de trois ans lors de l’Assemblée générale du 24 avril 2013
et pour une période de 5 ans lors de l’Assemblée générale du 27 avril 2016 et du 28 avril 2021.
Le Conseil d’administration de Compagnie du Bois Sauvage du 7 mars 2022 a décidé de réactiver
le programme de rachat d’actions propres. Le détail de rachats d’actions propres se trouve sur le
site web de la société. Les actions Compagnie du Bois Sauvage détenues en propre n’ont pas droit
au dividende.
En date du 31 décembre 2025, la Société détient 1 334 actions propres. Ces dernières n’ont pas
encore été annulées.
E. Droit de vote
Chaque action Compagnie du Bois Sauvage donne droit à une voix aux assemblées générales. Ce
droit de vote est suspendu pour les actions qui sont détenues en propre par la Société.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
170
Résultats non distribués
Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée Générale Ordinaire du 22 avril 2026 l’attri-
bution d’un dividende brut d’EUR 8,60 par action.
Réserves
Au 31 décembre 2025, les Réserves sont principalement relatives aux écarts de conversion sur
les USD de la filiale aux États-Unis ainsi qu’aux actions propres (voir aussi
l’État Consolidé des
Variations des Capitaux Propres).
Le 6 mai 2025, le dividende relatif à l’exercice 2024 d’EUR 8,40 brut par action a été payé soit un
total d’EUR 13.599.541.
15 Bis. Participations ne donnant pas le contrôle
Le poste « Participations ne donnant pas le contrôle » (anciennement appelé « Minoritaires »)
concerne quasi-exclusivement la part non contrôlée dans Jeff de Bruges (34 %) et dans Artista
Chocolates (24 %).
Concernant Artista Chocolates, le Groupe fournit un support financier temporaire et ne peut pas
disposer des actifs et passifs des entreprises sans l’accord des actionnaires qui détiennent les par-
ticipations ne donnant pas le contrôle. Il est à noter que le total des actifs pour Artista s’élève à
EUR 4 millions.
Les informations résumées concernant Jeff de Bruges SAS sont présentées ci-dessous avant les éli-
minations intercompagnies. Voir aussi la note 31 pour plus d’informations.
   
 
2025
2024
x € 1.000
Jeff de Bruges
Jeff de Bruges
Actifs non courants
125.219
102.817
Actifs courants
100.225
83.096
Passifs non-courants
46.972
33.638
Passifs courants
75.869
53.150
Capitaux propres du Groupe
67.718
65.580
Participations ne donnant pas le contrôle
34.885
33.545
Total chiffre d’affaires
179.494
169.271
   
 
2025
2024
x € 1.000
Jeff de Bruges
Jeff de Bruges
Résultat de l’exercice
20.552
19.876
Autres éléments du résultat global
 
0
Résultat global de l’exercice
20.552
19.876
Résultat de l’exercice
   
Part du Groupe Compagnie du Bois Sauvage
13.564
13.129
Participations ne donnant pas le contrôle
6.988
6.747
Résultat global de l’exercice
   
Part du Groupe Compagnie du Bois Sauvage
13.581
13.092
Participations ne donnant pas le contrôle
6.971
6.784
Dividende payé aux participations ne donnant pas le contrôle
-6.800
-6.800
Notes aux états financiers consolidés
171
16.
Emprunts courants et non courants
   
 
Courant
Non-courant
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
Emprunts obligataires
0
0
0
0
Emprunts bancaires
37.639
15.964
13.162
34.332
Contrats de location financement IFRS 16
17.836
11.290
67.343
54.017
Autres emprunts
6 631
0
0
0
Total
62.106
27.254
80.505
88.349
Au 31 décembre 2025, l’ensemble du Groupe a contracté de nouveaux emprunts pour EUR
22,5 millions.
Au 31 décembre 2025, Compagnie du Bois Sauvage satisfait à ses obligations en terme de ratios
vis à vis des banques.
En 2025, les emprunts courants et non-courants liés aux contrats de location (IFRS 16) s’élèvent
respectivement à EUR 17,8 millions et EUR 67,3 millions (voir aussi note 26).
L’échéancier des dettes courantes et non courantes au 31 décembre se compose comme suit :
   
x € 1.000
2025
2024
Échéant dans l’année
62.106
27.254
Échéant entre la 2
e
 et la 5
e
 année
71.866
76.977
Échéant au-delà de la 5
e
 année
8.639
11.372
Total
142.611
115.603
Détail de l’endettement financier du Groupe au 31 décembre (hors IFRS 16)
   
x € 1.000
Échéance
Taux
(1)
Montant 2025
(2)
Montant 2024
(2)
Emprunts bancaires du Groupe
       
hors Groupe Chocolatier
       
Emprunt bancaire 2019-2026
5/04/26
1,53 %
20.000
20.000
Crédit de caisse Surrongo Deutschland
 
Variable (Euribor)
831
1.340
     
20.831
21.340
Emprunts bancaires du Groupe
       
Chocolatier
       
Emprunts bancaires taux fixe
de 2025 à 2029
de 0,4 % à 4,5 %
14.758
1.282
Emprunts bancaires taux variable
 
Variable (Euribor)
15.212
27.674
     
29.971
28.956
Autres emprunts
       
Chmielna reverse loan
31/12/26
WIBOR 3M +3%
6.631
0
     
57.432
50.296
(1) Le taux est le taux fixe ou pour les taux variables, le taux couvert via IRS ou équivalent plus la marge si le taux est
couvert. La « comptabilité de couverture » n’est pas appliqué pour les IRS.
(2) Le montant est égal au coût amorti. Plus de détails se trouvent dans les principes et méthodes comptables,
rubrique des passifs financiers.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
172
Évolution des dettes financières (hors IFRS 16)
   
x € 1.000
2025
2024
Dettes financières au 1
er
 janvier
50.296
40.480
Nouveaux emprunts
21.282
28.194
Remboursement d’emprunts
-14.153
-18.378
Variation du périmètre de consolidation (acquisitions)
 
0
Variation du périmètre de consolidation (Cessions)
 
0
Effets taux de change
 
0
Autres
7
634
Dettes financières au 31 décembre
57.432
50.296
17.
Provisions
   
 
Courants
Non-courants
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
Litiges
   
256
187
Avantages du personnel
   
244
244
Autres
3.122
1.807
303
138
Total
3.122
1.807
802
569
Les provisions pour litiges ont été constituées principalement pour couvrir les risques liés, dans le
Groupe Chocolatier, à des sorties de personnel ou à des litiges avec des clients.
Les provisions « Autres » comprennent notamment des garanties données lors de ventes d’actifs.
En Belgique, le Groupe a des plans de pension à contribution définie. Ces plans étaient jusqu’au
31/12/2015 légalement sujet à un rendement minimum de 3,25 % pour les cotisations employeurs
et de 3,75 % pour les cotisations des employés sur une base moyenne de la durée de la carrière.
Au 31/12/2024 et au 31/12/2025, le Groupe n’a pas dû comptabiliser de montant pour compen-
ser une différence entre le taux minimum garanti et les réserves accumulées. Le Groupe a contri-
bué durant 2025 pour un montant d’EUR 1,5 million en tant qu’employeur et les employés ont
contribué pour un montant d’EUR 0,7 million. Depuis le 1
er
 janvier 2016, le taux minimum légal est
fixé à 1,75 % pour tous les nouveaux versements employeurs et employés.
   
 
Litiges
Avantages du
Autres
x € 1.000
 
personnel
 
Solde au 1
er
 janvier 2024
200
248
1.812
Provisions supplémentaires constituées au cours de la période
-13
 
218
Montants utilisés au cours de la période
 
-4
-30
Montants repris au cours de la période
   
-56
Modification du périmètre de consolidation
     
Effets de change
     
Autres mouvements
     
Solde au 31 décembre 2024
187
244
1.944
   
 
Litiges
Avantages du
Autres
x € 1.000
 
personnel
 
Solde au 1
er
 janvier 2025
187
244
1.944
Provisions supplémentaires constituées au cours de la période
68
 
2.016
Montants utilisés au cours de la période
   
-100
Montants repris au cours de la période
   
-504
Modification du périmètre de consolidation
   
-71
Effets de change
   
-18
Autres mouvements
0
0
158
Solde au 31 décembre 2025
256
244
3.424
Notes aux états financiers consolidés
173
18.
Fournisseurs et autres créditeurs
   
x € 1.000
2025
2024
Fournisseurs
36.406
35.082
Autres créditeurs
26.477
15.911
Total
62.883
50.993
Les dettes commerciales (fournisseurs) concernent principalement le Groupe Chocolatier. La poli-
tique du Groupe est de payer ses factures à l’échéance ou anticipativement si l’escompte fournis-
seur est plus important que son taux de financement moyen. L’augmentation enregistrée sur 2025
est liée au développement de l’activité. L’augmentation des autres créditeurs enregistrée sur 2025
est principalement dûe à l’effet de la saisonnalité et une augmentation enregistrée chez Jeff de
Bruges, en lien avec le dividende à payer pour les actionnaires minoritaires.
Les autres créditeurs reprennent pour partie les dettes salariales et sociales du Groupe (principa-
lement le Groupe Chocolatier) ainsi que des dettes diverses.
19.
Autres passifs
   
 
Courants
Non-courants
x € 1.000
2025
2024
2025
2024
Instruments dérivés
6
6
314
459
Autres
1.893
1.690
49
1.881
Total
1.898
1.696
363
2.340
Les instruments dérivés courants et non courants concernent quasi exclusivement la valorisation
à la juste valeur des couvertures de taux d’intérêts prises par le Groupe. Le lecteur trouvera des
informations chiffrées concernant ces instruments dans la note 20 de ce rapport annuel.
Le poste « Autres » concerne principalement des charges à imputer.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
174
20.
Instruments financiers et gestion des risques
Actifs et passifs financiers au 31 décembre
   
 
Note
2025
2024
   
Valeur
Juste valeur
Niveau de
Catégorie IFRS 9
Valeur
Juste valeur
Niveau de juste
Catégorie IFRS 9
x € 1.000
 
comptable
 
juste valeur
 
comptable
 
valeur
 
Actifs financiers
                 
Participations à la juste valeur via résultat
(*)
8
82.065
82.065
1
Juste valeur par le résultat
62.366
62.366
1
Juste valeur par le résultat
Participations à la juste valeur via résultat
(*)
8
0
0
2
Juste valeur par le résultat
0
0
2
Juste valeur par le résultat
Participations à la juste valeur via résultat
(*)
8
87.625
87.625
3
Juste valeur par le résultat
74.080
74.080
3
Juste valeur par le résultat
Autres actifs non courants
9
56.287
56.287
2
Cout amorti
73.232
73.232
2
Cout amorti
Autres actifs non courants
9
13.661
13.661
3
Cout amorti
5.942
5.942
3
Cout amorti
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
13
3.759
3.759
1
Juste valeur par le résultat
9.675
9.675
1
Juste valeur par le résultat
Autres actifs courants
9
33.406
33.406
2
Cout amorti
27.210
27.210
2
Cout amorti
   
276.803
276.803
   
252.505
252.505
   
Passifs financiers
                 
Emprunts non courants
16
13.162
13.162
2
Cout amorti
34.332
34.332
2
Cout amorti
Dettes de location non courants
16
67.343
67.343
2
Cout amorti
54.017
54.017
2
Cout amorti
Autres passifs non courants
19
0
0
2
Cout amorti
0
0
2
Cout amorti
Emprunts courants
16
44.270
44.270
2
Cout amorti
15.964
15.964
2
Cout amorti
Dettes de location courants
16
17.836
17.836
2
Cout amorti
11.290
11.290
2
Cout amorti
Instruments dérivés
19
0
0
2
Juste valeur par le résultat
0
0
2
Juste valeur par le résultat
Autres passifs courants
19
0
0
2
Cout amorti
0
0
2
Cout amorti
   
142.611
142.611
   
115.603
115.603
   
(*) Anciennement appelée Participations disponibles à la vente
Catégorie IFRS 13
(1) Actifs et passifs identiques cotés sur des marchés actifs et valorisés au cours de clôture.
(2) Actifs et passifs non cotés pour lesquels il y a eu des transactions de marché et valorisés au prix des dernières transactions connues et significatives. La juste valeur a été déterminée en actualisant les cash flows futurs sur base des taux
d’intérêts de marché pour les emprunts à taux fixe et les produits dérivés et n’a pas été considérée différente de l’évaluation au coût amorti pour les autres actifs/passifs et emprunts à taux variable en raison de l’évolution des taux
d’intérêts.
(3) Autres valorisations qui ne sont pas basées sur des données observables de marché.
Notes aux états financiers consolidés
175
Les Participations à la juste valeur via le résultat de niveau de juste valeur 3 concernent principale-
ment la banque Berenberg. La note 8 détaille la méthode de valorisation ainsi que les analyses de
sensitivité qui ont été réalisées.
Il n’y a pas eu de transfert entre le niveau de juste valeur 1 et 2 durant l’année.
Risque de prix
Compagnie du Bois Sauvage dispose d’un portefeuille d’investissements comprenant principale-
ment des actions belges et européennes cotées et non cotées. La nature de ce portefeuille fait que
la Société est exposée au risque de variation de prix.
La gestion de ce portefeuille repose sur une diversification du risque. Compagnie du Bois Sauvage
s’est également fixée des limites en terme de montant et de durée et a adapté ses systèmes de
back-office et de contrôle à la taille de l’activité.
Analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité dans le tableau ci-dessous tient compte d’une fluctuation de 5 % du prix des
actions sans tenir compte d’un effet temps.
   
 
2025
2024
 
Impact sur
Impact sur
Impact sur
Impact sur
 
le résultat
le résultat
le résultat
le résultat
 
net après
global
net après
global
x € 1.000
impôts
 
impôts
 
Actions à la juste valeur via résultat
8.485
 
6.822
 
Actions de trésorerie
188
 
484
 
Options de trésorerie
       
Risque de taux d’intérêts
Il existe un IRS pour lequel le groupe n’a pas documenté de relations de couverture.
Analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité ci-dessous tient compte de l’exposition aux fluctuations des taux d’intérêts
des instruments financiers dérivés et non dérivés à la date de clôture. L’analyse suppose que les
montants à la clôture de l’année restent identiques durant celle-ci. L’analyse de sensibilité dans le
tableau ci-dessous tient compte d’une fluctuation de 50 points de base des taux d’intérêts.
   
 
2025
2024
 
Impact
Impact sur
Impact
Impact sur
 
sur les
le résultat
sur les
le résultat
 
réserves
net après
réserves
net après
x € 1.000
 
impôts
 
impôts
Prêts obligataires convertibles et non convertibles
 
281
 
366
Emprunts à taux fixe au coût amorti
       
Emprunts à taux variables au coût amorti
 
76
 
135
Instruments financiers dérivés.
       
Risque de change
L’exposition au risque de change de Compagnie du Bois Sauvage est limitée au dollar américain
et au zloty (depuis 2023). Le risque en devise représente ± 6 % des actifs totaux. Les actifs en
devises sont considérés comme actifs industriels à long terme. Il n’y a pas de couverture en USD
au 31 décembre 2025 hormis celle liée à l’activité courante du Groupe Chocolatier. Les actifs libel-
lés en USD s’élèvent à EUR 25,4 millions au 31 décembre 2025.
   
 
2025
2024
x € 1.000
Actifs
Passifs
Actifs
Passifs
Exposition en dollars américains
25.425
 
32.304
4.963
Exposition en zlotys polonais
22.720
6.600
8.898
 
Total
48.145
6.600
41.202
4.963
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
176
Analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité ci-dessous tient compte de l’exposition aux fluctuations des taux de change
de 10 % du dollar américain (USD). Au vu de la sortie de Noël Group, l’exposition au dollar US est
fortement réduite depuis fin 2025.
   
 
2025
2024
 
Impact
Impact sur
Impact
Impact sur le
 
sur les
le résultat
sur les
résultat net
 
réserves
net après
réserves
après impôts
x € 1.000
 
impôts
   
Sensibilité nette en dollars américains
2.825
521
3.426
642
Sensibilité nette en zlotys polonais
1.791
458
   
Risque de crédit
Le Groupe se protège d’un risque de défaut de crédit d’une contrepartie par l’analyse et la sélec-
tion rigoureuse de celle-ci. Cette sélection est basée sur une notation d’agences indépendantes
ou d’informations financières disponibles. Les « Valeurs disponibles » sont en compte dans des
banques européennes et américaines.
Le nombre élevé de clients de taille réduite limite le risque de crédit du Groupe Chocolatier. Il
est cependant attentif à la qualité de ses clients et pour les plus importants clients à l’exportation,
prend des informations via une société spécialisée (voir note 12).
Le Groupe ne s’attend pas à avoir d’autres pertes de crédit sur ses actifs.
Risque de liquidité
Le Groupe a une politique active dans la gestion de ses liquidités et dans la flexibilité financière afin
d’assurer ses besoins en terme de liquidité. Le Groupe suit ses besoins et sources de financement
en fonction des échéances (voir note 16).
   
x € 1.000
2025
2024
Facilité de crédit
   
Lignes de crédit confirmées
65.195
67.195
Utilisation
0
0
Total net
65 195
67.195
Notes aux états financiers consolidés
177
Analyse des échéances des instruments financiers
Le tableau ci-dessous présente les échéances en capital des dettes du Groupe. Les échéances
prises sont celles qui correspondent à la première échéance possible (voir aussi note 16).
   
 
Taux d’intérêt
Échéant dans
Échéant entre un et
Échéant après
Total
x € 1.000
moyen pondéré
l’année
cinq ans
cinq ans
 
2025
         
Dettes à taux fixe
2,94 %
41.735
484
 
42.219
Dettes à taux variable
entre 3,6 % et 4,6 %
2.534
12.678
 
15.212
Instruments financiers
(1)
         
Charge d’intérêts jusqu’à échéance
 
1.256
541
85
1.882
   
x € 1.000
Taux d’intérêt
Échéant dans
Échéant entre un et
Échéant après
Total
 
moyen pondéré
l’année
cinq ans
cinq ans
 
2024
         
Dettes à taux fixe
1,71 %
3.142
19.838
0
22.980
Dettes à taux variable
entre 3,6 % et 4,6 %
12.822
14.494
0
27.316
Instruments financiers
(1)
         
Charge d’intérêts jusqu’à échéance
 
1.590
80
0
1.670
(1) Engagements nominaux des IRS (taux moyen et montant notionnel selon les échéances)
Analyse des prêts obligataires et non obligataires (voir aussi notes 9 et 12)
   
 
Taux d’intérêt
Échéant dans
Échéant entre un et
Échéant après
Total
x € 1.000
moyen pondéré
l’année
cinq ans
cinq ans
 
2025
5,9 %
33.406
64.743
0
98.150
2024
5,5 %
27.210
68.143
5.606
100.959
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
178
21.
Produits opérationnels
   
x € 1.000
2025
2024
Ventes
298.979
278.387
Autres ventes
6.141
5.401
Ventes
305.120
283.788
Dividendes sur participation à la juste valeur via résultat
4.707
11.001
Dividendes sur titres détenus à des fins de transaction
355
686
Intérêts sur participation à la juste valeur via résultat
1.889
610
Intérêts sur participations mises en équivalence
4.949
4.370
Intérêts divers
272
1.200
Dividendes et intérêts
12.173
17.866
Revenus locatifs
729
704
Récupérations locatives
0
0
Revenus locatifs
729
704
Autres produits
18.699
21.540
Total
336.721
323.898
Les ventes concernent exclusivement le Groupe Chocolatier. Il s’agit principalement de chocolats,
de glaces et de confiseries vendus par Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista comme décrit dans le
rapport de gestion.
Afin d’améliorer la compréhension de la répartition des différents produits opérationnels, les dif-
férentes catégories de produits ont été adaptées depuis 2024 afin d’isoler le chiffre d’affaires relatif
exclusivement aux ventes de chocolats et produits associés. Ainsi dans la catégorie « Ventes » sont
intégrés exclusivement les ventes de chocolat et produits associés.
Sous la rubrique « Autres ventes », les autres produits d’exploitation relatifs à la refacturation aux
franchisés de mobilier, de redevances ou de frais de formation divers sont enregistrés.
Les refacturations associées aux coûts de transport, des charges de loyer et de pub ou marketing
sont enregistrés sous la rubrique « Autres produits ».
Le chiffre d’affaires relatif à la vente de chocolat et produits associés est ainsi en augmentation de
7,4 % par rapport à 2024 grâce principalement à l’augmentation des prix.
Le niveau des dividendes procurés par les participations à la juste valeur via résultat en 2025 est en
diminution par rapport à 2024 principalement impacté par Berenberg et Umicore.
Les revenus locatifs de 2025 sont en légère augmentation par rapport à ceux de 2024.
Les « Autres produits » concernent, en plus des éléments décrits ci-dessus, des revenus perçus par
le Groupe pour les fonctions d’administrateur exercées dans ses participations, des différences de
change sur le dollar américain et d’autres revenus.
Notes aux états financiers consolidés
179
22. Charges opérationnelles
   
x € 1.000
2025
2024
Approvisionnements
-157.827
-146.085
Rémunérations
-47.827
-45.843
Cotisations sociales
-17.124
-15.877
Primes patronales assurances extra-légales
-2.900
-2.686
Autres frais de personnel
-6.237
-6.744
Frais de personnel
-74.088
-71.150
Amortissements (hors IFRS 16)
-12.567
-13.906
Amortissements des actifs au titre de droit d’utilisation
-17.080
-16.315
Pertes de valeur
-1.809
33
Provisions
0
34
Autres
-1.390
15
Amortissements, pertes de valeur et provisions
-32.845
-30.140
Intérêts emprunts bancaires
-2.057
-1.986
Intérêts obligataires
-113
-6
Autres charges financières
-4.581
-4.512
Charges financières
-6.751
-6.504
Autres charges opérationnelles
-19.411
-17.429
Total
-290.922
-271.308
Approvisionnements
Les approvisionnements concernent principalement le Groupe Chocolatier. Il s’agit de chocolats,
de marchandises, d’emballages ainsi que des charges d’entretien et réparation. Depuis 2024, afin
d’améliorer la compréhension du compte de résultats, les produits et les charges relatives aux acti-
vités directement liées au chocolat et à ses produits associés sont désormais rapportés séparem-
ment. Ainsi, les approvisionnements intégrent quasi exclusivement les activités liées au chocolat,
les coûts d’approvisionnement associés aux activités annexes sont rapportés en autres charges
opérationnelles. Les autres charges opérationnelles intégrent ainsi les charges liées au transport,
aux différentes redevances marketing et aux loyers en particulier.
Frais de personnel
Les frais de personnel concernent principalement le personnel du Groupe Chocolatier. Ces
charges ont été principalement impactées par l’index des salaires en Belgique de 3.5 %.
   
x € 1.000
2025
2024
Employés
384
381
Ouvriers
625
767
Total
1.009
1.148
Amortissements, pertes de valeur et provisions
Les amortissements concernent principalement les améliorations aux locaux commerciaux loués,
aux bâtiments et aux outils de production (voir aussi les notes 4 et 6).
Charges financières
La montant des intérêts sur emprunts bancaires reste stable (voir note 16).
Les autres charges financières sont principalement relatives à des frais bancaires, à des différences
de change et à la charge sur les locations reconnues avec la mise en place d’IFRS 16.
Les autres charges opérationnelles comprennent principalement des précomptes immobiliers et
taxes de bureaux. Comme indiqué précédemment, ces charges intégrent également les charges
liées au transport, aux différentes redevances, à la publicité et aux loyers en particulier.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
180
23.
Résultat sur cessions
   
x € 1.000
2025
2024
Pertes sur cessions
   
Immeubles de placement
   
Participations détenues en vue de la vente
   
Sur titres détenus à des fins de transactions et produits dérivés
-3.114
 
Autres
   
Total
-3.114
0
Gains sur cessions
   
Immeubles de placement
   
Participations détenues en vue de la vente
   
Sur titres détenus à des fins de transactions et produits dérivés
   
Autres
6.290
4.019
Total
6.290
4.019
Total général
3.175
4.019
Le perte enregistrée en 2025 est liée principalement à la vente des titres Solvay. Le gain de
EUR 6,3 millions enregistré en 2025 est principalement lié à le vente des titres Ageas et Engie.
Le gain en 2024 de EUR 4,0 millions enregistré en autre était lié au complément de prix relatif à
la vente de la participation dans Ogeda en 2017 à la suite de la réalisation du dernier milestone.
24.
Variations de juste valeur et dépréciations
   
x € 1.000
2025
2024
Variations de juste valeur
   
Immeubles de placement
-66
-42
Participations à la juste valeur via résultat
42.452
-78.124
Actions et parts détenues à des fins de transactions et produits dérivés
1.056
-1.780
Total
43.443
-79.946
Dépréciations
   
Sociétés mises en équivalence
-19.604
-23.548
Autres
-4.394
-400
Total
-23.998
-23.948
Total général
19.444
-103.894
Variations de juste valeur
La variation de juste valeur des Immeubles de placement concerne les surfaces de bureaux et de
logements détenues par Compagnie de Bois Sauvage à Bruxelles, la valorisation reste stable.
La variation de juste valeur des participations à la juste valeur via le résultat en 2025 se compose
principalement d’un montant d’EUR 31,4 millions relatifs aux actions Umicore, EUR 7,7 millions
liés à la participation dans Berenberg, EUR 2,5 millions dans FRI2. Les dépréciations pour les socié-
tés mises en équivalence sont constitués principalement de la dépréciation pour Eaglestone pour
EUR 10,7 millions et Magritte Holding pour EUR 3,1 millions. La ligne « Autres » intègre principale-
ment la dépréciation sur Serendip pour EUR 1,7 million et Plaine 17 pour EUR 1,2 million..
En 2025, la variation enregistrée pour les actions et parts détenues est principalement liée à la
vente des actions Engie, Orange, Syensqo et Solvay.
Notes aux états financiers consolidés
181
25.
Résultat par action
   
x € 1.000
2025
2024
Résultat de l’exercice de Base par action
   
Résultat net part du Groupe (x € 1.000)
37.814
-69.770
Nombre moyen pondéré d’actions
(1)
1.608.514
1.633.532
Résultat de l’exercice de Base par action (€)
23,51
-42,71
Résultat de l’exercice Dilué par action
   
Résultat net part du Groupe avec effet dilutif (x € 1.000)
37.814
-69.770
Nombre moyen pondére dilué d’actions
(2)
1.608.514
1.633.532
Résultat dilué par action (€)
23,51
-42,71
   
x € 1.000
2025
2024
Réconciliation du nombre moyen dilué d’actions
   
Nombre moyen d’actions
(1)
1.608.514
1.633.532
Warrants en circulation
(3)
0
0
Plan d’options réservé au personnel
(4)(5)
0
0
Nombre moyen dilué d’actions
1.608.514
1.633.532
(1) Le nombre moyen pondéré d’actions (calcul de base) est le nombre d’actions en circulation au début de la période,
déduction faite des actions propres, ajusté du nombre d’actions remboursées ou émises au cours de la période,
multiplié par un facteur de pondération en fonction du temps.
(2) Le nombre moyen pondéré dilué d’actions (calcul dilué) est le nombre moyen pondéré d’actions augmenté du
nombre moyen d’actions dilutives potentielles sur base du cours moyen de l’action durant l’année 2025 ou 2024.
(3) Depuis la fin de 2015 il n’y a plus de warrant en circulation.
(4) Les options éventuelles dont le prix d’exercice est supérieur au cours de bourse moyen ne sont pas reprises dans le
calcul.
(5) Il n’y a plus de droit de souscription (option) réservé au personnel en circulation au 31 décembre 2025.
26. Contrats de location
Le Groupe en tant que preneur
Immobilisations incorporelles droits d’utilisation
   
x € 1.000
2025
2024
Bâtiments
82.995
58.185
Machines et outillages
-
-
Voitures
 
1.331
Autres
-
-
Total
82.995
59.516
Dettes liées aux contrats de location
   
Courants
17.836
11.290
Non-courants
67.343
54.017
Total
85.179
65.307
Les montants listés en tant qu’immobilisations incorporelles droit d’utilisation et dettes liées aux
contrats de location sont uniquement relatifs au Groupe Chocolatier.
En tenant compte des nouvelles acquisitions et des amortissements réalisés pendant l’année 2025,
la valeur comptable des droits d’utilisation (actif) s’élève à EUR 83 millions et celle des dettes liées
aux contrats de location (passif) à EUR 85,2 millions au 31 décembre 2025. L’augmentation des
droits d’utilisation (actif) par rapport à 2024 s’explique par l’impact de nouvelles acquisitions, en
ligne avec les principes et méthodes comptables.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
182
Charge d’amortissement et d’intérêt des actifs en location
   
x € 1.000
2025
2024
Bâtiments
-17.080
-16.120
Machines et outillages
 
-
Voitures
 
-196
Autres
 
-
Total
-17.080
-16.315
Charges d'interêts sur les passifs locatifs
-958
-3.270
Charges se rapportant aux contrats de location à court terme
0
0
Charges se rapportant aux contrats de location dont l'actif sous-jacent est de
0
0
faible valeur et qui ne sont pas incluses dans les charges de contrats de location à
   
court terme
   
Charges se rapportant aux paiements de loyers variables non pris en compte
0
-73
dans l'évaluation des passifs locatifs
   
Total général
-18.038
-19.659
Au 31 décembre 2025, le taux d’emprunt marginal utilisé afin d’actualiser la valeur des loyers
futurs est compris entre 3,26 % et 5,8 %, dépendant des facteurs mentionnés dans les principes
et méthodes comptables.
Le Groupe en tant que bailleur
Ventilation des paiements minimaux futurs à recevoir
   
x € 1.000
2025
2024
À moins d’un an
525
504
Entre 1 et 2 ans
524
478
Entre 2 et 3 ans
475
454
Entre 3 et 4 ans
447
432
Entre 4 et 5 ans
416
425
À plus de cinq ans
647
820
Total
3.034
3.114
Les revenus locatifs futurs à recevoir concernent principalement les bâtiments détenus par le
Groupe en Belgique. La fluctuation des paiements minimaux de loyers à recevoir est due au cycle
des renouvellements des baux.
Notes aux états financiers consolidés
183
27.
Paiements fondés sur des actions
La Compagnie n’ayant plus de plan d’attribution de droits de souscription pour le personnel, il n’y
a pas eu d’attribution ni de droits exercés en 2025.
28.
Informations relatives aux parties liées
Lors du Conseil d’administration du 2 décembre 2016, le Conseil a instauré, pour améliorer et
clarifier la structure de gouvernance d’entreprise, la fonction de Directeur général pour assurer,
sous sa direction, le management exécutif tant en interne qu’en externe. Cette fonction est effec-
tive depuis le 1
er
 janvier 2017. À dater du 1
er
 décembre 2017, le Conseil a délégué la gestion jour-
nalière de Compagnie du Bois Sauvage au Directeur général qui en assure la responsabilité vis-à-
vis du Conseil.
Les sociétés Fingaren et Entreprises et Chemins de Fer en Chine louent des surfaces de bureaux
appartenant à Compagnie du Bois Sauvage. Ces locations se font au prix du marché. Les pres-
tations de services faites par Compagnie du Bois Sauvage ou une de ses filiales à Fingaren et
Entreprises et Chemins de Fer en Chine lui sont refacturées.
Au 31 décembre 2025, le Groupe a prêté les montants suivants aux entreprises mises en
équivalence :
   
x € 1.000
Échéance
Montant
Moniuszki
2030
7.107
Eaglestone France
2027
32.888
Fidentia Belux Offices
2029
3.456
Fidentia Belux Offices
2026
10.588
Praça de Espanha II
2026
4.724
Praça de Espanha I
2028
6.295
Ecuadorcolat
2028
12.996
Futerro
2026
3.863
Au 31 décembre 2024, le Groupe a prêté les montants suivants aux entreprises mises en
équivalence :
   
x € 1.000
Échéance
Montant
Chmielna BPI Varsovie
2026
4.538
Eaglestone France
2027
26.944
Plaine 17 Holding
2031
2.150
Fidentia Belux Offices
2029
3.456
Fidentia Belux Offices
2026
10.588
Praça de Espanha I
2025
6.295
Ecuadorcolat
2028
12.400
Futerro
2025
3.676
Voir note 16 pour la liste des emprunts souscrits par le Groupe au 31 décembre 2025. Le montant
des intérêts perçus sur ces prêts est rapporté à la note 21.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
184
Rémunération brute payée en 2025 aux administrateurs sur base individuelle (coût total entreprise)
Conseil d’administration
Comité d’audit et de gestion des
Comité de nomination et de
Autre Mandat
Total
risques
rémunération
Présence
Jetons de
Fixe
Présence
Fixe et jetons
Présence
Fixe et jetons
présence
(EUR)
(2025)
(2025)
(2025)
(2025)
(2025)
(2025)
(2025)
Perçu en 2025
Administrateurs
Pierre-Alexis Hocke
3/7
6.000
7.893
2/4
3.000
16.893
Gilles Van der Meerschen
4/7
9.000
9.107
1/4
2.000
20.107
Isabelle Hamburger
(1)
7/7
15.000
17.000
3/3
3.250
35.250
Hubert Olivier
(2)
7/7
30.000
34.000
64.000
Valérie Paquot
7/7
15.000
17.000
3/3
3.250
35.250
Karen Dumery
(3)
7/7
15.000
17.000
4/4
9.000
6.000
47.000
Marie-Noël Paquot
(4)
7/7
15.000
17.000
32.000
Thibault Van Craen
7/7
15.000
17.000
4/4
6.000
38.000
Nils van Dam
6/7
13.500
17.000
3/3
4.875
35.375
Christophe Mignot
7/7
15.000
17.000
6.000
38.000
Total
148.500
170.000
20.000
11.375
12.000
361.875
(1) Représentante de HLW BVBA
(2) Représentant de Tigrane SA
(3) Représentante de GoAct BV
(4) Représentante de Blacercel SA
Notes aux états financiers consolidés
185
 
Mandats exercés dans les filiales
(EUR)
du Groupe en 2025
Administrateurs
 
P.-A. Hocke
20.000
Valérie Paquot
43.000
Total
63.000
Rémunérations brutes (coût total entreprise) allouées au sein du Groupe au
Directeur Général en 2025
(EUR)
Rémunération
Total
 
Fixe
Variable
Pension
Autres
 
Benoit Deckers
412.842
64.020
10.036
6.472
493.370
Total
412.842
64.020
10.036
6.472
493.370
Rémunérations brutes (coût total entreprise) allouées au sein du Groupe au
Directeur Général en 2024
(EUR)
Rémunération
Total
 
Fixe
Variable
Pension
Autres
 
Benoit Deckers
416.593
116.281
9.759
6.443
549.076
Total
416.593
116.281
9.759
6.443
549.076
29.
Engagements et droits
x € 1.000
2025
2024
Pour l’acquisition d’immobilisations corporelles
   
Pour l’achat d’approvisionnements
29.248
20.665
Capital souscrit dans des participations mais pas encore appelé
10.997
17.363
Pour l’achat de devises
0
0
Garanties réelles constituées ou irrévocablement promises dans la consolidation
49.563
14.723
sur les actifs propres
   
Autres engagements contractuels
18.921
7.482
Total
108.729
60.233
Les engagements pour l’achat d’approvisionnements et de devises concernent le Groupe
Chocolatier pour couvrir l’achat de ses matières premières et fournitures.
La rubrique Capital souscrit dans des participations mais pas encore appelé concerne principale-
ment les engagements envers Mitiska European Real Estate Partners 3.
Compagnie du Bois Sauvage a constitué ou irrévocablement promis des garanties réelles sur des
actions Umicore pour un montant d’EUR 49.563 millions. Les garanties varient en fonction du
cours d’Umicore en fin d’exercice et ont été données à BNP Paribas Fortis dans le cadre d’un cré-
dit souscrit en 2019 pour EUR 20,0 millions.
Les Autres engagements contractuels sont principalement relatifs aux garanties de EUR 12,2 mil-
lions pour Praça.
30.
Événements postérieurs à la clôture
Compagnie du Bois Sauvage a annoncé le 5 mars un recentrage stratégique important avec l’ac-
quisition à 100% de Jeff de Bruges. Les intérêts minoritaires de cette participation représen-
taient une valeur de EUR 34,9 millions à fin 2025. Un accord a également été obtenu avec les dif-
férents acquéreurs pour Noël Group. Suite au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient,
aucun impact matériel n’a été évalué à ce stade pour Compagnie du Bois Sauvage et ses princi-
pales participations.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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31.
Liste des filiales
Les sociétés suivantes ont fait l’objet d’une consolidation selon la méthode « Globale » :
 
Pourcentage de détention
 
(directe et indirecte)
Société
2025
2024
Compagnie du Bois Sauvage, SA, B-1000 Bruxelles, BE0402.964.823
Société consolidante
Imolina, SA, L-1840 Luxembourg
100,00
100,00
Jeff de Bruges, SAS (et filiales), F- 77614 Marne La Vallée
66,00
66,00
Neuhaus, SA (et filiales hors Artista Choc.), B-1602 Vlezenbeek, BE0406.774.844
100,00
100,00
Artista Chocolates, SA, B-1300 Wavre, BE0832.817.749
75,81
75,81
Parfina, SA, B-1000 Bruxelles, BE0442.910.215
100,00
100,00
Surongo America, Inc., USA - Carson City 89 NV
99,99
99,99
Surongo Deutschland, GmbH, D-20354 Hamburg
100,00
100,00
Toutes les sociétés clôturent leurs comptes annuels au 31 décembre à l’exception de Jeff de Bruges
qui clôture au 30 juin. Jeff de Bruges prépare des comptes IFRS au 31 décembre 2025 pour les
besoins des comptes consolidés de Bois Sauvage. Le pourcentage de détention est égal au pour-
centage de droit de vote pour toutes les sociétés.
Jeff de Bruges, SAS détient trois filiales à 100 % ayant leur siège social à la même adresse que celle
de leur maison mère ainsi qu’une filiale crée en 2013, Jeff de Bruges Canada, Inc., détenue à 100 %
(voir aussi note 7).
Neuhaus SA détient trois filiales dont Corné Port Royal Chocolatier SA
Les informations financières concernant les filiales significatives dans lesquelles il y a des participa-
tions ne donnant pas le contrôle concernent principalement Jeff de Bruges, ses filiales et Artista
Chocolates (voir note 15bis) et se résument comme suit :
   
x € 1.000
2025
2024
Résultat net attribué aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle
7.555
6.747
Dividendes versés aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle
-6.800
-6.800
Rapport du Commissaire
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Rapport du Commissaire
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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Deloitte Bedrijfsrevisoren / Reviseurs d’Entreprises
Compagnie du Bois Sauvage SA
Rapport du commissaire à l’assemblée générale pour l’exercice clos le
31 décembre 2025 - Comptes consolidés
Rapport du Commissaire
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31 décembre 2025
1
Rapport du commissaire à l’assemblée générale de
Compagnie du Bois Sauvage SA pour l’exercice clos le 31 décembre 2025 -
Comptes consolidés
Dans le cadre du contrôle légal des comptes consolidés de Compagnie du Bois Sauvage SA (« la société ») et
de ses filiales (conjointement « le groupe »), nous vous présentons notre rapport du commissaire. Celui-ci
inclut notre rapport sur les comptes consolidés ainsi que les autres obligations légales et réglementaires. Le
tout constitue un ensemble et est inséparable.
Nous avons été nommés en tant que commissaire par l’assemblée générale du 26 avril 2023, conformément
à la proposition de l’organe d’administration émise sur recommandation du comité d’audit. Notre mandat de
commissaire vient à échéance à la date de l’assemblée générale délibérant sur les comptes annuels clôturés
au 31 décembre 2025. Nous avons exercé le contrôle légal des comptes consolidés de
Compagnie du Bois Sauvage SA durant 19 exercices consécutifs.
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Nous avons procédé au contrôle légal des comptes consolidés du groupe, comprenant l’état de la situation
financière consolidé au 31 décembre 2025, ainsi que l’état consolidé du résultat global, l’état consolidé des
variations des capitaux propres et un tableau consolidé des flux de trésorerie de l’exercice clos à cette date,
ainsi que les annexes, contenant un résumé des principales méthodes comptables et d’autres informations
explicatives, dont le total de l’état de la situation financière consolidé s’élève à 779 250 (000) EUR et dont
l’état consolidé du résultat global, part du groupe, se solde par un bénéfice de l’exercice de 34
159 (000) EUR.
A notre avis, à l’exception des effets possibles du point décrit dans la section « Fondement de l'opinion avec
réserve » de notre rapport, les comptes consolidés donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation
financière du groupe au 31 décembre 2025, ainsi que de ses résultats consolidés et de ses flux de trésorerie
consolidés pour l’exercice clos à cette date, conformément aux normes internationales d’information
financière (IFRS) telles qu’adoptées par l’Union Européenne et aux dispositions légales et réglementaires
applicables en Belgique.
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La participation de Compagnie du Bois Sauvage dans Berenberg Bank GmBH est comptabilisée pour une
juste valeur de 50,7 millions EUR au bilan, avec un résultat net de 10,1 millions EUR, dont 2,4 millions EUR de
dividendes et 7,7 millions EUR de variation de juste valeur, dans les comptes consolidés de Compagnie du
Bois Sauvage au 31 décembre 2025.
A la date d’émission de ce rapport, nous n'avons pas pu obtenir suffisamment éléments probants d'audit
concernant la valeur comptable de cette participation au 31 décembre 2025. En particulier, nous n’avons pas
pu obtenir les états financiers de Berenberg Bank GmBH arrêtés par son conseil d'administration et audités.
Par conséquent, nous n'avons pas pu déterminer si des ajustements de la juste valeur reconnue dans les
comptes consolidés de Compagnie du Bois Sauvage étaient néccessaires.
Nous avons effectué notre audit selon les Normes internationales d’audit (ISA), telles qu’applicables en
Belgique. Par ailleurs, nous avons appliqué les normes internationales d’audit approuvées par l’IAASB
applicables à la présente clôture et non encore approuvées au niveau national. Les responsabilités qui nous
incombent en vertu de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités du
commissaire relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport. Nous nous sommes conformés
à toutes les exigences déontologiques qui s’appliquent à l’audit des comptes consolidés en Belgique, en ce
compris celles concernant l’indépendance.
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Nous avons obtenu de l’organe d’administration et des préposés de la société, les explications et
informations requises pour notre audit.
Nous estimons que les éléments probants que nous avons recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder
notre opinion avec réserve.
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Les points clés de l’audit sont les points qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants
lors de l’audit des comptes consolidés de la période en cours. Ces points ont été traités dans le contexte de
notre audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et lors de la formation de notre opinion sur
ceux-ci. Nous n’exprimons pas une opinion distincte sur ces points.
En plus du point décrit dans la section « Fondement de l'opinion avec réserve », nous avons déterminé que
les éléments décrits ci-dessous sont les éléments clés de l'audit.
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:
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Comme indiqué dans la note 7 aux états financiers,
Compagnie du Bois Sauvage détient une
participation de 30% dans Eaglestone reprise pour
un montant net de
24 606 (000) EUR dans le bilan
consolidé de la société.
En conformité avec
les normes IAS 28/IAS 36, cette
participation a fait l’objet d’un test d’impairment
suite à l’identification d’indicateurs de
dépréciation.
La détermination de la valeur recouvrable de cette
participation se base sur la méthode de
Discounted Cash flows.
Dans le cadre de notre audit, nous avons identifié
les hypothèses sous
-jacentes à la valorisation de
cette participation comme étant un élément clé de
l’audit, principalement pour les raisons suivantes
:
•
Les incertitudes liées à la reprise du secteur de
l’immobilier ;
•
Les jugements importants retenus par la
direction dans l’estimation des projections de
cash flows futurs ;
•
Les jugements importants dans les hypothèses
de valorisation comme le WACC et le taux de
croissance long terme ;
•
Le montant matériel du montant du goodwill
repris dans la valeur de la participation
Nous avons revu les processus de détermination des
hypothèses sous
-jacentes à la valorisation de la
participation qui nous a permis d'identifier les
contrôles pertinents.
L
es procédures suivantes ont été effectuées :
•
Revue du modèle de valorisation, y inclus
l’exactitude mathématique ;
•
Revue du business plan et des hypothèses de
valorisation ;
•
Revue des informations publiées dans le rapport
annuel et évaluation de leur conformité avec le
référentiel IFRS.
Nous avons impliqué nos experts en valorisation.
Les procédures mentionnées ci
-dessus ont permis
d’obtenir suffisamment d’évidence pour adresser
l’élément clé de l’audit relatif à la valorisation de la
participation d'Eaglestone.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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L’organe d’administration est responsable de l'établissement des comptes consolidés donnant une image
fidèle conformément aux normes internationales d’information financière (IFRS) telles qu’adoptées par
l’Union Européenne et aux dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique, ainsi que du
contrôle interne qu’il estime nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas
d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à l’organe d’administration d’évaluer la capacité
du groupe à poursuivre son exploitation, de fournir, le cas échéant, des informations relatives à la continuité
d’exploitation et d’appliquer le principe comptable de continuité d’exploitation, sauf si l’organe
d’administration a l’intention de mettre le groupe en liquidation ou de cesser ses activités ou s’il ne peut
envisager une autre solution alternative réaliste.
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Nos objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne
comportent pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, et
d’émettre un rapport du commissaire contenant notre opinion. L’assurance raisonnable correspond à un
niveau élevé d’assurance, qui ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément aux normes ISA
permettra de toujours détecter toute anomalie significative existante. Les anomalies peuvent provenir de
fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l‘on peut raisonnablement
s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions
économiques que les utilisateurs des comptes consolidés prennent en se fondant sur ceux-ci.
Lors de l’exécution de notre contrôle, nous respectons le cadre légal, réglementaire et normatif qui
s’applique à l’audit des comptes consolidés en Belgique. L’étendue du contrôle légal des comptes ne
comprend pas d’assurance quant à la viabilité future de la société ni quant à l’efficience ou l’efficacité avec
laquelle l’organe d’administration a mené ou mènera les affaires de la société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes ISA et tout au long de celui-ci, nous exerçons
notre jugement professionnel et faisons preuve d’esprit critique. En outre :
•
nous identifions et évaluons les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies
significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définissons et mettons en
œuvre des procédures d'audit en réponse à ces risques, et recueillons des éléments probants suffisants
et appropriés pour fonder notre opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative
provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la
fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le
contournement du contrôle interne ;
•
nous prenons connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures
d'audit appropriées en la circonstance, mais non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du
contrôle interne du groupe ;
•
nous apprécions le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable
des estimations comptables faites par l'organe d’administration, de même que des informations les
concernant fournies par ce dernier ;
•
nous concluons quant au caractère approprié de l'application par l'organe d’administration du principe
comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments probants recueillis, quant à l'existence ou
non d'une incertitude significative liée à des événements ou situations susceptibles de jeter un doute
important sur la capacité du groupe à poursuivre son exploitation. Si nous concluons à l'existence d'une
incertitude significative, nous sommes tenus d'attirer l'attention des lecteurs de notre rapport du
commissaire sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si
Compagnie du Bois Sauvage SA |
31 décembre 2025
4
ces informations ne sont pas adéquates, d'exprimer une opinion modifiée. Nos conclusions s'appuient sur
les éléments probants recueillis jusqu'à la date de notre rapport du commissaire. Cependant, des
situations ou événements futurs pourraient conduire le groupe à cesser son exploitation ;
•
nous apprécions la présentation d'ensemble, la structure et le contenu des comptes consolidés et
évaluons si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents d'une manière
telle qu'ils en donnent une image fidèle ;
•
nous recueillons des éléments probants suffisants et appropriés concernant les informations financières
des entités ou activités du groupe pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Nous sommes
responsables de la direction, de la supervision et de la réalisation de l'audit au niveau du groupe. Nous
assumons l'entière responsabilité de l'opinion d'audit.
Nous communiquons au comité d'audit notamment l'étendue des travaux d'audit et le calendrier de
réalisation prévus, ainsi que les observations importantes découlant de notre audit, y compris toute faiblesse
significative dans le contrôle interne.
Nous fournissons également au comité d'audit une déclaration précisant que nous nous sommes conformés
aux règles déontologiques pertinentes concernant l'indépendance, et leur communiquons, le cas échéant,
toutes les relations et les autres facteurs qui peuvent raisonnablement être considérés comme susceptibles
d'avoir une incidence sur notre indépendance ainsi que les éventuelles mesures de sauvegarde y relatives.
Parmi les points communiqués au comité d'audit, nous déterminons les points qui ont été les plus
importants lors de l'audit des comptes consolidés de la période en cours, qui sont de ce fait les points clés de
l'audit. Nous décrivons ces points dans notre rapport du commissaire, sauf si la loi ou la réglementation en
interdit la publication.
Autres obligations légales et réglementaires
Responsabilités de l’organe d’administration
L’organe d’administration est responsable de la préparation et du contenu du rapport de gestion sur les
comptes consolidés, de la déclaration non financière annexée à celui-ci et des autres informations contenues
dans le rapport annuel sur les comptes consolidés.
Responsabilités du commissaire
Dans le cadre de notre mandat et conformément à la norme belge complémentaire aux normes
internationales d’audit (ISA) telles qu’applicables en Belgique, notre responsabilité est de vérifier, dans leurs
aspects significatifs, le rapport de gestion sur les comptes consolidés, la déclaration non financière annexée à
celui-ci et les autres informations contenues dans le rapport annuel sur les comptes consolidés, ainsi que de
faire rapport sur ces éléments.
Aspects relatifs au rapport de gestion sur les comptes consolidés et aux autres informations
contenues dans le rapport annuel sur les comptes consolidés
Le rapport de gestion sur les comptes consolidés contient l’information consolidée en matière de durabilité
qui fait l'objet de notre rapport distinct relatif à l’assurance limitée de cette information en matière de
durabilité. Cette section ne concerne pas l'assurance de l’information consolidée en matière de durabilité
incluse dans le rapport de gestion. Pour cette partie du rapport de gestion sur les comptes consolidés, nous
faisons référence à notre rapport y relatif.
A l’issue des vérifications spécifiques sur le rapport de gestion sur les comptes consolidés, nous sommes
d’avis que celui-ci concorde avec les comptes consolidés pour le même exercice et a été établi
conformément à l’article 3:32 du Code des sociétés et des associations.
Rapport du Commissaire
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31 décembre 2025
Dans le cadre de notre audit des comptes consolidés, nous devons également apprécier, en particulier sur la
base de notre connaissance acquise lors de l’audit, si le rapport de gestion sur les comptes consolidés et les
autres informations contenues dans le rapport annuel sur les comptes consolidés comportent une anomalie
significative, à savoir une information incorrectement formulée ou autrement trompeuse. Sur base de ces
travaux, nous n’avons pas d’anomalie significative à vous communiquer.
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31 décembre 2025
Deloitte Bedrijfsrevisoren/Réviseurs d’Entreprises BV/SRL
Registered Office: Gateway building, Luchthaven Brussel Nationaal 1 J, B-1930 Zaventem
VAT BE 0429.053.863 - RPR Brussel/RPM Bruxelles - IBAN BE90 4350 2974 5132 - BIC KREDBEBB
Member of Deloitte Touche Tohmatsu Limited
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•
Notre cabinet de révision et notre réseau n’ont pas effectué de missions incompatibles avec le contrôle
légal des comptes consolidés et notre cabinet de révision est resté indépendant vis-à-vis du groupe au
cours de notre mandat.
•
Les honoraires relatifs aux missions complémentaires compatibles avec le contrôle légal visées à l’article
3:65 du Code des sociétés et des associations ont correctement été valorisés et ventilés dans l’annexe
aux comptes consolidés.
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(
(
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)
)
Conformément au projet de norme relative au contrôle de la conformité des états financiers avec le format
électronique unique européen (« ESEF »), nous devons contrôler le respect du format ESEF et du balisage
avec les normes techniques de réglementation définies par le Règlement européen délégué n° 2019/815 du
17 décembre 2018 (« Règlement délégué »).
L’organe d'administration est responsable de l’établissement, conformément aux exigences ESEF, des états
financiers consolidés sous forme de fichier électronique au format ESEF (« états financiers consolidés
numériques ») inclus dans le rapport financier annuel.
Notre responsabilité est d’obtenir des éléments suffisants et appropriés afin de conclure sur le fait que le
format et le balisage des états financiers consolidés numériques respectent, dans tous leurs aspects
significatifs, les exigences ESEF en vertu du Règlement délégué.
Le rapport financier annuel et les états financiers consolidés numériques ne nous ont pas encore été remis à
la date du présent rapport.
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Le présent rapport est conforme au contenu de notre rapport complémentaire destiné au comité d'audit
visé à l'article 11 du règlement (UE) n° 537/2014.
Signé à Zaventem.
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Représentée par Corine Magnin
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
192
Comptes sociaux – Normes belges
193
x € 1.000
2025
2024
Actifs circulants
74.698
48.307
V. Créances à plus d’un an
-
-
A. Créances commerciales
-
B. Autres créances
-
VI. Stocks & commandes en cours
24
53
A. Stocks
24
53
4. Marchandises
3
3
5. Immeubles destinés à la vente
22
50
VII. Créances à un an au plus
30.902
25.217
A. Créances commerciales
663
241
B. Autres créances
30.239
24.977
VIII. Placements de trésorerie
29.873
14.489
A. Actions propres
329
702
B. Autres placements
29.544
13.786
IX. Valeurs disponibles
9.089
4.747
X. Comptes de régularisation
4.810
3.802
TOTAL DE
L’ACTIF
748.609
738.100
Comptes sociaux – Normes belges
Avertissement
En vertu de l’article 3:17 du Code des Sociétés et des Associations, les annexes aux comptes
sociaux reprises ci-après sont une version abrégée des comptes annuels, dans laquelle ne figure
pas l’ensemble des annexes requises par la loi ni le Rapport du Commissaire, lequel a certifié ces
comptes annuels sans réserve.
Bilan après répartition – Actif
x € 1.000
2025
2024
Frais d’établissement
-
-
Actifs immobilisés
673.911
689.793
II. Immobilisations incorporelles
24
20
III. Immobilisations corporelles
3.591
3.853
A. Terrains et constructions
640
646
B. Installations
54
70
C. Mobilier et matériel roulant
157
164
E. Autres immobilisations corporelles
2.740
2.973
F. Immobilisations en cours
-
IV. Immobilisations financières
670.295
685.920
A. Entreprises liées
464.807
492.496
1. Participations
444.925
476.541
2. Créances
19.882
15.955
B. Autres entreprises avec lien
107.551
118.882
1. Participations
58.007
56.821
2. Créances
49.545
62.061
C. Autres immobilisations financières
97.937
74.542
1. Actions et parts
97.937
74.542
2. Créances & cautionnements
0
0
La version intégrale sera déposée à la Banque Nationale de Belgique et est également disponible
au siège de la société.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
194
Bilan après répartition – Passif
x € 1.000
2025
2024
Capitaux propres
694.492
690.771
I. Capital
84.411
84.411
A. Capital souscrit
84.411
84.411
II. Primes d’émission
69.886
69.886
IV. Réserves
12.206
12.579
A. Réserve légale
11.877
11.877
B. Réserves indisponibles
329
702
1. Pour actions propres
329
702
C. Réserves immunisées
D. Réserves disponibles
-
V. Bénéfice reporté
527.910
523.895
Provisions et impôts différés
2.578
1.365
VIII. A. Provisions pour risques et charges
2.578
1.365
1. Pensions - Obligations similaires
2. Charges fiscales
3. Grosses réparations et entretiens
-
4. Autres risques et charges
2.578
1.365
x € 1.000
2025
2024
Dettes
51.539
45.965
IX. Dettes à plus d’un an
7.665
29.291
A. Dettes financières
7.661
27.416
1. Emprunts subordonnés
-
2. Emprunts obligataires non subordonnés
-
3. Dettes location-financement - Assimilées
-
4. Établissements de crédit
20.000
5. Autres emprunts
7.661
7.416
D. Autres dettes
4
1.876
X. Dettes à un an au plus
43.593
15.347
A. Dettes à plus d’un an échéant dans l’année
26.631
-
B. Dettes financières
-
-
1. Établissements de crédit
-
2. Autres emprunts
-
C. Dettes commerciales
243
559
1. Fournisseurs
243
559
E. Dettes fiscales, salariales et sociales
359
246
1. Impôts
114
80
2. Rémunérations et charges sociales
245
166
F. Autres dettes
16.360
14.542
XI. Comptes de régularisation
281
1.327
TOTAL DU PASSIF
748.609
738.100
Comptes sociaux – Normes belges
195
Compte de résultats – Charges
x € 1.000
2025
2024
A. Charges des dettes
677
699
B. Autres charges financières
4.201
80
C. Services et biens divers
1.914
1.697
D. Rémunérations, charges sociales et pensions
1.834
1.451
E. Charges diverses courantes
201
222
F. Amortissements et réductions de valeur sur frais d’établissement,
immobilisations incorporelles et corporelles et créances
259
270
G. Réductions de valeur
48.825
108.655
1. Sur immobilisations financières
48.500
107.734
2. Sur actifs circulants
325
921
3. Sur créances
-
H. Provisions pour risques et charges
1.213
-
I. Moins-values sur réalisation
-
-
1. D’immobilisations corporelles
2. D’immobilisations financières
-
3. D’actifs circulants et produits de marché
-
J. Charges non récurrentes
3.000
-
K. Impôts
134
404
L. Bénéfice de l’exercice
20.860
TOTAL DES CHARGES
83.118
113.477
M. Transfert aux réserves immunisées
N. Bénéfice de l’exercice à affecter
Compte de résultats – Produits
x € 1.000
2025
2024
A. Produits des immobilisations financières
27.613
31.126
1. Dividendes
22.012
25.958
2. Intérêts
5.601
5.169
B. Produits des actifs circulants
642
922
C. Autres produits financiers
617
8
D. Produits des services prestés
234
162
E. Autres produits courants
714
682
G. Reprises de réductions de valeur
46.733
2.634
1. Sur immobilisations financières
41.899
2.580
2. Sur actifs circulants
4.834
54
3. Sur créances
-
H. Utilisations et reprises de provisions pour risques et charges
2
I. Plus-values sur réalisation
5.700
4.024
1. D’immobilisations incorporelles et corporelles
-
2. D’immobilisations financières
5.700
4.024
3. D’actifs circulants et produits dérivés
-
J. Produits non récurrents
864
K. Régularisation d’impôts
L. Perte de l’exercice
73.918
TOTAL DES PRODUITS
83.118
113.477
M. Prélèvement sur les réserves immunisées
N. Perte de l’exercice à affecter
-
73.918
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
196
Affectations et prélèvements
x € 1.000
2025
2024
A. Résultat à affecter
544.755
542.875
1. Résultat de l’exercice à affecter
20.860
-73.918
2. Bénéfice reporté de l’exercice précédent
523.895
620.794
B. Prélèvements sur capitaux propres
-2.961
9.532
C. Affectation aux capitaux propres
-29.610
9.532
1. À la réserve légale
3. Aux autres réserves
29.610
-9.532
D. Résultat à reporter
-527.910
-523.895
1. Bénéfice à reporter
527.910
523.895
F. Bénéfice à distribuer
-13.805
-13.448
1. Rémunération du capital
13.628
13.448
2. Administrateurs et autres allocataires
176
-
3. Annulation d’actions propres
-
Annexes
197
État du capital
Montant
x € 1.000
Nombre
d’actions
A. Capital social
1. Capital souscrit
Au terme de l’exercice précédent
84.411
1.618.993
Réduction de capital
0
0
Exercice de warrants et de droits de souscription
0
0
Annulation d’actions propres
0
-14.587
Reclassification par transfert des réserves "primes d’émission"
0
0
Au terme de l’exercice
84.411
1.604.406
2. Représentation du capital
- p.s. ordinaires s.d.v.n.
84.411
1.604.406
dont actions propres
-
B. Engagement d’émission d’actions
- Obligations convertibles
-
-
- Warrants
-
-
- Stock option plan
-
-
Structure de l’actionnariat
Déclarations de participations au 31 Décembre 2025
Date
Nombre
d’actions (a)
% actualisé
Nombre d’obligations
convertibles (b)
Nombre de warrants et
options (c)
Total
(a)+(b)+(c)
% potentiel
actualisé
liée à
ENTREPRISES ET CHEMINS DE FER EN CHINE SA
(1)
31/12/25
748.572
(2)
46,66 %
0
0
748.572
46,66 %
1
FINGAREN SRL
(1)
31/12/25
92.411
5,76 %
0
0
92.411
5.76 %
1
Mme Guy Paquot (née Nicole Thys)
31/12/25
1.720
0,11 %
0
0
1.720
0,11 %
1
Total
842.703
52,52 %
0
0
842.703
52,52 %
(1) La famille Paquot contrôle la société Fingaren SRL. Fingaren SRL contrôle la société Entreprises et Chemins de Fer en Chine SA.
(2) Les actionnaires principaux de Compagnie du Bois Sauvage SA, lui ont adressé, le 27 novembre 2024, une mise à jour de la notification reprenant les actions détenues au 08 mars 2024.
Au 31 décembre 2025, aucune autre notification n’a été reçue bien qu’Entreprises et Chemins de Fer en Chine ait procédé à un achat de 911 actions Compagnie du Bois Sauvage.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
198
Résumé des règles d’évaluation
Les règles d’évaluation des comptes sociaux sont reprises pour l’essentiel dans celles définies dans
les comptes consolidés.
Rapport de gestion
Le Rapport de Gestion sur les comptes sociaux de Compagnie du Bois Sauvage est présenté dans
le présent Rapport Annuel 2025 sous forme d’un Rapport de Gestion Combiné. L’activité de « hol-
ding » de Compagnie du Bois Sauvage est en effet totalement liée à la présentation consolidée du
Groupe (voir index du Rapport de Gestion Combiné en page 6).
Rapport de gestion statutaire exercice 2025
Les comptes sociaux de l’exercice 2025 se clôturent par un bénéfice net d’EUR 20,859 millions
contre une perte d’EUR -73,918 millions en 2024.
Ce résultat comprend notamment :
■
les dividendes encaissés des participations pour EUR 22,012 millions dont principalement :
■
EUR 13,2 millions de Jeff de Bruges, EUR 4 millions de Neuhaus, EUR 1,3 millions AGEAS et
EUR 0,989 millions d’Umicore ;
■
les corrections de valeurs enregistrées en fin d’année se compensent avec les reprises de
réductions de valeurs, notons principalement sur Umicore (+31,440 millions), sur Surongo
Deutschland (EUR +7,263 millions), sur Imolina (EUR – 24,128 millions), Surongo America
(EUR -14,751 millions) et en fonction des règles d’évaluation adoptées ;
■
les frais généraux en hausse, qui reprennent des dépenses non récurrentes d’honoraires
d’experts (notamment relatif à la réglementation CSRD (KEUR 250) ;
■
les charges de dettes similaires d’EUR 0,7 million contre EUR 0,7 million l’an dernier.
Le lecteur se référera au rapport de gestion consolidé de l’exercice 2025 repris en page 4 et sui-
vantes pour les autres points décrits aux articles 3:7 et 3:8 du Code des Sociétés et des Associations.
Autres informations
■
indications relatives aux activités en matière de recherche et de développement : néant
■
indications relatives à l’existence de succursales de la société : néant